Archives de catégorie : Animaux

Gecko leopard

Eublepharis macularius

Adulte, ce reptile atteint aisément 20cm. Il est assez trapu et sa queue est très grasse.

Particularité : Contrairement à la majorité des Geckos, ses paupières sont mobiles et ses doigts ne possèdent pas de lamelles adhésives. Il ne grimpe donc pas, il est terricole.

Habitat : Il est originaire de l’Asie du Sud-Ouest. On le trouve en Afghanistan, dans les milieux arides, semi désertiques et rocheux et dans la partie Nord Occidentale de l’Inde et au Pakistan.

Mœurs : C’est un animal plutôt crépusculaire.

Alimentation : Les Gekkonidés se nourrissent de petits invertébrés et principalement d’insectes. Sa queue lui permet de stocker une importante réserve de graisse pour les périodes où la nourriture se fait rare, ce qui explique son aspect particulier.

Reproduction : Le mâle le plus rapide immobilise la femelle en la mordant au niveau du cou, pour un coït d’environ 10 minutes ou moins.

La femelle cesse en général de s’alimenter pendant 1 à 3 semaines avant la première ponte. Les œufs prennent trop de place dans son ventre, ce qui a pour conséquence de couper son appétit. Les œufs sont pondus par paire toutes les 3 semaines. Au total elle en pond une dizaine. L’incubation dure entre 1 mois et 1 mois et demi. Le sexe du futur gecko sera fonction de la température d’incubation :

  • Entre 26 et 28°C : Majorité de femelles
  • Entre 28 et 30°C : 50% de mâles et femelles
  • Entre 30 et 32° : Majorité de mâles.

Ils s’alimenteront après leur première mue, environ 2 à 3 jours après leur naissance.

Longévité : Environ 20 ans.

Tortue alligator

Macroclemys temminckii

C’est la plus grande tortue d’eau douce du Monde, avec un poids maximal de plus de 100kg. Elle possède une carapace rugueuse.

Habitat : Elle se niche dans le lit des rivières du Sud-Est des Etats-Unis.

Mœurs : Bien qu’elle soit aquatique, ce n’est pas une très bonne nageuse. Elle préfère marcher dans le lit des rivières.

Alimentation : Son régime alimentaire naturel se compose principalement de poissons et de carcasses de poissons morts (généralement jetés à la mer par les pêcheurs), les invertébrés , la charogne et les amphibiens. Mais elle est aussi connue pour manger des serpents et tortues plus petites qu’elle.

Technique de chasse : Elle est toujours à l’affût de la moindre proie. Le jour, cette tortue laisse ses mâchoires ouvertes et agite un petit appendice rose localisé au bout de sa langue. Le poisson se jette alors sur ce qu’il croit être un ver. A l’aide de sa puissante mâchoire, la tortue alligator mord alors violemment le poisson qui a été berné par son leurre.

Reproduction : La maturité est atteinte à l’âge de 12 ans environ. L’accouplement a lieu chaque année au printemps. La femelle construit un nid et pond entre 10 et 50 œufs, environ 2 mois plus tard. Le sexe des bébés dépend de la température à laquelle les œufs sont incubés. Les nids sont généralement creusés à au moins 50 mètres du bord de l’eau pour les empêcher d’être inondés. L’incubation dure 100 à 140 jours, et les nouveau-nés émergent au début de l’automne.

Longévité en captivité :  De 20 à 70 ans.

Tatou à trois bandes

 Tolypeutes matacus

Habitat : Le Tatou à trois bandes est un mammifère d’Amérique du Sud. Il vit dans des habitats très variés, des forêts pluvieuses aux déserts.

Particularités : Sa couleur peut varier du brun à l’ocre. Ses pattes avant munies de longues griffes lui permettent de creuser des galeries et d’éventrer fourmilières et termitières afin de se nourrir. La protection du tatou est assurée par une cuirasse formée de bandes de peau ossifiée. Leur nombre est généralement de trois, mais il peut varier de 2 à 4. Seul le tatou à trois bandes est capable de se rouler en une boule parfaite et de demeurer dans cette position aussi longtemps que le danger persiste. Cela lui permet de résister aux nombreux prédateurs : coyotes, cougars,etc…

Mœurs : Le tatou à 3 bandes vit généralement seul, même s’il peut leur arriver de se regrouper pendant la période froide.

Alimentation : Son odorat particulièrement développé lui permet de trouver de la nourriture en fouillant le sol à l’aide de son museau (insectes, invertébrés, fruits tombés au sol, etc…). Il compense ainsi une vue et ouïe plus laborieuse.

Reproduction Lors de cette période, le mâle, polygame, s’accouple avec plusieurs femelles. La femelle donne naissance à un seul petit qui naît après 4 mois de gestation.

Longévité : Le tatou à trois bandes peut vivre entre 12 et 15 ans dans la nature et jusqu’à 20 ans en captivité.

Pécari à collier

Tayassu tajacu

Le Pécari est un mammifère ressemblant fortement à un sanglier en miniature, dont le poids varie de 14kg à 30kg. Il possède une crinière en forme de collier blanchâtre au niveau du cou, d’où son surnom, et ses dents ne pointent pas vers le haut mais vers le bas.

Habitat : Il occupe les forêts d’Amérique du Sud et le Texas.

Alimentation  : Les Pécaris sont omnivores, mais ils affectionnent les racines, les fruits et les graines. Sur leur aire de répartition, les cactus forment le gros de leur alimentation mais ils mangent aussi des insectes et des petits invertébrés.

Leur groin très sensible leur permet de trouver la nourriture et leurs défenses permettent de creuser le sol et de couper les racines, causant parfois des ravages dans les champs.

Avec leurs 3 alvéoles distinctes (un peu comme chez la vache), leur estomac permet de digérer les aliments riches en cellulose.

Mœurs : Ils sont grégaires et vivent en hardes pouvant compter jusqu’à 50 têtes. Chaque harde étant elle même composée de petits groupes familiaux ou clans d’une quinzaine d’individus, d’âges et de sexes mélangés.

Longévité : 20-25 ans.

Mangouste naine

 Helogale parvula

Classe : mammifère – Ordre : carnivore – Famille : Herpestidae

Poids/Taille : 350 – 400g / Corps : 25cm – Queue : Environ 20cm

Habitat : Elle aime les savanes boisés et buissonneuses, forêts clairsemées de d’Afrique Subsaharienne.

Mœurs Les mangoustes naines sont diurnes et grégaires. Elles vivent en bandes à la structure matriarcale, comptant entre 8 et 30 membres. La communication est très vocale et continue, avec un large éventail de gazouillements et de sifflements, tandis qu’elles courent à la recherche de nourriture. Les membres du groupe  utilisent leurs incisives pour se nettoyer mutuellement.

Très organisé et hiérarchisé, le groupe se divise les tâches de façon à ce que les terriers soient toujours sous surveillance, tandis que le reste de la communauté surveille la venue d’éventuels prédateurs.

Alimentation : La Mangouste est essentiellement insectivore (termites, scarabées, larves et autres invertébrés enfouis dans le sol).

Reproduction : La matriarche est la seule femelle qui se reproduit. Le mâle alpha, qui est un rang en-dessous d’elle, passe son temps au sommet de la tanière, une termitière, scrutant le danger pendant que les autres font leur toilette et jouent.

 La femelle alpha met bas 2 à 3 portées par an, les unes à la suite des autres. Ces portées comptent 2 à 6 petits qui sont élevés et allaités par plusieurs individus. La gestation dure environ 2 mois et les jeunes sont sevrés vers 8 semaines. Généralement ils restent dans le groupe. Ce n’est que vers l’âge d’1 ou 2 ans que certains individus partent pour rejoindre d’autres groupes qui sont souvent apparentés à leur famille. Les jeunes mâles parcourent en moyenne 500m avant de trouver un autre groupe alors que les femelles parcourent 2 fois cette distance.

Protection : Cette espèce est non-protégée.

Longévité :  6 ans.

Dingo d’Australie

Canis lupus dingo

Les dingos sont des chiens sauvages de taille moyenne qui n’aboient pas. Ils ont les oreilles dressées, une queue brune à tâches blanches recouverte de poils durs.

Histoire : Les dingos australiens descendent d’un groupe très réduit qui aurait été introduit environ 3000 ans avant J.C. Il s’agissait de chiens domestiques. Ils ont rapidement formé une population sauvage, qui a eu un impact écologique important en causant certainement la disparition de plusieurs espèces de carnivores indigènes (loup marsupial, Sarcophile satanique, etc…).

Répartition : On peut les trouver en Océanie et en Asie et notamment en Australie.

Mœurs : Ils vivent seuls ou en bandes familiales et représentent parfois un vrai fléau pour les éleveurs de bétail. Ils ne courent pas très vite, mais ils sont très endurants et peuvent parcourir de longues distances. Ils poursuivent leur proie jusqu’à ce qu’elle tombe d’épuisement.

Reproduction/Développement : Les dingos sont très prolifiques et peuvent mettre au monde jusqu’à huit petits auxquels ils donnent naissance dans des grottes. Ceux-ci sont ensuite allaités pendant deux mois et restent très longtemps auprès de leurs parents. Ils n’ont pratiquement aucun ennemi naturels. Seuls les plus faibles d’entre eux sont la proie des aigles ou des serpents. Leur seul véritable ennemi est l’homme.

 

Coati roux

Nasua nasua

Le Coati, proche cousin du raton laveur, est doté d’une grande agilité dans les arbres. Son long museau mobile, qui lui a donné son nom, signifie « nez allongé » en langue indienne guanari.

Habitat  : Il occupe les forêts tropicales d’Amérique Latine et d’Amérique du Sud, situées à  2500 mètres d’altitude.

Mœurs : C’est un animal sociable et diurne.

Alimentation : Les coatis consomment des proies variées : petits oiseaux et mammifères, reptiles, scorpions et insectes (dont ils contribuent à la régulation des populations). Omnivores, ils se délectent également de fruits, de baies, de racines ou encore de champignons. Leurs griffes redoutables et leur remarquable odorat sont d’efficaces outils dans la quête de ces divers aliments.

Reproduction : Les femelles s’organisent en groupes excédant rarement 8 individus au sein desquels les mâles, excepté les jeunes, ne sont acceptés qu’en période de reproduction. Celle-ci varie selon les régions et l’abondance de nourriture mais a forcément lieu entre octobre et mars. Après 75 jours de gestation, entre 2 et 8 petits vont naître dans un nid que la mère aura pris soin de construire en hauteur, dans un arbre.

Poids : Entre 3 et 6 kg.

Longévité : 7 à 8 ans dans la nature ; le double en captivité.

Statuts et protection : Classé en Annexe III de la CITES (Convention de Washington) ; classé « LOWER RISK » sur la liste rouge de l’IUCN.

Raton laveur

Procyon lotor

Le Raton laveur est un animal curieux, rusé et solitaire qui a survécu depuis le Miocène, voici 25 millions d’années, grâce à ses facultés d’adaptation à tous les milieux. Les adultes pèsent généralement entre 5 et 12 kg, mais un gros mâle peut peser jusqu’à 28 kg.

Répartition/Habitat : Il vit dans la majeure partie des Etats-Unis, sauf dans les rocheuses. On le trouve aussi dans le Sud du Canada ainsi qu’en Amérique Centrale. Il a été introduit en France et en Allemagne. On le retrouve dans tous les milieux, même dans les villes. La présence de l’homme ne semble pas le déranger.

Particularités : Il vit près des cours d’eau et des lacs, d’où son nom. Il semblerait que le fait de tremper les aliments dans l’eau ne soit pas pour les laver mais pour les attendrir, les ramollir. D’autres pensent que ce comportement est du au fait qu’il ne produirait pas assez de salive ou que ce comportement est lié à la recherche et la capture de proies dans l’eau.

C’est l’un des rares animaux qui semble être capable de se réadapter à la vie sauvage après avoir été apprivoisé.

Mœurs : Le Raton laveur est un plantigrade, c’est à dire qu’il marche sur la plante des pieds. A ce titre, c’est un excellent grimpeur, nageur et il sait creuser efficacement. Il est principalement arboricole mais aussi terrestre. Il est crépusculaire et nocturne , mais devient diurne en captivité. Solitaire, les mâles adultes évitent le contact des autres mâles et signalent leur présence sur un territoire en laissant des marques malodorantes.

Alimentation : C’est un opportuniste. Il s’adapte à presque tous les milieux et consomme toute sorte de nourriture. Il appartient à l’ordre des carnivores, mais est considéré comme omnivore.

En nageant, il pêche poissons, écrevisses, grenouilles et tortues. Sur les berges, il chasse campagnols, souris, rats. En forêt, il se nourrit d’insectes, de vers de terres, d’œufs et d’oisillons qu’il trouvent sur le sol, mais il va aussi les dénicher en grimpant aux arbres. Dans certaines régions, il est considéré comme nuisible car il pille les poulaillers. En ville il fréquente les décharges et renverse souvent les poubelles !

Reproduction : Polygame, le mâle fécondera plusieurs femelles successivement. En revanche, après l’accouplement, la femelle repoussera tous les autres mâles.
La gestation dure environ 63 jours. Dans sa tanière souterraine ou un creux d’arbre, la femelle met bas 3 à 4 petits. Ils naissent aveugles et sans dents. Ils allaitent leur mère durant 3 mois. Ils resteront avec elle le premier hiver. Les femelles reproduiront l’année suivante, alors que les mâles atteindront leur maturité sexuelle vers l’âge de 2 ans.

Statut : Commun (espèce gibier). Il est chassé et piégé en Amérique du Nord pour sa fourrure. Dans de nombreuses régions, il est classé comme nuisible du fait des dégâts qu’il cause à la volaille et aux récoltes. Ils sont aussi vecteurs de la rage dans les Etats du Sud des Etats-Unis. Mais malgré cette mauvaise réputation, les effectifs ne diminuent pas.

Longévité : Le raton laveur peut vivre 12 ou 13 ans en milieu naturel. En captivité, le record de longévité est de 22 ans et demi.

Les chauves-souris

Roussettes d’Egypte et chauves-souris à nez pointu

Les chauves souris ou chiroptères sont les seuls mammifères capables de voler activement. Avec 900 espèces, elles représentent 1/3 des espèces de mammifères (2ème ordre derrière les rongeurs). La plus grande atteint 40 cm pour 1.10kg et 1.25m d’envergure. La plus petite pèse 2g et mesure 3cm.

Répartition : Elles sont partout sauf en Nouvelle Zélande et dans les régions polaires.

Mœurs : A quelques exceptions près, toutes les chauves-souris sont nocturnes. Cela leur procure différents avantages :

  • Eviter la « concurrence  » avec les oiseaux pour la nourriture.
  • Diminuer le risque de prédateurs.
  • Eviter la chaleur et la déshydratation. La chauve souris y est très sensible du fait de sa grande surface cutanée.

Elles vivent en colonies de plusieurs milliers d’individus composés de petits groupes formés par un seul mâle et d’une dizaine de femelles.

La chauve-souris émet des sons dont elle capte l’écho. La différence entre le son et son écho lui fournit les informations nécessaires à la connaissance parfaite de son environnement (obstacles, proies, etc…) en pleine obscurité. C’est ce que l’on appelle « l’écholocation ». En fonction des espèces, les impulsions sonores sont émises par la bouche ou par les narines.

Alimentation : En fonction des espèces, certaines sont insectivores, frugivores ou omnivores. Les insectivores consomment chaque nuit 30 à 50% de leur poids (pour un humain de 60 kg, cela correspondrait à 20-30 kg de nourriture !).

Contrairement à ce que l’on pourrait penser, seules 3 espèces sont hématophages et lèchent le sang des mammifères, comme le feraient les vampires selon la légende. On ne les rencontre qu’en Amérique du Sud.

Reproduction : Le cycle de reproduction est le même que chez les autres mammifères.
Mais il existe des exceptions : pour les chauves-souris des climats tempérés qui hibernent, l’accouplement a lieu avant l’hibernation. Pendant l’hiver,le sperme est conservé et dès le printemps venu, l’ovule est libérée de l’ovaire et peut être fécondée.
La période de gestation varie de 44 jours à 8 mois. Les femelles donnent naissance à un seul petit qu’elles allaitent. Le petit naît aveugle et nu et ne se séparera définitivement de sa mère que vers 2 mois. Il deviendra adulte aux alentours de 2 ans.

Longévité : En fonction des espèces, la chauve-souris vit de 5 à 20 ans.

Dendrobates

Habitat : Ces petites grenouilles habitent les forêts tropicales de l’Amérique Centrale et du Sud.

Alimentation : Elles se nourrissent surtout d’insectes.

Particularité : Elles sont très colorées. Ceci indique qu’elles sont toxiques !
Dans le monde animal, des couleurs voyantes constituent un signe d’avertissement pour les prédateurs.
Les indigènes d’Amérique du Sud enduisaient les pointes de leurs flèches avec le poison sécrété par la peau de ces petits amphibiens.
L’action neurotoxique du poison peut ainsi paralyser la victime d’une flèche préparée de cette manière.

Bernard l’ermite

Coenebita clypeatus

Répartition : Le Bernard l’ermite vit dans le sud de la Floride, aux Antilles et au Venezuela.

Particularités : Son abdomen mou l’oblige à se protéger dans une coquille « volée » à un mollusque aquatique ou terrestre, en délogeant au besoin son occupant (la coquille d’Achatine, par exemple).

Il a deux pinces inégales : la pince gauche est beaucoup plus grosse et plus forte que la droite. Il possède 2 deux paires d’antennes qui lui servent à « tâter » le terrain, goûter les aliments, communiquer avec ses congénères.

Mœurs :  Il est essentiellement nocturne, se cachant le jour sous des feuilles mortes ou des troncs d’arbres. C’est un animal adapté aux milieux terrestres et non aquatiques : on peut le trouver jusqu’à plusieurs kilomètres de la côte dans les forêts. Il transporte dans sa coquille d’emprunt une réserve d’eau dont il fait provision en s’immergeant.

Alimentation : Opportuniste, il mange tout ce qu’il trouve dans la nature : fruits et autres végétaux, cadavres de petits animaux et poissons.

Reproduction/Développement : Après accouplement, les femelles vont à la mer pondre leurs œufs (de 800 à 1200 pour une jeune femelle, jusqu’à 40 000 pour une grosse !).

Les larves sont aquatiques et subissent plusieurs transformations avant de tomber au fond de l’eau, où elles vont acquérir leur forme adulte et voler leur première coquille pour regagner la terre ferme.

 

Tenrec

Echinops telfairi

Le Tenrec, comme le Hérisson ou la Taupe appartient à l’ordre des insectivores.
Ce sont des mammifères assez primitifs car ils ont peu évolué.
Ils présentent encore des caractéristiques appartenant à leurs ancêtres les plus anciens (petit cerveau avec peu de circonvolutions, un seul appendice rectal et urogénital).

Habitat : Ils habitent les zones semi-désertiques , les forêts d’épineux et sèches des côtes malgaches.

Mœurs : Ils sont nocturnes et semi-arboricoles.
Comme ils mangent des insectes, ils ne peuvent pas stocker de nourriture pour les jours de froid, aussi la température de leur corps peut varier de 30 à 35°C. Ils entrent alors dans un état de torpeur (hibernation) durant 3 à 5 mois. Ils dépensent ainsi moins d’énergie pour maintenir leur température corporelle.
Ils communiquent par le toucher, l’odorat, mais aussi par l’émission de sons qui peuvent aller du pépiement jusqu’au cri aigu, en passant par les grincements de dents.
L’adaptation la plus notable des tenrecs est la transformation de leurs poils en épines qui leur permettent de se protéger à la manière des hérissons. Il devient alors difficile de les avaler ou même de les prendre.

Alimentation : Ils mangent principalement des insectes, des arthropodes (araignées) ou encore des vers dans les nids des oisillons ou des souriceaux, occasionnellement. Ils utilisent souvent leurs pattes pour maintenir leur proie.

Reproduction : Il est difficile de reconnaître les mâles des femelles car les testicules ne sont pas descendus. L’accouplement a lieu au mois d’octobre après les grosses chaleurs de l’été (où ils passent leur temps à dormir). Les femelles émettent alors une odeur caractéristique qui déclenche chez le mâle la sécrétion d’une substance blanchâtre près des yeux. La femelle creuse un terrier dans lequel elle apporte des végétaux. Les mâles restent avec leur partenaire après l’accouplement, mais quelques heures avant la naissance des petits, ils sont chassés du nid.
Les tenrecs ont en général de 2 à 8 petits. Les épines apparaissent au bout de 5 jours, ils ouvrent les yeux vers le 10ème jour et se séparent de leur mère vers 3 mois.

Longévité : Mal connue à l’état sauvage, on l’estime à 5 ans. A l’état captif, ils peuvent vivre jusqu’à 13 ans.

Castor canadien

Castor canadensis 

 Le Castor est le plus gros rongeur d’Amérique du Nord. Il peut peser jusqu’à 32 kg.

Particularités : Il dispose d’adaptations uniques ! Une membrane recouvre son œil et le protége quand il plonge. Sa queue écailleuse lui sert de gouvernail et lui permet de garder son équilibre sur terre lorsqu’il se dresse pour couper un arbre ou transporter des matériaux avec ses pattes avant. Ses pattes postérieures sont palmées et le deuxième orteil de chaque patte est doté de deux griffes superposées servant de peigne pour sa fourrure.

Il cause de gros dégâts dans les plantations d’arbres et abat plus de 200 arbres par an en moyenne. Il peut couper des arbres de plus de 40 cm de diamètre.

Mœurs :  Le castor vit en famille. La femelle n’a qu’une portée de 3 à 4 petits par an au printemps. Après une année passée dans la hutte à apprendre les rudiments de la vie de castor, les petits quittent la colonie pour trouver son territoire.

Longévité : Un castor peut vivre jusqu’à 12 ans dans la nature.

Menaces/Protection : Chassé pour sa fourrure soyeuse il n’est pour autant pas menacé de disparition.

 

 

Lièvre sauteur

Pedetes capensis

Le Lièvre sauteur est un rongeur d’Afrique de la famille des Pedetidés. Ce n’est pas un lagomorphe contrairement au lièvre et au lapin. Il ressemble plutôt à une gerboise géante qui aurait une grande queue touffue.

Adulte, son corps  mesure de 35 à 45 cm de long auquel il faut ajouter une queue de 37 à 48 cm. Ses oreilles font 7 à 9 cm de haut. Il pèse de 3 à 4 kg. Sa fourrure est peu dense et sans sous-poils.

Les pattes arrières ressemblent à celles d’un Kangourou, avec 4 doigts et des griffes. Il a de grands yeux et des oreilles qui se replient pour éviter que de la terre n’y entre lorsqu’il creuse.

Habitat : ll vit dans les plaines sablonneuses et plates d’Afrique.

Mœurs : C’est un animal nocturne et plutôt solitaire. Si le Lièvre sauteur supporte bien la fraîcheur de la nuit, le système de régulation de sa température ne lui permet pas de vivre correctement au delà de 30°C, température à laquelle il entre en hyperthermie.

Durant la journée, il se protège de la chaleur en restant dans de profonds terriers dont il cache l’entrée en repoussant le sable de l’intérieur. La nuit, il sort de son terrier et se déplace sur un rayon de 250m autour de chaque terrier en sautant à la manière d’un Kangourou, se cachant sous terre dès qu’il est effrayé.

Alimentation : Il se nourrit surtout de végétaux, de céréales, et parfois d’insectes.

Reproduction/Développement : Le Lièvre sauteur se reproduit toute l’année. Il ne met au monde qu’un petit par portée, après une gestation de 78 à 82 jours. La femelle a en moyenne 3 portées par an.

Le petit pèse environ 300 g à la naissance. Il naît couvert de poils et ouvre les yeux au bout de 3 jours en moyenne. Il quitte sa mère à l’âge de 7 semaines. Il est capable de se reproduire lorsqu’il atteint 2.5 kg.

Longévité : Il peut vivre jusqu’à 19 ans en captivité.

Menaces/Protection : Le Lièvre sauteur est chassé car il commet des dégâts dans les récoltes. En Afrique du Sud, il représente une importante source de viande. Malgré cette chasse intensive, l’espèce ne semble pas être actuellement menacée de disparition.

Agouti Ponctué

Dasyprocta punctata

Ce petit rongeur proche du cochon d’inde peut peser de 2 à 3 kg. Ses grandes pattes lui permettent de courir rapidement. Il fut utilisé par les indigènes mayas comme animal domestique, mais aussi pour sa chair.

Habitat : Il occupe les forêts des régions humides situées entre le Sud du Mexique, le Paraguay et le Brésil, ainsi qu’aux Antilles.

Mœurs : Il vit dans des terriers et est plutôt diurne. S’il se sent menacé, il peut changer ses habitudes. Il peut vivre seul ou en couple.

Alimentation : Il mange des graines, des fruits et des feuilles.

Il exerce un rôle essentiel dans la forêt : En cachant un grand nombre de graines ou fruits tombés au sol qu’il conserve pour sa consommation future, il permet la dispersion des graines et donc la reproduction des arbres. D’instinct, il les décortique avant de les enterrer. Certaines graines (notamment celles de l’astrocaryum noir) ne germent que lorsqu’elles ont été traitées de la sorte.

Quand on parle de l’importance de la biodiversité, en voilà un exemple probant !

Reproduction: La femelle a en général 1 à 2 portées par an de 1 ou 2 petits. La durée de gestation est de 105 à 120 jours. Les bébés Agoutis naissent les yeux ouverts et sont capables de suivre leur mère dès la naissance. Ils obtiendront leur maturité sexuelle vers l’âge de 6-9 mois.

Menaces/Protection : Il est chassé pour sa chair et pas toujours de façon rationnelle. Ses principaux prédateurs naturels sont les boas, les félins (jaguar, ocelot), les coatis bruns et les rapaces.

Annexe III CITES (Honduras).

Ecureuil du Japon

Sciurus lis

L’écureuil du Japon est d’une couleur allant du gris au brun. Il a une queue touffue et des pinceaux aux oreilles, mais moins prononcés que chez l’écureuil roux.

Répartition : On rencontre cet écureuil uniquement sur les îles de Honshu, Shikoku et Kyushu au Japon.

Menaces/Protection : Récemment les populations du Sud-Ouest de Honshu et Shikoku ont diminué et celles de Kyushu ont disparu. La cause principale semble être la destruction et la fragmentation des forêts dans lesquelles il vit.

En outre, il est de plus en plus apprécié comme animal de compagnie et les prélèvements d’individus pour alimenter le commerce de ces animaux sont peut être en cause dans la diminution de ces populations. Enfin, certains écureuils domestiques sont abandonnés par leurs propriétaires, ce qui a pour conséquence le développement de certaines maladies.

Ecureuil de Corée

Eutamias sibiriacus

Comme tous les rongeurs, qui représentent 40% des espèces de mammifères, l’écureuil de Corée a :

  • Un museau allongé
  • Des oreilles assez longues
  • De longues moustaches
  • Une longue queue

Particularité : Les rongeurs se distinguent des autres mammifères par leurs 4 grosses incisives à croissance permanente. Seule leur surface antérieure est émaillée. Elles sont donc toujours aiguisées grâce à l’usure constante de la face postérieure, composée de dentines plus tendres.

Alimentation : Il se nourrit essentiellement de graines qu’il stocke dans ses bajoues. Comme beaucoup d’écureuils, il camoufle souvent de la nourriture.

Reproduction : Les portées comptent de 3 à 5 petits qui naissent nus et aveugles, après 30 jours de gestation. Il n’y a qu’une nichée par an.

Longévité : De 8 à 12 ans en captivité.

Porc-épic Indien

Hystrix indica

C’est l’un des plus gros rongeurs, il peut peser de 13 à 27 kg.

Habitat : On rencontre des porcs-épics en Afrique et en Asie. Ils habitent dans des cavités sous des rochers ou dans des terriers qu’ils creusent eux-mêmes.

Mœurs : De naturel solitaire, il peut parfois vivre en couple.

Alimentation : Il se nourrit de racines, bulbes et fruits. Doté d’un très mauvaise vue, c’est son odorat qui lui permet de trouver sa nourriture.

Reproduction : La maturité sexuelle est atteinte vers 2 ans. La femelle est en chaleur tous les 35 jours mais ne produit que 2 à 3 portées (de 2 ou 3 petits) par an. La parade amoureuse s’effectue par des léchages mutuels. La gestation dure environ 112 jours. Les petits naissent avec des piquants mous qui durcissent rapidement, seulement quelques heures après la naissance.

Protection : Bien qu’il soit chassé pour sa chair, il n’est pas menacé d’extinction. Ses principaux prédateurs sont les grands félins.

Longévité : 12 à 15 ans dans la nature, beaucoup plus en captivité.

 

Phalanger renard

Trichosurus vulpecula

Répartition/Habitat : Australie et Tasmanie. Introduit en Nouvelle-Zélande, son aire de répartition est particulièrement large. On le rencontre aussi bien en pleine forêt que dans les faubourgs boisés.

Mœurs : Il est nocturne et arboricole. Ses griffes acérées et son pouce opposable lui permettent de grimper avec aisance. Sa queue longue est partiellement préhensile. C’est un animal solitaire qui délimite son territoire en émettant différents sons.

Alimentation : Il est herbivore et se nourrit essentiellement de feuilles (il raffole du gui), de fleurs ou de fruits. A l’occasion il peut se nourrir d’œufs et d’oisillons.  Il est considéré comme un vrai parasite pour les agriculteurs locaux.

Reproduction : C’est un marsupial. Il donne naissance à un seul petit qui restera dans la poche de la femelle pendant environ 4 mois. Les femelles sont capables de se reproduire vers l’âge d’un an tandis que les mâles sont matures vers 2 ans.

Longévité : Le taux de mortalité à l’âge d’un an est d’environ 75%. Ensuite, il retombe à 20%. Il vit environ 7 ans à l’état sauvage.

Wallaby de Bennett

Macropus rufogriseus  

Le Wallaby de Bennett fait partie des 240 espèces de marsupiaux réparties en Amérique et en Australie ainsi que dans les îles environnantes. Sa population est stable. Le corps du wallaby mesure de 40 à 90 cm avec une queue de taille identique. Son poids varie entre 7 et 18 kg.

Particularité : On distingue le Wallaby du Kangourou de par sa taille. Ce dernier est généralement plus grand que son cousin.

 Habitat/Répartition: On le rencontre dans les forêts et prairies de Tasmanie ainsi que sur la côte Sud-Est de l’Australie.

Mœurs : Le Wallaby de Bennett est principalement nocturne à l’état sauvage. Ils sont souvent observés ensemble pour se nourrir. En revanche, ils ne forment pas de groupes sociaux permanents.

 Alimentation : Herbivore, il consomme de l’herbe et des feuillages divers.

Reproduction : Seules les femelles ont une poche appelée le « marsupium ». Le petit, après une gestation de trente jours, remonte de l’utérus jusqu’à la poche où il restera pendant environ 5 mois accroché à une tétine. L’espèce n’étant pas très prolifique en cas de décès prématuré du petit, un embryon de « secours » va prendre le relais et se développer dès l’arrêt de lactation.

Longévité : Environ 15 ans.

Wallaby de Parma

Macropus parma

Le Wallaby de Parma est la plus petite espèce de Kangourou. Son poids varie entre 3.2 et 5.8 kg, soit un dixième du poids du Kangourou roux.

Histoire : On pensait l’espèce éteinte à la fin du XIX siècle. Mais en 1965, une population fut découverte sur l’île de Kawau, puis une autre 2 ans plus tard dans les forêts du New South Wales en Australie.

Fait intéressant, les spécimens de Kawau Island sont plus petits que leurs congénères de Gosford. Il apparaît que la concurrence pour les ressources limitées de nourriture sur l’île a sélectionné les petits individus.

Répartition/Habitat : Il vit au Sud-Est de l’Australie et à été introduit en Nouvelle Zélande. On le trouve dans les forêts humides broussailleuses et forêts plus sèches d’eucalyptus.

Mœurs : Essentiellement nocturne et solitaire, c’est un animal discret.

Menaces/Protection : A l’heure actuelle, bien que la population ne soit pas très importante, elle reste stable et l’espèce n’est plus considérée comme menacée.

Gibbon à mains blanches

Hylobates lar

Le Gibbon à mains blanches, aussi appelé « Gibbon lar », est un primate. C’est une des 11 espèces de Gibbons.

Les gibbons à mains blanches sont des singes au corps svelte, sans queue, à la tête ronde et aux bras particulièrement longs (2.3 à 2.6 fois la longueur du corps). Leur face noire est encadrée de blanc et comme l’indique son nom, les extrémités de ses membres sont blanchâtres. Le reste de son pelage a une couleur qui varie du noir au beige-sable, en passant par le roux. Sa taille est comprise entre 65 et 85 cm, pour un poids de 5 à 8 kg.

Il possède de longs membres musclés ainsi que des mains et des pieds adaptés au balancement de branche en branche. Il se déplace tel un véritable acrobate ! Au sol, le Gibbon à mains blanches marche debout et utilise ses longs bras comme balancier.

Répartition : Il vit dans les forêts tropicales humides de l’Asie du Sud-Est (Thaïlande, péninsule malaise, Bangladesh, île de Sumatra, etc…).

Alimentation : La recherche de nourriture constitue la principale activité de sa journée. Il se nourrit essentiellement de fruits, de feuilles, de bourgeons et de fleurs, mais il peut aussi manger des insectes et de petits oiseaux quand la nourriture vient à manquer.

Mœurs : Les gibbons à mains blanches vivent en petits groupes dirigés par un couple reproducteur. Chaque groupe a son territoire qu’il marque de bon cœur, en chantant !

Les Gibbons forment des couples monogames et sont fidèles à leurs partenaires respectifs. Chaque couple peut avoir un petit tous les 2 à 3 ans, après environ 7 mois de gestation. Le petit est très vulnérable pendant les premiers mois de sa vie. Il est très dépendant des parents et continue à téter sa mère jusqu’à l’âge de 20 mois.

Menaces/Protection : Les gibbons sont malheureusement menacés d’extinction. C’est un des singes les plus exploités par l’homme. Outre la destruction de son territoire (déforestation), le principal danger vient de son exploitation par les trafiquants d’animaux qui n’hésitent pas à tuer 10 adultes pour pouvoir s’emparer d’un jeune. Ce jeune sera ensuite vendu pour une centaine d’euros à des indigènes ou à des occidentaux.

Lémurien Maki Catta

Lemur catta

Reconnaissables à leur coloration noire et blanche, on pourrait penser que ces animaux sont facilement repérables. Il n’en est rien ! Les rayons du soleil qui pénètrent les forêts malgaches y dessinent des traits d’ombre et de lumière dans lesquels le camouflage des makis s’avère particulièrement efficace. Ils pèsent 3 kg.

Particularités : Sur la face interne de ses poignets,  le Maki Catta possède des glandes qui lui permettent de laisser son odeur sur tout ce qu’il touche et marquer ainsi son territoire.

Habitat  : Ils vivent dans des zones désertiques du Sud-Est de Madagascar.

Mœurs : Ils vivent en petits groupes de 15/20 individus, le nombre de mâles étant toujours supérieur à celui des femelles. Ils sont diurnes et adorent prendre des bains de soleil.

Lors de rivalités, leur grande queue annelée sert d’intimidation. Enduite de leur odeur, ils l’agitent au dessus de leur tête en direction du rival pour lui envoyer un signal olfactif.

Alimentation : Ils consomment des figues sauvages et des fruits de tous les cactées qui composent leur habitat. Leurs dents acérées permettent de déchirer l’écorce pour en récupérer le fruit.

Reproduction : Les femelles portent 2 petits qui naîtront au bout de 6 mois de gestation. Ils seront élevés par le groupe et pourront à leur tour se reproduire vers l’âge de 2ans.

Menaces/Protection : Classée Annexe I de la Convention de Washington, cette espèce est placée sur la liste rouge de l’IUCN. La destruction de son habitat naturel tend à faire disparaître ce lémurien de ses derniers refuges.

Longévité : 20 ans.

Maki Vari roux

Varecia rubra

Le Vari roux est un primate lémuriforme de la famille d0s0e Lemuridae. Longtemps considéré comme une sous-espèce du Vari noir et blanc, il est aujourd’hui une espèce à part entière et est plus gros que son cousin, pesant de 4 à 6 kg.

Répartition/Habitat : Son aire de répartition est restreinte à la péninsule de Masoala sur la côte est de Madagascar au sud de Sambava. Il vit dans les forêts tropicales humides.

Mœurs :  Ce lémurien est diurne. Il est l’un des plus bruyants de sa famille. A la moindre alerte, il se met à pousser des cris impressionnants pour prévenir l’ensemble de ses congénères d’un éventuel danger. L’organisation sociale des maki vari roux varie en fonction de l’habitat et de la disponibilité des ressources alimentaires. En saison humide, les fruits sont nombreux et ils se rassemblent en larges groupes. Durant la saison sèche, la nourriture se fait plus rare et les groupes se dispersent. 

Mais généralement, ces primates vivent en groupes relativement importants, dominés par les femelles. Cette organisation matriarcale se constate aussi bien lors des repas que lors de la reproduction. Passant leur journée dans les grands arbres à la recherche de nourriture, ils passent la nuit blottis les uns contre les autres sur une branche.

Alimentation : Ils mangent essentiellement des fruits.

Reproduction : La femelle peut donner vie jusqu’à 6 petits en une seule et même portée. La gestation dure 3 mois. A la naissance, elle construit alors un nid de feuilles pour couver ses jeunes dans leurs premières semaines. Ils peuvent la suivre dans tous ses déplacements au bout d’un mois et demi.

Longévité : 20 ans.

Menaces et conservation : Cette espèce est en menace critique d’extinction car son aire de répartition est vraiment très réduite.
La chasse et la déforestation pourraient venir rapidement à bout de la maigre population restante. Dans les zoos, elle fait l’objet d’un programme européen d’élevage. Cette espèce est incluse depuis 2012 dans la liste des 25 espèces de primates les plus menacées au monde.

Tamarin Pinché

Saguinus oedipus

Habitat : Il se cache dans les forêts tropicales humides du Nord-Ouest de la Colombie.

Alimentation : Frugivore – insectivore- exsudativore. Il consomme 40% de végétaux (fruits, noix, nectar), 40% d’invertébrés (insectes, araignées et escargots) et des vertébrés (oiseaux, jeunes lézards et petites grenouilles). Les oiseaux, dont il mange aussi les oeufs, sont mordus à la tête et débarrassés de leur bec avant d’être dévorés. Enfin, il suce la sève mais ne creuse pas de plaies dans les arbres pour la faire couler.

Mœurs : Ils vivent en petits groupes.

Reproduction/Développement : Une seule femelle se reproduit (rarement deux), qui peut s’être accouplée avec divers mâles. Ses filles ne se reproduisent pas et ne produisent même pas d’ovulation. Placées hors du groupe natal et exposées à des mâles étrangers, elles perdent instantanément cette inhibition reproductrice.

Assez souvent, un seul couple se reproduit. Une fille fécondée peut être expulsée du groupe par sa mère avant la mise bas.

Les deux sexes « migrent », « transfèrent » dans des groupes voisins à tout âge, les adultes plus fréquemment que les jeunes et les enfants. Les mâles immigrants entrent plus facilement dans un groupe suite à la mort du mâle résident.

Durant l’accouplement, le mâle agrippe les flancs de sa partenaire. L’intervalle moyen entre chaque naissance est de 8 mois. La femelle met bas pour la première fois autour de 33 mois. Après environ 5 mois de gestation, 2 faux jumeaux viennent au monde. Ils pèsent chacun 15 à 20% du poids maternel. La portée unique représente 34% des cas et les triplés 2%. On observe un pic de naissances en avril-mai (en captivité), avec presque deux fois plus de mâles que de femelles !

Les bébés ouvrent les yeux au troisième jour et peuvent marcher à 3 semaines. La mère ne prend ses jumeaux que pour l’allaitement et en laisse la charge au père lorsqu’elle part en quête de nourriture, à partir du dixième jour en moyenne. Ils prennent leur premier aliment solide à 5-6 semaines (en captivité), donné le plus souvent par un mâle adulte. Frères et sœurs portent aussi les jeunes sur leurs dos et les nourrissent.

Les petits restent sur le dos parental jusqu’à 6-7 semaines, acquièrent leur indépendance à 2 mois et demi, mais partagent encore la nourriture avec leurs parents. Entre 7 et 9 mois, ils arrêtent de dormir sur le dos de leurs parents.

On a observé que l’augmentation de la taille du groupe va de pair avec l’accroissement du taux de survie des petits : 40% seulement des bébés survivent s’ils ont 3 soigneurs, alors que presque tous survivent dans un groupe d’au moins 5 individus. En captivité, on a observé qu’une jeune mère n’ayant jamais été assistante ne parvient jamais à faire survivre son premier enfant.

Longévité : 13/14 ans.

Menaces/Protection : Cette espèce est vulnérable.

Jaguarondi

Felis yaguarundi

Encore appelé « Eyra » ou « Chat loutre », ce petit félin (moins de 80 cm de long) a une robe noire, marron, grise ou beige. C’est d’ailleurs l’unique félin possédant une robe totalement unie, même à la naissance. Bien qu’il soit classé parmi les félins, son allure rappelle celle des mustélidés (fouine, martre, loutre). Ce félidé a des pattes très courtes (30 à 40 cm de hauteur au garrot) et pèse entre 4 et 9 kg.

Répartition : Il vient d’Amérique Centrale et du Sud.

Mœurs : Généralement solitaire, les jaguarondis peuvent cependant rester en couple pour élever leurs petits, facilitant ainsi leurs chances de survie.

Alimentation : Il se déplace volontiers dans les marécages et chasse souvent le poisson et les grenouilles, mais se nourrit aussi de rongeurs, d’oiseaux, de reptiles et d’invertébrés.

Reproduction : Habituellement, 2 ou 3 chatons naissent au bout de 2 mois et demi de gestation, puis deviendront indépendants vers l’âge d’un an.

Longévité : Le Jaguarondi vit en moyenne 8 ans dans la nature et peut atteindre près de 20 ans en captivité.

Serval

Leptaillurus serval

Répartition/Habitat : Ce félin de taille moyenne, pouvant peser de 9 à 18 kg, est assez commun en Afrique où il vit principalement dans les savanes humides. Comme les servals ont besoin de cours d’eau sur leur territoire, on ne les trouve pas dans les demi-déserts ou les steppes arides. Le Serval est capable d’escalader et de nager, mais il le fait rarement.

Alimentation : Le serval est carnivore. Il se nourrit d’autres mammifères tels que les rongeurs, les lapins, les petites antilopes ou encore d’oiseaux.

Après avoir localisé sa proie, en général au crépuscule et souvent grâce à son ouïe, le Serval bondit avec dextérité. Il fait des sauts de 4 mètres de long et de plus d’un mètre de haut avant de frapper sa victime avec ses pattes antérieurs. Le Serval des zones humides est friand de grenouilles.

Reproduction : 1 à 2 fois par an et suite à une période de gestation d’une dizaine de semaine, la femelle met bas une portée de 2 ou 3 petits. Son croisement avec le chat domestique donne le Savannah.

Menaces/Protection : Les servals sont parfois la proie des léopards. Mais l’homme est bien plus dangereux pour lui. Les servals ont été beaucoup chassés pour leur fourrure. On peut encore les trouver en Afrique de l’Est et de l’Ouest, mais ils ont disparu de la province du Cap en Afrique du Sud et sont de plus en plus rares au Nord du Sahara.

Tatou velu

Chaetophractus villosus

Ce petit mammifère a l’air tout droit sorti de la Préhistoire avec sa carapace constituée de plaques osseuses reliées entre elles et couvertes par de la peau. Certaines espèces de Tatou se mettent en
boule lorsqu’ils se sentent menacés. Généralement, ils mesurent entre 22 et 40 cm pour un poids de 1 à 3 kg.

Particularité : Ces animaux sont souvent atteints d’une maladie semblable à la peste et les laboratoires utilisent l’animal pour leurs études sur cette maladie.

Mœurs : Il est plutôt nocturne en été et diurne en hiver. Il nage aussi très bien et peut même marcher au fond de l’eau. Lorsqu’il a besoin de flotter, il utilise ses intestins comme bouée en les remplissant d’air.

Les tatous sont des animaux paisibles et aucunement agressifs. Le Tatou velu ne peut pas se mettre en boule pour se défendre comme les autres tatous car sur les 18 bandes qu’ils possèdent, 11 sont soudées entre elles. En revanche, pour se protéger, il est capable de s’enterrer en quelques secondes grâce à ses puissantes griffes et malgré ses courtes pattes, il peut courir très vite.

Alimentation : Les tatous possèdent des dents mais elles ne sont pas recouvertes d’émail et n’ont pas de racine. Elles sont donc fragiles. Aussi ils se nourrissent d’aliments plutôt mous : vers, chenilles, insectes. Ils utilisent leurs griffes pour éventrer les nids des insectes (fourmilières, termitières) et leur longue langue pour en extraire les occupants. Ils se nourrissent aussi de fruits et parfois de petits rongeurs.

Reproduction : Un seul ovule est fertilisé (mais le développement de l’embryon ne se fait pas immédiatement), la gestation dure de 60 à 75 jours. Les 2 jeunes tatous sont absolument identiques car issus du même œuf et le cordon ombilical de chacun est relié au même placenta. Comme tous les mammifères, le tatou allaite ses petits.

Kéa

 Nestor notabilis

Le Kea est un perroquet originaire des régions montagneuses de Nouvelle Zélande. Ce perroquet est étonnant à plus d’un titre. Il s’agit d’une espèce terrestre. Il passe donc l’essentiel de son temps au sol. Habitant des montagnes, il ne craint pas le froid.

Particularités : Son bec allongé pour un perroquet lui permet de déterrer des bulbes sous la terre. Il est aussi le seul perroquet omnivore puisqu’il apprécie aussi la viande et même les charognes, notamment les carcasses de moutons. Malheureusement ce comportement a failli causer sa perte car ils ont été détruits en grand nombre par des éleveurs de moutons par superstition.

Le Kéa est également l’un des oiseaux les plus « intelligents » qui soit. Certains tests de QI le place au même niveau que les grands singes.

 

Iule ou mille pattes

Spirobola sp

En dépit de leur nom, ils ne possèdent pas plus de 200 à 300 pattes (2 paires par anneaux). A ne pas confondre avec le Scolopendre qui  lui est carnivore et possède des griffes venimeuses !

Habitat : Ce sont des animaux fouisseurs des forêts humides.

Mœurs : En cas d’attaque, ils s’enroulent sur eux-mêmes et forment alors grâce à leur cuirasse articulée une boule dure qui ne laisse guère de prise à l’agresseur.
D‘autres possèdent une arme chimique : en effet, ils disposent de glandes qui sécrètent un liquide nauséabond ou toxique. Certains mille-pattes sont capables de projeter ce liquide jusqu’à une distance d’un mètre.

Alimentation : Ils se nourrissent de feuilles et de matières végétales en décomposition sur le sol (humus, plantes, mousses, etc…).

Reproduction : L’accouplement peut durer plusieurs heures. La fécondation est interne, la femelle peut produire jusqu’à 300 œufs. Contrairement à de nombreux arthropodes (insectes, crustacés, etc…), les femelles s’occupent de leur ponte avec soin, certaines allant jusqu’à construire une sorte de nid à base d’excréments et de terre.
A sa naissance, le mille-pattes ne possède qu’un nombre réduit de pattes. A l’occasion de chaque mue, d’autres viendront s’y ajouter.