Gibbon à mains blanches

Hylobates lar

Le Gibbon à mains blanches, aussi appelé « Gibbon lar », est un primate. C’est une des 11 espèces de Gibbons.

Les gibbons à mains blanches sont des singes au corps svelte, sans queue, à la tête ronde et aux bras particulièrement longs (2.3 à 2.6 fois la longueur du corps). Leur face noire est encadrée de blanc et comme l’indique son nom, les extrémités de ses membres sont blanchâtres. Le reste de son pelage a une couleur qui varie du noir au beige-sable, en passant par le roux. Sa taille est comprise entre 65 et 85 cm, pour un poids de 5 à 8 kg.

Il possède de longs membres musclés ainsi que des mains et des pieds adaptés au balancement de branche en branche. Il se déplace tel un véritable acrobate ! Au sol, le Gibbon à mains blanches marche debout et utilise ses longs bras comme balancier.

Répartition : Il vit dans les forêts tropicales humides de l’Asie du Sud-Est (Thaïlande, péninsule malaise, Bangladesh, île de Sumatra, etc…).

Alimentation : La recherche de nourriture constitue la principale activité de sa journée. Il se nourrit essentiellement de fruits, de feuilles, de bourgeons et de fleurs, mais il peut aussi manger des insectes et de petits oiseaux quand la nourriture vient à manquer.

Mœurs : Les gibbons à mains blanches vivent en petits groupes dirigés par un couple reproducteur. Chaque groupe a son territoire qu’il marque de bon cœur, en chantant !

Les Gibbons forment des couples monogames et sont fidèles à leurs partenaires respectifs. Chaque couple peut avoir un petit tous les 2 à 3 ans, après environ 7 mois de gestation. Le petit est très vulnérable pendant les premiers mois de sa vie. Il est très dépendant des parents et continue à téter sa mère jusqu’à l’âge de 20 mois.

Menaces/Protection : Les gibbons sont malheureusement menacés d’extinction. C’est un des singes les plus exploités par l’homme. Outre la destruction de son territoire (déforestation), le principal danger vient de son exploitation par les trafiquants d’animaux qui n’hésitent pas à tuer 10 adultes pour pouvoir s’emparer d’un jeune. Ce jeune sera ensuite vendu pour une centaine d’euros à des indigènes ou à des occidentaux.