Apalone

Apalone ferox

L’Apalone ferox est une tortue assez imposante qui peut atteindre les 60 cm pour les plus grosses femelles, le mâle étant plus petit. Elle est appelée plus communément « Tortue molle de Floride » en référence à sa carapace assez particulière.

Répartition/Habitat : Cette tortue ne se trouve que dans le Sud-Est des Etats-Unis, le Sud de la Caroline , la Géorgie, la péninsule de Floride et au sud de l’Alabama. Elle vit dans un biotope à climat chaud et sub-tropical. Elle occupe en partie les eaux calmes et stagnantes des rivières, mares, marécages et affectionne tout particulièrement les fonds sableux et vaseux.

Mœurs : C’est une tortue quasi-exclusivement aquatique. En général, elle ne sort de l’eau que pour pondre. Le reste du temps, elle creuse dans les substrats meubles des eaux pour s’enfouir en ne laissant dépasser que sa tête. Elle est capable de rester longtemps en apnée grâce à sa respiration cloacale, pharyngée et cutanée. Cette méthode de camouflage lui permet de chasser sans être vu par les proies comme de se réfugier en cas de danger. En outre, la forme de sa carapace lui permet de se déplacer et nager très vite dans l’eau.
L’Apalone apprécie les bains de soleil sur les berges ou les troncs d’arbre a demi immergés dans l’eau. Cette pratique lui permet de capter les UV essentiels à la bonne formation de sa carapace, ainsi que de réguler son métabolisme.

Alimentation : Opportuniste, le régime de ce reptile carnivore est très varié : escargots, écrevisses, poissons, grenouilles, tortues juvéniles, serpents, etc…

Reproduction : Les femelles pondent 2 à 6 fois par an des portées de 4 à 24 œufs de très petite taille et ayant une coquille assez fine. Certains témoignages parlent de pontes dans les nids d’alligators. Cela permet donc d’assurer une protection efficace contre tout prédateur, car contrairement aux tortues, les alligators surveillent leurs nids.

Longévité : En captivité, elles peuvent vivre jusqu’à 30 ans.

Menaces/Protection : Dans le passé, elle était consommée par les indiens et les colons. L’espèce souffre aujourd’hui des cultures et de l’assèchement des milieux, de la pollution et des écrasements sur les routes. Elle est considérée comme rare dans beaucoup de régions.