Archives de catégorie : Animaux

Tatou à six bandes

Euphractus sexcinctus

Il pèse de 3.2 à 6.5 kg et dispose de 6 à 8 bandes protectrices sur le dos.

Répartition : On le rencontre en Amérique du Sud, du Surinam au bassin amazonien brésilien, ainsi qu’en Argentine où il s’agit d’ailleurs de l’espèce de tatou la plus courante.

Mœurs : Le Tatou à six bandes est la seule espèce de tatou diurne, c’est à dire étant essentiellement active le jour. Il creuse un terrier qu’il peut utiliser durant plusieurs semaines, contrairement aux autres espèces qui changent de terrier tous les 2 à 3 jours. Ils possèdent des glandes qui grâce à leur odeur, leurs permettent de marquer leur territoire.

Alimentation : Ils sont omnivores et se nourrissent essentiellement de végétaux et d’insectes ainsi que de charognes, à l’occasion.

 Menaces/Protection : Ils sont parfois chassés pour leur chair, mais leur viande n’est pas très appréciée car elle a un goût très fort causé par leurs glandes. La survie de l’espèce n’est donc pas menacée.

Axolote

Ambystoma mexicanum

L’axolote est un urodèle (variété de batraciens) originaire du Mexique. Le terme « Axolotl » (ou Axolote en espagnol mexicain) est d’origine nahuatl. Il se compose de « atl » signifiant eau et de « xolotl » pour chien. Il a aussi pour origine le nom du dieu de la mort aztèque nommé Xotol qui, selon la légende, prit la forme de cet amphibien afin d’échapper à l’exil et fut tué pendant sa tentative.

Particularités : Il fait partie des animaux ayant la capacité de passer toute leur vie à l’état larvaire sans jamais se métamorphoser en adulte, et donc de se reproduire à l’état larvaire (néoténie). Il est de ce fait très étudié en biologie animale. Pendant longtemps, il a été confondu avec la salamandre tigre, occasionnellement néoténique, alors que l’Axolote l’est généralement dans la nature.

Une autre des particularités qui ont fait la célébrité de cette espèce animale est sa capacité à régénérer des organes endommagés ou détruits. L’axolote est non seulement capable de reconstituer par exemple un œil manquant, mais il peut aussi recréer certaines parties de son cerveau si elles ont été détruites. Sa tolérance aux greffes est également exceptionnelle.

 

Tortue de Floride

Pseudemys floridana

C’est une tortue domestique, assez répandue dans les foyers français. Comme vous avez pu le constater dans l’enclos, elles peuvent mesurer jusqu’à 40cm !

Et surtout, si vous souhaitez vous en débarrasser ne les jetez pas dans la Sarthe ! Elles sont carnivores et mangent un grand nombre d’alevins. De plus, elles n’ont pas de prédateurs, d’où un danger pour l’écosystème.

Dimorphisme sexuel : Les mâles sont souvent plus petits que les femelles (parfois de moitié). Ils sont faciles à identifier grâce aux longues griffes de leurs pattes antérieures qu’ils utilisent pour caresser la femelle avant la copulation.

Tortue grecque ou mauresque

Testudo graeca

Cette tortue peut mesurer jusqu’à 35 cm de long.

Répartition/Habitat : On les trouve dans le Sud de l’Espagne, la Turquie, le Moyen-Orient, l’Afrique du nord, l’Afghanistan et l’Est de la Grèce. Elles évoluent dans les régions semi-désertiques, garrigues, forêts clairsemées, zones arides et chaudes.

Mœurs : Diurnes, elles s’exposent au soleil le matin et se protègent à l’ombre le reste de la journée.

Alimentation : Adoptant un régime végétarien, elle se nourrissent de pissenlits, de trèfles et de fruits.

Reproduction : Ovipares, elles pondent entre 2 et 12 œufs par ponte, au rythme de 3 à 4 fois par an.

Longévité : 100 ans environ.

Menaces/Protection: L’importation légale des tortues méditerranéennes s ’est arrêtée en 1984. Sur plus d’un siècle, il a été exercé un véritable pillage de ces tortues. Il est difficile d’estimer des chiffres précis, mais la CITES indique que c’est par dizaines de millions que ces animaux ont été prélevés de leur milieu naturel.

Le taxon Testudo graeca (et toutes ses déclinaisons) est inscrit à l’Annexe II de la Convention de Washington (CITES) comme espèce en voie de disparition dans « Red Book » de l’UICN.

Elle est également déclarée »vulnérable » dans les pays suivants : Albanie, Algérie, Arménie, Azerbaïdjan, Bulgarie, Égypte, France, Géorgie, Grèce, Iran, Irak, Israël, Italie, Jordanie, Liban, Libye, Macédoine, Moldavie, Maroc, Roumanie, Russie, Espagne, Syrie, Tunisie, Turquie, Turkménistan, Ukraine et ex.Yougoslavie. Enfin, elle est inscrite à l’Annexe A du règlement CE n°338/97 de la Communauté Européenne, relatif à la protection des espèces de faune et de flore sauvages par le contrôle de leur commerce.

Tortue sulcata ou à éperons

Geochelone sulcata

La Tortue à éperon est la plus grosse tortue continentale du monde. Elle mesure 75 à 80 cm en longueur et pèse entre 40 et 50 kg pour les femelles, les mâles pouvant atteindre plus de 100 kg.

Répartition : On ne les rencontre qu’à la frange sahélienne de l’Afrique, notamment au Sénégal, en Mauritanie, au Mali, au Tchad et en Ethiopie.

Mœurs : L’été, elle passe les journées chaudes au fond de son terrier (qui peut atteindre 10 mètres de longueur) et s’y réfugie également l’hiver pour se protéger des nuits froides.

Alimentation : Cette tortue s’alimente de végétations diverses. Elle peut rester de longues semaines sans boire ni manger, mais boit en une seule fois l’équivalent de 15% de son poids.

Reproduction : Les accouplements se déroulent toute l’année, mais surtout après les pluies. La femelle pond une vingtaine d’œufs de 45 millimètres de diamètre. L’incubation dans le sol dure environ 80 jours. Les jeunes pèsent 30 grammes à la naissance. Leur croissance est rapide les premières années.

Les rituels d’accouplement sont violents et peuvent causer le décès de certains combattants, lorsqu’ils se retournent sur le dos. Les mâles disposent en effet d’une fourche gulaire puissante permettant de retourner l’adversaire leur donne leur nom.

Longévité : Elles peuvent vivre jusqu’à l’âge de 120 ans.

Menaces/Protection : Par le passé, cette tortue était très commune dans la nature. Mais ce nombre a diminué à cause de la destruction de l’habitat, de la sécheresse, des feux de brousse et du ramassage. Elle a également été consommée, car elle représentait un apport en protéines important en cas de disette.

 

Chien des buissons

Spotheos venaticus

Ce petit canidé pèse de 4 à 6 kg en moyenne. Il ne ressemble à aucun autre canidé sauvage avec son corps robuste supporté par des membres courts et se terminant par une petite queue. Le chien des buissons est adapté à une vie semi-aquatique. Il plonge et nage avec facilité grâce à ses pattes dont les doigts sont reliés par une membrane.

Répartition/Habitat : Il vit en Amérique Centrale et en Amérique du Sud. Il ne s’éloigne jamais des abords des bois.

Mœurs : C’est un animal diurne, très sociable. Il évolue en communauté, dans des groupes d’un dizaine d’individus. Il semble être capable de chasser seul aussi bien qu’en meute. Ils communiquent entre eux par des sortes de geignements haut perchés.

Alimentation : Le Chien des buissons est un carnivore. Il se nourrit principalement de gros rongeurs (capybaras, agoutis, etc…), de lézards et d’oiseaux.

Reproduction : La hiérarchie au sein d’une meute est forte. Seul le couple dominant (appelé Alpha) se reproduit. Le chien des buissons atteint sa maturité sexuelle vers l’âge d’un an. La femelle donne naissance à une portée de 1 à 6 chiots après 67 jours de gestation.

Longévité : Environ 10 ans.

Menaces/Protection : Le chien des buissons n’a qu’un ennemi : l’homme. Il est aujourd’hui fortement menacé par la destruction et la fragmentation de son territoire. Il est d’ailleurs classé comme animal vulnérable par l’IUCN.

Chat de Geoffroy

 Le chat de Geoffroy possède une très belle robe dorée et tachetée.

Répartition : Il vit dans la partie Sud de l’Amérique du Sud ; de la Bolivie à la Patagonie. Ce petit félin a un habitat varié. On le trouve aussi bien près des côtes qu’à 3500 mètres d’altitude. Il privilégie le plus souvent les régions boisées.

Mœurs : Ce sont des animaux principalement nocturnes. Ils passent la majeure partie de leur vie dans les arbres, y dorment et s’y reproduisent.

Alimentation : Ils chassent des oiseaux, des reptiles et des petits mammifères.

Reproduction  : La maturité sexuelle est atteinte à 18 mois chez les femelles et 24 mois chez les mâles. La femelle met au monde 1 à 3 petits par portée, après 72 jours de gestation.

Longévité : Ces félins peuvent vivre de 14 à 15 ans en moyenne dans la nature et jusqu’à 20 ans en captivité.

Menaces/Protection : La beauté de son pelage fait malheureusement de lui le petit félin le plus largement chassé et tué pour le commerce de fourrure.