Ara rouge

Ara macao

Répartition/HabitatLe Ara rouge est endémique de l’Amérique Centrale et du Nord de l’Amérique du Sud. (Mexique,Nicaragua, Costa Rica, Panama, Colombie, etc…). La partie principale de son aire se situe sur le continent sud-américain, couvrant toute l’Amazonie (Venezuela, Guyanes, Equateur, Pérou, Bolivie, Brésil, etc…). Le Ara rouge est un oiseau des régions basses. On le trouve généralement en dessous de 500 mètres d’altitude, même s’il lui arrive parfois de grimper jusqu’à 1000 mètres.

Il est très tolérant en matière d’habitats. Ainsi, on le trouve dans de nombreux types de zones boisées. En Amérique Centrale, il fréquente plutôt les forêts d’arbres à feuilles caduques et les boisements clairsemés, y compris les lisières montagneuses des parcelles de pins. Dans cette partie de son territoire, il cède volontiers la place au Ara de Buffon dans les habitats humides. En Amazonie et dans les Guyanes, il fréquente les forêts qui ne sont pas envahies par les eaux, laissant les zones inondables aux aras bleus. Il s’installe également dans les forêts-galeries qui bordent les cours d’eau, dans les pâtures et sur les terres agricoles où il reste quelques lambeaux de forêt résiduelle.

Mœurs : Le Ara rouge est un oiseau bruyant et assez facile à observer. Il est grégaire, ce qui permet de le rencontrer en couple, en petit groupe familial ou en bande pouvant compter habituellement jusqu’à une vingtaine d’individus. Néanmoins, de plus grands rassemblements peuvent être attirés par l’abondance de ressources alimentaires sur les terrains argileux ou les berges en terre. Ce perroquet est familier quand il n’est pas importuné. Pourtant, d’ordinaire, il est assez prudent et s’élève dans les airs avec un cri perçant quand on le dérange. Tôt le matin et tard le soir, il vole de façon spectaculaire entre son lieu de repos et son site de nourrissage. Les couples appariés volent toujours de concert, leurs ailes se touchant presque.

Le Ara rouge est arboricole . Il se nourrit et se repose à l’étage supérieur ou à la cime des grands arbres. Son vol est direct, ses battements d’ailes réguliers mais ils manquent d’amplitude. Cette espèce est sédentaire, ce qui ne l’empêche pas d’accomplir de courtes migrations lorsque la nourriture commence à manquer.

Alimentation : Les aras rouges sont exclusivement végétariens. Ils se nourrissent de fruits, de noix de palmiers et de graines. En Amérique Centrale, ils se nourrissent dans les pins, écrasant les cônes et faisant tomber une pluie d’écailles au pied des troncs. Quand la nourriture est abondante, ils partagent leur butin avec d’autres espèces de perroquets.

Reproduction/Nidification : La saison de reproduction est variable selon les régions. Elle se déroule en mars au Mexique, en avril au Nicaragua, d’octobre à avril au Costa Rica. Elle a lieu en mars en Guyane Française, d’octobre à mars dans le centre du Brésil et de novembre à avril au Pérou. Le nid est placé dans une large cavité naturelle, entre 7 et 40 mètres au-dessus du sol. Au Pérou, le couple choisit habituellement un palmier, mais il doit laisser les tecks brésiliens et autres bois durs aux aras chloroptères qui les dominent. La ponte comprend 1 à 4 œufs qui sont incubés entre 24 et 28 jours. Les oisillons séjournent au nid pendant environ 14 semaines.

Longévité : Son espérance de vie atteint 80 ans en moyenne.

Menaces/Protection : En Amérique Centrale, l’espèce a subi un déclin dramatique en raison de la déforestation, de la modification sévère de son habitat et de sa commercialisation comme oiseau de cage. En Amérique du Sud, le Ara rouge est localement commun mais on le trouve en très petit nombre, à proximité des agglomérations ou des regroupements humains. Dans bien des régions, elle est devenue rare et dans d’autres lieux elle a tout simplement disparu. Cependant, compte-tenu de la vaste superficie de son aire de distribution, l’espèce est toutefois classée comme ne présentant pas de problème majeur.