Archives de catégorie : oiseaux

Faisan prélat

Lophura diardii

Habitat : On le rencontre en Thaïlande, au Laos, au Cambodge et au Vietnam où il fréquente surtout les forêts à feuilles persistantes et les massifs de bambous.

Mœurs : Les faisans prélats sont sédentaires. Quand ils se nourrissent, ce sont des oiseaux assez grégaires, évoluant au sein de groupes qui peuvent varier du simple couple au large rassemblement familial. Les faisans prélats partagent apparemment le même habitat que le coq Bankiva, avec toutefois la réserve qu’ils fréquentent sans doute des forêts plus denses et plus humides. Ses prédateurs ne sont pas formellement identifiés, mais il est fort probable qu’ils soient en grande partie carnivores : félins, mustélidés et rapaces.

Alimentation : Les faisans prélats recherchent leur nourriture aux heures fraîches de la matinée ou de la fin d’après-midi, soit en solitaire, soit en petits groupes familiaux. Ils sont plutôt omnivores et s’alimentent de toutes sortes de fruits et de baies mais également d’insectes, de vers de terre, et de petits crabes terrestres. Dans la nature, ils traquent les insectes dans le voisinage du bétail ou des buffles sauvages, mais ils cherchent également leur nourriture en grattant le sol à proximité des forêts.

Reproduction et développement : La parade amoureuse consiste notamment pour le mâle à exhiber les couleurs flamboyantes de son croupion lors d’une « danse » latérale. La période de nidification intervient de Mai à Juillet. La ponte varie de 5 à 8 œufs dont l’incubation dure entre 24 et 25 jours. Les jeunes mâles n’acquièrent l’intégralité de leurs couleurs qu’au bout de douze mois, et leur queue continue à croître jusqu’à deux ans, date où ils sont en âge de se reproduire. Les femelles n’atteignent la maturité sexuelle que lorsqu’elles ont trois ans.

Menaces et conservation : Il est menacé en raison de la destruction de son habitat, de la chasse et du braconnage au collet. Sa population globale est estimée à environ 10 000 individus.

Faisan doré

Chrysolophus pictus 

Les chinois le nommait « ken ky », ce qui veut dire poule d’or. Buffon dans son histoire naturelle le nomme « Tricolor huppé de la Chine ». Actuellement, son nom systématique est « Faisan peint à huppe d’or ».

Des tentatives d’introduction dans les chasses françaises ont été faites. Leur acclimatation et peuplement fut un succès. En 1858, les faisans dorés sont devenus assez abondants pour être considérés comme un véritable gibier.

Ce faisan comportait de nombreux avantages : la beauté du plumage et l’excellence de la chair, plus savoureuse (parait-il?) que celle du commun, une fécondité supérieure et une longévité de 20 ans.

Malgré ces nombreuses qualités le doré n’est pas devenu un gibier à cause de sa petite taille qui ne produit guère de viande.

Vautour à capuchon

Neophron monachus

Vautour est le nom que l’on donne à 2 groupes de rapaces charognards :

  • Les “Accipitridae” ou vautours de l’ancien Monde (Afrique, Europe, Asie), tels que les vautours Percnoptère, Moine, Gypaète barbu.
  • Les “Cathartidae” ou vautours du nouveau Monde (Amériques), tels que les condors et le vautour pape.

Particularités : Le vautour est connu pour sa tête dénudée. Elle lui permet de chercher loin à l’intérieur des dépouilles la viande dont il se nourrit. Contrairement aux oiseaux de proie tel que les aigles, leurs pattes ne sont pas très puissantes, car elles ne servent pas à capturer les proies mais plutôt à se déplacer au sol.

Alimentation : Pas d’inquiétude pour les autres oiseaux, les vautours sont charognards ! C’est à dire qu’ils se nourrissent de cadavres !

Nette rousse

Netta rufina

La Nette rousse est une espèce de canard plongeurs de la famille des anatidés. Il mesure de 53 à 57cm de longueur avec une envergure de 84 à 88cm et pèse entre 1 et 1.3kg. Sa taille est équivalente à celle du Canard colvert.

Répartition/Habitat : C’est en Asie qu’il est le plus répandu. Oiseau migrateur, on peut aussi le rencontrer de l’Ouest de la Chine jusqu’à l’Est de l’Espagne. Ce canard fréquente les lacs ou plans d’eau entourés de roselières et les étangs pourvus d’une bonne végétation. L’hiver, on le trouve le long des côtes.

Mœurs : C’est un oiseau qu’on peut voir seul, en couple ou en bande, parfois mêlé avec d’autres espèces. Il peut d’ailleurs parasiter d’autres canards en pondant ses œufs dans leurs nids (canard colvert, fuligule milouin, etc…).

Alimentation : La Nette se nourrit en surface ou en plongeant. Elle mange principalement des végétaux aquatiques et dans une moindre mesure, des invertébrés et des petits poissons.

Reproduction : La femelle pond une couvée par an de 8 à 12 œufs en mai-juin. Le mâle peut parfois s’occuper des petits, ce qui est rare chez les canards. Le nid est au sol, dans un trou dégagé dans la végétation. Il est fait de tiges, d’herbes, de feuilles et de duvet de la femelle. La Nette rousse peut également parasiter d’autres espèces.

Durant l’incubation, que la femelle effectue seule, le mâle veille sur le nid. Après 26 à 28 jours, les petits sortent de l’œuf. Ils sont nidifuges et suivent donc leur mère quelques heures seulement plus tard. Le mâle part souvent durant l’incubation, mais il arrive qu’il reste veiller sur ses petits.

Canard mandarin

Aix galericulata

Il est le symbole de la fidélité au Japon. Jadis, on offrait un couple de Mandarin aux jeunes mariés. A l’échelle mondiale, il est couramment élevé comme oiseaux d’ornement.

Répartition : Il est originaire du Nord Est asiatique, de l’Est de la Chine et du Japon.

Menaces et conservation : Sacré et peu apprécié pour sa chair, il est cependant menacé au Japon du fait du déclin de son habitat. Nichant dans les troncs d’arbres, la déforestation en est la principale cause.

Canard carolin

Aix sponsa

Particularité :  Il est connu en Europe depuis plusieurs siècles, comme canard d’ornement, il faisait déjà le charme des pièces d’eau à Versailles.

Alimentation : Sa nourriture préférée est constituée de glands des chênes, de noisettes, de plantes vertes et de petits invertébrés. Son estomac puissant broie et digère facilement toute cette nourriture.

Reproduction : En Amérique, on l’appelle le « Woodie Duck » du fait qu’il est un des rares canards à se percher dans les arbres et à s’y reproduire. En été, le mâle perd son superbe plumage pour devenir semblable à sa femelle, c’est à dire gris. On ne le distingue de celle-ci que par son bec rouge.

Il ne retrouve son plumage nuptial qu’à partir de septembre/octobre. Les couples se forment en hiver pour se reproduire au printemps.  Peu après l’éclosion, les poussins sautent à terre (10-15m) à l’appel de leur mère et la suivent jusqu’à l’eau.

Canard Pilet

Anas acuta

Le Canard pilet est une espèce de canards barboteurs relativement commun. Il mesure 65 à 75cm (les femelles sont plus petites) avec une envergure de 80 à 95cm. Son poids adulte est compris entre 600g et 1.050kg.

Particularité : Comme pour les autres anatidés, il existe un fort dimorphisme sexuel, particulièrement durant la période nuptiale. A l’inverse, pendant l’éclipse, le mâle ressemble à la femelle.

Répartition/Habitat : Il est répandu dans les zones nordiques d’Europe, d’Asie et dans une grande partie du Canada, de l’Alaska ainsi que dans la moitié Ouest des Etats-Unis. En hiver, il descend vers le Sud pour atteindre parfois l’Equateur.

C’est un canard des zones humides ouvertes, comme les prairies ou la Toundra. Le nid, construit en milieu sec mais sans être trop éloigné de l’eau, est une cuvette peu profonde, creusée dans le sol et bordée de végétaux.

Mœurs : Il migre sur des distances importantes, période durant laquelle il est très grégaire, se mélangeant à d’autres canards. Son aire de nidification étant située assez au nord, certains spécimens migrent jusqu’en zone tropicale.

Alimentation : Il se nourrit de plantes, principalement en soirée ou de nuit. Durant la période de nidification, il mange également des insectes aquatiques, mollusques et crustacés en plongeant la tête à demi immergée et les pattes en l’air pour les attraper.

Reproduction : La parade comporte fréquemment des poursuites aériennes d’une seule femelle par plusieurs mâles.

Menaces et conservation : Cette espèce n’est pas menacée, son aire de répartition s’étendant sur plus de 10 millions de kilomètres carrés. La population est estimée entre 6,1 et 7,5 millions d’individus. Les femelles, qui doivent couver, sont particulièrement vulnérables à leurs prédateurs carnivores (lynx roux, grands rapaces). Les mâles eux, peuvent plus facilement leur échapper en s’envolant.

Tadorne de Belon

Tadorna tadorna

A mi-chemin entre le canard et l’oie, le tadorne constitue un cas particulier.

Répartition/Habitat : Tous les milieux humides (vasières) constituent des sites potentiels d’observation de ces oiseaux. En France, quelques couples nichent en Baie de Somme. Comme les oies, ils passent beaucoup de temps sur le sol.

Les couples sont fidèles et nichent à l’intérieur des terres, près de l’eau, dans des terriers de lapin, dans les herbes hautes, sous un buisson ou des rochers.

Alimentation : Il se nourrit de petits coquillages, crustacés, larves, insectes, et plantes aquatiques.

Oie céreopse

Cereopsis novaehollandiae

Oie australienne, la céreopse est facilement reconnaissable à son plumage gris et son bec de couleur jaune-vert fluorescent.

Elle fut presque totalement exterminée au siècle dernier par la chasse et l’introduction des renards roux d’Europe. Grâce à des mesures de protection, elle a pu recoloniser une grande partie de son ancienne aire de répartition et est aujourd’hui à l’abri de l’extinction. Autre particularité de cette oie attachante et très peu farouche : elle a une réelle aversion pour l’eau. D’ailleurs, l’accouplement s’effectue au sol, ce qui est très rare chez les oies.

A ne pas manquer, le grognement de cochon : son typique émis par la femelle !

Oie-cereopse

Oie d’Egypte

Alopochen aegyptiacus

Répartition : L’oie d’Egypte niche sur presque tout le territoire africain à l’exception des déserts, de la forêt équatoriale et du Maghreb. Elle a été introduite en Grande Bretagne au XVIIIème siècle.

Dimorphisme sexuel : Les deux sexes sont semblables, le mâle ayant des couleurs un peu plus prononcées et étant plus gros (ils peuvent peser plus de 2kg).

Mœurs : C’est un oiseau très agressif qui n’hésite pas à attaquer des prédateurs plus gros qu’elle pour défendre sa nichée. Ce coté belliqueux de l’oie d’Egypte se retrouve aussi lors de la formation des couples. La femelle incite le mâle à attaquer d’autres oiseaux. La victoire du mâle est nécessaire à l’établissement d’un lien conjugal durable.

Reproduction : Le couple peut alors construire un nid dans lequel la femelle pondra de 8 à 10 œufs blanc crémeux. Seule la femelle couve pendant 28-30 jours, mais le mâle irascible la protège pendant toute cette période.

Bernache de Magellan

Chloephaga picta 

La Bernache de Magellan est originaire du Sud de l’Amérique du Sud (Chili, Patagonie), où elle font l’objet de l’animosité des agriculteurs.

Particularité : En 1972, elles furent déclarées fléau national en Patagonie et en Terre de Feu. Dans l’année qui a suivie, 150 000 œufs ont été détruits.

Dimorphisme sexuel : Il est étonnant puisque le mâle est blanc et la femelle marron. Pendant longtemps, on a considéré qu’il s’agissait de 2 espèces différentes. Le couple est uni.

Mœurs : Ce sont des oiseaux très agressifs avec les autres espèces, y compris avec les jeunes immatures. Comme chez beaucoup d’oies, c’est la femelle qui incite la mâle à attaquer un rival.

Alimentation : Le mot « Chloephaga » qui caractérise le genre signifie « qui mange des jeunes pousses ». C’est pourquoi, il leur faut un grand espace enherbé.

Bernache nonnette

Branta leucopsis

Particularité : On distingue les Bernaches des Oies par leur plumage à dominantes noire et blanche, à leur bec et à leurs pattes noires.

Répartition : La Bernache nonnette est originaire du Groenland, elle migre vers le Nord de l’Europe. En cas d’hiver très rigoureux, on peut la rencontrer sur les côtes françaises.

Mœurs : Remarquables brouteuses, elles avancent en rangs serrés comme de véritables moutons. Ce sont des oiseaux grégaires relativement bruyants, surtout si elles sont dérangées. Les “Couette Couette” qu’elles émettent alors sont très caractéristiques.

Reproduction : Elles nichent à même le sol. Les mâles restent à côté de leurs partenaires pendant toute la durée d’incubation (environ 25 jours).

Bernache du Canada

Branta canadensis

La Bernache du Canada est l’oie sauvage américaine par excellence.
Elle a été introduite en Europe au XVIIème siècle pour peupler les parcs européens.

Mœurs : Les Bernaches du Canada sont grégaires mais lors des périodes de reproduction, elles ont tendance à devenir belliqueuses. Elles volent en « V » ou en diagonale. Cette espèce est monogame et les couples peuvent rester ensemble pour un an ou même pour la vie entière.

Alimentation : Le nom français de « bernache » vient des crustacés (bernacles ou bernaches) dont elles se nourrissent. Sinon leur régime alimentaire ne diffère pas des autres oies (herbe, petits invertébrés, graines et petits batraciens).

Reproduction : L’accouplement a lieu sur l’eau. Ensuite, la femelle pond ses œufs sur une berge isolée. Le mâle s’occupe de la sécurité du nid et de sa partenaire, et choisi de préférence un espace où la visibilité est bonne pour qu’il voit venir le danger. Après 2 mois d’éducation, les petites bernaches peuvent effectuer leur premier envol.

Oie à tête barrée

Anser indicus

Répartition :  Elle vient du Centre de l’Asie, du Nord de l’Inde et de la Birmanie où elle est répandue sur les lacs de montagne du Pamir, de l’Altaï et du Tibet. Pour migrer vers ses quartiers d’hiver en Inde, elle survole l’Himalaya.

Particularité : Elle possède un métabolisme lui permettant d’évoluer à plus de 8500m d’altitude et de résister à une température de -40°C. Ces prouesses font l’objet d’études par les scientifiques. Une des explications serait que l’hémoglobine de cette oie peut retenir beaucoup plus d’oxygène que celle des autres oiseaux.

Mœurs : C’est une oie au comportement très grégaire.

Héron garde boeuf

Bulbulcus ibis

Identification : Le héron garde-bœuf est un échassier vivant près des eaux douces, piscivore de taille moyenne. Les deux sexes sont semblables.

Habitat/Répartition : Contrairement aux autres hérons, le garde-bœuf n’est pas forcément lié au milieu aquatique. Même si l’eau et les zones humides continuent à jouer un rôle important dans son mode de vie, on peut aussi bien le retrouver dans les steppes et les prairies. Originaire de l’Afrique, très courant au Kenya ou en Tanzanie, on le rencontre actuellement sur tous les continents, excepté à proximité des cercles polaires.

Mœurs : Il niche en colonies plus ou moins nombreuses (de dix à plusieurs milliers) dans les arbres ou les buissons, à proximité des lacs ou des étangs.

Alimentation : Son régime est principalement insectivore. On le retrouve souvent en compagnie du bétail sur lequel il se perche pour le débarrasser de ses parasites. Il consomme également des petits vertébrés.

Nidification : La construction du nid est l’affaire des deux parents. Bâti de branchettes et de roseaux, ce dernier est installé dans un buisson au bord de l’eau.
La femelle dépose 4 à 5 œufs qui sont couvés pendant 22 à 26 jours. Les jeunes sont nidicoles et s’envolent au bout de 30 jours environ.

Protection/Menaces : Le héron garde-bœuf est commun et largement répandu dans son habitat.

 

Héron Bihoreau

 Nycticorax nycticorax 

Le Héron Bihoreau, aussi appelé « Bihoreau gris », est un oiseau trapu avec une tête large, un cou épais et court, et des pattes courtes. En période de reproduction, l’adulte a deux longues plumes blanches sur la nuque.

Habitat/Répartition : Le Héron Bihoreau vit près des lacs, des marécages et des rivières bordés de végétation dense. Il niche et dort dans les arbres.
Il est largement répandu, excepté dans les zones polaires, les zones tempérées fraîches et en Australie.

Mœurs : C’est un oiseau nocturne se nourrissant du crépuscule à l’aube. Il reste debout sans bouger, attendant le passage d’une proie qu’il attrape avec son bec. Il secoue vigoureusement sa proie pour l’étourdir ou la tuer, et ensuite, il l’avale la tête la première.
Il chasse dans les eaux peu profondes comme les autres hérons, utilisant son bec épais pour capturer les proies.
Le Bihoreau gris est sans doute monogame. Le mâle effectue une parade nuptiale élaborée, souvent la nuit.

Alimentation : Le Bihoreau gris se nourrit principalement de poissons, mais aussi de vers de terre, et d’insectes aquatiques et terrestres.

Nidification : Il niche en colonies souvent avec des espèces voisines dans les fourrés, sur les arbres et localement dans les roseaux. Le mâle bâtit la base du nid le plus souvent dans les branches d’un buisson ou au faîte d’un arbre où il attirera la femelle par des mouvements et des cris particuliers. C’est la femelle qui se chargera de terminer le nid.
La femelle dépose 3 à 5 œufs bleu clair, à intervalles de deux jours. L’incubation dure environ 24 à 26 jours, assurée par les deux parents. Les poussins sont couvés par les adultes et nourris par régurgitation.
Ils quittent le nid au bout de trois semaines, grimpant aux environs et autour du nid.

Protection/Menaces : En très forte régression dans toute l’Europe, à cause de la disparition des zones humides, dérangements dans les sites de nidification et la pollution des eaux, provoquant la diminution des ressources alimentaires.

Ibis sacré

Threskiornis aethiopica 

Histoire : L’ibis sacré était vénéré par les Égyptiens. Il personnifiait Thot, Dieu de la sagesse et de l’écriture. Quand les eaux du Nil baissaient, les Ibis y venaient pour manger les œufs des serpents.

L’Ibis a disparu d’Égypte depuis le XIXème siècle. La pollution du Nil est souvent mise en cause. Par respect pour ces oiseaux, leurs dépouilles étaient embaumées. Dans la pyramide de Sakhara, on a retrouvé près d’un millier d’ibis momifiés !

Habitat : De nos jours, on le trouve en Afrique au Sud du Sahara, le long des côtes, des lacs et des rivières.

Alimentation : Comme beaucoup de ciconiiformes, ils sont omnivores et mangent de tout : lézards, petits batraciens, insectes, charognes, petits poissons, oisillons etc… Leur bec recourbé vers le bas leur permet de fouiller la terre ou la vase.

Cygne noir

Cygnus atratus

Origine : Le Cygne noir est originaire d’Australie et de Nouvelle Zélande.

Particularité : Les petits cygnes naissent gris, comme leurs cousins d’Europe. Mais eux sont de véritables vilains petits canards, puisqu’ils vont devenir tout noir au cours de leur première année.

Mœurs : A l’état sauvage, il est grégaire. Ainsi, il n’est pas rare de les voir voler par colonies de 30 000 oiseaux. Beaucoup moins gros que le Cygne blanc, il est tout aussi agressif surtout pendant la période de reproduction.

Reproduction : Ils se reproduisent en plein hiver mais aussi en été.

Marabout d’Afrique

Leptopilos crumenniferus

Avec sa tête dénudée qui témoigne de son régime charognard, il exprime le calme et l’autorité d’où son surnom « d’adjudant ».

Mœurs : Le Marabout est un oiseau opportuniste : il n’hésite pas à rester lors des feux de brousses pour récupérer sa pitance sans trop d’efforts. il lui suffit d’attraper au passage de petits lézards, insectes ou petits mammifères en plein fuite. Il peut aussi voler la nourriture à des vautours. Contrairement aux autres ciconiidés, le Marabout vole le cou replié.

Cigogne blanche

Ciconia ciconia

Symboles de fidélité et de fécondité, les cigognes sont bien plus attachées à leur nid qu’à leur partenaire. Certains nids sont utilisés depuis plus de 400 ans et pèsent parfois près d’une tonne.

Mœurs : Comme tous les oiseaux planeurs, les cigognes profitent des courants chauds pour économiser leur énergie durant les migrations, c’est pourquoi les voies migratoires passent au plus étroit au dessus des mers ou des océans.

Alimentation : Les cigognes, contrairement aux clichés, se nourrissent essentiellement de petits mammifères (60%) et de reptiles (30%). Sur les lieux d’hivernage, les criquets pèlerins constituent l’essentiel de leur régime alimentaire. Elles contribuent ainsi à endiguer ce véritable fléau pour les cultures africaines.

Protection/Menaces : En déclin notamment à cause des lignes à haute tension et des insecticides, ainsi qu’à leur chasse en Afrique (il ne restait plus que 15 couples en Alsace en 1970), de vastes programmes d’élevage et de réintroduction ont été mis en place et ont été couronnés de succès. Leur nombre est en augmentation constante dans de nombreuses régions Françaises.

Cormoran africain

Phalacrocorax lucidus

Le Cormoran est un oiseau aquatique. Il est existe 36 espèces.

Particularité : Le plumage du Cormoran est partiellement perméable, du fait que les 3/4 de la surface de sa plume (la partie la plus externe) ne comportent pas de crochets sur les barbules, rendant celles-ci libres et perméables. Cette propriété lui permet de dépenser moins d’énergie pour plonger. En effet, moins d’air se trouve dans son plumage le rendant ainsi plus lourd pour une meilleure pénétration dans l’eau.

Le Cormoran se positionne régulièrement avec les ailes déployées quand il sort de l’eau. Ce n’est pas pour faire sécher ses plumes, mais pour favoriser sa digestion après un plongeon en eau froide.

 

Pélican Blanc

Pelecanus onocrotalus

Répartition : Il existe 7 espèces de pélicans à travers le monde. Le Pélican blanc est surtout répandu en Europe du Sud-Est, en Asie orientale et en Afrique. Oiseau migrateur, il va passer l’hiver en Afrique ou en Inde.

Particularité : Il est l’un des plus lourds oiseaux à voler. Ses ailes, qui atteignent 3.5m d’envergure, le classent parmi les grands voiliers.

Le Pélican blanc est parfois de couleur rosâtre. Ceci est dû à la sécrétion de la glande uropygienne qui imperméabilise son plumage.

Alimentation : La consommation moyenne de poissons est de 900g à 1.2 kg/jour mais les pélicans ne dédaignent pas les petits oiseaux et les déchets. La contenance de la poche gulaire atteint 12L. En cas de forte chaleur, cette poche a une fonction thermorégulatrice (comme les oreilles des éléphants).

Les chauves-souris

Roussettes d’Egypte et chauves-souris à nez pointu

Les chauves souris ou chiroptères sont les seuls mammifères capables de voler activement. Avec 900 espèces, elles représentent 1/3 des espèces de mammifères (2ème ordre derrière les rongeurs). La plus grande atteint 40 cm pour 1.10kg et 1.25m d’envergure. La plus petite pèse 2g et mesure 3cm.

Répartition : Elles sont partout sauf en Nouvelle Zélande et dans les régions polaires.

Mœurs : A quelques exceptions près, toutes les chauves-souris sont nocturnes. Cela leur procure différents avantages :

  • Eviter la « concurrence  » avec les oiseaux pour la nourriture.
  • Diminuer le risque de prédateurs.
  • Eviter la chaleur et la déshydratation. La chauve souris y est très sensible du fait de sa grande surface cutanée.

Elles vivent en colonies de plusieurs milliers d’individus composés de petits groupes formés par un seul mâle et d’une dizaine de femelles.

La chauve-souris émet des sons dont elle capte l’écho. La différence entre le son et son écho lui fournit les informations nécessaires à la connaissance parfaite de son environnement (obstacles, proies, etc…) en pleine obscurité. C’est ce que l’on appelle « l’écholocation ». En fonction des espèces, les impulsions sonores sont émises par la bouche ou par les narines.

Alimentation : En fonction des espèces, certaines sont insectivores, frugivores ou omnivores. Les insectivores consomment chaque nuit 30 à 50% de leur poids (pour un humain de 60 kg, cela correspondrait à 20-30 kg de nourriture !).

Contrairement à ce que l’on pourrait penser, seules 3 espèces sont hématophages et lèchent le sang des mammifères, comme le feraient les vampires selon la légende. On ne les rencontre qu’en Amérique du Sud.

Reproduction : Le cycle de reproduction est le même que chez les autres mammifères.
Mais il existe des exceptions : pour les chauves-souris des climats tempérés qui hibernent, l’accouplement a lieu avant l’hibernation. Pendant l’hiver,le sperme est conservé et dès le printemps venu, l’ovule est libérée de l’ovaire et peut être fécondée.
La période de gestation varie de 44 jours à 8 mois. Les femelles donnent naissance à un seul petit qu’elles allaitent. Le petit naît aveugle et nu et ne se séparera définitivement de sa mère que vers 2 mois. Il deviendra adulte aux alentours de 2 ans.

Longévité : En fonction des espèces, la chauve-souris vit de 5 à 20 ans.

Kéa

 Nestor notabilis

Le Kea est un perroquet originaire des régions montagneuses de Nouvelle Zélande. Ce perroquet est étonnant à plus d’un titre. Il s’agit d’une espèce terrestre. Il passe donc l’essentiel de son temps au sol. Habitant des montagnes, il ne craint pas le froid.

Particularités : Son bec allongé pour un perroquet lui permet de déterrer des bulbes sous la terre. Il est aussi le seul perroquet omnivore puisqu’il apprécie aussi la viande et même les charognes, notamment les carcasses de moutons. Malheureusement ce comportement a failli causer sa perte car ils ont été détruits en grand nombre par des éleveurs de moutons par superstition.

Le Kéa est également l’un des oiseaux les plus « intelligents » qui soit. Certains tests de QI le place au même niveau que les grands singes.