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Kookabura – Martin chasseur

Dacelo gigas

Avec ses 42 cm, c’est le plus grand des martins-chasseurs pour un poids allant de 350 à 480g.

Habitat : Cet oiseau de l’Est australien, récemment introduit dans le Sud-Ouest et en Tasmanie, fréquente prioritairement les lisières des forêts et les clairières, paysages dégagés et suffisamment ouverts pour la pratique de la chasse. Mais on peut également l’observer dans les savanes arborées et à proximité des agglomérations.

Mœurs : Il vit en groupes familiaux. L’éducation des jeunes est parfois spéciale. Les oisillons peuvent être pris en charge par le couple seul mais dans certaines circonstances, les parents sont assistés par un comité éducatif constitué de 3 à 6 oiseaux âgés d’un à deux ans, provenant vraisemblablement de couvées précédentes et qui aident le couple à élever ses petits.

Alimentation : Tout ce qui possède une taille adaptée à sa prédation est susceptible de finir dans son bec ou sous ses pattes : insectes, crabes et poissons, vers et escargots, oisillons, araignées, grenouilles, petits rongeurs, lézards etc… Les proies les plus petites sont avalées entières.

Par contre, les proies de plus grande taille sont préalablement tuées en étant martelées contre le sol ou une branche d’arbre. Les proies peuvent être capturées, soit à terre, soit sur la végétation, soit dans l’eau. La capture est toujours précédée d’une période d’observation au cours de laquelle l’oiseau, à l’affût sur un perchoir, épie ses proies potentielles.

Reproduction : La période de nidification intervient entre septembre et décembre (saisons inversées dans l’hémisphère Sud). Le couple reste uni pendant toute la durée de sa vie. Le nid est placé dans un arbre creux. La femelle pond de 2 à 4 œufs couvés par les deux parents.

Il est très connu en Australie pour ses appels rauques qu’il lance le bec à demi fermé pointé vers le ciel et la queue redressée.

Touraco vert

Touraco persa bufoni

les Touracos et les effets d’optique…

Les Touracos sont originaires d’Afrique où ils vivent principalement dans les forêts et savanes. Ils volent assez médiocrement, préférant courir et sauter d’arbre en arbre. Ce mode de déplacement est favorisé par des pattes semi-zygodactyles.

Ce sont les seuls VRAIS oiseaux VERTS, c’est à dire qu’ils possèdent un pigment vert nommé « touracoverdine », d’où leur nom.

Sinon, quand vous voyez un oiseau vert, il est en réalité jaune (lipochrome-pigment jaune). Le bleu prismatique de la structure de la plume elle-même, nous donne une vision verte de l’oiseau.

Les couleurs nous jouent des tours !

Ils se nourrissent essentiellement de fruits mais aussi de feuilles, fleurs et bourgeons. Au moment de la reproduction et de l’élevage des jeunes , ils ne dédaignent pas les insectes.

A admirer en vol : le rouge de leurs ailes, bien spécifique aux Touracos, résulte d’un pigment spécial typique à ces espèces appelé « touracine ».

Amazones

Amazona aestiva et amazona tucumana

Les amazones sont des perroquets de taille moyenne, répandus en Amérique latine et en Amérique du Sud. Elles sont aussi appelées « Les perroquets du Nouveau Monde » car elles furent apportées en Europe par Christophe Colomb.

Elles sont très prisées comme oiseaux de compagnie depuis cette époque, du fait de leur tempérament affectueux et de leur talent d’imitateur.

Hôtes des forêts, elles ne volent cependant pas très bien du fait de leur morphologie trapue, mais elles grimpent à merveille. Leur plumage est à dominante verte, mais il existe une large palette de couleurs pour la tête.

Comme beaucoup de perroquets, elles nichent dans des creux d’arbres et ont une espérance de vie relativement longue, d’environ 40 ans.

Perruche de Patagonie

Cyanoliseus patagonus 

Répartition : Amérique du Sud (Argentine, Chili, Uruguay).

Habitat : Zones rocheuses des Andes.

Mœurs : Elles sont appelées “Le perroquet qui creuse des talus” par les argentins car elles creusent de véritables terriers (jusqu’à 3 mètres de profondeur), dans les falaises ou les talus calcaires pour y faire leur nid. Ces perruches sont très sociables. Elles vivent en niche, en colonies.

Nourriture : Graines et fruits.

Dimorphisme sexuel : Aucun dimorphisme, le sexage se fait par ADN ou endoscopie.

Reproduction : La ponte est de 2 ou 3 œufs et l’incubation dure environ 25 jours. Les petits sortent du nid vers 2 mois, mais les parents continuent à leur donner la becquée pendant encore un mois.

Statut de protection : Annexe II convention de Washington.

 

Ara Chloroptère

Ara chloroptera

Ces perroquets forment des couples fidèles, en sachant que leur espérance de vie est d’environ 60 ans.

Comme la plupart des oiseaux présents au parc, ils sont nés en France. Aussi, il peuvent passer tout l’hiver dehors sans problème.

A l’aide de leurs pattes zygodactyles (2 doigts devant, 2 doigts derrière) et de leur bec puissant, ils peuvent ouvrir les noix les plus dures.

L’habitat naturel des Chloroptères couvre l’Amérique centrale, la Bolivie et le Paraguay. Les indiens les appellent “les journaliers” car ils ont un emploi du temps très précis :

  • A l’aube : lever avec toilette et lissage des plumes. Envol vers les lieux de nourrissage en bandes bruyantes ; puis piqué rapide et atterrissage pour arracher du bec une poignée de terre (apport de sels minéraux) et enfin, envol vers le sommet des arbres.
  • Toute la journée : courtes périodes de nourrissage et ils se consacrent à leur activité favorite : la sieste !
  • Au déclin du soleil : retour précipité et bruyant vers les arbres dortoirs.

Ara ararauna

Les Aras vivent dans les régions tropicales du continent américain. Ils sont d’ailleurs protégés en France par l’arrêté de Guyane.

Ils se distinguent des autres perroquets de par une longue queue effilée, un bec très puissant et une zone blanche de peau nue sur les joues. Cette peau s’injecte de sang et devient rougeâtre si l’oiseau est énervé ou contrarié.

Ils se nourrissent de fruits, de noix, de baies et de jeunes pousses.

Comme tous les perroquets, ils gaspillent beaucoup. Un coup de bec dans un fruit, un fragment est prélevé et le reste finit par terre !

Les aras sont curieux de nature et deviennent vite familiers. Les jeunes s’apprivoisent facilement et apprennent à imiter divers sons et mots.

Perroquet gris du Gabon

Psittacus erithacus

Origine : Afrique occidentale et centrale, Sierra Léone, Kenya, Tanzanie et Angola.

Longeur / poids : 32 cm – 600 grammes

Nid : Creux d’arbres, surtout dans les mangroves des régions côtières.

Ponte : 4 oeufs en général.

Incubation : Un peu plus d’un mois, à la charge seule de la femelle.

Alimentation : Graines, toutes sortes de fruits, noix etc…

Très bon imitateur, il n’imite pas que la voix humaine, il sait aussi siffler, miauler, aboyer. Sa mémoire lui permet de retenir des phrases longues et compliquées et de les répéter sans erreur.

Des oiseaux ventriloques ?

Le larynx de l’homme et ses cordes vocales sont situées dans la partie supérieure de la trachée. Le passage de l’air sur les cordes les fait vibrer et les sons produits sont modifiés pour former des paroles ou autres sons, en modifiant la position de la langue et des dents ainsi que la forme des joues et des lèvres.

Chez les oiseaux, l’organe phonateur (syrinx) est constitué par deux membranes tendues à la base de la trachée, tout au fond de la gorge. le syrinx est commandé par une dizaine de petits muscles destinés à modifier les sons. C’est pourquoi un oiseau peut chanter le bec fermé, ce qui arrive souvent et le perroquet peut parler le bec clos ou presque. Un ventriloque fait un peu la même chose.

Perruche omnicolore

Platycercus eximius

Répartition : Sud de l’Australie et Tasmanie.

Habitat : Quoique originaire de la savane, on peut la rencontrer dans les régions cultivées ainsi que dans les parcs des grandes villes.

Mœurs : Elle vit en couple mais celles-ci se regroupent pendant l’hiver et la saison de reproduction pour atteindre parfois des centaines d’individus.

Nourriture : Elle mange les graines et les fleurs, raffole des baies de piracantha et d’aubépine, ou encore du nectar. Enfin, elle cherche aussi les graminées sur le sol.

Dimorphisme sexuel : La femelle a la tête et la poitrine moins rouge que le mâle. Elle a une bande sous-alaire blanche. Il arrive que des femelles soient très colorées. On les différencie également par la largeur de la base du bec et de la tête.

Reproduction : Elle niche dans les troncs creux et trous des souches, en général pas très haut, au dessus du niveau du sol. La ponte réunit 4 à 9 œufs blancs que la femelle couve pendant environ 21 jours. Les petits quitteront le nid à l’âge de 4 semaines. Ils acquièrent leur plumage adulte entre l’âge de dix et dix huit mois.

Statut de protection : Annexe II convention de Washington.

Cacatoes huppe jaune

Cacatua galerita triton

Particularité : Ils sont reconnaissables à leur huppe qu’ils dressent lors des parades amoureuses ou pour intimider un ennemi.Leur bec est très puissant et leur cri perçant.

Habitat : Les Cacatoès sont originaires d’Australie, d’Indonésie et des îles environnantes (Célèbes, Moluques etc…).

Alimentation : Ils se nourrissent de graines, de bourgeons et de fruits.

Mœurs : La compatibilité est très importante pour former un couple, sinon les mâles ont tendance à malmener (parfois jusqu’à la mort) leur partenaire. Si le couple est formé, ils sont fidèles à vie en sachant qu’ils vivent environ 40 ans. La ponte est composée de 2 à 3 œufs couvés par les deux parents pendant 24 à 25 jours. La croissance des jeunes est lente puisque ils restent au nid jusqu’à deux mois et demi.

Pigeon de Guinée ou Pigeon roussard

Columba guinea

Habitat/Mode de vie : On rencontre ce pigeon du Sud du Sahara jusqu’au Sud de l’Afrique. Il affectionne les milieux ouverts, y compris les villes. On les aperçoit le plus souvent en couple. Ils peuvent nicher toute l’année et fabriquent un nid constitué de brindilles, d’herbes sèches et de radicelles.

Alimentation : Ils se nourrissent de fruits et de graines.

Ponte : La femelle pond généralement deux œufs couvés durant 15 à 16 jours par les deux parents.

Colombe lophote

Ocyphaps lophotes

Environnement/Habitat : Elle est largement répandue sur le continent australien, à l’exception des zones tropicales du Nord. Elle habite les prairies, les régions broussailleuses, les bois, mais aussi les jardins, les champs, les terrains de sport, etc… Son aire de répartition s’est accrue avec la mise en culture de nouvelles régions.

Alimentation : Elle se nourrit exclusivement de graines (granivore).

Reproduction : Elle se reproduit toute l’année, mais surtout en saison chaude (d’août à mars). La femelle pond 2 œufs dans un nid situé généralement au sommet d’un arbre, mais parfois dans un buisson et quelquefois sur le sol.

Grue couronnée grise

Balearica regulorum

Cette grue mesure environ 90 cm pour un poids de 3 à 4 kg.

Habitat : Originaire d’Afrique, la grue couronnée grise vit dans les prairies situées à proximité des points d’eau.

Alimentation : Elle est omnivore : substances végétales, pousses de riz de soja ou de maïs, vers de terre, petits invertébrés, grenouilles, insectes. Elle est à ce titre très appréciée au Soudan lors des invasions de criquets. En revanche, elle fait d’énormes dégâts dans les cultures de coton qu’elle piétine pour faire sortir les insectes.

Reproduction : Les couples sont fidèles. Les parades amoureuses ressemblent à de vrais ballets. Elles peuvent effectuer des sauts de plus de 2m tout en laissant leurs pattes pendre sous elles.

Ponte : 2 à 3 œufs couvés par les deux parents.

Longévité : 40 à 50 ans.

Grue demoiselle de Numidie

Anthropoïdes virgo

Fine et gracieuse, la Demoiselle de Numidie est la plus petite des grues.

Particularité : Les grues sont réputées pour leurs appels sonores (on dit qu’elles craquettent), leurs danses nuptiales, leur monogamie et leur façon très attentionnée de s’occuper de leurs petits.

Environnement/Habitat : Elle vit dans les steppes d’Europe Orientale et d’Asie. Comme ce sont des étendues dégagées où il est impossible de se cacher, elle mue graduellement ses plumes pour garder sa faculté de voler et donc d’échapper à un prédateur. Elle hiverne en Afrique et dans le Sud de l’Asie.

Menaces et conservation : Sur 15 espèces de grues, 7 sont en voie de disparition. La destruction des milieux humides en est la principale cause, la chasse pour les races nordiques et les pesticides en Afrique contribuent aussi à leurs déclins.

Paon bleu

Pavo cristatus

D’après les fresques, statues et mosaïques indiennes on estime que cet oiseau est connu depuis plus de 3000 ans. Il appartient à la famille des faisans.

Origine/Habitat : Le paon est bien connu des parcs et jardins. Il est originaire d’Inde.

Particularité : Il a très vite traversé les frontières et a été domestiqué par de nombreux peuples pour sa beauté mais aussi pour la qualité de sa chair.

Mœurs : Il a coutume de se percher pour dormir. Et il faut en général plusieurs poules pour un mâle.

Alimentation : Il se nourrit essentiellement au sol mais vole très bien sur de courtes distances.

Reproduction : Lors de la parade amoureuse, le mâle fait entendre son célèbre “Léon” et déploie sa traîne en forme de roue qui comprend quelques 130 à 150 plumes. En juillet/août les mâles perdent leur traîne, c’est ce que l’on appelle la mue.

Faisan swinhoé

Lophura swinhoe

Découvert en 1862, par le naturaliste anglais Swinhoe, alors consul à Formose, ce faisan vit uniquement sur cette île. Sa biologie, à l’état sauvage, reste mal connue.

Habitat/Mode de vie : Il évolue principalement en forêts denses à une altitude inférieure à 2500 mètres. Cependant, il fréquente aussi pour se nourrir les paysages ouverts tels que les chemins forestiers et les lisières de bois.

En raison d’une déforestation assez importante à basse et moyenne altitude, les populations trouvent aussi des conditions idéales aux alentours de 1000m, mais restent sous la menace d’une éventuelle atteinte à leur habitat.

Le faisan de Swinhoe est actif à l’aube et en fin de journée, surtout par temps de brouillard, lorsque la visibilité est basse.

Mœurs : Il n’est pas très sociable. Hors saison de reproduction, ils déambule seul. D’avril à septembre, il se promène en groupes restreints, soit avec des poules et leurs poussins, soit avec des bandes réduites de jeunes.

Lorsque les ressources sont abondantes, la recherche de nourriture s’effectue en groupes. Si les individus sont trop proches les uns des autres, ils se donnent des coups de pattes pour s’inciter mutuellement à garder leurs distances.

Alimentation : L’examen de son estomac a permis de déterminer son régime. Il est constitué principalement de graines d’herbacées, de fleurs, de mousses, de fruits et dans un moindre pourcentage, d’insectes tels que les termites, les papillons et les sauterelles.

Ponte et développement : La femelle pond 3 à 6 œufs dont l’incubation dure entre 25 et 28 jours. Au bout de 2 à 3 jours, les poussins sont capables de s’aventurer hors du nid par leurs propres moyens. Les jeunes sont très semblables aux femelles. Il faut attendre la fin de l’hiver pour que les jeunes mâles commencent à revêtir leur parure d’adulte.

Faisan lady Amherst

Chrysolophus amhertiae

Les chinois l’appelle ‘Seng-ky’ c’est à dire « poule des bourgeons », car il adore les massifs de bambous sauvages dont il en mange les bourgeons.

En 1869, 6 oiseaux furent envoyés au jardin zoologique d’Anvers. Le jardin d’acclimatation de Paris reçut un mâle. Enfin, en 1930, 12 spécimens furent envoyés au parc de Clères, appartenant à Jean Delacour, en Normandie.

Particularité : Il doit son nom à Lady Sarah, comtesse d’Hamerst, épouse du gouverneur anglais de Cochinchine de l’époque, Lord Amherst. Elle fut fascinée par la beauté de ce faisan. La diversité de ses couleurs lui ont valu le surnom de “faisan diamant” ou encore “faisan fleuri.”

Habitat/Mode de vie : Il vit à une altitude élevée, entre 3000 et 4000m. Il ne redoute ni le froid ni la neige. Originaire des régions rudes, ce faisan s’est adapté sans problème à nos régions.

Faisan prélat

Lophura diardii

Habitat : On le rencontre en Thaïlande, au Laos, au Cambodge et au Vietnam où il fréquente surtout les forêts à feuilles persistantes et les massifs de bambous.

Mœurs : Les faisans prélats sont sédentaires. Quand ils se nourrissent, ce sont des oiseaux assez grégaires, évoluant au sein de groupes qui peuvent varier du simple couple au large rassemblement familial. Les faisans prélats partagent apparemment le même habitat que le coq Bankiva, avec toutefois la réserve qu’ils fréquentent sans doute des forêts plus denses et plus humides. Ses prédateurs ne sont pas formellement identifiés, mais il est fort probable qu’ils soient en grande partie carnivores : félins, mustélidés et rapaces.

Alimentation : Les faisans prélats recherchent leur nourriture aux heures fraîches de la matinée ou de la fin d’après-midi, soit en solitaire, soit en petits groupes familiaux. Ils sont plutôt omnivores et s’alimentent de toutes sortes de fruits et de baies mais également d’insectes, de vers de terre, et de petits crabes terrestres. Dans la nature, ils traquent les insectes dans le voisinage du bétail ou des buffles sauvages, mais ils cherchent également leur nourriture en grattant le sol à proximité des forêts.

Reproduction et développement : La parade amoureuse consiste notamment pour le mâle à exhiber les couleurs flamboyantes de son croupion lors d’une « danse » latérale. La période de nidification intervient de Mai à Juillet. La ponte varie de 5 à 8 œufs dont l’incubation dure entre 24 et 25 jours. Les jeunes mâles n’acquièrent l’intégralité de leurs couleurs qu’au bout de douze mois, et leur queue continue à croître jusqu’à deux ans, date où ils sont en âge de se reproduire. Les femelles n’atteignent la maturité sexuelle que lorsqu’elles ont trois ans.

Menaces et conservation : Il est menacé en raison de la destruction de son habitat, de la chasse et du braconnage au collet. Sa population globale est estimée à environ 10 000 individus.

Faisan doré

Chrysolophus pictus 

Les chinois le nommait « ken ky », ce qui veut dire poule d’or. Buffon dans son histoire naturelle le nomme « Tricolor huppé de la Chine ». Actuellement, son nom systématique est « Faisan peint à huppe d’or ».

Des tentatives d’introduction dans les chasses françaises ont été faites. Leur acclimatation et peuplement fut un succès. En 1858, les faisans dorés sont devenus assez abondants pour être considérés comme un véritable gibier.

Ce faisan comportait de nombreux avantages : la beauté du plumage et l’excellence de la chair, plus savoureuse (parait-il?) que celle du commun, une fécondité supérieure et une longévité de 20 ans.

Malgré ces nombreuses qualités le doré n’est pas devenu un gibier à cause de sa petite taille qui ne produit guère de viande.

Vautour à capuchon

Neophron monachus

Vautour est le nom que l’on donne à 2 groupes de rapaces charognards :

  • Les “Accipitridae” ou vautours de l’ancien Monde (Afrique, Europe, Asie), tels que les vautours Percnoptère, Moine, Gypaète barbu.
  • Les “Cathartidae” ou vautours du nouveau Monde (Amériques), tels que les condors et le vautour pape.

Particularités : Le vautour est connu pour sa tête dénudée. Elle lui permet de chercher loin à l’intérieur des dépouilles la viande dont il se nourrit. Contrairement aux oiseaux de proie tel que les aigles, leurs pattes ne sont pas très puissantes, car elles ne servent pas à capturer les proies mais plutôt à se déplacer au sol.

Alimentation : Pas d’inquiétude pour les autres oiseaux, les vautours sont charognards ! C’est à dire qu’ils se nourrissent de cadavres !

Nette rousse

Netta rufina

La Nette rousse est une espèce de canard plongeurs de la famille des anatidés. Il mesure de 53 à 57cm de longueur avec une envergure de 84 à 88cm et pèse entre 1 et 1.3kg. Sa taille est équivalente à celle du Canard colvert.

Répartition/Habitat : C’est en Asie qu’il est le plus répandu. Oiseau migrateur, on peut aussi le rencontrer de l’Ouest de la Chine jusqu’à l’Est de l’Espagne. Ce canard fréquente les lacs ou plans d’eau entourés de roselières et les étangs pourvus d’une bonne végétation. L’hiver, on le trouve le long des côtes.

Mœurs : C’est un oiseau qu’on peut voir seul, en couple ou en bande, parfois mêlé avec d’autres espèces. Il peut d’ailleurs parasiter d’autres canards en pondant ses œufs dans leurs nids (canard colvert, fuligule milouin, etc…).

Alimentation : La Nette se nourrit en surface ou en plongeant. Elle mange principalement des végétaux aquatiques et dans une moindre mesure, des invertébrés et des petits poissons.

Reproduction : La femelle pond une couvée par an de 8 à 12 œufs en mai-juin. Le mâle peut parfois s’occuper des petits, ce qui est rare chez les canards. Le nid est au sol, dans un trou dégagé dans la végétation. Il est fait de tiges, d’herbes, de feuilles et de duvet de la femelle. La Nette rousse peut également parasiter d’autres espèces.

Durant l’incubation, que la femelle effectue seule, le mâle veille sur le nid. Après 26 à 28 jours, les petits sortent de l’œuf. Ils sont nidifuges et suivent donc leur mère quelques heures seulement plus tard. Le mâle part souvent durant l’incubation, mais il arrive qu’il reste veiller sur ses petits.

Canard mandarin

Aix galericulata

Il est le symbole de la fidélité au Japon. Jadis, on offrait un couple de Mandarin aux jeunes mariés. A l’échelle mondiale, il est couramment élevé comme oiseaux d’ornement.

Répartition : Il est originaire du Nord Est asiatique, de l’Est de la Chine et du Japon.

Menaces et conservation : Sacré et peu apprécié pour sa chair, il est cependant menacé au Japon du fait du déclin de son habitat. Nichant dans les troncs d’arbres, la déforestation en est la principale cause.

Canard carolin

Aix sponsa

Particularité :  Il est connu en Europe depuis plusieurs siècles, comme canard d’ornement, il faisait déjà le charme des pièces d’eau à Versailles.

Alimentation : Sa nourriture préférée est constituée de glands des chênes, de noisettes, de plantes vertes et de petits invertébrés. Son estomac puissant broie et digère facilement toute cette nourriture.

Reproduction : En Amérique, on l’appelle le « Woodie Duck » du fait qu’il est un des rares canards à se percher dans les arbres et à s’y reproduire. En été, le mâle perd son superbe plumage pour devenir semblable à sa femelle, c’est à dire gris. On ne le distingue de celle-ci que par son bec rouge.

Il ne retrouve son plumage nuptial qu’à partir de septembre/octobre. Les couples se forment en hiver pour se reproduire au printemps.  Peu après l’éclosion, les poussins sautent à terre (10-15m) à l’appel de leur mère et la suivent jusqu’à l’eau.

Canard Pilet

Anas acuta

Le Canard pilet est une espèce de canards barboteurs relativement commun. Il mesure 65 à 75cm (les femelles sont plus petites) avec une envergure de 80 à 95cm. Son poids adulte est compris entre 600g et 1.050kg.

Particularité : Comme pour les autres anatidés, il existe un fort dimorphisme sexuel, particulièrement durant la période nuptiale. A l’inverse, pendant l’éclipse, le mâle ressemble à la femelle.

Répartition/Habitat : Il est répandu dans les zones nordiques d’Europe, d’Asie et dans une grande partie du Canada, de l’Alaska ainsi que dans la moitié Ouest des Etats-Unis. En hiver, il descend vers le Sud pour atteindre parfois l’Equateur.

C’est un canard des zones humides ouvertes, comme les prairies ou la Toundra. Le nid, construit en milieu sec mais sans être trop éloigné de l’eau, est une cuvette peu profonde, creusée dans le sol et bordée de végétaux.

Mœurs : Il migre sur des distances importantes, période durant laquelle il est très grégaire, se mélangeant à d’autres canards. Son aire de nidification étant située assez au nord, certains spécimens migrent jusqu’en zone tropicale.

Alimentation : Il se nourrit de plantes, principalement en soirée ou de nuit. Durant la période de nidification, il mange également des insectes aquatiques, mollusques et crustacés en plongeant la tête à demi immergée et les pattes en l’air pour les attraper.

Reproduction : La parade comporte fréquemment des poursuites aériennes d’une seule femelle par plusieurs mâles.

Menaces et conservation : Cette espèce n’est pas menacée, son aire de répartition s’étendant sur plus de 10 millions de kilomètres carrés. La population est estimée entre 6,1 et 7,5 millions d’individus. Les femelles, qui doivent couver, sont particulièrement vulnérables à leurs prédateurs carnivores (lynx roux, grands rapaces). Les mâles eux, peuvent plus facilement leur échapper en s’envolant.

Tadorne de Belon

Tadorna tadorna

A mi-chemin entre le canard et l’oie, le tadorne constitue un cas particulier.

Répartition/Habitat : Tous les milieux humides (vasières) constituent des sites potentiels d’observation de ces oiseaux. En France, quelques couples nichent en Baie de Somme. Comme les oies, ils passent beaucoup de temps sur le sol.

Les couples sont fidèles et nichent à l’intérieur des terres, près de l’eau, dans des terriers de lapin, dans les herbes hautes, sous un buisson ou des rochers.

Alimentation : Il se nourrit de petits coquillages, crustacés, larves, insectes, et plantes aquatiques.

Oie céreopse

Cereopsis novaehollandiae

Oie australienne, la céreopse est facilement reconnaissable à son plumage gris et son bec de couleur jaune-vert fluorescent.

Elle fut presque totalement exterminée au siècle dernier par la chasse et l’introduction des renards roux d’Europe. Grâce à des mesures de protection, elle a pu recoloniser une grande partie de son ancienne aire de répartition et est aujourd’hui à l’abri de l’extinction. Autre particularité de cette oie attachante et très peu farouche : elle a une réelle aversion pour l’eau. D’ailleurs, l’accouplement s’effectue au sol, ce qui est très rare chez les oies.

A ne pas manquer, le grognement de cochon : son typique émis par la femelle !

Oie-cereopse

Oie d’Egypte

Alopochen aegyptiacus

Répartition : L’oie d’Egypte niche sur presque tout le territoire africain à l’exception des déserts, de la forêt équatoriale et du Maghreb. Elle a été introduite en Grande Bretagne au XVIIIème siècle.

Dimorphisme sexuel : Les deux sexes sont semblables, le mâle ayant des couleurs un peu plus prononcées et étant plus gros (ils peuvent peser plus de 2kg).

Mœurs : C’est un oiseau très agressif qui n’hésite pas à attaquer des prédateurs plus gros qu’elle pour défendre sa nichée. Ce coté belliqueux de l’oie d’Egypte se retrouve aussi lors de la formation des couples. La femelle incite le mâle à attaquer d’autres oiseaux. La victoire du mâle est nécessaire à l’établissement d’un lien conjugal durable.

Reproduction : Le couple peut alors construire un nid dans lequel la femelle pondra de 8 à 10 œufs blanc crémeux. Seule la femelle couve pendant 28-30 jours, mais le mâle irascible la protège pendant toute cette période.

Bernache de Magellan

Chloephaga picta 

La Bernache de Magellan est originaire du Sud de l’Amérique du Sud (Chili, Patagonie), où elle font l’objet de l’animosité des agriculteurs.

Particularité : En 1972, elles furent déclarées fléau national en Patagonie et en Terre de Feu. Dans l’année qui a suivie, 150 000 œufs ont été détruits.

Dimorphisme sexuel : Il est étonnant puisque le mâle est blanc et la femelle marron. Pendant longtemps, on a considéré qu’il s’agissait de 2 espèces différentes. Le couple est uni.

Mœurs : Ce sont des oiseaux très agressifs avec les autres espèces, y compris avec les jeunes immatures. Comme chez beaucoup d’oies, c’est la femelle qui incite la mâle à attaquer un rival.

Alimentation : Le mot « Chloephaga » qui caractérise le genre signifie « qui mange des jeunes pousses ». C’est pourquoi, il leur faut un grand espace enherbé.

Bernache nonnette

Branta leucopsis

Particularité : On distingue les Bernaches des Oies par leur plumage à dominantes noire et blanche, à leur bec et à leurs pattes noires.

Répartition : La Bernache nonnette est originaire du Groenland, elle migre vers le Nord de l’Europe. En cas d’hiver très rigoureux, on peut la rencontrer sur les côtes françaises.

Mœurs : Remarquables brouteuses, elles avancent en rangs serrés comme de véritables moutons. Ce sont des oiseaux grégaires relativement bruyants, surtout si elles sont dérangées. Les “Couette Couette” qu’elles émettent alors sont très caractéristiques.

Reproduction : Elles nichent à même le sol. Les mâles restent à côté de leurs partenaires pendant toute la durée d’incubation (environ 25 jours).

Bernache du Canada

Branta canadensis

La Bernache du Canada est l’oie sauvage américaine par excellence.
Elle a été introduite en Europe au XVIIème siècle pour peupler les parcs européens.

Mœurs : Les Bernaches du Canada sont grégaires mais lors des périodes de reproduction, elles ont tendance à devenir belliqueuses. Elles volent en « V » ou en diagonale. Cette espèce est monogame et les couples peuvent rester ensemble pour un an ou même pour la vie entière.

Alimentation : Le nom français de « bernache » vient des crustacés (bernacles ou bernaches) dont elles se nourrissent. Sinon leur régime alimentaire ne diffère pas des autres oies (herbe, petits invertébrés, graines et petits batraciens).

Reproduction : L’accouplement a lieu sur l’eau. Ensuite, la femelle pond ses œufs sur une berge isolée. Le mâle s’occupe de la sécurité du nid et de sa partenaire, et choisi de préférence un espace où la visibilité est bonne pour qu’il voit venir le danger. Après 2 mois d’éducation, les petites bernaches peuvent effectuer leur premier envol.