Archives de catégorie : Animaux

Couleuvre à queue rayée

Elaphe taeniura

Aussi appelée « Beauté bleue », on distingue 8 sous-espèces pour cette couleuvre. La taille de ce serpent varie beaucoup selon la sous-espèce (entre 130 et 250 cm en moyenne). La couleur bleu acier est très attrayante bien qu’elle soit très variable.

Répartition/Habitat : Elle est originaire d’Asie. Son aire de répartition est très vaste sur le continent et varie en fonction de la sous-espèce. On peut trouver ces serpents aussi bien dans les champs cultivés que près des habitations, mais pour la plupart, ils affectionnent plus particulièrement les zones caverneuses ou forestières.

Mœurs : Elles diffèrent pour chaque sous-espèce selon son environnement. Cette couleuvre est diurne mais peut également être active la nuit. Sa période d’hibernation dure de 2 à 4 mois.
C’est un serpent ratier semi-arboricole. Robuste, son allure vive et élancée lui permet de grimper aux arbres, plus ou moins souvent selon son environnement.
Réputé nerveux voire franchement agressif parfois, il peut aussi être très docile. Cette couleuvre est inoffensive pour l’homme.

Alimentation : Pour la plupart des sous-espèces, le menu est essentiellement constitué de rongeurs. Les oiseaux sont également des proies potentielles. Les spécimens vivants dans les milieux plus caverneux se nourrissent des chauves-souris qui les habitent.

Reproduction : La femelle est ovipare. Elle pond environ 15 œufs qui éclosent au bout de 2 mois. La reproduction s’effectue après la période d’hibernation qui varie de 2 à 4 mois.

Menaces/Protection : L’espèce est chassée pour sa chair. En Asie, le serpent constitue un plat assez commun. En effet, cette grande couleuvre est un met très apprécié à Hong Kong ou à Canton. Elle est tuée très fraîche et mangée aussitôt. Mais elle ne s’en trouve pas menacée d’extinction pour autant.

Python birman

Python molurus bivitatus

Le Python Birman est l’un des plus gros serpents au monde, le plus grand spécimen attesté mesurant 5.74 mètres de long. Ce reptile est très populaire en captivité. Il peut mesurer jusqu’à 6 mètres de long et peser 100 kg.

Répartition/Habitat : Il est originaire d’Asie du Sud (Népal, Inde, Bangladesh, Birmanie, Thaïlande, Laos, Cambodge, Viêt Nam, République populaire de Chine, Indonésie).

Il affectionne particulièrement les forêts tropicales humides. On le rencontre dans les jungles de plaine et de moyenne montagne, les régions marécageuses, les rizières et bords de rivières de forêt, mais aussi dans les collines sèches et aux abords des habitations. Ce serpent passe le plus clair de son temps abrité dans une cavité où un trou du sol.

Mœurs : Nocturne, ce python attend la nuit pour sortir chasser. Il est d’un tempérament relativement calme, mordant rarement. C’est aussi un excellent nageur et grimpeur. Il est capable d’effectuer un parcours sans faute pour retourner à son domicile et ce, même après avoir été déplacé sur des dizaines de kilomètres.

Alimentation : C’est un serpent constricteur ovipare. Ce serpent se nourrit de mammifères, oiseaux et reptiles. Il chasse à l’affût, saisit sa proie et pratique une constriction bloquant ainsi la circulation du sang et tuant la proie par asphyxie. L’évolution morphologique du crâne grâce à une articulation, permet à ces grands géants d’avaler des proies de grande taille, allant même jusqu’à avaler un cerf adulte.

Reproduction : Il se reproduit en avril. La femelle pond une trentaine d’oeufs, parfois davantage, puis s’enroule autour d’eux pour maintenir une température stable et les protéger. Elle est capable d’augmenter la température de son corps par contractions musculaires pour couver jusqu’à 100 œufs pendant 2 mois. Les petits mesurent déjà entre 50 et 70 centimètres à la naissance.

Longévité : Le Python Birman peut vivre une dizaine d’années en captivité et jusqu’à près de 30 ans dans la nature.

Menaces/Protection : Cette espèce fait partie de celles présentant un danger et est classée à ce titre en Annexe II de la CITES. Elle nécessite l’obtention d’une capacité pour être détenue en captivité. Elle est « quasi-menacée ».

Grenouille Pacman

Ceratopthrys cranwelli

Trapu et massif, cet amphibien peut mesurer jusqu’à 15 cm pour les femelles, les mâles étant plus petits (10 cm environ). Son nom lui vient de sa très grande bouche qui lui permet d’avaler de grosses proies.

Répartition/Habitat : On la rencontre en Amérique du Sud (Bolivie, Argentine, Paraguay, Brésil). Cette grenouille affectionne particulièrement le climat subtropical humide caractérisé par de fortes variations saisonnières. Elle vit dans les sous-bois humides de forêts, près de nombreux étangs et marécages.

Habitat et mœurs : La Grenouille Pacman est terrestre, fouisseuse, nocturne et très sédentaire. A l’aide de ses pattes robustes, elle peut creuser dans le sol et ainsi se cacher quand les températures ne sont pas idéales, notamment pendant la saison sèche, en hiver. Pour y faire face, elle peut aussi développer une épaisse couche de peau protectrice qui la préserve du dessèchement.

Alimentation : Carnivore et insectivore particulièrement vorace, la Grenouille Pacman mange à peu près tout ce qui est à sa portée.

Reproduction : Cette espèce se reproduit massivement durant la période estivale, quand la saison des pluies arrive.

Longévité : En captivité, elle peut vivre une dizaine d’années.

Menaces/Protection : Cette espèce n’étant pas menacée, elle ne dispose d’aucun statut de protection.

Perruche de Bourke rose

Neophema bourkii

La Perruche de Bourke est une espèce monotypique. Elle n’a pas de sous-espèces.

Répartition/Habitat : Les perruches de Bourke sont endémiques du continent australien.  Elles fréquentent les régions les plus arides situées à l’intérieur des terres. Elles marquent une grande préférence pour les zones éparses de mulgas mais elles ne dédaignent pas les boisements d’eucalyptus. On peut aussi les observer dans les parcelles qui longent les cours d’eau et dans les boisements de Callitris qui sont des conifères appartenant à la famille des cyprès.

Mœurs : Ces perruches sont nomadiques et légèrement crépusculaires. elles s’installent sur un territoire et y demeurent un certain nombre d’années avant d’en disparaître complètement. Ces oiseaux peuvent être très grégaires notamment durant les périodes de sécheresse où ils peuvent se rassembler par milliers autour des trous d’eau et des sources. Pendant la période estivale, on continue à les voir en matinée et en soirée autour des mares. En hiver, les perruches viennent se désaltérer toute la journée en compagnie de pigeons. A proximité des lieux où l’on peut boire, de grands groupes volent rapidement en poussant des cris tranquilles et en faisant siffler leurs ailes

Toutefois, elles passent occasionnellement inaperçues, car elles sont capables de se reposer ou de se nourrir à terre, en couple ou en petits groupes. Elles restent tranquillement sur le sol ou elles se cachent dans les bois morts qui leur servent de camouflage. Elles sont plus actives au coucher du soleil.

Alimentation : Les perruches de Bourke sont presque exclusivement végétariennes. Elles consomment des graines d’herbes, spécialement celles qui sont dispersées par le vent. Elles ingurgitent aussi des mauvaises herbes qui sont cueillies à terre et dans les buissons. Ces perruches apprécient aussi les jeunes pousses fraîches et les graines d’Acacia ou de Bassia qui sont des petits arbustes annuels appartenant à la catégorie des chénopodes.

Reproduction/Nidification : Elles se reproduisent généralement du mois d’août au mois de décembre, mais la saison peut varier en fonction de la chute des pluies ou des différentes précipitations. Les parades de cet oiseau sont toutes semblables à celles des autres espèces du genre. Le mâle se tient dressé avec les ailes et la queue déployées.

Le nid est situé dans une cavité naturelle d’arbre, entre 1 et 3 mètres au-dessus du sol. La ponte comprend de 3 à 6 œufs qui sont couvés pendant au moins 18 jours. Il y a souvent 2 nichées dans la saison. La femelle quitte un seule fois le nid dans la journée pour être ravitaillée par le mâle. Ce dernier monte une garde vigilante, patrouillant bruyamment aux abords de l’édifice pour dissuader les intrus. A leur naissance, les poussins ont un duvet blanc, sont nidicoles et séjournent au nid pendant au minimum 4 semaines. Ils continuent à dépendre de leur parents jusqu’à 1 semaine après l’envol.

Menaces/Protection : La population mondiale est supérieure à 50 000 individus. Dans la partie occidentale de son aire, les effectifs sont sans doute en pleine croissance à cause du développement de l’agriculture et de l’installation de nouvelles zones irriguées. La raison de son développement peut également être trouvée dans la diminution de l’élevage des moutons et le remplacement des zones salines par des prairies. L’espèce est classée comme préoccupation mineure.

Lophophore resplendissant

Lophophorus impejanus

Répartition/Habitat : On trouve le lophophore dans l’Est de l’Afghanistan, Le Nord-Ouest du Pakistan,  la chaîne de l’Himalaya, en Inde et dans le Nord-Est de l’Assam.

Au Pakistan, on trouve les lophophores resplendissants dans les régions montagneuses à une altitude variant de 2400 à 3600m. Ailleurs dans l’Himalaya, ils vivent sur les flancs escarpés proches de la limite des arbres, mais aussi dans de nombreuses vallées, y compris celles plantées de bouleaux. Fréquentant un habitat assez similaire mais moins spécifique que celui du Tragopan de Hastings, il entreprend tout comme lui, mais à un degré moindre, une migration annuelle vers les vallées de basse altitude. Les 2 espèces occupent le même territoire forestier et peuvent être observées dans les mêmes zones tout au long de l’année. Leur cohabitation est pacifique.

Mœurs : Malgré les rigueurs du climat en montagne, le Lophophore resplendissant est sédentaire. C’est un oiseau quelque peu grégaire, mais les liens au sein de la bande semblent être assez lâches et n’avoir de véritable consistance qu’en hiver lorsque les troupes évoluent sur un territoire restreint. On observe dès lors des compagnies de 20 à 30 individus effectuant leur quête dans les forêts de chênes. Durant cette période un mâle peut faire association avec plusieurs femelles et leurs poussins. Toutefois, la plupart du temps, il fait équipe avec 3 ou 4 mâles pendant la période de non-reproduction. En automne, les femelles errent seules sur les pentes escarpées en compagnie de leur poussins.

Certains ornithologistes distinguent 3 cris chez le Lophophore resplendissant, chacun correspondant à une fonction bien déterminée : un cri d’alarme, un cri territorial et un cri d’anxiété émis par le mâle afin de solliciter ses congénères si une éventuelle situation de danger se présente.

Alimentation : Les insectes terrestres et tubercules constituent les éléments principaux de l’alimentation du Lophophore resplendissant. Cependant son régime spécifique peut varier considérablement en fonction des régions. Partout où la neige ne recouvre pas le sol, les oiseaux passent une grande partie de leur temps à creuser avec leurs becs, cherchant apparemment des tubercules, racines et insectes souterrains. En automne, ils ingurgitent surtout des larves d’insectes qu’ils délogent sous les feuilles pourrissantes et à d’autres moments de l’année, ils se repaissent de racines, feuilles, jeunes pousses d’arbustes et d’herbes ainsi que de glands, graines et baies.

La manière de se nourrir du lophophore est très caractéristique. Il creuse d’abord un petit trou avec ses pieds, continue à piocher la terre avec son bec en forme de pelle et poursuit son excavation en profondeur jusqu’à ce qu’il rencontre une touffe d’herbe ou de bambou. La dernière opération consiste à mettre à nu les racines. Les lophophores cherchent leur nourriture en petits groupes mais ne se disputent jamais pour consommer les ressources mises à jour de cette manière.

Reproduction/Nidification : En Inde, la saison de nidification dure de la fin avril à la fin juin. Au Nord-Est de l’Afghanistan et au Tibet, elle s’étale d’évidence d’avril à juillet, bien qu’on ne possède aucun rapport concret de nid dans cette région. Pendant la reproduction, l’éventail des altitudes occupées est assez large : de 2400 mètres en Inde -rarement au dessous de 2000 – et jusqu’à 4500 mètres au cours de la même saison. Les nids sont placés invariablement en régions boisées, dans des forêts pourvues de grands arbres mais avec des sous-bois clairsemés. Le nid est un simple grattage situé fréquemment sous un buisson, une roche ou dans la cavité d’un grand arbre. Il est souvent nu, bien que les feuilles amoncelées dans la cavité puissent non-intentionnellement constituer une garniture.

Dans la nature, les pontes de 4 ou 5 oeufs constituent la norme, bien que les couvées de 3 oeufs soient également courantes. Il n’y a pas de certitudes à ce sujet, mais il est probable que le mâle ne prenne aucune part à l’incubation des oeufs et à l’éducation des jeunes. L’incubation dure entre 26 et 29 jours. On sait qu’en captivité, les femelles entreprennent une ponte de remplacement en cas d’échec de la première couvée. On a peu de renseignements sur les premiers temps de la vie des poussins. On sait simplement qu’ils sont nourris principalement de petits invertébrés pendant les premières semaines et que leur croissance est assez rapide.

Bernache naine du Canada

Branta canadensis minima

Aussi appelée « Bernache de Hutchins », cet oiseau est considéré depuis 2004 comme une espèce à part entière. Il était auparavant classé comme une sous-espèce de Bernache du Canada (Branta canadensis).

Elle est de couleur légèrement plus sombre que la grande Bernache du Canada, mais sa taille est proche de celle de la Bernache nonette (environ 60 cm de hauteur pour plus d’un mètre pour sa cousine) et un poids de l’ordre de 1.4 à 1.5 kg.

Habitat/Répartition : Elle fréquente tout type de zones humides (étangs, lacs, prairies partiellement inondées, etc…).  Elle se rencontre à l’état sauvage dans la Toundra des côtes Ouest de l’Alaska, des Iles Aléoutiennes et du grand Nord canadien. Elle passe l’hiver principalement le long de la côte pacifique des Etats-Unis et du Nord du Mexique.
Mœurs : Très robuste, cette espèce est capable de s’adapter à une grande variété de climats différents. Son caractère calme lui permet de vivre en compagnie d’autres espèces sans difficultés. C’est un oiseau migrateur qui adopte le vol en V, typique des oies.

Alimentation : Elle se nourrit dans le milieu naturel principalement de végétation (herbes, plantes aquatiques, etc…) et de graines variées.

Reproduction/Nidification : Cette espèce se reproduit dès la seconde année. La femelle construit son nid au sol avec de la végétation, souvent près de l’eau (elle affectionne les îlots) et y dépose 5 à 7 œufs qu’elle couve durant 25-26 jours. Le mâle reste à proximité et monte la garde. La femelle ne quitte le nid que pour s’alimenter. Les bernaches sont d’excellents parents mais dans la nature, il y aura rarement plus de 50% de jeunes qui atteindront l’âge de 6-7 semaines, âge à partir duquel ils sont capables de voler.

Menaces/Protection : La Bernache naine du Canada n’est pas une espèce protégée. Sa détention, sa vente sont libres en Europe y compris en France. Sa population sauvage reste limitée et est proche de 160 000 individus. La prédation dans le milieu naturel des contrées nordiques est importante, principalement sur les œufs et les oisillons ( renards, ours, goélands, labbes, corbeaux, etc…).

Basilic vert

Basilicus plumifrons

Le Basilic vert est un saurien  de la famille des Corytophanidae. La taille d’un mâle adulte peut atteindre 80 cm pour un poids de 200 g.

Particularité : « Lézard Jésus-Christ » est le surnom qui lui a été donné en référence à son incroyable capacité à courir sur l’eau pour fuir ses prédateurs. En position bipède (sur ses 2 pattes arrières), il est capable d’atteindre une vitesse maximale de 12 km/h sur 400 mètres de distance sur la surface plane d’un étang. Il possède cette faculté grâce à un corps très léger, mais il s’aide également de sa queue en frappant l’eau de sorte à créer une petite vague pour le maintenir à la surface.

Répartition/Habitat : Il est présent sur toute une partie de l’Amérique Centrale (Honduras, Nicaragua, Costa Rica, Panama, Equateur, Colombie, Venezuela).
Il vit au niveau de la mer jusqu’à 700 m d’altitude dans les forêts tropicales, notamment les territoires qui longent les cours d’eau, rivières et bassins riches en végétation, arbres et broussailles.

Mœurs : Terrestres, les basilics sont des lézards solitaires et territoriaux. Chaque individu possède son territoire qu’il défend âprement, surtout au moment de la reproduction. Ses griffes et sa mâchoire sont très tranchantes.
Très rapide, il se tient souvent dans les arbres et toujours à proximité des cours d’eau et plonge dans les étangs ou les rivières lorsqu’il craint un danger.
Les températures sont les mêmes tout le long de l’année, bien qu’il existe une véritable saison des pluies de juin à octobre. Au cours de la journée, les températures minimales varient de 20 à 22 °C, tandis que les températures maximales varient de 31 à 34 °C. Le Basilic n’aime pas le plein soleil.

Alimentation : Ce reptile est omnivore. Il se nourrit aussi bien de petit mammifères, que d’insectes ou de fruits sucrés. Il peut même se montrer cannibale à l’occasion.

Reproduction : Elle a lieu dès l’âge de 10 mois. Le mâle, comme de nombreux iguanes, s’approche de la femelle en hochant la tête avant l’accouplement. Mais elle n’est pas systématique. Le Basilic vert est l’un des rares iguanes pour lequel on a observé la parthénogénèse, c’est-à-dire une reproduction sans mâle, par division des cellules embryonnaires de la femelle.

Les basilics sont ovipares. Dans son environnement naturel, avant  de pondre, la femelle creuse dans le sol jusqu’à 20 cm à l’aide de ses griffes une petite cavité humide et chaude où elle déposera 10 à 20 œufs. Elle les recouvre ensuite avec des feuilles et de la terre. La ponte se déroule pendant la saison des pluies. En captivité, celle-ci peut avoir lieu tout au long de l’année. Après une incubation de 3 mois, les petits éclosent. Ils déchirent leur coquille à l’aide d’une sorte de dent située sur leur museau. Cette opération est délicate et demande environ 5 heures.
Ils sont autonomes dès leur naissance. Très vifs, ils se dispersent rapidement pour ne pas attirer les prédateurs, les parents étant capables de les dévorer ! Ils se nourrissent d’insectes à partir de 3 à 5 jours.

Menaces/Protection : Cette espèce ne bénéficie d’aucune mesure de protection internationale.

Anolis

Anolis ssp

l’Anolis, unique représentant de la famille des Dactyloidae, est un genre de sauriens. 400 espèces sont répertoriées.

Répartition/Habitat : On le rencontre dans le Sud-Est de l’Amérique du Nord, en Amérique centrale, aux Antilles et dans le nord de l’Amérique du Sud.

Mœurs : Ce sont des lézards diurnes, principalement arboricoles. Ils sont très bons grimpeurs. Territoriaux, les mâles sont dotés d’un fanon gulaire généralement rouge, qu’ils déploient pour impressionner les autres mâles et séduire les femelles.

Alimentation : Ils consomment majoritairement des insectes, bien que plusieurs espèces consomment également des fruits.

Gecko tokay

Gekko gecko

Le Gecko tokay, est une espèce de geckos de la famille des Gekkonidae. Il peut mesurer jusqu’à 35 cm pour les plus grands spécimens.

Répartition/Habitat : Introduite en Floride et à Hawaï aux États-Unis et en Martinique, ce lézard se rencontre aussi dans les forêts humides du continent Asiatique ainsi que dans l’archipel Indo-Australien (Inde, Népal, Bangladesh, Birmanie, Thaïlande, Cambodge, Laos, Vietnam, Malaisie, Chine, Taïwan, Philippines, Indonésie, Timor oriental).
Il n’est pas rare de le voir se promener à proximité des habitations, voire même quelquefois à l’intérieur de celles-ci, où il est considéré comme un porte-bonheur par les indigènes.

Mœurs : C’est un animal nocturne. De tempérament agressif, les mâles sont territoriaux et défendent parfois violemment leur territoire, surtout en période de reproduction. Ils sont alors capables de pousser un cri puissant et caractéristique ressemblant à « Gecko » pendant l’accouplement ou lorsqu’ils se sentent menacés.

Alimentation : Ce gecko est insectivore et carnivore. Il consomme la plupart des arthropodes de taille adaptée, et n’hésite pas à consommer de petits reptiles (dont son espèce) ou mammifères comme des souriceaux ou de petits oiseaux. Tous comme les autres sauriens, il ne se nourrit que de proies vivantes.

Reproduction : La saison des amours dure 4 à 5 mois. Elle commence à la sortie de l’hiver. Les œufs sont en général pondus au pied des branches. Ils incubent durant environ 10 semaines à 29 °C, avec une hygrométrie de 70-80 %.
Les petits sont adultes à l’issue de leur deuxième année.

Longévité : Maintenu dans de bonnes conditions de captivité , il peut aisément vivre 15 voire 20 ans.

Gecko ligné

Geko vittatus

Ce lézard atteint une taille de 25 cm à l’age adulte. Les femelles légèrement plus petites. Il doit son nom à une ligne blanche lui parcourant le corps et formant une fourche au niveau de la tête.

Répartition/Habitat : Le Gecko ligné est originaire du Sud de l’Asie, plus précisément de l’archipel indo-australien, de la Nouvelle Guinée et des îles Salomon. Il vit dans les forêts tropicales, dans les recoins les plus humides.

Mœurs : Plutôt farouche, ce reptile est crépusculaire et nocturne. Arboricole, il est très vif et agile, grimpant sur les arbres et les habitations humaines avec de grandes pattes conçues pour une adhérence maximale. Enfin, il a la capacité de perdre sa queue s’il est en danger. Elle perdra un peu de sa splendeur à chaque nouvelle repousse.

Alimentation : Ce gecko est insectivore. Grillons, blattes et criquets constituent la base de son alimentation. Il est aussi friand d’araignées et papillons.

Reproduction : La période hivernale favorise l’accouplement. A chaque portée, la femelle pond 2 œufs, très fragiles et collés entre eux sur un support vertical. A la naissance, il arrive que les petits soient mangés par les parents.

Longévité : 6 à 10 ans.

Menaces/Protection : Cette espèce n’est pas menacée.

Tortue d’Hermann

Testudo hermanni

La Tortue d’Hermann est le plus vieux vertébré et la seule tortue terrestre de France. on la trouve encore aujourd’hui dans le Var et en Corse.

Répartition : La Tortue d’Hermann habite le contour méditerranéen d’Europe, du Nord de l’Espagne à la Turquie en passant par la France et l’Italie.

Mœurs : L’animal est assez sédentaire et très fidèle à son lieu de vie. Les déplacements s’effectuent au sein d’un domaine vital relativement réduit d’un à plusieurs hectares.
En cas de perturbation de leur habitat, les individus ayant quitté leur domaine vital cherchent à y retourner.

Dotées d’un excellent sens de l’orientation, elles se repèrent parfaitement dans l’espace grâce au champ magnétique terrestre et au soleil, et sans doute grâce à une très bonne olfaction et à la mémoire de leur environnement.

Comme toutes les tortues cette espèce à sang froid doit adapter son métabolisme à la température ambiante afin d’avoir une activité optimale. En période froide, elles cherchent à se protéger du froid. S’il fait trop chaud, elles doivent impérativement se mettre à l’ombre. Ce comportement varie donc selon l’heure de la journée, et selon la saison.

La Tortue d’Hermann est diurne et active pendant 8 à 9 mois (mi-mars jusqu’à mi-novembre). Le reste de l’année est consacré à l’hibernation. Durant cette période, elle entre dans un état léthargique et s’enterre dans le sol, au pied d’un rocher, d’un buisson ou dans une zone boisée en laissant souvent affleurer le sommet de sa carapace, ce qui rend les individus vulnérables aux travaux mécanisés.

Reproduction : Mâles et femelles vivent en solitaire et ne se rencontrent que pour l’accouplement. La parade nuptiale comprend des morsures et des chocs de carapace qui, s’ils ne posent pas de problème dans la nature puisque la femelle peut fuir, peuvent causer de graves blessures à cette dernière en captivité. C’est grâce à cette parade complexe que, comme chez bien d’autres animaux, la femelle peut évaluer les qualités du mâle et refuser l’accouplement s’il ne lui convient pas. La femelle peut s’accoupler avec plusieurs mâles durant une même saison, et elle gardera le sperme intact durant 4-5 ans dans des replis de son appareil reproducteur. Ainsi, même si elle ne s’accouple pas, elle garde le pouvoir de pondre des œufs fécondés.

Le sexe des embryons dépend de la température d’incubation. La température moyenne générant autant de mâles que de femelles est de 31.5 °C. La femelle creuse un trou avec ses pattes de derrière, puis pond des œufs de 35 mm de diamètre et de 16 g de masse. Il y a en moyenne 1 à 5 œufs par ponte. Si la femelle est âgée, elle pourra pondre 2 à 3 fois dans l’année. La proportion des pontes donnant lieu à une naissance est relativement basse, car la prédation des œufs par divers animaux est élevée. La maturation des œufs dure environ 60 à 75 jours, les petits émergeant généralement après les premières pluies d’automne, majoritairement dans la première quinzaine de septembre.

Longévité : L’espérance de vie des tortues dans la nature avoisinerait les 40 ans. En captivité, elles atteignent le plus souvent 60 à 80 ans, mais il arrive que certains spécimens vient jusqu’à 100 ans !

Menaces/Protection : Les menaces de disparition de l’espèce portent à la fois sur son habitat et sur les individus qui composent les quelques populations sauvages relictuelles.

Apalone

Apalone ferox

L’Apalone ferox est une tortue assez imposante qui peut atteindre les 60 cm pour les plus grosses femelles, le mâle étant plus petit. Elle est appelée plus communément « Tortue molle de Floride » en référence à sa carapace assez particulière.

Répartition/Habitat : Cette tortue ne se trouve que dans le Sud-Est des Etats-Unis, le Sud de la Caroline , la Géorgie, la péninsule de Floride et au sud de l’Alabama. Elle vit dans un biotope à climat chaud et sub-tropical. Elle occupe en partie les eaux calmes et stagnantes des rivières, mares, marécages et affectionne tout particulièrement les fonds sableux et vaseux.

Mœurs : C’est une tortue quasi-exclusivement aquatique. En général, elle ne sort de l’eau que pour pondre. Le reste du temps, elle creuse dans les substrats meubles des eaux pour s’enfouir en ne laissant dépasser que sa tête. Elle est capable de rester longtemps en apnée grâce à sa respiration cloacale, pharyngée et cutanée. Cette méthode de camouflage lui permet de chasser sans être vu par les proies comme de se réfugier en cas de danger. En outre, la forme de sa carapace lui permet de se déplacer et nager très vite dans l’eau.
L’Apalone apprécie les bains de soleil sur les berges ou les troncs d’arbre a demi immergés dans l’eau. Cette pratique lui permet de capter les UV essentiels à la bonne formation de sa carapace, ainsi que de réguler son métabolisme.

Alimentation : Opportuniste, le régime de ce reptile carnivore est très varié : escargots, écrevisses, poissons, grenouilles, tortues juvéniles, serpents, etc…

Reproduction : Les femelles pondent 2 à 6 fois par an des portées de 4 à 24 œufs de très petite taille et ayant une coquille assez fine. Certains témoignages parlent de pontes dans les nids d’alligators. Cela permet donc d’assurer une protection efficace contre tout prédateur, car contrairement aux tortues, les alligators surveillent leurs nids.

Longévité : En captivité, elles peuvent vivre jusqu’à 30 ans.

Menaces/Protection : Dans le passé, elle était consommée par les indiens et les colons. L’espèce souffre aujourd’hui des cultures et de l’assèchement des milieux, de la pollution et des écrasements sur les routes. Elle est considérée comme rare dans beaucoup de régions.

Dragon d’eau

Physignatus cocincinus

Connu également sous l’appellation d’Agame aquatique, il fait partie de la famille des agamidés. Le poids moyen d’un dragon d’eau est de 600 g. Les mâles sont souvent plus grands (90 cm).

Particularité : Il est de couleur verte. Celle-ci a la faculté de se transformer et devenir plus foncée ou plus claire suivant son état de santé et le niveau de la température.

Répartition/Habitat : Ce reptile est originaire du Sud-Ouest de l’Asie (Cambodge, Thaïlande, Vietnam, Chine, etc…). Il vit dans les forêts tropicales humides, généralement à proximité d’un plan d’eau.

Mœurs : C’est un lézard diurne et arboricole, particulièrement actif. Il est connu pour être semi-aquatique. On peut le trouver sur les arbres qui surplombent les points d’eau mais aussi à terre ou caché dans les broussailles. S’il est dérangé, il n’hésite pas à plonger. Dans sa zone de répartition, il y a une saison sèche, de novembre à mars, et une saison humide, de mai à septembre. Il a l’avantage de s’adapter facilement et de se reproduire sans difficulté, même en captivité.

Alimentation : Saurien insectivore, en milieu naturel il se nourrit principalement d’insectes et autres invertébrés. Mais il consomme également fruits et légumes, petits mammifères et poissons de façon plus occasionnelle. Une partie du contenu stomacal révèle aussi la présence de matériel végétal. Les vieux individus mangent plus de végétaux que les jeunes (jusqu’à 90 %).

Reproduction : Cet agame est ovipare. La femelle pond, dans un terrier qu’elle a creusé, 10 à 12 œufs qui une fois recouverts incubent durant 2 à 3 mois. Les nouveau-nés sont strictement insectivores.

Longévité : En captivité, il peut vivre en moyenne entre 10 et 15 ans.

Menaces/Protection : Cette espèce est classée en Annexe D du Règlement Européen. Elle est réservée aux espèces qui ne sont pas inscrites à la CITES mais dont l’Union européenne considère que les volumes d’importation justifient une surveillance.

Iguane bleu

Iguana iguana

L’Iguane bleu est le plus grand animal terrestre endémique de Grand Caïman, mesurant 1.5 mètre de la tête à la queue pour un poids de 14 kg.

Répartition/Habitat : Il vit sur l’île de Grand Cayman et fréquente les lieux rocailleux et ensoleillés, les clairières des forêts sèches ou les abords de rivage,

Mœurs : Cet iguane est territorial et agressif. Il occupe les trous dans les rochers et les cavités dans les arbres. Bien qu’il ne soit pas considéré comme arboricole, on l’observe ponctuellement grimpant aux arbres jusqu’à une hauteur de 5 mètre ou plus. Adulte, sa couleur gris foncé lui permet de se camoufler dans les rochers. Celle-ci prend une teinte bleue en présence d’autres iguanes pour signaler sa présence et marquer son territoire.

Alimentation : L’Iguane bleu est uniquement végétarien. Il comprend des plantes, des fruits et des fleurs. Ce régime est occasionnellement complété par des larves d’insectes, des crabes, des petits poissons, des oiseaux morts et des champignons.

Reproduction : Ces iguanes atteignent la maturité sexuelle à l’âge de 3 ou 4 ans. Les accouplements ont lieu de mai à juin. Il sont précédés de mouvements de tête du mâle, qui tourne autour de la femelle et lui attrape la nuque. Il essaie ensuite de contenir la femelle et de passer sa queue sous elle afin de se mettre en position idéale pour la copulation. Celle-ci est rapide et un couple ne s’accouple rarement plus d’une ou deux fois par jour.
La femelle pond entre 1 et 21 œufs entre juin et juillet suivant sa taille et son poids, dans un nid creusé dans le sable, bien exposé au soleil. Une deuxième ponte éventuelle survient en septembre. Plusieurs sites sont visités par la femelle avant qu’elle ne choisisse celui où elle va pondre. La température du nid reste constante à 32°C au cours de la période d’incubation qui dure entre 65 et 90 jours. Les œufs d’iguane bleu sont parmi les plus gros pondus par des lézards.

Longévité : L’Iguane bleu peut vivre jusqu’à 69 ans, ce qui fait de lui l’une des espèces de lézard pouvant vivre le plus longtemps.

Menaces/Protection :  Cette espèce de lézard est en danger critique de disparition. Des fossiles indiquent que les Iguanes bleus était nombreux avant la colonisation européenne, mais on estime que la population est quasiment éteinte aujourd’hui. Leur chasse par les animaux sauvages et indirectement la destruction de leur habitat naturel sont principalement mises en cause. Au moins 5 associations à but non lucratif travaillent avec le gouvernement des îles Caïmans pour assurer la survie des quelques spécimens restants.

Tortue serpentine

Chelydra serpentina

La Tortue Serpentine est une grande espèce aquatique mesurant jusqu’à 60 cm de long pour un poids d’environ 50 kg. Le mâle est plus grand que la femelle et comportant aussi une queue plus longue.

Répartition/Habitat : On rencontre cette tortue au Canada et aux Etats-Unis. Elle a été introduite en Chine, au Japon et à Taïwan. On en trouve aussi occasionnellement en France suite à un lâcher par un propriétaire peu scrupuleux.
La Tortue serpentine est aquatique et passe le plus clair de son temps dans le fond de l’eau et dans les zones comprenant beaucoup de végétaux. Certaines peuvent vivre dans des environnements saumâtres (estuaires, marais, etc…).

Mœurs : Elle est très active la nuit. Pour pouvoir respirer, elle remonte très doucement en ne laissant dépasser de la surface de l’eau que ses yeux et son nez.
Cette tortue, discrète, est considérée comme agressive car elle devient féroce quand on la dérange. Elle peut alors infliger de graves blessures avec sa mâchoire puissante, coupante comme un rasoir. Ce comportement se voulant uniquement défensif lui vaut le surnom de « Tortue hargneuse ».

Alimentation : Le régime alimentaire de ce reptile est très varié car ce dernier est très opportuniste ! Il se nourrit d’invertébrés divers, de poissons et crustacés, d’oiseaux, de petits mammifères, d’amphibiens, de serpents, etc… En outre, les plantes aquatiques représente 30% à 40% de son alimentation.
Elle chasse généralement en surface d’où elle guette les proies qui passent.

Reproduction : Lors de l’accouplement, le mâle peut être très agressif envers la femelle. Celle-ci pondra entre 20 et 40 œufs, en général de mai à septembre. Mais des pontes de plus de 70 œufs ont déjà été observées chez des gros spécimens. L’incubation dure environ 50 jours.

Longévité : L’espérance de vie de cette tortue est estimée à une trentaine d’années dans leur état naturel. En captivité, on relève une moyenne de 45 à 50 ans, car la prédation est nulle.

Menaces/Protection : Elle est pourchassée à cause de sa soi-disant agressivité et fait d’ailleurs partie de la liste des espèces considérées comme dangereuses. A ce titre, elle ne bénéficie d’aucune protection internationale mais les populations restent tout de même très importantes et ne sont pas menacées de disparition.
Sa détention est théoriquement interdite en France et ne peut être détenue que chez les personnes ayant un certificat de capacité.

Tortue à tempes de couleur

Pseudemys scripta scripta / elegans / troosti

Plus communément appelée « Tortue de Floride » bien qu’elle n’en soit pas originaire, ce reptile se distingue de prime abord par la coloration et la forme des bandes situées sur ses tempes, qui diffèrent selon les sous espèces.

Répartition/Habitat : Elle est originaire de l’Est des Etats-Unis, entre les Appalaches et les Rocheuses, et dans le Nord-Est du Mexique. Elle a été introduite dans de nombreux pays. Il s’agit d’une tortue aquatique, vivant normalement en eau douce, dans les lacs, étangs et marécages.

Mœurs : De nature agressive, ce reptile s’isole sur des troncs, pierres émergées ou berges. Elle entre en phase d’hibernation de décembre à février. Enfin, elle est résistante au froid et au gel prolongé ainsi qu’à l’eau salée jusqu’à 10g/l.

Alimentation : La Tortue de Floride est omnivore et opportuniste. Elle se nourrit de petits vertébrés aquatiques et plantes aquatiques. Essentiellement carnivore étant jeune, son régime devient davantage herbivore en vieillissant.

Reproduction : L’accouplement a lieu peu de temps après l’hibernation, entre avril et juillet. Il se traduit par une attitude assez agressive du mâle avant de vraiment passer à l’action. Lors de la parade, le mâle se met devant la femelle, tend ses bras parallèlement à sa tête, et, paumes à l’extérieur. Il fait vibrer ses longues griffes qui effleurent la tête de la désirée. Les pontes ont lieu entre mai et juin. La femelle peut alors déposer de 1 à 3 pontes par an comprenant chacune entre 5 et 22 œufs dans un trou qu’elle aura préalablement creusé à l’aide de ses pattes arrière. Ces derniers sont elliptiques et leur coquille est souple. La durée d’incubation varie de 60 à 80 jours. À la naissance, les jeunes tortues mesurent de 25 mm à 29 mm de longueur, pour un poids allant de 7 à 10 gr.

Longévité : La Tortue de Floride a une espérance de vie évaluée à environ 50 ans.

Menaces/Protection : Les principaux dangers menaçant la Tortue de Floride sont la destruction de ses habitats, la pollution, la circulation routière et sa collecte pour en faire des animaux de compagnie. Désormais considérée comme invasive, son commerce est interdit depuis 1977. Par conséquent, l’espèce n’est pas menacée.

Tortue géographique

Graptemys geographica

Tortue d’eau douce, son nom est dû au motif de sa carapace, qui rappelle les courbes de niveau d’une carte topographique. C’est une tortue de moyenne taille. La femelle est généralement 2 fois plus grosse que le mâle (27 cm – 17 cm max).

Répartition/Habitat : On la rencontre exclusivement au Canada, dans l’Ontario et au Québec.
Elle affectionne particulièrement les vastes étendues d’eau (lacs, rivières, etc…) vaseuses, où l’on trouve de nombreux sites d’exposition au soleil (isolés du rivage : roches, souches émergentes, etc…) et une riche végétation aquatique.

Mœurs : La Tortue géographique est essentiellement aquatique. Les seules incursions sur la terre ferme sont entreprises par les femelles pour aller pondre au printemps. Elles peuvent s’exposer au soleil en groupe, parfois en s’empilant les unes contre les autres, prêtes à plonger à la moindre alerte. C’est une espèce très farouche et plutôt difficile à approcher. Aussitôt qu’elle perçoit une présence humaine, elle n’hésite pas à plonger.

Alimentation : Son régime alimentaire est très varié, mais comprend beaucoup de mollusques, principalement des gastéropodes.

Reproduction : L’accouplement a lieu tant au printemps qu’à l’automne. La femelle pond en juin, de 10 à 16 œufs en moyenne. L’éclosion a lieu à la fin de l’été.

Menaces/Protection : L’ espèce est vulnérable. La régularisation du niveau de l’eau lors de la période de nidification, la modification intensive des rives de même que le dérangement, la prédation et la pollution de son habitat sont les principales menaces qui affectent cette espèce.

Crapaud géant

Bufo paracnemis 

Aussi nommé « Crapaud Buffle », le nom donné à ce batracien s’explique par son envergure impressionnante pour l’espèce. Il mesure généralement entre 15 et 20 cm et pèse entre 1 et 2 kg. Le plus gros spécimen jamais rencontré pesait 2,65 kg pour 38 cm de long !

Répartition/Habitat : Il est originaire d’Amérique tropicale. On le rencontre ainsi dans une vaste partie septentrionale de l’Amérique du Sud, en Amazonie, mais aussi en Amérique Centrale et au Texas. En outre, cet animal a été introduit dans de très nombreux pays et continents (Australie, Caraïbes, Fidji, Nouvelle-Guinée, Etats-Unis, etc…) pour lutter contre les nuisibles en agriculture, grâce à se voracité et sa peau toxique. Il est aujourd’hui plus présent dans les régions où il a été introduit que dans ses terres d’origine.

Le Crapaud buffle vit dans les prairies et les bois humides, et montre également une attirance particulière pour les milieux artificiellement modifiés par l’homme comme les jardins, les fossés de drainage, les plantations de canne à sucre, les chemins ou les parcs. Dans son habitat d’origine, le crapaud peut aussi être rencontré en forêts subtropicales, bien que le feuillage dense limite ses déplacements.

Mœurs :  C’est un animal nocturne que l’on peut rencontrer la journée sous des arbres tombés à terre, des feuilles de cocotiers ou toutes sortes d’abris similaires. Il est exclusivement terrestre, s’aventurant seulement en eau douce pour pondre. Le Crapaud buffle peut supporter des températures maximales de 40 à 42 °C et minimales de 10 à 15 °C mais est capable de s’adapter à un nouvel environnement. Il est aussi très tolérant à la déshydratation. Une étude a montré qu’il pouvait supporter une perte d’eau correspondant à 52,6 % de l’eau de son corps, ce qui lui permet de survivre sous des climats non tropicaux.

Le Crapaud buffle possède des glandes qui sécrètent du poison, et son têtard est très toxique pour la plupart des animaux susceptibles de l’ingérer. En plus de ses toxines, ce crapaud est capable d’inspirer une grande quantité d’air dans ses poumons pour gonfler son corps et paraître ainsi plus grand et plus gros face à un prédateur.

Alimentation : Ce batracien repère ses proies principalement par la vue, mais peut également utiliser son odorat. Son régime est très varié. En plus de ses proies classiques (petits rongeurs et reptiles, amphibiens, oiseaux, invertébrés, etc…), il peut parfois manger des plantes, de la nourriture pour chien ou des déchets ménagers. Il saisit ces proies avec sa langue qu’il déploie très rapidement, en quelques centièmes de secondes. Il les avalent entières.

Les têtards se nourrissent d’algues et autres plantes aquatiques qu’ils râpent grâce à leurs 5 rangées de minuscules dents. Ils filtrent également l’eau pour en extraire de la matière organique. Les têtards de plus grande taille peuvent parfois consommer des œufs de leur propre espèce.

Reproduction : Les femelles, matures à partir de l’âge de 2 ans, sont très prolifiques. Elles pondent dans l’eau, dans des mares, des étangs, des fossés, des ruisseaux ou des canaux, entre 8 000 et 25 000 œufs qui forment de longues chaînes gélatineuses pouvant mesurer jusqu’à 20 mètres de longueur. Ces œufs sont noirs et couverts par une membrane. Ils mesurent entre 1,7 et 5 mm de diamètre. L’œuf devient têtard d’autant plus vite que la température est haute. Les têtards éclosent après 48 heures généralement, mais ce laps de temps peut varier entre 14 heures et presque une semaine. Ce sont des centaines de petits têtards noirs avec une petite queue qui éclosent en même temps. Il faut entre 12 à 60 jours (4 semaines en général) pour que le têtard devienne un petit crapaud. Tout comme l’adulte, l’œuf et le têtard sont toxiques pour de nombreux animaux.

Longévité : Leur espérance de vie est de 10 à 15 ans à l’état sauvage, mais ils peuvent vivre beaucoup plus longtemps en captivité.

Menaces/Protection :  Ce batracien est considéré comme nuisible car invasif dans beaucoup de régions dans lesquelles il a été introduit. Le principal problème posé est l’empoisonnement de nombreux animaux par sa peau toxique. Mais pour autant, cette espèce n’est pas du tout menacée.

lemurien Maki Vari noir et blanc

Varecia variegata

Ce mammifère appartient à la famille des lémuridés. Le contraste et l’asymétrie de sa fourrure noire et blanche lui permet une excellente dissimulation dans les arbres. Très dense, elle le protège également de la pluie. Le contraste entre le blanc et le noir de son pelage. Son poids se situe entre 3 et 5 kg.

Répartition/Habitat : Comme la plupart des lémuriens, cet animal vit exclusivement à Madagascar. On le rencontre dans les forêts tropicales humides de l’île.

Mœurs : Il est très actif la nuit et le matin à l’aube.

Alimentation : Il consomme des feuilles, des fruits, des baies et des insectes.

Reproduction : La gestation dure 5 mois environ. Il peut avoir entre 1 à 6 petits en même temps, qu’il laisse dans un nid au creux d’un arbre, par exemple. Contrairement aux autres lémuriens, il ne transporte pas ses petits.

Menaces/Protection : Cette espèce endémique est menacée par le braconnage, mais surtout par le recul de son habitat forestier. Elle est en danger critique d’extinction.

Ara rouge

Ara macao

Répartition/HabitatLe Ara rouge est endémique de l’Amérique Centrale et du Nord de l’Amérique du Sud. (Mexique,Nicaragua, Costa Rica, Panama, Colombie, etc…). La partie principale de son aire se situe sur le continent sud-américain, couvrant toute l’Amazonie (Venezuela, Guyanes, Equateur, Pérou, Bolivie, Brésil, etc…). Le Ara rouge est un oiseau des régions basses. On le trouve généralement en dessous de 500 mètres d’altitude, même s’il lui arrive parfois de grimper jusqu’à 1000 mètres.

Il est très tolérant en matière d’habitats. Ainsi, on le trouve dans de nombreux types de zones boisées. En Amérique Centrale, il fréquente plutôt les forêts d’arbres à feuilles caduques et les boisements clairsemés, y compris les lisières montagneuses des parcelles de pins. Dans cette partie de son territoire, il cède volontiers la place au Ara de Buffon dans les habitats humides. En Amazonie et dans les Guyanes, il fréquente les forêts qui ne sont pas envahies par les eaux, laissant les zones inondables aux aras bleus. Il s’installe également dans les forêts-galeries qui bordent les cours d’eau, dans les pâtures et sur les terres agricoles où il reste quelques lambeaux de forêt résiduelle.

Mœurs : Le Ara rouge est un oiseau bruyant et assez facile à observer. Il est grégaire, ce qui permet de le rencontrer en couple, en petit groupe familial ou en bande pouvant compter habituellement jusqu’à une vingtaine d’individus. Néanmoins, de plus grands rassemblements peuvent être attirés par l’abondance de ressources alimentaires sur les terrains argileux ou les berges en terre. Ce perroquet est familier quand il n’est pas importuné. Pourtant, d’ordinaire, il est assez prudent et s’élève dans les airs avec un cri perçant quand on le dérange. Tôt le matin et tard le soir, il vole de façon spectaculaire entre son lieu de repos et son site de nourrissage. Les couples appariés volent toujours de concert, leurs ailes se touchant presque.

Le Ara rouge est arboricole . Il se nourrit et se repose à l’étage supérieur ou à la cime des grands arbres. Son vol est direct, ses battements d’ailes réguliers mais ils manquent d’amplitude. Cette espèce est sédentaire, ce qui ne l’empêche pas d’accomplir de courtes migrations lorsque la nourriture commence à manquer.

Alimentation : Les aras rouges sont exclusivement végétariens. Ils se nourrissent de fruits, de noix de palmiers et de graines. En Amérique Centrale, ils se nourrissent dans les pins, écrasant les cônes et faisant tomber une pluie d’écailles au pied des troncs. Quand la nourriture est abondante, ils partagent leur butin avec d’autres espèces de perroquets.

Reproduction/Nidification : La saison de reproduction est variable selon les régions. Elle se déroule en mars au Mexique, en avril au Nicaragua, d’octobre à avril au Costa Rica. Elle a lieu en mars en Guyane Française, d’octobre à mars dans le centre du Brésil et de novembre à avril au Pérou. Le nid est placé dans une large cavité naturelle, entre 7 et 40 mètres au-dessus du sol. Au Pérou, le couple choisit habituellement un palmier, mais il doit laisser les tecks brésiliens et autres bois durs aux aras chloroptères qui les dominent. La ponte comprend 1 à 4 œufs qui sont incubés entre 24 et 28 jours. Les oisillons séjournent au nid pendant environ 14 semaines.

Longévité : Son espérance de vie atteint 80 ans en moyenne.

Menaces/Protection : En Amérique Centrale, l’espèce a subi un déclin dramatique en raison de la déforestation, de la modification sévère de son habitat et de sa commercialisation comme oiseau de cage. En Amérique du Sud, le Ara rouge est localement commun mais on le trouve en très petit nombre, à proximité des agglomérations ou des regroupements humains. Dans bien des régions, elle est devenue rare et dans d’autres lieux elle a tout simplement disparu. Cependant, compte-tenu de la vaste superficie de son aire de distribution, l’espèce est toutefois classée comme ne présentant pas de problème majeur.

Ara militaire

Ara militaris

Très semblable au Ara de Buffon, le Ara militaire est plus petit en taille et plus foncé en plumage.

Répartition/Habitat : Le Ara militaire se trouve depuis l’Ouest du Mexique jusqu’en Bolivie, mais aussi au Nord-Ouest de l’Argentine et à l’Ouest du Venezuela.

Il vit principalement dans les zones montagneuses tempérées et semi-arides et dans les forêts tropicales près de l’eau. Il est visible de 600 à 2600 mètres d’altitude. Il se déplace saisonnièrement vers les plaines, et fréquente alors les forêts humides et zones boisées épineuses.

Mœurs : Ce perroquet vit en couple ou en groupes familiaux. Il vagabonde localement dans beaucoup de régions. Il est souvent vu en bandes d’une quarantaine d’oiseaux aux dortoirs communs quand ils s’installent pour la nuit dans les grands arbres ou sur les façades des falaises. Quand il se repose à la mi-journée, il se perche sur des arbres morts exposés et au sommet des branches. Pour se déplacer dans les arbres, son bec crochu est comme une « troisième main » qui lui permet de grimper facilement grâce à ses doigts et son bec. Il est très bruyant – notamment en vol, avec des battements lents et peu profonds, pouvant atteindre une vitesse de 55 km à l’heure – et se fait remarquer à l’aube et au crépuscule, pendant ses trajets entre le dortoir et sa zone de nourrissage. Pendant ces vols, les 2 partenaires d’un couple volent ensemble, l’un près de l’autre.

Alimentation : Le Ara militaire se nourrit de graines, noix, fruits et baies  dans les palmiers et ficus. Cette espèce arboricole consomme d’autres sortes de matières végétales haut dans les arbres et la canopée. Il est capable de casser et d’ouvrir des fruits aux coques très dures, grâce à son bec robuste.
L’ara militaire, comme d’autres Psittacidés, visite les amoncellements d’argile le long des rives des cours d’eau. Ces oiseaux se rassemblent à ces endroits afin de lécher cette argile qui a le pouvoir de les désintoxiquer des poisons contenus dans les végétaux qu’ils consomment. Enfin, ils effectuent quelques déplacements saisonniers pour trouver des fruits bien particuliers.
Reproduction/Nidification : La saison de reproduction a lieu de janvier à mars, mais elle peut varier selon l’endroit. Les partenaires sont monogames et restent ensemble pour la vie. Ils effectuent des acrobaties aériennes pendant les parades nuptiales.
Le Ara militaire nidifie dans des cavités, habituellement un trou au sommet d’un arbre, mais aussi sur les façades des falaises dans les canyons où le nid peut être établi dans des fissures ou des crevasses rocheuses, à environ 200 mètres au-dessus du sol.
La femelle dépose 2 à 3 œufs blancs. L’incubation dure entre 28 et 30 jours, assurée par la femelle. Le mâle la nourrit en dehors du nid pendant cette période, elle et ses poussins.
Les jeunes quittent le nid au bout de 12 semaines après la naissance.
Longévité : Il peut vivre jusqu’à 60 ans.
Menaces/Protection : Le Ara militaire est commun localement dans certaines zones retirées, mais son nombre diminue. Cette espèce est menacée et sensible à la perte de son habitat à cause de l’éclaircissage des terres et de la déforestation pour le bétail et l’agriculture. Le piégeage pour le commerce illégal et l’usage de ses plumes colorées en tant qu’ornements sont des faits importants qui accentuent son déclin. L’espèce est considérée vulnérable.

Perruche ondulée

Melopsittacus undultatus

Découverte en 1805, elle est aujourd’hui devenue l’oiseau en captivité le plus connu et populaire au monde. Rien qu’en France, 100000 perruches sont vendues chaque année.

Particularité : C’est une espèce monotypique. Elle n’a pas de sous-espèce.

Répartition/Habitat : Les perruches ondulées sont endémiques de l’Australie. Leur distribution très vaste couvre la totalité du continent, excepté les côtes orientales et la péninsule du cap York.

Elles fréquentent une grande variété d’habitats ouverts, y compris les forêts clairsemées, les savanes et les prairies légèrement boisées. Elles apprécient également les terres cultivées, les formations végétales qui poussent le long des rivières, les broussailles sèches et les plaines dégagées. Elles pénètrent dans les zones désertiques pourvues de mulga (Acacias). Bien qu’ils soient capables de survivre de nombreux jours sans eau, ces oiseaux ne sont jamais très éloignés d’une source ou d’un point d’eau.

Mœurs : Dans les régions où la production de fruits est régulière et d’autres où elle est stable pendant des périodes très étendues, les mouvements sont assez facilement prévisibles. Dans l’extrême Sud, les vagabondages n’existent qu’en cas de sécheresse prolongée et les errants réintègrent leur territoire aux premières pluies et les recolonisent dès que le niveau hydrographique est revenu à la normale.

Alimentation : Les perruches ondulées sont végétariennes. Elles consomment des herbes et les graines de chénopodes qui sont saisies à terre ou à une faible hauteur au-dessus du sol. Les plantes varient en catégories et en proportion selon les régions et les époques. Dans l’intérieur de l’Australie de l’Est, ces oiseaux se nourrissent exclusivement de graines trouvées à terre, alors que plus au centre du continent, un plus grand échantillonnage de plantes peut être sélectionné. Dans le premier cas, la taille des graines ne dépasse guère les 2 mm de diamètre et dans le second, plus de 40 variétés sont impliquées. Occasionnellement, les perruches pénètrent dans les cultures et en s’en prennent aux fruits mûrissants.

Nidification : Elles nichent de juin à septembre dans le nord de leur aire. Elles se reproduisent d’août à janvier dans le sud. Elles peuvent installer leur nid à n’importe quel moment de l’année après que soient tombées des pluies substantielles. Elles mettent en place des secondes couvées dès que les conditions sont favorables.
Les perruches ondulées nichent souvent de façon coloniale. Le nid est installé dans une cavité naturelle d’arbre, dans une souche, un poteau de clôture ou une grosse branche tombée. La femelle y dépose 4 à 6 œufs dont l’incubation dure environ 18 jours. Les poussins restent sur leur lieu de naissance pendant plus de 30 jours avant de s’envoler.

Longévité : 15 ans.

Menaces/Protection : Cette espèce n’est pas du tout menacée. Elle est même abondante, et dans certains endroits où les ressources sont bonnes, des bandes innombrables obscurcissent le ciel et le poids des individus qui perchent provoque la cassure des branches de 4 centimètres de diamètre. Les populations subissent des fluctuations considérables en fonction des conditions climatiques. Le bétail qui vit dans les exploitations fermières du centre de l’Australie ont bénéficié de nouvelles installations qui leur ont fourni de nouvelles provisions en eau. Ces nouveaux moyens ont profité aussi aux oiseaux. Du coup, les effectifs des perruches sont en constante augmentation.

Capybara Cabiai

Hydrochoerus hydrochaeris

Le Capybara (ou Cabiai) est un mammifère, proche cousin du Cobaye. Pouvant atteindre 1m30 et pesé jusqu’à 65kg, il est le plus gros rongeur du monde.

Particularité : C’est un animal amphibie, c’est à dire qu’il vit aussi bien sur terre que dans l’eau. Il nage très bien.

Alimentation : Herbivore, il se nourrit d’herbes et de plantes aquatiques comme la jacinthe d’eau, par exemple.

Habitat/Environnement : Se plaisant dans les zones humides, Il est très commun dans toute l’Amérique du Sud. Ses prédateurs sont les jaguars et les caïmans.

Reproduction : Le Capybara peut mettre au monde jusqu’à 4 petits par portée.

Longévité : 12 ans.

Menaces et conservation : A l’heure actuelle, l’espèce n’est pas menacée de disparition. Pour garantir sa survie, ce rongeur doit tout de même se protéger de ses prédateurs que sont les jaguars ou encore les caïmans.

Capucin à houppe noire

Cebus apella

Le Capucin à houppe noire (ou brun) est un primate dont le poids varie entre 2.5 et 4kg. Sa taille est de 38 à 43cm et sa queue est aussi longue que le reste de son corps (40cm).

Particularité : Il est reconnaissable de par sa tête ronde, ornée d’une touffe de poils noirs formant une coiffure en balai-brosse.

Habitat et mode de vie : Capable de s’adapter à divers environnements on peut le trouver en plaine, mais il vit principalement dans des zones humides, en forêts ou mangroves d’Amérique du Sud.

Mœurs : C’est un singe social. Il vit en groupe pouvant compter jusqu’à 40 individus dirigés par un mâle dominant. 

Alimentation : Le Capucin se nourrit de fruits et de noix. Très intelligent, il sait utiliser ce que lui offre la nature et se servir de pierres comme outils pour en briser la coque.

Reproduction : En moyenne, une femelle donne naissance à un petit Capucin tous les 2 ans.

Longévité : Un Capucin à tête noire vivant en liberté dans la nature a une espérance de vie moyenne de 20 ans. En captivité, cette dernière peut doubler pour atteindre jusqu’à 40 ans.

Menaces et conservation : Pour l’heure, cette espèce n’est pas menacée de disparition.

les fourmis Champignonnistes

Acromyrmex octospinosus

Les fourmis Champignonnistes, également appelées  « coupe-feuille », sont des insectes appartenant à la famille des Hyménoptères.

Habitat et mode de vie : Elle vivent dans les forêts tropicales d’Amérique du Sud. Les ouvrières collectent des morceaux de feuilles servant de substrat pour la culture du champignon. Elles ont créé les déchetteries pour éviter les contaminations.

Mœurs : Cette espèce est dîtes « Polygyne ». Elle a deux reines ; l’une pondeuse, l’autre ouvrière. Les ouvrières sont au service de la reine pour lui fournir la nourriture et l’habitat dont elle a besoin pour ses œufs.

Alimentation : Ces fourmis ont la particularité de ne pas pouvoir digérer la cellulose des feuilles. Pour se nourrir, elles ont développé une symbiose avec une espèce de champignon, le « Leucoagaricus gongylophorus », qu’elles cultivent dans leur fourmilière.

Reproduction : Après avoir pondu leurs œufs, elles sécrètent un antibiotique qui permet de les protéger.

Choucador à ailes vertes

lamprotornis choloropterus

Aussi appelé « Merle métallique de Swainson », le Choucador à ailes vertes est un oiseau rare appartenant à la famille des passereaux.

Particularité : Ce merle est dit « Métallique » du fait de son plumage irisé. Ce dernier change de couleur en fonction de l’angle de vue ou de l’éclairage ! On le distingue aussi grâce à son œil orangé.

Habitat : Il vit dans les forêts tropicales et savanes boisées, du centre jusqu’au Sud de l’Afrique.

Mœurs et alimentation : Il évolue en bandes à la recherches d’essaims d’insectes, mais mange aussi des fruits.

 

 

 

Rat de moissons

Micromys minutus

Le rat des moissons est l’un des plus petits rongeurs d’Europe.

Répartition : Il est largement répandu dans toute l’Europe,  sauf en Scandinavie et dans une grande partie de la zone méditerranéenne. Il est présent également en Asie jusqu’en Sibérie, Japon et Corée.

Mœurs : Ce petit mammifère est aussi bien actif de jour comme de nuit. Comme son nom l’indique, il se déplace avec aisance grâce à sa queue préhensile dans les tiges de graminées pour trouver les graines au sommet.

Alimentation : Il se nourrit principalement de graines, de bourgeons, de baies, de fruits, de bulbes et de nouvelles pousses de graminées. Mais une petite partie de leur régime alimentaire est aussi composée d’insectes – en particulier en été – ainsi que de racines et de champignons. Une partie de la nourriture est cachée sous terre pour l’hiver.

Reproduction : La saison des amours du rat des moissons s’étend de mai à octobre et souvent 3 portées naissent dans l’année. Chacune peut compter de 3 à 8 petits, les plus nombreuses en août et septembre. Les petits restent au nid 11 jours et grossissent très vite. La mère sort chercher de la nourriture et revient à intervalles réguliers pour les nourrir et les nettoyer. Elle avale tous leurs excréments pour empêcher que l’odeur n’attire les prédateurs.

A 2 jours, les petits rats peuvent ramper sur le nid et commencent à se toiletter eux-mêmes 4 jours plus tard. A 8 jours, ils voient parfaitement et à 9 jours, les dents percent la gencive. Lorsqu’ils ont 10 jours, la mère réduit sa production de lait et les encourage à manger de petites graines. Prêts à quitter le nid pour la première fois, ils commencent l’exploration de leur monde. Ils sont complètement indépendants à 16 jours et, à ce moment-là, la mère est généralement à nouveau pleine. Elle abandonne alors cette portée et cherche un autre site pour son nouveau nid. Les premiers jeunes restent quelques jours près du nid puis partent à la recherche de leur propre territoire.

Longévité : Le rat des moissons peut atteindre l’âge de 18 mois dans la nature, mais en général 6 mois. En captivité, cette espérance de vie peut atteindre 5 ans.

Protection : Le rat des moissons n’est pas menacé de disparition, mais les populations ont diminué à cause des méthodes modernes de culture : moissonneuses-batteuses, insecticides, brûlis des chaumes, etc…