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Bernache naine du Canada

Branta canadensis minima

Aussi appelée « Bernache de Hutchins », cet oiseau est considéré depuis 2004 comme une espèce à part entière. Il était auparavant classé comme une sous-espèce de Bernache du Canada (Branta canadensis).

Elle est de couleur légèrement plus sombre que la grande Bernache du Canada, mais sa taille est proche de celle de la Bernache nonette (environ 60 cm de hauteur pour plus d’un mètre pour sa cousine) et un poids de l’ordre de 1.4 à 1.5 kg.

Habitat/Répartition : Elle fréquente tout type de zones humides (étangs, lacs, prairies partiellement inondées, etc…).  Elle se rencontre à l’état sauvage dans la Toundra des côtes Ouest de l’Alaska, des Iles Aléoutiennes et du grand Nord canadien. Elle passe l’hiver principalement le long de la côte pacifique des Etats-Unis et du Nord du Mexique.
Mœurs : Très robuste, cette espèce est capable de s’adapter à une grande variété de climats différents. Son caractère calme lui permet de vivre en compagnie d’autres espèces sans difficultés. C’est un oiseau migrateur qui adopte le vol en V, typique des oies.

Alimentation : Elle se nourrit dans le milieu naturel principalement de végétation (herbes, plantes aquatiques, etc…) et de graines variées.

Reproduction/Nidification : Cette espèce se reproduit dès la seconde année. La femelle construit son nid au sol avec de la végétation, souvent près de l’eau (elle affectionne les îlots) et y dépose 5 à 7 œufs qu’elle couve durant 25-26 jours. Le mâle reste à proximité et monte la garde. La femelle ne quitte le nid que pour s’alimenter. Les bernaches sont d’excellents parents mais dans la nature, il y aura rarement plus de 50% de jeunes qui atteindront l’âge de 6-7 semaines, âge à partir duquel ils sont capables de voler.

Menaces/Protection : La Bernache naine du Canada n’est pas une espèce protégée. Sa détention, sa vente sont libres en Europe y compris en France. Sa population sauvage reste limitée et est proche de 160 000 individus. La prédation dans le milieu naturel des contrées nordiques est importante, principalement sur les œufs et les oisillons ( renards, ours, goélands, labbes, corbeaux, etc…).

Nette rousse

Netta rufina

La Nette rousse est une espèce de canard plongeurs de la famille des anatidés. Il mesure de 53 à 57cm de longueur avec une envergure de 84 à 88cm et pèse entre 1 et 1.3kg. Sa taille est équivalente à celle du Canard colvert.

Répartition/Habitat : C’est en Asie qu’il est le plus répandu. Oiseau migrateur, on peut aussi le rencontrer de l’Ouest de la Chine jusqu’à l’Est de l’Espagne. Ce canard fréquente les lacs ou plans d’eau entourés de roselières et les étangs pourvus d’une bonne végétation. L’hiver, on le trouve le long des côtes.

Mœurs : C’est un oiseau qu’on peut voir seul, en couple ou en bande, parfois mêlé avec d’autres espèces. Il peut d’ailleurs parasiter d’autres canards en pondant ses œufs dans leurs nids (canard colvert, fuligule milouin, etc…).

Alimentation : La Nette se nourrit en surface ou en plongeant. Elle mange principalement des végétaux aquatiques et dans une moindre mesure, des invertébrés et des petits poissons.

Reproduction : La femelle pond une couvée par an de 8 à 12 œufs en mai-juin. Le mâle peut parfois s’occuper des petits, ce qui est rare chez les canards. Le nid est au sol, dans un trou dégagé dans la végétation. Il est fait de tiges, d’herbes, de feuilles et de duvet de la femelle. La Nette rousse peut également parasiter d’autres espèces.

Durant l’incubation, que la femelle effectue seule, le mâle veille sur le nid. Après 26 à 28 jours, les petits sortent de l’œuf. Ils sont nidifuges et suivent donc leur mère quelques heures seulement plus tard. Le mâle part souvent durant l’incubation, mais il arrive qu’il reste veiller sur ses petits.

Canard mandarin

Aix galericulata

Il est le symbole de la fidélité au Japon. Jadis, on offrait un couple de Mandarin aux jeunes mariés. A l’échelle mondiale, il est couramment élevé comme oiseaux d’ornement.

Répartition : Il est originaire du Nord Est asiatique, de l’Est de la Chine et du Japon.

Menaces et conservation : Sacré et peu apprécié pour sa chair, il est cependant menacé au Japon du fait du déclin de son habitat. Nichant dans les troncs d’arbres, la déforestation en est la principale cause.

Canard carolin

Aix sponsa

Particularité :  Il est connu en Europe depuis plusieurs siècles, comme canard d’ornement, il faisait déjà le charme des pièces d’eau à Versailles.

Alimentation : Sa nourriture préférée est constituée de glands des chênes, de noisettes, de plantes vertes et de petits invertébrés. Son estomac puissant broie et digère facilement toute cette nourriture.

Reproduction : En Amérique, on l’appelle le « Woodie Duck » du fait qu’il est un des rares canards à se percher dans les arbres et à s’y reproduire. En été, le mâle perd son superbe plumage pour devenir semblable à sa femelle, c’est à dire gris. On ne le distingue de celle-ci que par son bec rouge.

Il ne retrouve son plumage nuptial qu’à partir de septembre/octobre. Les couples se forment en hiver pour se reproduire au printemps.  Peu après l’éclosion, les poussins sautent à terre (10-15m) à l’appel de leur mère et la suivent jusqu’à l’eau.

Canard Pilet

Anas acuta

Le Canard pilet est une espèce de canards barboteurs relativement commun. Il mesure 65 à 75cm (les femelles sont plus petites) avec une envergure de 80 à 95cm. Son poids adulte est compris entre 600g et 1.050kg.

Particularité : Comme pour les autres anatidés, il existe un fort dimorphisme sexuel, particulièrement durant la période nuptiale. A l’inverse, pendant l’éclipse, le mâle ressemble à la femelle.

Répartition/Habitat : Il est répandu dans les zones nordiques d’Europe, d’Asie et dans une grande partie du Canada, de l’Alaska ainsi que dans la moitié Ouest des Etats-Unis. En hiver, il descend vers le Sud pour atteindre parfois l’Equateur.

C’est un canard des zones humides ouvertes, comme les prairies ou la Toundra. Le nid, construit en milieu sec mais sans être trop éloigné de l’eau, est une cuvette peu profonde, creusée dans le sol et bordée de végétaux.

Mœurs : Il migre sur des distances importantes, période durant laquelle il est très grégaire, se mélangeant à d’autres canards. Son aire de nidification étant située assez au nord, certains spécimens migrent jusqu’en zone tropicale.

Alimentation : Il se nourrit de plantes, principalement en soirée ou de nuit. Durant la période de nidification, il mange également des insectes aquatiques, mollusques et crustacés en plongeant la tête à demi immergée et les pattes en l’air pour les attraper.

Reproduction : La parade comporte fréquemment des poursuites aériennes d’une seule femelle par plusieurs mâles.

Menaces et conservation : Cette espèce n’est pas menacée, son aire de répartition s’étendant sur plus de 10 millions de kilomètres carrés. La population est estimée entre 6,1 et 7,5 millions d’individus. Les femelles, qui doivent couver, sont particulièrement vulnérables à leurs prédateurs carnivores (lynx roux, grands rapaces). Les mâles eux, peuvent plus facilement leur échapper en s’envolant.

Tadorne de Belon

Tadorna tadorna

A mi-chemin entre le canard et l’oie, le tadorne constitue un cas particulier.

Répartition/Habitat : Tous les milieux humides (vasières) constituent des sites potentiels d’observation de ces oiseaux. En France, quelques couples nichent en Baie de Somme. Comme les oies, ils passent beaucoup de temps sur le sol.

Les couples sont fidèles et nichent à l’intérieur des terres, près de l’eau, dans des terriers de lapin, dans les herbes hautes, sous un buisson ou des rochers.

Alimentation : Il se nourrit de petits coquillages, crustacés, larves, insectes, et plantes aquatiques.

Oie céreopse

Cereopsis novaehollandiae

Oie australienne, la céreopse est facilement reconnaissable à son plumage gris et son bec de couleur jaune-vert fluorescent.

Elle fut presque totalement exterminée au siècle dernier par la chasse et l’introduction des renards roux d’Europe. Grâce à des mesures de protection, elle a pu recoloniser une grande partie de son ancienne aire de répartition et est aujourd’hui à l’abri de l’extinction. Autre particularité de cette oie attachante et très peu farouche : elle a une réelle aversion pour l’eau. D’ailleurs, l’accouplement s’effectue au sol, ce qui est très rare chez les oies.

A ne pas manquer, le grognement de cochon : son typique émis par la femelle !

Oie-cereopse

Oie d’Egypte

Alopochen aegyptiacus

Répartition : L’oie d’Egypte niche sur presque tout le territoire africain à l’exception des déserts, de la forêt équatoriale et du Maghreb. Elle a été introduite en Grande Bretagne au XVIIIème siècle.

Dimorphisme sexuel : Les deux sexes sont semblables, le mâle ayant des couleurs un peu plus prononcées et étant plus gros (ils peuvent peser plus de 2kg).

Mœurs : C’est un oiseau très agressif qui n’hésite pas à attaquer des prédateurs plus gros qu’elle pour défendre sa nichée. Ce coté belliqueux de l’oie d’Egypte se retrouve aussi lors de la formation des couples. La femelle incite le mâle à attaquer d’autres oiseaux. La victoire du mâle est nécessaire à l’établissement d’un lien conjugal durable.

Reproduction : Le couple peut alors construire un nid dans lequel la femelle pondra de 8 à 10 œufs blanc crémeux. Seule la femelle couve pendant 28-30 jours, mais le mâle irascible la protège pendant toute cette période.

Bernache de Magellan

Chloephaga picta 

La Bernache de Magellan est originaire du Sud de l’Amérique du Sud (Chili, Patagonie), où elle font l’objet de l’animosité des agriculteurs.

Particularité : En 1972, elles furent déclarées fléau national en Patagonie et en Terre de Feu. Dans l’année qui a suivie, 150 000 œufs ont été détruits.

Dimorphisme sexuel : Il est étonnant puisque le mâle est blanc et la femelle marron. Pendant longtemps, on a considéré qu’il s’agissait de 2 espèces différentes. Le couple est uni.

Mœurs : Ce sont des oiseaux très agressifs avec les autres espèces, y compris avec les jeunes immatures. Comme chez beaucoup d’oies, c’est la femelle qui incite la mâle à attaquer un rival.

Alimentation : Le mot « Chloephaga » qui caractérise le genre signifie « qui mange des jeunes pousses ». C’est pourquoi, il leur faut un grand espace enherbé.

Bernache nonnette

Branta leucopsis

Particularité : On distingue les Bernaches des Oies par leur plumage à dominantes noire et blanche, à leur bec et à leurs pattes noires.

Répartition : La Bernache nonnette est originaire du Groenland, elle migre vers le Nord de l’Europe. En cas d’hiver très rigoureux, on peut la rencontrer sur les côtes françaises.

Mœurs : Remarquables brouteuses, elles avancent en rangs serrés comme de véritables moutons. Ce sont des oiseaux grégaires relativement bruyants, surtout si elles sont dérangées. Les “Couette Couette” qu’elles émettent alors sont très caractéristiques.

Reproduction : Elles nichent à même le sol. Les mâles restent à côté de leurs partenaires pendant toute la durée d’incubation (environ 25 jours).

Bernache du Canada

Branta canadensis

La Bernache du Canada est l’oie sauvage américaine par excellence.
Elle a été introduite en Europe au XVIIème siècle pour peupler les parcs européens.

Mœurs : Les Bernaches du Canada sont grégaires mais lors des périodes de reproduction, elles ont tendance à devenir belliqueuses. Elles volent en « V » ou en diagonale. Cette espèce est monogame et les couples peuvent rester ensemble pour un an ou même pour la vie entière.

Alimentation : Le nom français de « bernache » vient des crustacés (bernacles ou bernaches) dont elles se nourrissent. Sinon leur régime alimentaire ne diffère pas des autres oies (herbe, petits invertébrés, graines et petits batraciens).

Reproduction : L’accouplement a lieu sur l’eau. Ensuite, la femelle pond ses œufs sur une berge isolée. Le mâle s’occupe de la sécurité du nid et de sa partenaire, et choisi de préférence un espace où la visibilité est bonne pour qu’il voit venir le danger. Après 2 mois d’éducation, les petites bernaches peuvent effectuer leur premier envol.

Oie à tête barrée

Anser indicus

Répartition :  Elle vient du Centre de l’Asie, du Nord de l’Inde et de la Birmanie où elle est répandue sur les lacs de montagne du Pamir, de l’Altaï et du Tibet. Pour migrer vers ses quartiers d’hiver en Inde, elle survole l’Himalaya.

Particularité : Elle possède un métabolisme lui permettant d’évoluer à plus de 8500m d’altitude et de résister à une température de -40°C. Ces prouesses font l’objet d’études par les scientifiques. Une des explications serait que l’hémoglobine de cette oie peut retenir beaucoup plus d’oxygène que celle des autres oiseaux.

Mœurs : C’est une oie au comportement très grégaire.

Cygne noir

Cygnus atratus

Origine : Le Cygne noir est originaire d’Australie et de Nouvelle Zélande.

Particularité : Les petits cygnes naissent gris, comme leurs cousins d’Europe. Mais eux sont de véritables vilains petits canards, puisqu’ils vont devenir tout noir au cours de leur première année.

Mœurs : A l’état sauvage, il est grégaire. Ainsi, il n’est pas rare de les voir voler par colonies de 30 000 oiseaux. Beaucoup moins gros que le Cygne blanc, il est tout aussi agressif surtout pendant la période de reproduction.

Reproduction : Ils se reproduisent en plein hiver mais aussi en été.