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Tortue d’Hermann

Testudo hermanni

La Tortue d’Hermann est le plus vieux vertébré et la seule tortue terrestre de France. on la trouve encore aujourd’hui dans le Var et en Corse.

Répartition : La Tortue d’Hermann habite le contour méditerranéen d’Europe, du Nord de l’Espagne à la Turquie en passant par la France et l’Italie.

Mœurs : L’animal est assez sédentaire et très fidèle à son lieu de vie. Les déplacements s’effectuent au sein d’un domaine vital relativement réduit d’un à plusieurs hectares.
En cas de perturbation de leur habitat, les individus ayant quitté leur domaine vital cherchent à y retourner.

Dotées d’un excellent sens de l’orientation, elles se repèrent parfaitement dans l’espace grâce au champ magnétique terrestre et au soleil, et sans doute grâce à une très bonne olfaction et à la mémoire de leur environnement.

Comme toutes les tortues cette espèce à sang froid doit adapter son métabolisme à la température ambiante afin d’avoir une activité optimale. En période froide, elles cherchent à se protéger du froid. S’il fait trop chaud, elles doivent impérativement se mettre à l’ombre. Ce comportement varie donc selon l’heure de la journée, et selon la saison.

La Tortue d’Hermann est diurne et active pendant 8 à 9 mois (mi-mars jusqu’à mi-novembre). Le reste de l’année est consacré à l’hibernation. Durant cette période, elle entre dans un état léthargique et s’enterre dans le sol, au pied d’un rocher, d’un buisson ou dans une zone boisée en laissant souvent affleurer le sommet de sa carapace, ce qui rend les individus vulnérables aux travaux mécanisés.

Reproduction : Mâles et femelles vivent en solitaire et ne se rencontrent que pour l’accouplement. La parade nuptiale comprend des morsures et des chocs de carapace qui, s’ils ne posent pas de problème dans la nature puisque la femelle peut fuir, peuvent causer de graves blessures à cette dernière en captivité. C’est grâce à cette parade complexe que, comme chez bien d’autres animaux, la femelle peut évaluer les qualités du mâle et refuser l’accouplement s’il ne lui convient pas. La femelle peut s’accoupler avec plusieurs mâles durant une même saison, et elle gardera le sperme intact durant 4-5 ans dans des replis de son appareil reproducteur. Ainsi, même si elle ne s’accouple pas, elle garde le pouvoir de pondre des œufs fécondés.

Le sexe des embryons dépend de la température d’incubation. La température moyenne générant autant de mâles que de femelles est de 31.5 °C. La femelle creuse un trou avec ses pattes de derrière, puis pond des œufs de 35 mm de diamètre et de 16 g de masse. Il y a en moyenne 1 à 5 œufs par ponte. Si la femelle est âgée, elle pourra pondre 2 à 3 fois dans l’année. La proportion des pontes donnant lieu à une naissance est relativement basse, car la prédation des œufs par divers animaux est élevée. La maturation des œufs dure environ 60 à 75 jours, les petits émergeant généralement après les premières pluies d’automne, majoritairement dans la première quinzaine de septembre.

Longévité : L’espérance de vie des tortues dans la nature avoisinerait les 40 ans. En captivité, elles atteignent le plus souvent 60 à 80 ans, mais il arrive que certains spécimens vient jusqu’à 100 ans !

Menaces/Protection : Les menaces de disparition de l’espèce portent à la fois sur son habitat et sur les individus qui composent les quelques populations sauvages relictuelles.

Apalone

Apalone ferox

L’Apalone ferox est une tortue assez imposante qui peut atteindre les 60 cm pour les plus grosses femelles, le mâle étant plus petit. Elle est appelée plus communément « Tortue molle de Floride » en référence à sa carapace assez particulière.

Répartition/Habitat : Cette tortue ne se trouve que dans le Sud-Est des Etats-Unis, le Sud de la Caroline , la Géorgie, la péninsule de Floride et au sud de l’Alabama. Elle vit dans un biotope à climat chaud et sub-tropical. Elle occupe en partie les eaux calmes et stagnantes des rivières, mares, marécages et affectionne tout particulièrement les fonds sableux et vaseux.

Mœurs : C’est une tortue quasi-exclusivement aquatique. En général, elle ne sort de l’eau que pour pondre. Le reste du temps, elle creuse dans les substrats meubles des eaux pour s’enfouir en ne laissant dépasser que sa tête. Elle est capable de rester longtemps en apnée grâce à sa respiration cloacale, pharyngée et cutanée. Cette méthode de camouflage lui permet de chasser sans être vu par les proies comme de se réfugier en cas de danger. En outre, la forme de sa carapace lui permet de se déplacer et nager très vite dans l’eau.
L’Apalone apprécie les bains de soleil sur les berges ou les troncs d’arbre a demi immergés dans l’eau. Cette pratique lui permet de capter les UV essentiels à la bonne formation de sa carapace, ainsi que de réguler son métabolisme.

Alimentation : Opportuniste, le régime de ce reptile carnivore est très varié : escargots, écrevisses, poissons, grenouilles, tortues juvéniles, serpents, etc…

Reproduction : Les femelles pondent 2 à 6 fois par an des portées de 4 à 24 œufs de très petite taille et ayant une coquille assez fine. Certains témoignages parlent de pontes dans les nids d’alligators. Cela permet donc d’assurer une protection efficace contre tout prédateur, car contrairement aux tortues, les alligators surveillent leurs nids.

Longévité : En captivité, elles peuvent vivre jusqu’à 30 ans.

Menaces/Protection : Dans le passé, elle était consommée par les indiens et les colons. L’espèce souffre aujourd’hui des cultures et de l’assèchement des milieux, de la pollution et des écrasements sur les routes. Elle est considérée comme rare dans beaucoup de régions.

Tortue serpentine

Chelydra serpentina

La Tortue Serpentine est une grande espèce aquatique mesurant jusqu’à 60 cm de long pour un poids d’environ 50 kg. Le mâle est plus grand que la femelle et comportant aussi une queue plus longue.

Répartition/Habitat : On rencontre cette tortue au Canada et aux Etats-Unis. Elle a été introduite en Chine, au Japon et à Taïwan. On en trouve aussi occasionnellement en France suite à un lâcher par un propriétaire peu scrupuleux.
La Tortue serpentine est aquatique et passe le plus clair de son temps dans le fond de l’eau et dans les zones comprenant beaucoup de végétaux. Certaines peuvent vivre dans des environnements saumâtres (estuaires, marais, etc…).

Mœurs : Elle est très active la nuit. Pour pouvoir respirer, elle remonte très doucement en ne laissant dépasser de la surface de l’eau que ses yeux et son nez.
Cette tortue, discrète, est considérée comme agressive car elle devient féroce quand on la dérange. Elle peut alors infliger de graves blessures avec sa mâchoire puissante, coupante comme un rasoir. Ce comportement se voulant uniquement défensif lui vaut le surnom de « Tortue hargneuse ».

Alimentation : Le régime alimentaire de ce reptile est très varié car ce dernier est très opportuniste ! Il se nourrit d’invertébrés divers, de poissons et crustacés, d’oiseaux, de petits mammifères, d’amphibiens, de serpents, etc… En outre, les plantes aquatiques représente 30% à 40% de son alimentation.
Elle chasse généralement en surface d’où elle guette les proies qui passent.

Reproduction : Lors de l’accouplement, le mâle peut être très agressif envers la femelle. Celle-ci pondra entre 20 et 40 œufs, en général de mai à septembre. Mais des pontes de plus de 70 œufs ont déjà été observées chez des gros spécimens. L’incubation dure environ 50 jours.

Longévité : L’espérance de vie de cette tortue est estimée à une trentaine d’années dans leur état naturel. En captivité, on relève une moyenne de 45 à 50 ans, car la prédation est nulle.

Menaces/Protection : Elle est pourchassée à cause de sa soi-disant agressivité et fait d’ailleurs partie de la liste des espèces considérées comme dangereuses. A ce titre, elle ne bénéficie d’aucune protection internationale mais les populations restent tout de même très importantes et ne sont pas menacées de disparition.
Sa détention est théoriquement interdite en France et ne peut être détenue que chez les personnes ayant un certificat de capacité.

Tortue à tempes de couleur

Pseudemys scripta scripta / elegans / troosti

Plus communément appelée « Tortue de Floride » bien qu’elle n’en soit pas originaire, ce reptile se distingue de prime abord par la coloration et la forme des bandes situées sur ses tempes, qui diffèrent selon les sous espèces.

Répartition/Habitat : Elle est originaire de l’Est des Etats-Unis, entre les Appalaches et les Rocheuses, et dans le Nord-Est du Mexique. Elle a été introduite dans de nombreux pays. Il s’agit d’une tortue aquatique, vivant normalement en eau douce, dans les lacs, étangs et marécages.

Mœurs : De nature agressive, ce reptile s’isole sur des troncs, pierres émergées ou berges. Elle entre en phase d’hibernation de décembre à février. Enfin, elle est résistante au froid et au gel prolongé ainsi qu’à l’eau salée jusqu’à 10g/l.

Alimentation : La Tortue de Floride est omnivore et opportuniste. Elle se nourrit de petits vertébrés aquatiques et plantes aquatiques. Essentiellement carnivore étant jeune, son régime devient davantage herbivore en vieillissant.

Reproduction : L’accouplement a lieu peu de temps après l’hibernation, entre avril et juillet. Il se traduit par une attitude assez agressive du mâle avant de vraiment passer à l’action. Lors de la parade, le mâle se met devant la femelle, tend ses bras parallèlement à sa tête, et, paumes à l’extérieur. Il fait vibrer ses longues griffes qui effleurent la tête de la désirée. Les pontes ont lieu entre mai et juin. La femelle peut alors déposer de 1 à 3 pontes par an comprenant chacune entre 5 et 22 œufs dans un trou qu’elle aura préalablement creusé à l’aide de ses pattes arrière. Ces derniers sont elliptiques et leur coquille est souple. La durée d’incubation varie de 60 à 80 jours. À la naissance, les jeunes tortues mesurent de 25 mm à 29 mm de longueur, pour un poids allant de 7 à 10 gr.

Longévité : La Tortue de Floride a une espérance de vie évaluée à environ 50 ans.

Menaces/Protection : Les principaux dangers menaçant la Tortue de Floride sont la destruction de ses habitats, la pollution, la circulation routière et sa collecte pour en faire des animaux de compagnie. Désormais considérée comme invasive, son commerce est interdit depuis 1977. Par conséquent, l’espèce n’est pas menacée.

Tortue géographique

Graptemys geographica

Tortue d’eau douce, son nom est dû au motif de sa carapace, qui rappelle les courbes de niveau d’une carte topographique. C’est une tortue de moyenne taille. La femelle est généralement 2 fois plus grosse que le mâle (27 cm – 17 cm max).

Répartition/Habitat : On la rencontre exclusivement au Canada, dans l’Ontario et au Québec.
Elle affectionne particulièrement les vastes étendues d’eau (lacs, rivières, etc…) vaseuses, où l’on trouve de nombreux sites d’exposition au soleil (isolés du rivage : roches, souches émergentes, etc…) et une riche végétation aquatique.

Mœurs : La Tortue géographique est essentiellement aquatique. Les seules incursions sur la terre ferme sont entreprises par les femelles pour aller pondre au printemps. Elles peuvent s’exposer au soleil en groupe, parfois en s’empilant les unes contre les autres, prêtes à plonger à la moindre alerte. C’est une espèce très farouche et plutôt difficile à approcher. Aussitôt qu’elle perçoit une présence humaine, elle n’hésite pas à plonger.

Alimentation : Son régime alimentaire est très varié, mais comprend beaucoup de mollusques, principalement des gastéropodes.

Reproduction : L’accouplement a lieu tant au printemps qu’à l’automne. La femelle pond en juin, de 10 à 16 œufs en moyenne. L’éclosion a lieu à la fin de l’été.

Menaces/Protection : L’ espèce est vulnérable. La régularisation du niveau de l’eau lors de la période de nidification, la modification intensive des rives de même que le dérangement, la prédation et la pollution de son habitat sont les principales menaces qui affectent cette espèce.

Péluse de Schweigger

Pelusios castaneus

On l’appelle aussi tortue à plastron mobile particularité qui lui permet de mieux se protéger des prédateurs

Elle est originaire d’Afrique de l’ouest ; elle a été introduite en Guadeloupe où elle est connue sous le nom de tortue « Molokoï » et elle y est protégée.

Elle dépasse rarement les 20 cm / 30 cm

Comme beaucoup de tortue aquatique elle est carnivore mais elle peut aussi manger en complément des jacinthe et des lentilles d’eau

Très apprécié au Burundi pour sa chair, ce qui entraîne sa disparition dans ce pays, elle est classé à l’annexe 3 de la Convention de Washington qui réglemente le commerce mondial des espèces animales.

 Son espérance de vie est de 15 ans environ en milieu naturel

Tortue alligator

Macroclemys temminckii

C’est la plus grande tortue d’eau douce du Monde, avec un poids maximal de plus de 100kg. Elle possède une carapace rugueuse.

Habitat : Elle se niche dans le lit des rivières du Sud-Est des Etats-Unis.

Mœurs : Bien qu’elle soit aquatique, ce n’est pas une très bonne nageuse. Elle préfère marcher dans le lit des rivières.

Alimentation : Son régime alimentaire naturel se compose principalement de poissons et de carcasses de poissons morts (généralement jetés à la mer par les pêcheurs), les invertébrés , la charogne et les amphibiens. Mais elle est aussi connue pour manger des serpents et tortues plus petites qu’elle.

Technique de chasse : Elle est toujours à l’affût de la moindre proie. Le jour, cette tortue laisse ses mâchoires ouvertes et agite un petit appendice rose localisé au bout de sa langue. Le poisson se jette alors sur ce qu’il croit être un ver. A l’aide de sa puissante mâchoire, la tortue alligator mord alors violemment le poisson qui a été berné par son leurre.

Reproduction : La maturité est atteinte à l’âge de 12 ans environ. L’accouplement a lieu chaque année au printemps. La femelle construit un nid et pond entre 10 et 50 œufs, environ 2 mois plus tard. Le sexe des bébés dépend de la température à laquelle les œufs sont incubés. Les nids sont généralement creusés à au moins 50 mètres du bord de l’eau pour les empêcher d’être inondés. L’incubation dure 100 à 140 jours, et les nouveau-nés émergent au début de l’automne.

Longévité en captivité :  De 20 à 70 ans.

Tortue de Floride

Pseudemys floridana

C’est une tortue domestique, assez répandue dans les foyers français. Comme vous avez pu le constater dans l’enclos, elles peuvent mesurer jusqu’à 40cm !

Et surtout, si vous souhaitez vous en débarrasser ne les jetez pas dans la Sarthe ! Elles sont carnivores et mangent un grand nombre d’alevins. De plus, elles n’ont pas de prédateurs, d’où un danger pour l’écosystème.

Dimorphisme sexuel : Les mâles sont souvent plus petits que les femelles (parfois de moitié). Ils sont faciles à identifier grâce aux longues griffes de leurs pattes antérieures qu’ils utilisent pour caresser la femelle avant la copulation.

Tortue grecque ou mauresque

Testudo graeca

Cette tortue peut mesurer jusqu’à 35 cm de long.

Répartition/Habitat : On les trouve dans le Sud de l’Espagne, la Turquie, le Moyen-Orient, l’Afrique du nord, l’Afghanistan et l’Est de la Grèce. Elles évoluent dans les régions semi-désertiques, garrigues, forêts clairsemées, zones arides et chaudes.

Mœurs : Diurnes, elles s’exposent au soleil le matin et se protègent à l’ombre le reste de la journée.

Alimentation : Adoptant un régime végétarien, elle se nourrissent de pissenlits, de trèfles et de fruits.

Reproduction : Ovipares, elles pondent entre 2 et 12 œufs par ponte, au rythme de 3 à 4 fois par an.

Longévité : 100 ans environ.

Menaces/Protection: L’importation légale des tortues méditerranéennes s ’est arrêtée en 1984. Sur plus d’un siècle, il a été exercé un véritable pillage de ces tortues. Il est difficile d’estimer des chiffres précis, mais la CITES indique que c’est par dizaines de millions que ces animaux ont été prélevés de leur milieu naturel.

Le taxon Testudo graeca (et toutes ses déclinaisons) est inscrit à l’Annexe II de la Convention de Washington (CITES) comme espèce en voie de disparition dans « Red Book » de l’UICN.

Elle est également déclarée »vulnérable » dans les pays suivants : Albanie, Algérie, Arménie, Azerbaïdjan, Bulgarie, Égypte, France, Géorgie, Grèce, Iran, Irak, Israël, Italie, Jordanie, Liban, Libye, Macédoine, Moldavie, Maroc, Roumanie, Russie, Espagne, Syrie, Tunisie, Turquie, Turkménistan, Ukraine et ex.Yougoslavie. Enfin, elle est inscrite à l’Annexe A du règlement CE n°338/97 de la Communauté Européenne, relatif à la protection des espèces de faune et de flore sauvages par le contrôle de leur commerce.

Tortue sulcata ou à éperons

Geochelone sulcata

La Tortue à éperon est la plus grosse tortue continentale du monde. Elle mesure 75 à 80 cm en longueur et pèse entre 40 et 50 kg pour les femelles, les mâles pouvant atteindre plus de 100 kg.

Répartition : On ne les rencontre qu’à la frange sahélienne de l’Afrique, notamment au Sénégal, en Mauritanie, au Mali, au Tchad et en Ethiopie.

Mœurs : L’été, elle passe les journées chaudes au fond de son terrier (qui peut atteindre 10 mètres de longueur) et s’y réfugie également l’hiver pour se protéger des nuits froides.

Alimentation : Cette tortue s’alimente de végétations diverses. Elle peut rester de longues semaines sans boire ni manger, mais boit en une seule fois l’équivalent de 15% de son poids.

Reproduction : Les accouplements se déroulent toute l’année, mais surtout après les pluies. La femelle pond une vingtaine d’œufs de 45 millimètres de diamètre. L’incubation dans le sol dure environ 80 jours. Les jeunes pèsent 30 grammes à la naissance. Leur croissance est rapide les premières années.

Les rituels d’accouplement sont violents et peuvent causer le décès de certains combattants, lorsqu’ils se retournent sur le dos. Les mâles disposent en effet d’une fourche gulaire puissante permettant de retourner l’adversaire leur donne leur nom.

Longévité : Elles peuvent vivre jusqu’à l’âge de 120 ans.

Menaces/Protection : Par le passé, cette tortue était très commune dans la nature. Mais ce nombre a diminué à cause de la destruction de l’habitat, de la sécheresse, des feux de brousse et du ramassage. Elle a également été consommée, car elle représentait un apport en protéines important en cas de disette.