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les fourmis Champignonnistes

Acromyrmex octospinosus

Les fourmis Champignonnistes, également appelées  « coupe-feuille », sont des insectes appartenant à la famille des Hyménoptères.

Habitat et mode de vie : Elle vivent dans les forêts tropicales d’Amérique du Sud. Les ouvrières collectent des morceaux de feuilles servant de substrat pour la culture du champignon. Elles ont créé les déchetteries pour éviter les contaminations.

Mœurs : Cette espèce est dîtes « Polygyne ». Elle a deux reines ; l’une pondeuse, l’autre ouvrière. Les ouvrières sont au service de la reine pour lui fournir la nourriture et l’habitat dont elle a besoin pour ses œufs.

Alimentation : Ces fourmis ont la particularité de ne pas pouvoir digérer la cellulose des feuilles. Pour se nourrir, elles ont développé une symbiose avec une espèce de champignon, le « Leucoagaricus gongylophorus », qu’elles cultivent dans leur fourmilière.

Reproduction : Après avoir pondu leurs œufs, elles sécrètent un antibiotique qui permet de les protéger.

Les Mygales

Qu’est ce qu’une mygale ? C’est bien entendu une araignée. Mais qu’est ce qui la distingue de ses consœurs ?

Sa morphologie : Elle possède des crochets venimeux (chélicères) de grandes tailles orientés vers l’avant et qui s’enfoncent dans une proie à la manière des crochets d’un reptile.

Contrairement aux idées reçues, l’araignée la plus venimeuse s’appelle la Veuve noire et ce n’est pas une mygale.
Seules quelques espèces (en particulier certains sujets australiens) sont dangereuses pour l’homme.
Nos araignées communes ont, elles aussi, des crochets venimeux mais dirigés vers le bas et ils s’articulent en tenaille. Les mygales seraient donc des araignées relativement primitives au regard de l’évolution.
Elles se caractérisent aussi par leurs longs poils qui peuvent être urticants.

Son origine géographique : Elle est présente dans toute la zone tropicale, de l’Amérique du sud à l’Australie. On en trouve aussi dans le Sud de l’Europe.

Sa technique de chasse : Les mygales ne se servent pas de leur toile pour attraper leur proie, elles chassent à l’affût en attendant dans un terrier qu’une proie passe, pour lui sauter dessus et l’envenimer.

Achatine

Achatina fulica

Les Achatines sont de gros escargots terrestres qui peuvent atteindre 20cm de longueur de coquille et peser près de 1 kg. La moyenne reste quand même aux alentours des 7 à 12 cm de long pour un poids approximatif de 220 grammes.

Habitat : On le trouve principalement à l’Ouest équatorial du continent Africain.
Il fréquente davantage les savanes humides que les milieux forestiers. Durant la journée, il s’abrite dans des terriers, mais aussi très souvent sous les termitières.

Alimentation : L’ Achatine se nourrit de végétaux et de débris organiques qui seront morcelés par une langue râpeuse (radula).

Reproduction : Hermaphrodite (échange de spermatozoïdes), l’accouplement se déroule en saison chaude. Ovipare, l’Achatine pond la tête dans la terre et émet jusqu’à 200 œufs. L’incubation dure de 2 à 3 semaines et les jeunes possèdent déjà une petite coquille translucide (développement directe sans stade larvaire ou métamorphose).

Longévité : 5 ans en moyenne.

Les phasmes

Origine/Répartition : Le nom de Phasme provient du grec “Phasma”, qui signifie “apparition” ou “fantôme”. Il en existe 3000 espèces dans le Monde, mais elles sont surtout présentes dans les régions chaudes et humides. A titre d’exemple, on dénombre 10 espèces dans le pourtour méditerranéen et 1 au Nord des Etats-Unis et du Canada.

Particularité : Ce sont des insectes très difficile à voir car ils se confondent avec leur milieu (mimétisme par homotypie ou homochromie). Ils gardent souvent une posture statique et quand ils se déplacent, c’est toujours avec lenteur et par à-coups comme des branches qui ballottent au vent.

Dimorphisme sexuel : Comme pour beaucoup d’insectes, les mâles sont nettement plus petits que les femelles. Chez certaines espèces, il est presque filiforme. Le dimorphisme est parfois si grand que certaines espèces mâles et femelles ont longtemps été considérés comme deux espèces distinctes.

Bernard l’ermite

Coenebita clypeatus

Répartition : Le Bernard l’ermite vit dans le sud de la Floride, aux Antilles et au Venezuela.

Particularités : Son abdomen mou l’oblige à se protéger dans une coquille « volée » à un mollusque aquatique ou terrestre, en délogeant au besoin son occupant (la coquille d’Achatine, par exemple).

Il a deux pinces inégales : la pince gauche est beaucoup plus grosse et plus forte que la droite. Il possède 2 deux paires d’antennes qui lui servent à « tâter » le terrain, goûter les aliments, communiquer avec ses congénères.

Mœurs :  Il est essentiellement nocturne, se cachant le jour sous des feuilles mortes ou des troncs d’arbres. C’est un animal adapté aux milieux terrestres et non aquatiques : on peut le trouver jusqu’à plusieurs kilomètres de la côte dans les forêts. Il transporte dans sa coquille d’emprunt une réserve d’eau dont il fait provision en s’immergeant.

Alimentation : Opportuniste, il mange tout ce qu’il trouve dans la nature : fruits et autres végétaux, cadavres de petits animaux et poissons.

Reproduction/Développement : Après accouplement, les femelles vont à la mer pondre leurs œufs (de 800 à 1200 pour une jeune femelle, jusqu’à 40 000 pour une grosse !).

Les larves sont aquatiques et subissent plusieurs transformations avant de tomber au fond de l’eau, où elles vont acquérir leur forme adulte et voler leur première coquille pour regagner la terre ferme.

 

Iule ou mille pattes

Spirobola sp

En dépit de leur nom, ils ne possèdent pas plus de 200 à 300 pattes (2 paires par anneaux). A ne pas confondre avec le Scolopendre qui  lui est carnivore et possède des griffes venimeuses !

Habitat : Ce sont des animaux fouisseurs des forêts humides.

Mœurs : En cas d’attaque, ils s’enroulent sur eux-mêmes et forment alors grâce à leur cuirasse articulée une boule dure qui ne laisse guère de prise à l’agresseur.
D‘autres possèdent une arme chimique : en effet, ils disposent de glandes qui sécrètent un liquide nauséabond ou toxique. Certains mille-pattes sont capables de projeter ce liquide jusqu’à une distance d’un mètre.

Alimentation : Ils se nourrissent de feuilles et de matières végétales en décomposition sur le sol (humus, plantes, mousses, etc…).

Reproduction : L’accouplement peut durer plusieurs heures. La fécondation est interne, la femelle peut produire jusqu’à 300 œufs. Contrairement à de nombreux arthropodes (insectes, crustacés, etc…), les femelles s’occupent de leur ponte avec soin, certaines allant jusqu’à construire une sorte de nid à base d’excréments et de terre.
A sa naissance, le mille-pattes ne possède qu’un nombre réduit de pattes. A l’occasion de chaque mue, d’autres viendront s’y ajouter.