Perruche de Bourke rose

Neophema bourkii

La Perruche de Bourke est une espèce monotypique. Elle n’a pas de sous-espèces.

Répartition/Habitat : Les perruches de Bourke sont endémiques du continent australien.  Elles fréquentent les régions les plus arides situées à l’intérieur des terres. Elles marquent une grande préférence pour les zones éparses de mulgas mais elles ne dédaignent pas les boisements d’eucalyptus. On peut aussi les observer dans les parcelles qui longent les cours d’eau et dans les boisements de Callitris qui sont des conifères appartenant à la famille des cyprès.

Mœurs : Ces perruches sont nomadiques et légèrement crépusculaires. elles s’installent sur un territoire et y demeurent un certain nombre d’années avant d’en disparaître complètement. Ces oiseaux peuvent être très grégaires notamment durant les périodes de sécheresse où ils peuvent se rassembler par milliers autour des trous d’eau et des sources. Pendant la période estivale, on continue à les voir en matinée et en soirée autour des mares. En hiver, les perruches viennent se désaltérer toute la journée en compagnie de pigeons. A proximité des lieux où l’on peut boire, de grands groupes volent rapidement en poussant des cris tranquilles et en faisant siffler leurs ailes

Toutefois, elles passent occasionnellement inaperçues, car elles sont capables de se reposer ou de se nourrir à terre, en couple ou en petits groupes. Elles restent tranquillement sur le sol ou elles se cachent dans les bois morts qui leur servent de camouflage. Elles sont plus actives au coucher du soleil.

Alimentation : Les perruches de Bourke sont presque exclusivement végétariennes. Elles consomment des graines d’herbes, spécialement celles qui sont dispersées par le vent. Elles ingurgitent aussi des mauvaises herbes qui sont cueillies à terre et dans les buissons. Ces perruches apprécient aussi les jeunes pousses fraîches et les graines d’Acacia ou de Bassia qui sont des petits arbustes annuels appartenant à la catégorie des chénopodes.

Reproduction/Nidification : Elles se reproduisent généralement du mois d’août au mois de décembre, mais la saison peut varier en fonction de la chute des pluies ou des différentes précipitations. Les parades de cet oiseau sont toutes semblables à celles des autres espèces du genre. Le mâle se tient dressé avec les ailes et la queue déployées.

Le nid est situé dans une cavité naturelle d’arbre, entre 1 et 3 mètres au-dessus du sol. La ponte comprend de 3 à 6 œufs qui sont couvés pendant au moins 18 jours. Il y a souvent 2 nichées dans la saison. La femelle quitte un seule fois le nid dans la journée pour être ravitaillée par le mâle. Ce dernier monte une garde vigilante, patrouillant bruyamment aux abords de l’édifice pour dissuader les intrus. A leur naissance, les poussins ont un duvet blanc, sont nidicoles et séjournent au nid pendant au minimum 4 semaines. Ils continuent à dépendre de leur parents jusqu’à 1 semaine après l’envol.

Menaces/Protection : La population mondiale est supérieure à 50 000 individus. Dans la partie occidentale de son aire, les effectifs sont sans doute en pleine croissance à cause du développement de l’agriculture et de l’installation de nouvelles zones irriguées. La raison de son développement peut également être trouvée dans la diminution de l’élevage des moutons et le remplacement des zones salines par des prairies. L’espèce est classée comme préoccupation mineure.