Archives de catégorie : Batraciens

Grenouille Pacman

Ceratopthrys cranwelli

Trapu et massif, cet amphibien peut mesurer jusqu’à 15 cm pour les femelles, les mâles étant plus petits (10 cm environ). Son nom lui vient de sa très grande bouche qui lui permet d’avaler de grosses proies.

Répartition/Habitat : On la rencontre en Amérique du Sud (Bolivie, Argentine, Paraguay, Brésil). Cette grenouille affectionne particulièrement le climat subtropical humide caractérisé par de fortes variations saisonnières. Elle vit dans les sous-bois humides de forêts, près de nombreux étangs et marécages.

Habitat et mœurs : La Grenouille Pacman est terrestre, fouisseuse, nocturne et très sédentaire. A l’aide de ses pattes robustes, elle peut creuser dans le sol et ainsi se cacher quand les températures ne sont pas idéales, notamment pendant la saison sèche, en hiver. Pour y faire face, elle peut aussi développer une épaisse couche de peau protectrice qui la préserve du dessèchement.

Alimentation : Carnivore et insectivore particulièrement vorace, la Grenouille Pacman mange à peu près tout ce qui est à sa portée.

Reproduction : Cette espèce se reproduit massivement durant la période estivale, quand la saison des pluies arrive.

Longévité : En captivité, elle peut vivre une dizaine d’années.

Menaces/Protection : Cette espèce n’étant pas menacée, elle ne dispose d’aucun statut de protection.

Crapaud géant

Bufo paracnemis 

Aussi nommé « Crapaud Buffle », le nom donné à ce batracien s’explique par son envergure impressionnante pour l’espèce. Il mesure généralement entre 15 et 20 cm et pèse entre 1 et 2 kg. Le plus gros spécimen jamais rencontré pesait 2,65 kg pour 38 cm de long !

Répartition/Habitat : Il est originaire d’Amérique tropicale. On le rencontre ainsi dans une vaste partie septentrionale de l’Amérique du Sud, en Amazonie, mais aussi en Amérique Centrale et au Texas. En outre, cet animal a été introduit dans de très nombreux pays et continents (Australie, Caraïbes, Fidji, Nouvelle-Guinée, Etats-Unis, etc…) pour lutter contre les nuisibles en agriculture, grâce à se voracité et sa peau toxique. Il est aujourd’hui plus présent dans les régions où il a été introduit que dans ses terres d’origine.

Le Crapaud buffle vit dans les prairies et les bois humides, et montre également une attirance particulière pour les milieux artificiellement modifiés par l’homme comme les jardins, les fossés de drainage, les plantations de canne à sucre, les chemins ou les parcs. Dans son habitat d’origine, le crapaud peut aussi être rencontré en forêts subtropicales, bien que le feuillage dense limite ses déplacements.

Mœurs :  C’est un animal nocturne que l’on peut rencontrer la journée sous des arbres tombés à terre, des feuilles de cocotiers ou toutes sortes d’abris similaires. Il est exclusivement terrestre, s’aventurant seulement en eau douce pour pondre. Le Crapaud buffle peut supporter des températures maximales de 40 à 42 °C et minimales de 10 à 15 °C mais est capable de s’adapter à un nouvel environnement. Il est aussi très tolérant à la déshydratation. Une étude a montré qu’il pouvait supporter une perte d’eau correspondant à 52,6 % de l’eau de son corps, ce qui lui permet de survivre sous des climats non tropicaux.

Le Crapaud buffle possède des glandes qui sécrètent du poison, et son têtard est très toxique pour la plupart des animaux susceptibles de l’ingérer. En plus de ses toxines, ce crapaud est capable d’inspirer une grande quantité d’air dans ses poumons pour gonfler son corps et paraître ainsi plus grand et plus gros face à un prédateur.

Alimentation : Ce batracien repère ses proies principalement par la vue, mais peut également utiliser son odorat. Son régime est très varié. En plus de ses proies classiques (petits rongeurs et reptiles, amphibiens, oiseaux, invertébrés, etc…), il peut parfois manger des plantes, de la nourriture pour chien ou des déchets ménagers. Il saisit ces proies avec sa langue qu’il déploie très rapidement, en quelques centièmes de secondes. Il les avalent entières.

Les têtards se nourrissent d’algues et autres plantes aquatiques qu’ils râpent grâce à leurs 5 rangées de minuscules dents. Ils filtrent également l’eau pour en extraire de la matière organique. Les têtards de plus grande taille peuvent parfois consommer des œufs de leur propre espèce.

Reproduction : Les femelles, matures à partir de l’âge de 2 ans, sont très prolifiques. Elles pondent dans l’eau, dans des mares, des étangs, des fossés, des ruisseaux ou des canaux, entre 8 000 et 25 000 œufs qui forment de longues chaînes gélatineuses pouvant mesurer jusqu’à 20 mètres de longueur. Ces œufs sont noirs et couverts par une membrane. Ils mesurent entre 1,7 et 5 mm de diamètre. L’œuf devient têtard d’autant plus vite que la température est haute. Les têtards éclosent après 48 heures généralement, mais ce laps de temps peut varier entre 14 heures et presque une semaine. Ce sont des centaines de petits têtards noirs avec une petite queue qui éclosent en même temps. Il faut entre 12 à 60 jours (4 semaines en général) pour que le têtard devienne un petit crapaud. Tout comme l’adulte, l’œuf et le têtard sont toxiques pour de nombreux animaux.

Longévité : Leur espérance de vie est de 10 à 15 ans à l’état sauvage, mais ils peuvent vivre beaucoup plus longtemps en captivité.

Menaces/Protection :  Ce batracien est considéré comme nuisible car invasif dans beaucoup de régions dans lesquelles il a été introduit. Le principal problème posé est l’empoisonnement de nombreux animaux par sa peau toxique. Mais pour autant, cette espèce n’est pas du tout menacée.

Crapaud sonneur oriental

Bombina orientalis

Répartition/Habitat : Ce petit crapaud est originaire d’Asie Orientale. Il vit dans des zones tempérées et hiberne durant l’hiver

Mœurs : Cet amphibien est diurne. Lorsqu’il est dérangé ou agressé , il s’arc-boute sur son dos et présente sa face ventrale à son assaillant, tandis qu’il rapproche ses membres de son corps.

L’agresseur est alors averti par le rouge du ventre (d’où son surnom « sonneur à ventre rouge ») que s’il va plus loin, il risque d’avoir des problèmes. Et c’est ce qui ne manque pas d’arriver si l’agression continue : les sonneurs produisent alors un produit laiteux, toxique, qui suinte à travers certains pores de la peau, qui a un goût âcre et putride et qui a pour effet de faire gonfler les muqueuses. Nul besoin de dire qu’un chien ou un serpent qui a essayé de manger une fois un crapaud, apprend vite à reconnaître et à éviter leurs couleurs vives.

Cette toxine semble assez active : 1 mg injecté à une souris suffirait à la tuer en 15 minutes. Pas de crainte démesurée à avoir ; le sonneur oriental ne peut injecter sa toxine. Mais mieux vaut éviter de la toucher avec une main portant des plaies ou de se frotter les yeux après en avoir pris un en main.

Alimentation : Il se nourrit d’insectes et d’invertébrés.

Longévité : 10 à 14 ans mais certains rapports vont bien au delà : 20 ans en captivité.

Dendrobates

Habitat : Ces petites grenouilles habitent les forêts tropicales de l’Amérique Centrale et du Sud.

Alimentation : Elles se nourrissent surtout d’insectes.

Particularité : Elles sont très colorées. Ceci indique qu’elles sont toxiques !
Dans le monde animal, des couleurs voyantes constituent un signe d’avertissement pour les prédateurs.
Les indigènes d’Amérique du Sud enduisaient les pointes de leurs flèches avec le poison sécrété par la peau de ces petits amphibiens.
L’action neurotoxique du poison peut ainsi paralyser la victime d’une flèche préparée de cette manière.

Axolote

Ambystoma mexicanum

L’axolote est un urodèle (variété de batraciens) originaire du Mexique. Le terme « Axolotl » (ou Axolote en espagnol mexicain) est d’origine nahuatl. Il se compose de « atl » signifiant eau et de « xolotl » pour chien. Il a aussi pour origine le nom du dieu de la mort aztèque nommé Xotol qui, selon la légende, prit la forme de cet amphibien afin d’échapper à l’exil et fut tué pendant sa tentative.

Particularités : Il fait partie des animaux ayant la capacité de passer toute leur vie à l’état larvaire sans jamais se métamorphoser en adulte, et donc de se reproduire à l’état larvaire (néoténie). Il est de ce fait très étudié en biologie animale. Pendant longtemps, il a été confondu avec la salamandre tigre, occasionnellement néoténique, alors que l’Axolote l’est généralement dans la nature.

Une autre des particularités qui ont fait la célébrité de cette espèce animale est sa capacité à régénérer des organes endommagés ou détruits. L’axolote est non seulement capable de reconstituer par exemple un œil manquant, mais il peut aussi recréer certaines parties de son cerveau si elles ont été détruites. Sa tolérance aux greffes est également exceptionnelle.