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Oie à tête barrée

Anser indicus

Répartition :  Elle vient du Centre de l’Asie, du Nord de l’Inde et de la Birmanie où elle est répandue sur les lacs de montagne du Pamir, de l’Altaï et du Tibet. Pour migrer vers ses quartiers d’hiver en Inde, elle survole l’Himalaya.

Particularité : Elle possède un métabolisme lui permettant d’évoluer à plus de 8500m d’altitude et de résister à une température de -40°C. Ces prouesses font l’objet d’études par les scientifiques. Une des explications serait que l’hémoglobine de cette oie peut retenir beaucoup plus d’oxygène que celle des autres oiseaux.

Mœurs : C’est une oie au comportement très grégaire.

Héron garde boeuf

Bulbulcus ibis

Identification : Le héron garde-bœuf est un échassier vivant près des eaux douces, piscivore de taille moyenne. Les deux sexes sont semblables.

Habitat/Répartition : Contrairement aux autres hérons, le garde-bœuf n’est pas forcément lié au milieu aquatique. Même si l’eau et les zones humides continuent à jouer un rôle important dans son mode de vie, on peut aussi bien le retrouver dans les steppes et les prairies. Originaire de l’Afrique, très courant au Kenya ou en Tanzanie, on le rencontre actuellement sur tous les continents, excepté à proximité des cercles polaires.

Mœurs : Il niche en colonies plus ou moins nombreuses (de dix à plusieurs milliers) dans les arbres ou les buissons, à proximité des lacs ou des étangs.

Alimentation : Son régime est principalement insectivore. On le retrouve souvent en compagnie du bétail sur lequel il se perche pour le débarrasser de ses parasites. Il consomme également des petits vertébrés.

Nidification : La construction du nid est l’affaire des deux parents. Bâti de branchettes et de roseaux, ce dernier est installé dans un buisson au bord de l’eau.
La femelle dépose 4 à 5 œufs qui sont couvés pendant 22 à 26 jours. Les jeunes sont nidicoles et s’envolent au bout de 30 jours environ.

Protection/Menaces : Le héron garde-bœuf est commun et largement répandu dans son habitat.

 

Héron Bihoreau

 Nycticorax nycticorax 

Le Héron Bihoreau, aussi appelé « Bihoreau gris », est un oiseau trapu avec une tête large, un cou épais et court, et des pattes courtes. En période de reproduction, l’adulte a deux longues plumes blanches sur la nuque.

Habitat/Répartition : Le Héron Bihoreau vit près des lacs, des marécages et des rivières bordés de végétation dense. Il niche et dort dans les arbres.
Il est largement répandu, excepté dans les zones polaires, les zones tempérées fraîches et en Australie.

Mœurs : C’est un oiseau nocturne se nourrissant du crépuscule à l’aube. Il reste debout sans bouger, attendant le passage d’une proie qu’il attrape avec son bec. Il secoue vigoureusement sa proie pour l’étourdir ou la tuer, et ensuite, il l’avale la tête la première.
Il chasse dans les eaux peu profondes comme les autres hérons, utilisant son bec épais pour capturer les proies.
Le Bihoreau gris est sans doute monogame. Le mâle effectue une parade nuptiale élaborée, souvent la nuit.

Alimentation : Le Bihoreau gris se nourrit principalement de poissons, mais aussi de vers de terre, et d’insectes aquatiques et terrestres.

Nidification : Il niche en colonies souvent avec des espèces voisines dans les fourrés, sur les arbres et localement dans les roseaux. Le mâle bâtit la base du nid le plus souvent dans les branches d’un buisson ou au faîte d’un arbre où il attirera la femelle par des mouvements et des cris particuliers. C’est la femelle qui se chargera de terminer le nid.
La femelle dépose 3 à 5 œufs bleu clair, à intervalles de deux jours. L’incubation dure environ 24 à 26 jours, assurée par les deux parents. Les poussins sont couvés par les adultes et nourris par régurgitation.
Ils quittent le nid au bout de trois semaines, grimpant aux environs et autour du nid.

Protection/Menaces : En très forte régression dans toute l’Europe, à cause de la disparition des zones humides, dérangements dans les sites de nidification et la pollution des eaux, provoquant la diminution des ressources alimentaires.

Ibis sacré

Threskiornis aethiopica 

Histoire : L’ibis sacré était vénéré par les Égyptiens. Il personnifiait Thot, Dieu de la sagesse et de l’écriture. Quand les eaux du Nil baissaient, les Ibis y venaient pour manger les œufs des serpents.

L’Ibis a disparu d’Égypte depuis le XIXème siècle. La pollution du Nil est souvent mise en cause. Par respect pour ces oiseaux, leurs dépouilles étaient embaumées. Dans la pyramide de Sakhara, on a retrouvé près d’un millier d’ibis momifiés !

Habitat : De nos jours, on le trouve en Afrique au Sud du Sahara, le long des côtes, des lacs et des rivières.

Alimentation : Comme beaucoup de ciconiiformes, ils sont omnivores et mangent de tout : lézards, petits batraciens, insectes, charognes, petits poissons, oisillons etc… Leur bec recourbé vers le bas leur permet de fouiller la terre ou la vase.

Cygne noir

Cygnus atratus

Origine : Le Cygne noir est originaire d’Australie et de Nouvelle Zélande.

Particularité : Les petits cygnes naissent gris, comme leurs cousins d’Europe. Mais eux sont de véritables vilains petits canards, puisqu’ils vont devenir tout noir au cours de leur première année.

Mœurs : A l’état sauvage, il est grégaire. Ainsi, il n’est pas rare de les voir voler par colonies de 30 000 oiseaux. Beaucoup moins gros que le Cygne blanc, il est tout aussi agressif surtout pendant la période de reproduction.

Reproduction : Ils se reproduisent en plein hiver mais aussi en été.

Les Mygales

Qu’est ce qu’une mygale ? C’est bien entendu une araignée. Mais qu’est ce qui la distingue de ses consœurs ?

Sa morphologie : Elle possède des crochets venimeux (chélicères) de grandes tailles orientés vers l’avant et qui s’enfoncent dans une proie à la manière des crochets d’un reptile.

Contrairement aux idées reçues, l’araignée la plus venimeuse s’appelle la Veuve noire et ce n’est pas une mygale.
Seules quelques espèces (en particulier certains sujets australiens) sont dangereuses pour l’homme.
Nos araignées communes ont, elles aussi, des crochets venimeux mais dirigés vers le bas et ils s’articulent en tenaille. Les mygales seraient donc des araignées relativement primitives au regard de l’évolution.
Elles se caractérisent aussi par leurs longs poils qui peuvent être urticants.

Son origine géographique : Elle est présente dans toute la zone tropicale, de l’Amérique du sud à l’Australie. On en trouve aussi dans le Sud de l’Europe.

Sa technique de chasse : Les mygales ne se servent pas de leur toile pour attraper leur proie, elles chassent à l’affût en attendant dans un terrier qu’une proie passe, pour lui sauter dessus et l’envenimer.

Marabout d’Afrique

Leptopilos crumenniferus

Avec sa tête dénudée qui témoigne de son régime charognard, il exprime le calme et l’autorité d’où son surnom « d’adjudant ».

Mœurs : Le Marabout est un oiseau opportuniste : il n’hésite pas à rester lors des feux de brousses pour récupérer sa pitance sans trop d’efforts. il lui suffit d’attraper au passage de petits lézards, insectes ou petits mammifères en plein fuite. Il peut aussi voler la nourriture à des vautours. Contrairement aux autres ciconiidés, le Marabout vole le cou replié.

Cigogne blanche

Ciconia ciconia

Symboles de fidélité et de fécondité, les cigognes sont bien plus attachées à leur nid qu’à leur partenaire. Certains nids sont utilisés depuis plus de 400 ans et pèsent parfois près d’une tonne.

Mœurs : Comme tous les oiseaux planeurs, les cigognes profitent des courants chauds pour économiser leur énergie durant les migrations, c’est pourquoi les voies migratoires passent au plus étroit au dessus des mers ou des océans.

Alimentation : Les cigognes, contrairement aux clichés, se nourrissent essentiellement de petits mammifères (60%) et de reptiles (30%). Sur les lieux d’hivernage, les criquets pèlerins constituent l’essentiel de leur régime alimentaire. Elles contribuent ainsi à endiguer ce véritable fléau pour les cultures africaines.

Protection/Menaces : En déclin notamment à cause des lignes à haute tension et des insecticides, ainsi qu’à leur chasse en Afrique (il ne restait plus que 15 couples en Alsace en 1970), de vastes programmes d’élevage et de réintroduction ont été mis en place et ont été couronnés de succès. Leur nombre est en augmentation constante dans de nombreuses régions Françaises.

Les phasmes

Origine/Répartition : Le nom de Phasme provient du grec “Phasma”, qui signifie “apparition” ou “fantôme”. Il en existe 3000 espèces dans le Monde, mais elles sont surtout présentes dans les régions chaudes et humides. A titre d’exemple, on dénombre 10 espèces dans le pourtour méditerranéen et 1 au Nord des Etats-Unis et du Canada.

Particularité : Ce sont des insectes très difficile à voir car ils se confondent avec leur milieu (mimétisme par homotypie ou homochromie). Ils gardent souvent une posture statique et quand ils se déplacent, c’est toujours avec lenteur et par à-coups comme des branches qui ballottent au vent.

Dimorphisme sexuel : Comme pour beaucoup d’insectes, les mâles sont nettement plus petits que les femelles. Chez certaines espèces, il est presque filiforme. Le dimorphisme est parfois si grand que certaines espèces mâles et femelles ont longtemps été considérés comme deux espèces distinctes.

Crapaud sonneur oriental

Bombina orientalis

Répartition/Habitat : Ce petit crapaud est originaire d’Asie Orientale. Il vit dans des zones tempérées et hiberne durant l’hiver

Mœurs : Cet amphibien est diurne. Lorsqu’il est dérangé ou agressé , il s’arc-boute sur son dos et présente sa face ventrale à son assaillant, tandis qu’il rapproche ses membres de son corps.

L’agresseur est alors averti par le rouge du ventre (d’où son surnom « sonneur à ventre rouge ») que s’il va plus loin, il risque d’avoir des problèmes. Et c’est ce qui ne manque pas d’arriver si l’agression continue : les sonneurs produisent alors un produit laiteux, toxique, qui suinte à travers certains pores de la peau, qui a un goût âcre et putride et qui a pour effet de faire gonfler les muqueuses. Nul besoin de dire qu’un chien ou un serpent qui a essayé de manger une fois un crapaud, apprend vite à reconnaître et à éviter leurs couleurs vives.

Cette toxine semble assez active : 1 mg injecté à une souris suffirait à la tuer en 15 minutes. Pas de crainte démesurée à avoir ; le sonneur oriental ne peut injecter sa toxine. Mais mieux vaut éviter de la toucher avec une main portant des plaies ou de se frotter les yeux après en avoir pris un en main.

Alimentation : Il se nourrit d’insectes et d’invertébrés.

Longévité : 10 à 14 ans mais certains rapports vont bien au delà : 20 ans en captivité.

Cormoran africain

Phalacrocorax lucidus

Le Cormoran est un oiseau aquatique. Il est existe 36 espèces.

Particularité : Le plumage du Cormoran est partiellement perméable, du fait que les 3/4 de la surface de sa plume (la partie la plus externe) ne comportent pas de crochets sur les barbules, rendant celles-ci libres et perméables. Cette propriété lui permet de dépenser moins d’énergie pour plonger. En effet, moins d’air se trouve dans son plumage le rendant ainsi plus lourd pour une meilleure pénétration dans l’eau.

Le Cormoran se positionne régulièrement avec les ailes déployées quand il sort de l’eau. Ce n’est pas pour faire sécher ses plumes, mais pour favoriser sa digestion après un plongeon en eau froide.

 

Pélican Blanc

Pelecanus onocrotalus

Répartition : Il existe 7 espèces de pélicans à travers le monde. Le Pélican blanc est surtout répandu en Europe du Sud-Est, en Asie orientale et en Afrique. Oiseau migrateur, il va passer l’hiver en Afrique ou en Inde.

Particularité : Il est l’un des plus lourds oiseaux à voler. Ses ailes, qui atteignent 3.5m d’envergure, le classent parmi les grands voiliers.

Le Pélican blanc est parfois de couleur rosâtre. Ceci est dû à la sécrétion de la glande uropygienne qui imperméabilise son plumage.

Alimentation : La consommation moyenne de poissons est de 900g à 1.2 kg/jour mais les pélicans ne dédaignent pas les petits oiseaux et les déchets. La contenance de la poche gulaire atteint 12L. En cas de forte chaleur, cette poche a une fonction thermorégulatrice (comme les oreilles des éléphants).

Péluse de Schweigger

Pelusios castaneus

On l’appelle aussi tortue à plastron mobile particularité qui lui permet de mieux se protéger des prédateurs

Elle est originaire d’Afrique de l’ouest ; elle a été introduite en Guadeloupe où elle est connue sous le nom de tortue « Molokoï » et elle y est protégée.

Elle dépasse rarement les 20 cm / 30 cm

Comme beaucoup de tortue aquatique elle est carnivore mais elle peut aussi manger en complément des jacinthe et des lentilles d’eau

Très apprécié au Burundi pour sa chair, ce qui entraîne sa disparition dans ce pays, elle est classé à l’annexe 3 de la Convention de Washington qui réglemente le commerce mondial des espèces animales.

 Son espérance de vie est de 15 ans environ en milieu naturel

Couleuvre des blés

Elaphe guttata

Habitat : Originaire des Etats-Unis, le Serpent des blés fréquente une très grande variété d’habitats terrestres, des petits bois près des cours d’eau en passant par les escarpements rocheux. Il est aussi possible de le retrouver dans les terres agricoles ou dans les granges où il trouve des rongeurs à volonté.

Mœurs : Il fait généralement preuve d’un caractère doux et calme, acceptant les manipulations sans montrer le moindre signe d’agressivité.

Néanmoins, comme la plupart des reptiles, les juvéniles sont souvent plus craintifs que les spécimens d’un âge plus avancé. Leur réactions de défenses sont alors plus visibles. En premier lieu, le serpent vibre la queue très rapidement, laissant entendre un bruit similaire à celui du serpent à sonnette. Puis, si le danger persiste, il adopte la position en « S », prêt à mordre. Tout mouvement d’approche risque alors de déclencher l’attaque du serpent.
Il est important de savoir qu’une morsure de Serpent des blés est totalement inoffensive et presque sans douleur. Elle se traduit par de simples petites égratignures très superficielles.

Alimentation : Il préfère les rongeurs, mais il arrive parfois qu’il mange des œufs, des oiseaux, des chauves-souris et des grenouilles.

Reproduction : Vers l’âge de 2 ans, les serpents arrivent à maturité et sont donc près pour l’accouplement. Les femelles pondent jusqu’à 25 œufs dans des végétaux en putréfaction.

Longévité : L’espérance de vie est d’environ 15 ans.

Python royal

Python regius

Habitat : Principalement situé à l’Ouest équatorial du continent Africain. Il fréquente plutôt les savanes humides que les milieux forestiers. Durant la journée, il s’abrite dans des terriers, mais aussi très souvent sous les termitières.

Mœurs : Comme ses congénères, il est solitaire et ne rejoint les autres que pour l’accouplement. Il est nocturne et terrestre. Le Python royal se caractérise par son mode de défense singulier : il se met en boule en protégeant sa tête au centre de ses anneaux, d’où son nom anglais de « Ball Python ».

Alimentation : Il se nourrit principalement de rongeurs qu’il tue par constriction (étouffement). Le Python royal jeûne fréquemment. Un spécimen en bonne santé peut jeûner plusieurs mois sans dommages. Des jeûnes de près d’un an sont assez courants et le record en la matière est de 22 mois.

Reproduction : A la différence des boas et des anacondas, les pythons sont ovipares. Les femelles pondent et couvent de 3 à 8 œufs dans des rochers ou des trous creusés dans le sol. L’incubation dure 2 à 3 mois.

Longévité : En élevage, une longévité de 20 à 30 ans est tout à fait dans la norme.

Boa constrictor

Boa constrictor imperator

Habitat : Il occupe une grande variété de biotopes : des zones semi-arides aussi bien que des forêts pluviales amazoniennes.

Mœurs : Comme ses congénères, il est solitaire et ne rejoint les autres que pour l’accouplement. Il est nocturne et grimpe souvent aux arbres. Le boa n’est pas agressif, il préfère la fuite à la confrontation.

Alimentation : Comme l’Iguane, il se nourrit de gros lézards, mais aussi d’oiseaux, de rats, de mangoustes, d’opossums, d’écureuils, de pacas et même d’ocelots. Comme son nom l’indique, il tue sa proie en l’entourant de son corps jusqu’à l’étouffement. Il peut rester des mois sans manger.

Reproduction : Ce vivipare s’accouple de janvier à avril. Il peut s’accoupler pendant plus d’une heure et la femelle est féconde plusieurs jours. La gestation moyenne dure 4 à 6 mois. La femelle peut avoir jusqu’à 50 serpenteaux.

Longévité : Le boa constricteur est l’un des serpents doté de la plus grande longévité. Des spécimens de plus de 20 ans sont assez fréquents. Son record de longévité est actuellement détenu par un spécimen du Zoo de Philadelphie qui a vécu plus de 40 ans.

Agame barbu

Pogona vitticeps

Habitat: C’est une espèce endémique d’Australie (Centre-Ouest). On le trouve dans les régions boisées arides ou semi-arides et les déserts rocheux.

Alimentation : Il consomme aussi bien des végétaux que des insectes.

Reproduction : Les mâles possèdent des pores fémoraux à l’intérieur des cuisses, ainsi que des renflements hémipéniens à la base de la queue, visibles chez les adultes et subadultes. Ils sont matures vers l’âge de 18 mois. Les mâles deviennent alors très agressifs entre eux. L’accouplement est très rapide : lorsque la femelle montre qu’elle est prête, le mâle utilise sa gueule pour la saisir au cou et l’empêche de bouger en l’entourant de ses pattes avant. La durée de gestation dure environ 1 mois et demi. La femelle pond alors de 10 à 30 œufs oblongs dans un nid peu profond creusé dans le sable. Les petits naîtront de 60 à 80 jours plus tard en fonction de la température d’incubation.

Scinque à langue bleue

Tiliqua scincoides

Ce lézard trapu et lent est l’un des reptiles les plus répandu d’Australie. Adulte , il mesure de 45 à 50 cm.

Particularité : Il exhibe sa langue d’un beau bleu vif et émet un sifflement en cas d’attaque. C’est un moyen de défense efficace car dans la nature, les couleurs vives sont souvent synonymes de danger.

Habitat: Régions semi-désertiques du Sud-Est de l’Australie.

Mœurs : Le Scinque à langue bleue est un lézard terrestre et diurne. Il est en général inoffensif mais il peut cependant mordre bien qu’il n’ait pas de dents.

Alimentation : Il est omnivore, se nourrit de fleurs, de fruits mais aussi d’insectes, de charognes et d’escargots dont il raffole.

Reproduction : La saison des amours débute au printemps. Le mâle défend alors son territoire, les combats entre mâles peuvent être très violents.
L’accouplement a lieu après une brève poursuite à la fin de laquelle le mâle mord sa partenaire derrière la tête. La femelle ovovivipare met au monde entre 10 et 15 petits 4 mois après l’accouplement.
Les jeunes deviennent adultes au bout de 3 ans.

Longévité : Il vit en moyenne 20 ans.

Caméléon casqué du Yémen

Chameleo calypratus

Particularités : Les caméléons sont des lézards qui se distinguent du fait qu’ils ont des yeux qui peuvent bouger indépendamment l’un de l’autre et s’orienter dans de nombreuses directions. Ceci compense le fait qu’ils aient un petit cou.

Réputés pour leur changements de couleur, ce changement de coloration ne se fait pas en fonction du support sur lequel ils se trouvent, mais plutôt en fonction de ce qu’ils ressentent (peur d’un prédateur, attrait pour un partenaire).

Habitat : Yémen, partie limitrophe de l’Arabie saoudite, d’où leur surnom. Ils sont arboricoles.
Leurs doigts sont soudés et ressemblent à des pinces qui leurs permettent de se déplacer facilement dans les arbres ou les buissons. Leur queue est aussi préhensile et sert de cinquième patte.

Mœurs : “Pour vivre heureux , vivons cachés”, telle pourrait être la devise des caméléons. En effet, leur morphologie leur permet de se camoufler facilement dans la végétation. De plus, ils se déplacent de façon saccadée, ressemblant ainsi à des feuilles ballottées par le vent.

Alimentation : Il se nourrit principalement d’insectes qu’il attrape au vol grâce à sa langue collante “protractile”, c’est-à-dire qu’elle jaillit de la gueule pour attraper des insectes. Elle jaillit à la vitesse de 1/25e de seconde et englue les insectes éloignés d’une vingtaine de centimètres.

Le Douroucouli

Aotus azarae boliviensis

Le Douroucouli ou « singe-chouette » est originaire d’Amérique Centrale et du Sud.

Particularité : C’est le seul véritable singe de nuit. Ses grands yeux jaunes lui donnent une excellente vision nocturne qui lui permet notamment de capturer des insectes.

Mœurs :  Ils vivent en groupe familiaux constitués d’un couple et de leurs jeunes. La femelle n’a qu’un petit à la fois, elle le porte seulement durant la première semaine, puis c’est le mâle qui prendra soin du jeune, ne le rendant à sa mère que pour la tétée.

 Ils sont territoriaux et marquent leur territoire avec des glandes de marquage et en poussant des cris d’avertissement pour les autres groupes. Leur répertoire est d’ailleurs très varié puisque l’on a répertorié plus de 50 vocalises différentes.

Alimentation : Il se nourrit principalement d’insectes, mais également de fruits, d’œufs et de petits animaux.

Gecko leopard

Eublepharis macularius

Adulte, ce reptile atteint aisément 20cm. Il est assez trapu et sa queue est très grasse.

Particularité : Contrairement à la majorité des Geckos, ses paupières sont mobiles et ses doigts ne possèdent pas de lamelles adhésives. Il ne grimpe donc pas, il est terricole.

Habitat : Il est originaire de l’Asie du Sud-Ouest. On le trouve en Afghanistan, dans les milieux arides, semi désertiques et rocheux et dans la partie Nord Occidentale de l’Inde et au Pakistan.

Mœurs : C’est un animal plutôt crépusculaire.

Alimentation : Les Gekkonidés se nourrissent de petits invertébrés et principalement d’insectes. Sa queue lui permet de stocker une importante réserve de graisse pour les périodes où la nourriture se fait rare, ce qui explique son aspect particulier.

Reproduction : Le mâle le plus rapide immobilise la femelle en la mordant au niveau du cou, pour un coït d’environ 10 minutes ou moins.

La femelle cesse en général de s’alimenter pendant 1 à 3 semaines avant la première ponte. Les œufs prennent trop de place dans son ventre, ce qui a pour conséquence de couper son appétit. Les œufs sont pondus par paire toutes les 3 semaines. Au total elle en pond une dizaine. L’incubation dure entre 1 mois et 1 mois et demi. Le sexe du futur gecko sera fonction de la température d’incubation :

  • Entre 26 et 28°C : Majorité de femelles
  • Entre 28 et 30°C : 50% de mâles et femelles
  • Entre 30 et 32° : Majorité de mâles.

Ils s’alimenteront après leur première mue, environ 2 à 3 jours après leur naissance.

Longévité : Environ 20 ans.

Tortue alligator

Macroclemys temminckii

C’est la plus grande tortue d’eau douce du Monde, avec un poids maximal de plus de 100kg. Elle possède une carapace rugueuse.

Habitat : Elle se niche dans le lit des rivières du Sud-Est des Etats-Unis.

Mœurs : Bien qu’elle soit aquatique, ce n’est pas une très bonne nageuse. Elle préfère marcher dans le lit des rivières.

Alimentation : Son régime alimentaire naturel se compose principalement de poissons et de carcasses de poissons morts (généralement jetés à la mer par les pêcheurs), les invertébrés , la charogne et les amphibiens. Mais elle est aussi connue pour manger des serpents et tortues plus petites qu’elle.

Technique de chasse : Elle est toujours à l’affût de la moindre proie. Le jour, cette tortue laisse ses mâchoires ouvertes et agite un petit appendice rose localisé au bout de sa langue. Le poisson se jette alors sur ce qu’il croit être un ver. A l’aide de sa puissante mâchoire, la tortue alligator mord alors violemment le poisson qui a été berné par son leurre.

Reproduction : La maturité est atteinte à l’âge de 12 ans environ. L’accouplement a lieu chaque année au printemps. La femelle construit un nid et pond entre 10 et 50 œufs, environ 2 mois plus tard. Le sexe des bébés dépend de la température à laquelle les œufs sont incubés. Les nids sont généralement creusés à au moins 50 mètres du bord de l’eau pour les empêcher d’être inondés. L’incubation dure 100 à 140 jours, et les nouveau-nés émergent au début de l’automne.

Longévité en captivité :  De 20 à 70 ans.

Pécari à collier

Tayassu tajacu

Le Pécari est un mammifère ressemblant fortement à un sanglier en miniature, dont le poids varie de 14kg à 30kg. Il possède une crinière en forme de collier blanchâtre au niveau du cou, d’où son surnom, et ses dents ne pointent pas vers le haut mais vers le bas.

Habitat : Il occupe les forêts d’Amérique du Sud et le Texas.

Alimentation  : Les Pécaris sont omnivores, mais ils affectionnent les racines, les fruits et les graines. Sur leur aire de répartition, les cactus forment le gros de leur alimentation mais ils mangent aussi des insectes et des petits invertébrés.

Leur groin très sensible leur permet de trouver la nourriture et leurs défenses permettent de creuser le sol et de couper les racines, causant parfois des ravages dans les champs.

Avec leurs 3 alvéoles distinctes (un peu comme chez la vache), leur estomac permet de digérer les aliments riches en cellulose.

Mœurs : Ils sont grégaires et vivent en hardes pouvant compter jusqu’à 50 têtes. Chaque harde étant elle même composée de petits groupes familiaux ou clans d’une quinzaine d’individus, d’âges et de sexes mélangés.

Longévité : 20-25 ans.

Mangouste naine

 Helogale parvula

Classe : mammifère – Ordre : carnivore – Famille : Herpestidae

Poids/Taille : 350 – 400g / Corps : 25cm – Queue : Environ 20cm

Habitat : Elle aime les savanes boisés et buissonneuses, forêts clairsemées de d’Afrique Subsaharienne.

Mœurs Les mangoustes naines sont diurnes et grégaires. Elles vivent en bandes à la structure matriarcale, comptant entre 8 et 30 membres. La communication est très vocale et continue, avec un large éventail de gazouillements et de sifflements, tandis qu’elles courent à la recherche de nourriture. Les membres du groupe  utilisent leurs incisives pour se nettoyer mutuellement.

Très organisé et hiérarchisé, le groupe se divise les tâches de façon à ce que les terriers soient toujours sous surveillance, tandis que le reste de la communauté surveille la venue d’éventuels prédateurs.

Alimentation : La Mangouste est essentiellement insectivore (termites, scarabées, larves et autres invertébrés enfouis dans le sol).

Reproduction : La matriarche est la seule femelle qui se reproduit. Le mâle alpha, qui est un rang en-dessous d’elle, passe son temps au sommet de la tanière, une termitière, scrutant le danger pendant que les autres font leur toilette et jouent.

 La femelle alpha met bas 2 à 3 portées par an, les unes à la suite des autres. Ces portées comptent 2 à 6 petits qui sont élevés et allaités par plusieurs individus. La gestation dure environ 2 mois et les jeunes sont sevrés vers 8 semaines. Généralement ils restent dans le groupe. Ce n’est que vers l’âge d’1 ou 2 ans que certains individus partent pour rejoindre d’autres groupes qui sont souvent apparentés à leur famille. Les jeunes mâles parcourent en moyenne 500m avant de trouver un autre groupe alors que les femelles parcourent 2 fois cette distance.

Protection : Cette espèce est non-protégée.

Longévité :  6 ans.

Dingo d’Australie

Canis lupus dingo

Les dingos sont des chiens sauvages de taille moyenne qui n’aboient pas. Ils ont les oreilles dressées, une queue brune à tâches blanches recouverte de poils durs.

Histoire : Les dingos australiens descendent d’un groupe très réduit qui aurait été introduit environ 3000 ans avant J.C. Il s’agissait de chiens domestiques. Ils ont rapidement formé une population sauvage, qui a eu un impact écologique important en causant certainement la disparition de plusieurs espèces de carnivores indigènes (loup marsupial, Sarcophile satanique, etc…).

Répartition : On peut les trouver en Océanie et en Asie et notamment en Australie.

Mœurs : Ils vivent seuls ou en bandes familiales et représentent parfois un vrai fléau pour les éleveurs de bétail. Ils ne courent pas très vite, mais ils sont très endurants et peuvent parcourir de longues distances. Ils poursuivent leur proie jusqu’à ce qu’elle tombe d’épuisement.

Reproduction/Développement : Les dingos sont très prolifiques et peuvent mettre au monde jusqu’à huit petits auxquels ils donnent naissance dans des grottes. Ceux-ci sont ensuite allaités pendant deux mois et restent très longtemps auprès de leurs parents. Ils n’ont pratiquement aucun ennemi naturels. Seuls les plus faibles d’entre eux sont la proie des aigles ou des serpents. Leur seul véritable ennemi est l’homme.

 

Coati roux

Nasua nasua

Le Coati, proche cousin du raton laveur, est doté d’une grande agilité dans les arbres. Son long museau mobile, qui lui a donné son nom, signifie « nez allongé » en langue indienne guanari.

Habitat  : Il occupe les forêts tropicales d’Amérique Latine et d’Amérique du Sud, situées à  2500 mètres d’altitude.

Mœurs : C’est un animal sociable et diurne.

Alimentation : Les coatis consomment des proies variées : petits oiseaux et mammifères, reptiles, scorpions et insectes (dont ils contribuent à la régulation des populations). Omnivores, ils se délectent également de fruits, de baies, de racines ou encore de champignons. Leurs griffes redoutables et leur remarquable odorat sont d’efficaces outils dans la quête de ces divers aliments.

Reproduction : Les femelles s’organisent en groupes excédant rarement 8 individus au sein desquels les mâles, excepté les jeunes, ne sont acceptés qu’en période de reproduction. Celle-ci varie selon les régions et l’abondance de nourriture mais a forcément lieu entre octobre et mars. Après 75 jours de gestation, entre 2 et 8 petits vont naître dans un nid que la mère aura pris soin de construire en hauteur, dans un arbre.

Poids : Entre 3 et 6 kg.

Longévité : 7 à 8 ans dans la nature ; le double en captivité.

Statuts et protection : Classé en Annexe III de la CITES (Convention de Washington) ; classé « LOWER RISK » sur la liste rouge de l’IUCN.

Raton laveur

Procyon lotor

Le Raton laveur est un animal curieux, rusé et solitaire qui a survécu depuis le Miocène, voici 25 millions d’années, grâce à ses facultés d’adaptation à tous les milieux. Les adultes pèsent généralement entre 5 et 12 kg, mais un gros mâle peut peser jusqu’à 28 kg.

Répartition/Habitat : Il vit dans la majeure partie des Etats-Unis, sauf dans les rocheuses. On le trouve aussi dans le Sud du Canada ainsi qu’en Amérique Centrale. Il a été introduit en France et en Allemagne. On le retrouve dans tous les milieux, même dans les villes. La présence de l’homme ne semble pas le déranger.

Particularités : Il vit près des cours d’eau et des lacs, d’où son nom. Il semblerait que le fait de tremper les aliments dans l’eau ne soit pas pour les laver mais pour les attendrir, les ramollir. D’autres pensent que ce comportement est du au fait qu’il ne produirait pas assez de salive ou que ce comportement est lié à la recherche et la capture de proies dans l’eau.

C’est l’un des rares animaux qui semble être capable de se réadapter à la vie sauvage après avoir été apprivoisé.

Mœurs : Le Raton laveur est un plantigrade, c’est à dire qu’il marche sur la plante des pieds. A ce titre, c’est un excellent grimpeur, nageur et il sait creuser efficacement. Il est principalement arboricole mais aussi terrestre. Il est crépusculaire et nocturne , mais devient diurne en captivité. Solitaire, les mâles adultes évitent le contact des autres mâles et signalent leur présence sur un territoire en laissant des marques malodorantes.

Alimentation : C’est un opportuniste. Il s’adapte à presque tous les milieux et consomme toute sorte de nourriture. Il appartient à l’ordre des carnivores, mais est considéré comme omnivore.

En nageant, il pêche poissons, écrevisses, grenouilles et tortues. Sur les berges, il chasse campagnols, souris, rats. En forêt, il se nourrit d’insectes, de vers de terres, d’œufs et d’oisillons qu’il trouvent sur le sol, mais il va aussi les dénicher en grimpant aux arbres. Dans certaines régions, il est considéré comme nuisible car il pille les poulaillers. En ville il fréquente les décharges et renverse souvent les poubelles !

Reproduction : Polygame, le mâle fécondera plusieurs femelles successivement. En revanche, après l’accouplement, la femelle repoussera tous les autres mâles.
La gestation dure environ 63 jours. Dans sa tanière souterraine ou un creux d’arbre, la femelle met bas 3 à 4 petits. Ils naissent aveugles et sans dents. Ils allaitent leur mère durant 3 mois. Ils resteront avec elle le premier hiver. Les femelles reproduiront l’année suivante, alors que les mâles atteindront leur maturité sexuelle vers l’âge de 2 ans.

Statut : Commun (espèce gibier). Il est chassé et piégé en Amérique du Nord pour sa fourrure. Dans de nombreuses régions, il est classé comme nuisible du fait des dégâts qu’il cause à la volaille et aux récoltes. Ils sont aussi vecteurs de la rage dans les Etats du Sud des Etats-Unis. Mais malgré cette mauvaise réputation, les effectifs ne diminuent pas.

Longévité : Le raton laveur peut vivre 12 ou 13 ans en milieu naturel. En captivité, le record de longévité est de 22 ans et demi.

Les chauves-souris

Roussettes d’Egypte et chauves-souris à nez pointu

Les chauves souris ou chiroptères sont les seuls mammifères capables de voler activement. Avec 900 espèces, elles représentent 1/3 des espèces de mammifères (2ème ordre derrière les rongeurs). La plus grande atteint 40 cm pour 1.10kg et 1.25m d’envergure. La plus petite pèse 2g et mesure 3cm.

Répartition : Elles sont partout sauf en Nouvelle Zélande et dans les régions polaires.

Mœurs : A quelques exceptions près, toutes les chauves-souris sont nocturnes. Cela leur procure différents avantages :

  • Eviter la « concurrence  » avec les oiseaux pour la nourriture.
  • Diminuer le risque de prédateurs.
  • Eviter la chaleur et la déshydratation. La chauve souris y est très sensible du fait de sa grande surface cutanée.

Elles vivent en colonies de plusieurs milliers d’individus composés de petits groupes formés par un seul mâle et d’une dizaine de femelles.

La chauve-souris émet des sons dont elle capte l’écho. La différence entre le son et son écho lui fournit les informations nécessaires à la connaissance parfaite de son environnement (obstacles, proies, etc…) en pleine obscurité. C’est ce que l’on appelle « l’écholocation ». En fonction des espèces, les impulsions sonores sont émises par la bouche ou par les narines.

Alimentation : En fonction des espèces, certaines sont insectivores, frugivores ou omnivores. Les insectivores consomment chaque nuit 30 à 50% de leur poids (pour un humain de 60 kg, cela correspondrait à 20-30 kg de nourriture !).

Contrairement à ce que l’on pourrait penser, seules 3 espèces sont hématophages et lèchent le sang des mammifères, comme le feraient les vampires selon la légende. On ne les rencontre qu’en Amérique du Sud.

Reproduction : Le cycle de reproduction est le même que chez les autres mammifères.
Mais il existe des exceptions : pour les chauves-souris des climats tempérés qui hibernent, l’accouplement a lieu avant l’hibernation. Pendant l’hiver,le sperme est conservé et dès le printemps venu, l’ovule est libérée de l’ovaire et peut être fécondée.
La période de gestation varie de 44 jours à 8 mois. Les femelles donnent naissance à un seul petit qu’elles allaitent. Le petit naît aveugle et nu et ne se séparera définitivement de sa mère que vers 2 mois. Il deviendra adulte aux alentours de 2 ans.

Longévité : En fonction des espèces, la chauve-souris vit de 5 à 20 ans.

Dendrobates

Habitat : Ces petites grenouilles habitent les forêts tropicales de l’Amérique Centrale et du Sud.

Alimentation : Elles se nourrissent surtout d’insectes.

Particularité : Elles sont très colorées. Ceci indique qu’elles sont toxiques !
Dans le monde animal, des couleurs voyantes constituent un signe d’avertissement pour les prédateurs.
Les indigènes d’Amérique du Sud enduisaient les pointes de leurs flèches avec le poison sécrété par la peau de ces petits amphibiens.
L’action neurotoxique du poison peut ainsi paralyser la victime d’une flèche préparée de cette manière.