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Lophophore resplendissant

Lophophorus impejanus

Répartition/Habitat : On trouve le lophophore dans l’Est de l’Afghanistan, Le Nord-Ouest du Pakistan,  la chaîne de l’Himalaya, en Inde et dans le Nord-Est de l’Assam.

Au Pakistan, on trouve les lophophores resplendissants dans les régions montagneuses à une altitude variant de 2400 à 3600m. Ailleurs dans l’Himalaya, ils vivent sur les flancs escarpés proches de la limite des arbres, mais aussi dans de nombreuses vallées, y compris celles plantées de bouleaux. Fréquentant un habitat assez similaire mais moins spécifique que celui du Tragopan de Hastings, il entreprend tout comme lui, mais à un degré moindre, une migration annuelle vers les vallées de basse altitude. Les 2 espèces occupent le même territoire forestier et peuvent être observées dans les mêmes zones tout au long de l’année. Leur cohabitation est pacifique.

Mœurs : Malgré les rigueurs du climat en montagne, le Lophophore resplendissant est sédentaire. C’est un oiseau quelque peu grégaire, mais les liens au sein de la bande semblent être assez lâches et n’avoir de véritable consistance qu’en hiver lorsque les troupes évoluent sur un territoire restreint. On observe dès lors des compagnies de 20 à 30 individus effectuant leur quête dans les forêts de chênes. Durant cette période un mâle peut faire association avec plusieurs femelles et leurs poussins. Toutefois, la plupart du temps, il fait équipe avec 3 ou 4 mâles pendant la période de non-reproduction. En automne, les femelles errent seules sur les pentes escarpées en compagnie de leur poussins.

Certains ornithologistes distinguent 3 cris chez le Lophophore resplendissant, chacun correspondant à une fonction bien déterminée : un cri d’alarme, un cri territorial et un cri d’anxiété émis par le mâle afin de solliciter ses congénères si une éventuelle situation de danger se présente.

Alimentation : Les insectes terrestres et tubercules constituent les éléments principaux de l’alimentation du Lophophore resplendissant. Cependant son régime spécifique peut varier considérablement en fonction des régions. Partout où la neige ne recouvre pas le sol, les oiseaux passent une grande partie de leur temps à creuser avec leurs becs, cherchant apparemment des tubercules, racines et insectes souterrains. En automne, ils ingurgitent surtout des larves d’insectes qu’ils délogent sous les feuilles pourrissantes et à d’autres moments de l’année, ils se repaissent de racines, feuilles, jeunes pousses d’arbustes et d’herbes ainsi que de glands, graines et baies.

La manière de se nourrir du lophophore est très caractéristique. Il creuse d’abord un petit trou avec ses pieds, continue à piocher la terre avec son bec en forme de pelle et poursuit son excavation en profondeur jusqu’à ce qu’il rencontre une touffe d’herbe ou de bambou. La dernière opération consiste à mettre à nu les racines. Les lophophores cherchent leur nourriture en petits groupes mais ne se disputent jamais pour consommer les ressources mises à jour de cette manière.

Reproduction/Nidification : En Inde, la saison de nidification dure de la fin avril à la fin juin. Au Nord-Est de l’Afghanistan et au Tibet, elle s’étale d’évidence d’avril à juillet, bien qu’on ne possède aucun rapport concret de nid dans cette région. Pendant la reproduction, l’éventail des altitudes occupées est assez large : de 2400 mètres en Inde -rarement au dessous de 2000 – et jusqu’à 4500 mètres au cours de la même saison. Les nids sont placés invariablement en régions boisées, dans des forêts pourvues de grands arbres mais avec des sous-bois clairsemés. Le nid est un simple grattage situé fréquemment sous un buisson, une roche ou dans la cavité d’un grand arbre. Il est souvent nu, bien que les feuilles amoncelées dans la cavité puissent non-intentionnellement constituer une garniture.

Dans la nature, les pontes de 4 ou 5 oeufs constituent la norme, bien que les couvées de 3 oeufs soient également courantes. Il n’y a pas de certitudes à ce sujet, mais il est probable que le mâle ne prenne aucune part à l’incubation des oeufs et à l’éducation des jeunes. L’incubation dure entre 26 et 29 jours. On sait qu’en captivité, les femelles entreprennent une ponte de remplacement en cas d’échec de la première couvée. On a peu de renseignements sur les premiers temps de la vie des poussins. On sait simplement qu’ils sont nourris principalement de petits invertébrés pendant les premières semaines et que leur croissance est assez rapide.