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Bernard l’ermite

Coenebita clypeatus

Répartition : Le Bernard l’ermite vit dans le sud de la Floride, aux Antilles et au Venezuela.

Particularités : Son abdomen mou l’oblige à se protéger dans une coquille « volée » à un mollusque aquatique ou terrestre, en délogeant au besoin son occupant (la coquille d’Achatine, par exemple).

Il a deux pinces inégales : la pince gauche est beaucoup plus grosse et plus forte que la droite. Il possède 2 deux paires d’antennes qui lui servent à « tâter » le terrain, goûter les aliments, communiquer avec ses congénères.

Mœurs :  Il est essentiellement nocturne, se cachant le jour sous des feuilles mortes ou des troncs d’arbres. C’est un animal adapté aux milieux terrestres et non aquatiques : on peut le trouver jusqu’à plusieurs kilomètres de la côte dans les forêts. Il transporte dans sa coquille d’emprunt une réserve d’eau dont il fait provision en s’immergeant.

Alimentation : Opportuniste, il mange tout ce qu’il trouve dans la nature : fruits et autres végétaux, cadavres de petits animaux et poissons.

Reproduction/Développement : Après accouplement, les femelles vont à la mer pondre leurs œufs (de 800 à 1200 pour une jeune femelle, jusqu’à 40 000 pour une grosse !).

Les larves sont aquatiques et subissent plusieurs transformations avant de tomber au fond de l’eau, où elles vont acquérir leur forme adulte et voler leur première coquille pour regagner la terre ferme.

 

Tenrec

Echinops telfairi

Le Tenrec, comme le Hérisson ou la Taupe appartient à l’ordre des insectivores.
Ce sont des mammifères assez primitifs car ils ont peu évolué.
Ils présentent encore des caractéristiques appartenant à leurs ancêtres les plus anciens (petit cerveau avec peu de circonvolutions, un seul appendice rectal et urogénital).

Habitat : Ils habitent les zones semi-désertiques , les forêts d’épineux et sèches des côtes malgaches.

Mœurs : Ils sont nocturnes et semi-arboricoles.
Comme ils mangent des insectes, ils ne peuvent pas stocker de nourriture pour les jours de froid, aussi la température de leur corps peut varier de 30 à 35°C. Ils entrent alors dans un état de torpeur (hibernation) durant 3 à 5 mois. Ils dépensent ainsi moins d’énergie pour maintenir leur température corporelle.
Ils communiquent par le toucher, l’odorat, mais aussi par l’émission de sons qui peuvent aller du pépiement jusqu’au cri aigu, en passant par les grincements de dents.
L’adaptation la plus notable des tenrecs est la transformation de leurs poils en épines qui leur permettent de se protéger à la manière des hérissons. Il devient alors difficile de les avaler ou même de les prendre.

Alimentation : Ils mangent principalement des insectes, des arthropodes (araignées) ou encore des vers dans les nids des oisillons ou des souriceaux, occasionnellement. Ils utilisent souvent leurs pattes pour maintenir leur proie.

Reproduction : Il est difficile de reconnaître les mâles des femelles car les testicules ne sont pas descendus. L’accouplement a lieu au mois d’octobre après les grosses chaleurs de l’été (où ils passent leur temps à dormir). Les femelles émettent alors une odeur caractéristique qui déclenche chez le mâle la sécrétion d’une substance blanchâtre près des yeux. La femelle creuse un terrier dans lequel elle apporte des végétaux. Les mâles restent avec leur partenaire après l’accouplement, mais quelques heures avant la naissance des petits, ils sont chassés du nid.
Les tenrecs ont en général de 2 à 8 petits. Les épines apparaissent au bout de 5 jours, ils ouvrent les yeux vers le 10ème jour et se séparent de leur mère vers 3 mois.

Longévité : Mal connue à l’état sauvage, on l’estime à 5 ans. A l’état captif, ils peuvent vivre jusqu’à 13 ans.

Castor canadien

Castor canadensis 

 Le Castor est le plus gros rongeur d’Amérique du Nord. Il peut peser jusqu’à 32 kg.

Particularités : Il dispose d’adaptations uniques ! Une membrane recouvre son œil et le protége quand il plonge. Sa queue écailleuse lui sert de gouvernail et lui permet de garder son équilibre sur terre lorsqu’il se dresse pour couper un arbre ou transporter des matériaux avec ses pattes avant. Ses pattes postérieures sont palmées et le deuxième orteil de chaque patte est doté de deux griffes superposées servant de peigne pour sa fourrure.

Il cause de gros dégâts dans les plantations d’arbres et abat plus de 200 arbres par an en moyenne. Il peut couper des arbres de plus de 40 cm de diamètre.

Mœurs :  Le castor vit en famille. La femelle n’a qu’une portée de 3 à 4 petits par an au printemps. Après une année passée dans la hutte à apprendre les rudiments de la vie de castor, les petits quittent la colonie pour trouver son territoire.

Longévité : Un castor peut vivre jusqu’à 12 ans dans la nature.

Menaces/Protection : Chassé pour sa fourrure soyeuse il n’est pour autant pas menacé de disparition.

 

 

Lièvre sauteur

Pedetes capensis

Le Lièvre sauteur est un rongeur d’Afrique de la famille des Pedetidés. Ce n’est pas un lagomorphe contrairement au lièvre et au lapin. Il ressemble plutôt à une gerboise géante qui aurait une grande queue touffue.

Adulte, son corps  mesure de 35 à 45 cm de long auquel il faut ajouter une queue de 37 à 48 cm. Ses oreilles font 7 à 9 cm de haut. Il pèse de 3 à 4 kg. Sa fourrure est peu dense et sans sous-poils.

Les pattes arrières ressemblent à celles d’un Kangourou, avec 4 doigts et des griffes. Il a de grands yeux et des oreilles qui se replient pour éviter que de la terre n’y entre lorsqu’il creuse.

Habitat : ll vit dans les plaines sablonneuses et plates d’Afrique.

Mœurs : C’est un animal nocturne et plutôt solitaire. Si le Lièvre sauteur supporte bien la fraîcheur de la nuit, le système de régulation de sa température ne lui permet pas de vivre correctement au delà de 30°C, température à laquelle il entre en hyperthermie.

Durant la journée, il se protège de la chaleur en restant dans de profonds terriers dont il cache l’entrée en repoussant le sable de l’intérieur. La nuit, il sort de son terrier et se déplace sur un rayon de 250m autour de chaque terrier en sautant à la manière d’un Kangourou, se cachant sous terre dès qu’il est effrayé.

Alimentation : Il se nourrit surtout de végétaux, de céréales, et parfois d’insectes.

Reproduction/Développement : Le Lièvre sauteur se reproduit toute l’année. Il ne met au monde qu’un petit par portée, après une gestation de 78 à 82 jours. La femelle a en moyenne 3 portées par an.

Le petit pèse environ 300 g à la naissance. Il naît couvert de poils et ouvre les yeux au bout de 3 jours en moyenne. Il quitte sa mère à l’âge de 7 semaines. Il est capable de se reproduire lorsqu’il atteint 2.5 kg.

Longévité : Il peut vivre jusqu’à 19 ans en captivité.

Menaces/Protection : Le Lièvre sauteur est chassé car il commet des dégâts dans les récoltes. En Afrique du Sud, il représente une importante source de viande. Malgré cette chasse intensive, l’espèce ne semble pas être actuellement menacée de disparition.

Agouti Ponctué

Dasyprocta punctata

Ce petit rongeur proche du cochon d’inde peut peser de 2 à 3 kg. Ses grandes pattes lui permettent de courir rapidement. Il fut utilisé par les indigènes mayas comme animal domestique, mais aussi pour sa chair.

Habitat : Il occupe les forêts des régions humides situées entre le Sud du Mexique, le Paraguay et le Brésil, ainsi qu’aux Antilles.

Mœurs : Il vit dans des terriers et est plutôt diurne. S’il se sent menacé, il peut changer ses habitudes. Il peut vivre seul ou en couple.

Alimentation : Il mange des graines, des fruits et des feuilles.

Il exerce un rôle essentiel dans la forêt : En cachant un grand nombre de graines ou fruits tombés au sol qu’il conserve pour sa consommation future, il permet la dispersion des graines et donc la reproduction des arbres. D’instinct, il les décortique avant de les enterrer. Certaines graines (notamment celles de l’astrocaryum noir) ne germent que lorsqu’elles ont été traitées de la sorte.

Quand on parle de l’importance de la biodiversité, en voilà un exemple probant !

Reproduction: La femelle a en général 1 à 2 portées par an de 1 ou 2 petits. La durée de gestation est de 105 à 120 jours. Les bébés Agoutis naissent les yeux ouverts et sont capables de suivre leur mère dès la naissance. Ils obtiendront leur maturité sexuelle vers l’âge de 6-9 mois.

Menaces/Protection : Il est chassé pour sa chair et pas toujours de façon rationnelle. Ses principaux prédateurs naturels sont les boas, les félins (jaguar, ocelot), les coatis bruns et les rapaces.

Annexe III CITES (Honduras).

Ecureuil du Japon

Sciurus lis

L’écureuil du Japon est d’une couleur allant du gris au brun. Il a une queue touffue et des pinceaux aux oreilles, mais moins prononcés que chez l’écureuil roux.

Répartition : On rencontre cet écureuil uniquement sur les îles de Honshu, Shikoku et Kyushu au Japon.

Menaces/Protection : Récemment les populations du Sud-Ouest de Honshu et Shikoku ont diminué et celles de Kyushu ont disparu. La cause principale semble être la destruction et la fragmentation des forêts dans lesquelles il vit.

En outre, il est de plus en plus apprécié comme animal de compagnie et les prélèvements d’individus pour alimenter le commerce de ces animaux sont peut être en cause dans la diminution de ces populations. Enfin, certains écureuils domestiques sont abandonnés par leurs propriétaires, ce qui a pour conséquence le développement de certaines maladies.

Ecureuil de Corée

Eutamias sibiriacus

Comme tous les rongeurs, qui représentent 40% des espèces de mammifères, l’écureuil de Corée a :

  • Un museau allongé
  • Des oreilles assez longues
  • De longues moustaches
  • Une longue queue

Particularité : Les rongeurs se distinguent des autres mammifères par leurs 4 grosses incisives à croissance permanente. Seule leur surface antérieure est émaillée. Elles sont donc toujours aiguisées grâce à l’usure constante de la face postérieure, composée de dentines plus tendres.

Alimentation : Il se nourrit essentiellement de graines qu’il stocke dans ses bajoues. Comme beaucoup d’écureuils, il camoufle souvent de la nourriture.

Reproduction : Les portées comptent de 3 à 5 petits qui naissent nus et aveugles, après 30 jours de gestation. Il n’y a qu’une nichée par an.

Longévité : De 8 à 12 ans en captivité.

Porc-épic Indien

Hystrix indica

C’est l’un des plus gros rongeurs, il peut peser de 13 à 27 kg.

Habitat : On rencontre des porcs-épics en Afrique et en Asie. Ils habitent dans des cavités sous des rochers ou dans des terriers qu’ils creusent eux-mêmes.

Mœurs : De naturel solitaire, il peut parfois vivre en couple.

Alimentation : Il se nourrit de racines, bulbes et fruits. Doté d’un très mauvaise vue, c’est son odorat qui lui permet de trouver sa nourriture.

Reproduction : La maturité sexuelle est atteinte vers 2 ans. La femelle est en chaleur tous les 35 jours mais ne produit que 2 à 3 portées (de 2 ou 3 petits) par an. La parade amoureuse s’effectue par des léchages mutuels. La gestation dure environ 112 jours. Les petits naissent avec des piquants mous qui durcissent rapidement, seulement quelques heures après la naissance.

Protection : Bien qu’il soit chassé pour sa chair, il n’est pas menacé d’extinction. Ses principaux prédateurs sont les grands félins.

Longévité : 12 à 15 ans dans la nature, beaucoup plus en captivité.

 

Wallaby de Bennett

Macropus rufogriseus  

Le Wallaby de Bennett fait partie des 240 espèces de marsupiaux réparties en Amérique et en Australie ainsi que dans les îles environnantes. Sa population est stable. Le corps du wallaby mesure de 40 à 90 cm avec une queue de taille identique. Son poids varie entre 7 et 18 kg.

Particularité : On distingue le Wallaby du Kangourou de par sa taille. Ce dernier est généralement plus grand que son cousin.

 Habitat/Répartition: On le rencontre dans les forêts et prairies de Tasmanie ainsi que sur la côte Sud-Est de l’Australie.

Mœurs : Le Wallaby de Bennett est principalement nocturne à l’état sauvage. Ils sont souvent observés ensemble pour se nourrir. En revanche, ils ne forment pas de groupes sociaux permanents.

 Alimentation : Herbivore, il consomme de l’herbe et des feuillages divers.

Reproduction : Seules les femelles ont une poche appelée le « marsupium ». Le petit, après une gestation de trente jours, remonte de l’utérus jusqu’à la poche où il restera pendant environ 5 mois accroché à une tétine. L’espèce n’étant pas très prolifique en cas de décès prématuré du petit, un embryon de « secours » va prendre le relais et se développer dès l’arrêt de lactation.

Longévité : Environ 15 ans.

Wallaby de Parma

Macropus parma

Le Wallaby de Parma est la plus petite espèce de Kangourou. Son poids varie entre 3.2 et 5.8 kg, soit un dixième du poids du Kangourou roux.

Histoire : On pensait l’espèce éteinte à la fin du XIX siècle. Mais en 1965, une population fut découverte sur l’île de Kawau, puis une autre 2 ans plus tard dans les forêts du New South Wales en Australie.

Fait intéressant, les spécimens de Kawau Island sont plus petits que leurs congénères de Gosford. Il apparaît que la concurrence pour les ressources limitées de nourriture sur l’île a sélectionné les petits individus.

Répartition/Habitat : Il vit au Sud-Est de l’Australie et à été introduit en Nouvelle Zélande. On le trouve dans les forêts humides broussailleuses et forêts plus sèches d’eucalyptus.

Mœurs : Essentiellement nocturne et solitaire, c’est un animal discret.

Menaces/Protection : A l’heure actuelle, bien que la population ne soit pas très importante, elle reste stable et l’espèce n’est plus considérée comme menacée.

Gibbon à mains blanches

Hylobates lar

Le Gibbon à mains blanches, aussi appelé « Gibbon lar », est un primate. C’est une des 11 espèces de Gibbons.

Les gibbons à mains blanches sont des singes au corps svelte, sans queue, à la tête ronde et aux bras particulièrement longs (2.3 à 2.6 fois la longueur du corps). Leur face noire est encadrée de blanc et comme l’indique son nom, les extrémités de ses membres sont blanchâtres. Le reste de son pelage a une couleur qui varie du noir au beige-sable, en passant par le roux. Sa taille est comprise entre 65 et 85 cm, pour un poids de 5 à 8 kg.

Il possède de longs membres musclés ainsi que des mains et des pieds adaptés au balancement de branche en branche. Il se déplace tel un véritable acrobate ! Au sol, le Gibbon à mains blanches marche debout et utilise ses longs bras comme balancier.

Répartition : Il vit dans les forêts tropicales humides de l’Asie du Sud-Est (Thaïlande, péninsule malaise, Bangladesh, île de Sumatra, etc…).

Alimentation : La recherche de nourriture constitue la principale activité de sa journée. Il se nourrit essentiellement de fruits, de feuilles, de bourgeons et de fleurs, mais il peut aussi manger des insectes et de petits oiseaux quand la nourriture vient à manquer.

Mœurs : Les gibbons à mains blanches vivent en petits groupes dirigés par un couple reproducteur. Chaque groupe a son territoire qu’il marque de bon cœur, en chantant !

Les Gibbons forment des couples monogames et sont fidèles à leurs partenaires respectifs. Chaque couple peut avoir un petit tous les 2 à 3 ans, après environ 7 mois de gestation. Le petit est très vulnérable pendant les premiers mois de sa vie. Il est très dépendant des parents et continue à téter sa mère jusqu’à l’âge de 20 mois.

Menaces/Protection : Les gibbons sont malheureusement menacés d’extinction. C’est un des singes les plus exploités par l’homme. Outre la destruction de son territoire (déforestation), le principal danger vient de son exploitation par les trafiquants d’animaux qui n’hésitent pas à tuer 10 adultes pour pouvoir s’emparer d’un jeune. Ce jeune sera ensuite vendu pour une centaine d’euros à des indigènes ou à des occidentaux.

Lémurien Maki Catta

Lemur catta

Reconnaissables à leur coloration noire et blanche, on pourrait penser que ces animaux sont facilement repérables. Il n’en est rien ! Les rayons du soleil qui pénètrent les forêts malgaches y dessinent des traits d’ombre et de lumière dans lesquels le camouflage des makis s’avère particulièrement efficace. Ils pèsent 3 kg.

Particularités : Sur la face interne de ses poignets,  le Maki Catta possède des glandes qui lui permettent de laisser son odeur sur tout ce qu’il touche et marquer ainsi son territoire.

Habitat  : Ils vivent dans des zones désertiques du Sud-Est de Madagascar.

Mœurs : Ils vivent en petits groupes de 15/20 individus, le nombre de mâles étant toujours supérieur à celui des femelles. Ils sont diurnes et adorent prendre des bains de soleil.

Lors de rivalités, leur grande queue annelée sert d’intimidation. Enduite de leur odeur, ils l’agitent au dessus de leur tête en direction du rival pour lui envoyer un signal olfactif.

Alimentation : Ils consomment des figues sauvages et des fruits de tous les cactées qui composent leur habitat. Leurs dents acérées permettent de déchirer l’écorce pour en récupérer le fruit.

Reproduction : Les femelles portent 2 petits qui naîtront au bout de 6 mois de gestation. Ils seront élevés par le groupe et pourront à leur tour se reproduire vers l’âge de 2ans.

Menaces/Protection : Classée Annexe I de la Convention de Washington, cette espèce est placée sur la liste rouge de l’IUCN. La destruction de son habitat naturel tend à faire disparaître ce lémurien de ses derniers refuges.

Longévité : 20 ans.

Maki Vari roux

Varecia rubra

Le Vari roux est un primate lémuriforme de la famille d0s0e Lemuridae. Longtemps considéré comme une sous-espèce du Vari noir et blanc, il est aujourd’hui une espèce à part entière et est plus gros que son cousin, pesant de 4 à 6 kg.

Répartition/Habitat : Son aire de répartition est restreinte à la péninsule de Masoala sur la côte est de Madagascar au sud de Sambava. Il vit dans les forêts tropicales humides.

Mœurs :  Ce lémurien est diurne. Il est l’un des plus bruyants de sa famille. A la moindre alerte, il se met à pousser des cris impressionnants pour prévenir l’ensemble de ses congénères d’un éventuel danger. L’organisation sociale des maki vari roux varie en fonction de l’habitat et de la disponibilité des ressources alimentaires. En saison humide, les fruits sont nombreux et ils se rassemblent en larges groupes. Durant la saison sèche, la nourriture se fait plus rare et les groupes se dispersent. 

Mais généralement, ces primates vivent en groupes relativement importants, dominés par les femelles. Cette organisation matriarcale se constate aussi bien lors des repas que lors de la reproduction. Passant leur journée dans les grands arbres à la recherche de nourriture, ils passent la nuit blottis les uns contre les autres sur une branche.

Alimentation : Ils mangent essentiellement des fruits.

Reproduction : La femelle peut donner vie jusqu’à 6 petits en une seule et même portée. La gestation dure 3 mois. A la naissance, elle construit alors un nid de feuilles pour couver ses jeunes dans leurs premières semaines. Ils peuvent la suivre dans tous ses déplacements au bout d’un mois et demi.

Longévité : 20 ans.

Menaces et conservation : Cette espèce est en menace critique d’extinction car son aire de répartition est vraiment très réduite.
La chasse et la déforestation pourraient venir rapidement à bout de la maigre population restante. Dans les zoos, elle fait l’objet d’un programme européen d’élevage. Cette espèce est incluse depuis 2012 dans la liste des 25 espèces de primates les plus menacées au monde.

Tamarin Pinché

Saguinus oedipus

Habitat : Il se cache dans les forêts tropicales humides du Nord-Ouest de la Colombie.

Alimentation : Frugivore – insectivore- exsudativore. Il consomme 40% de végétaux (fruits, noix, nectar), 40% d’invertébrés (insectes, araignées et escargots) et des vertébrés (oiseaux, jeunes lézards et petites grenouilles). Les oiseaux, dont il mange aussi les oeufs, sont mordus à la tête et débarrassés de leur bec avant d’être dévorés. Enfin, il suce la sève mais ne creuse pas de plaies dans les arbres pour la faire couler.

Mœurs : Ils vivent en petits groupes.

Reproduction/Développement : Une seule femelle se reproduit (rarement deux), qui peut s’être accouplée avec divers mâles. Ses filles ne se reproduisent pas et ne produisent même pas d’ovulation. Placées hors du groupe natal et exposées à des mâles étrangers, elles perdent instantanément cette inhibition reproductrice.

Assez souvent, un seul couple se reproduit. Une fille fécondée peut être expulsée du groupe par sa mère avant la mise bas.

Les deux sexes « migrent », « transfèrent » dans des groupes voisins à tout âge, les adultes plus fréquemment que les jeunes et les enfants. Les mâles immigrants entrent plus facilement dans un groupe suite à la mort du mâle résident.

Durant l’accouplement, le mâle agrippe les flancs de sa partenaire. L’intervalle moyen entre chaque naissance est de 8 mois. La femelle met bas pour la première fois autour de 33 mois. Après environ 5 mois de gestation, 2 faux jumeaux viennent au monde. Ils pèsent chacun 15 à 20% du poids maternel. La portée unique représente 34% des cas et les triplés 2%. On observe un pic de naissances en avril-mai (en captivité), avec presque deux fois plus de mâles que de femelles !

Les bébés ouvrent les yeux au troisième jour et peuvent marcher à 3 semaines. La mère ne prend ses jumeaux que pour l’allaitement et en laisse la charge au père lorsqu’elle part en quête de nourriture, à partir du dixième jour en moyenne. Ils prennent leur premier aliment solide à 5-6 semaines (en captivité), donné le plus souvent par un mâle adulte. Frères et sœurs portent aussi les jeunes sur leurs dos et les nourrissent.

Les petits restent sur le dos parental jusqu’à 6-7 semaines, acquièrent leur indépendance à 2 mois et demi, mais partagent encore la nourriture avec leurs parents. Entre 7 et 9 mois, ils arrêtent de dormir sur le dos de leurs parents.

On a observé que l’augmentation de la taille du groupe va de pair avec l’accroissement du taux de survie des petits : 40% seulement des bébés survivent s’ils ont 3 soigneurs, alors que presque tous survivent dans un groupe d’au moins 5 individus. En captivité, on a observé qu’une jeune mère n’ayant jamais été assistante ne parvient jamais à faire survivre son premier enfant.

Longévité : 13/14 ans.

Menaces/Protection : Cette espèce est vulnérable.

Axolote

Ambystoma mexicanum

L’axolote est un urodèle (variété de batraciens) originaire du Mexique. Le terme « Axolotl » (ou Axolote en espagnol mexicain) est d’origine nahuatl. Il se compose de « atl » signifiant eau et de « xolotl » pour chien. Il a aussi pour origine le nom du dieu de la mort aztèque nommé Xotol qui, selon la légende, prit la forme de cet amphibien afin d’échapper à l’exil et fut tué pendant sa tentative.

Particularités : Il fait partie des animaux ayant la capacité de passer toute leur vie à l’état larvaire sans jamais se métamorphoser en adulte, et donc de se reproduire à l’état larvaire (néoténie). Il est de ce fait très étudié en biologie animale. Pendant longtemps, il a été confondu avec la salamandre tigre, occasionnellement néoténique, alors que l’Axolote l’est généralement dans la nature.

Une autre des particularités qui ont fait la célébrité de cette espèce animale est sa capacité à régénérer des organes endommagés ou détruits. L’axolote est non seulement capable de reconstituer par exemple un œil manquant, mais il peut aussi recréer certaines parties de son cerveau si elles ont été détruites. Sa tolérance aux greffes est également exceptionnelle.

 

Tortue de Floride

Pseudemys floridana

C’est une tortue domestique, assez répandue dans les foyers français. Comme vous avez pu le constater dans l’enclos, elles peuvent mesurer jusqu’à 40cm !

Et surtout, si vous souhaitez vous en débarrasser ne les jetez pas dans la Sarthe ! Elles sont carnivores et mangent un grand nombre d’alevins. De plus, elles n’ont pas de prédateurs, d’où un danger pour l’écosystème.

Dimorphisme sexuel : Les mâles sont souvent plus petits que les femelles (parfois de moitié). Ils sont faciles à identifier grâce aux longues griffes de leurs pattes antérieures qu’ils utilisent pour caresser la femelle avant la copulation.

Tortue grecque ou mauresque

Testudo graeca

Cette tortue peut mesurer jusqu’à 35 cm de long.

Répartition/Habitat : On les trouve dans le Sud de l’Espagne, la Turquie, le Moyen-Orient, l’Afrique du nord, l’Afghanistan et l’Est de la Grèce. Elles évoluent dans les régions semi-désertiques, garrigues, forêts clairsemées, zones arides et chaudes.

Mœurs : Diurnes, elles s’exposent au soleil le matin et se protègent à l’ombre le reste de la journée.

Alimentation : Adoptant un régime végétarien, elle se nourrissent de pissenlits, de trèfles et de fruits.

Reproduction : Ovipares, elles pondent entre 2 et 12 œufs par ponte, au rythme de 3 à 4 fois par an.

Longévité : 100 ans environ.

Menaces/Protection: L’importation légale des tortues méditerranéennes s ’est arrêtée en 1984. Sur plus d’un siècle, il a été exercé un véritable pillage de ces tortues. Il est difficile d’estimer des chiffres précis, mais la CITES indique que c’est par dizaines de millions que ces animaux ont été prélevés de leur milieu naturel.

Le taxon Testudo graeca (et toutes ses déclinaisons) est inscrit à l’Annexe II de la Convention de Washington (CITES) comme espèce en voie de disparition dans « Red Book » de l’UICN.

Elle est également déclarée »vulnérable » dans les pays suivants : Albanie, Algérie, Arménie, Azerbaïdjan, Bulgarie, Égypte, France, Géorgie, Grèce, Iran, Irak, Israël, Italie, Jordanie, Liban, Libye, Macédoine, Moldavie, Maroc, Roumanie, Russie, Espagne, Syrie, Tunisie, Turquie, Turkménistan, Ukraine et ex.Yougoslavie. Enfin, elle est inscrite à l’Annexe A du règlement CE n°338/97 de la Communauté Européenne, relatif à la protection des espèces de faune et de flore sauvages par le contrôle de leur commerce.

Tortue sulcata ou à éperons

Geochelone sulcata

La Tortue à éperon est la plus grosse tortue continentale du monde. Elle mesure 75 à 80 cm en longueur et pèse entre 40 et 50 kg pour les femelles, les mâles pouvant atteindre plus de 100 kg.

Répartition : On ne les rencontre qu’à la frange sahélienne de l’Afrique, notamment au Sénégal, en Mauritanie, au Mali, au Tchad et en Ethiopie.

Mœurs : L’été, elle passe les journées chaudes au fond de son terrier (qui peut atteindre 10 mètres de longueur) et s’y réfugie également l’hiver pour se protéger des nuits froides.

Alimentation : Cette tortue s’alimente de végétations diverses. Elle peut rester de longues semaines sans boire ni manger, mais boit en une seule fois l’équivalent de 15% de son poids.

Reproduction : Les accouplements se déroulent toute l’année, mais surtout après les pluies. La femelle pond une vingtaine d’œufs de 45 millimètres de diamètre. L’incubation dans le sol dure environ 80 jours. Les jeunes pèsent 30 grammes à la naissance. Leur croissance est rapide les premières années.

Les rituels d’accouplement sont violents et peuvent causer le décès de certains combattants, lorsqu’ils se retournent sur le dos. Les mâles disposent en effet d’une fourche gulaire puissante permettant de retourner l’adversaire leur donne leur nom.

Longévité : Elles peuvent vivre jusqu’à l’âge de 120 ans.

Menaces/Protection : Par le passé, cette tortue était très commune dans la nature. Mais ce nombre a diminué à cause de la destruction de l’habitat, de la sécheresse, des feux de brousse et du ramassage. Elle a également été consommée, car elle représentait un apport en protéines important en cas de disette.

 

Chien des buissons

Spotheos venaticus

Ce petit canidé pèse de 4 à 6 kg en moyenne. Il ne ressemble à aucun autre canidé sauvage avec son corps robuste supporté par des membres courts et se terminant par une petite queue. Le chien des buissons est adapté à une vie semi-aquatique. Il plonge et nage avec facilité grâce à ses pattes dont les doigts sont reliés par une membrane.

Répartition/Habitat : Il vit en Amérique Centrale et en Amérique du Sud. Il ne s’éloigne jamais des abords des bois.

Mœurs : C’est un animal diurne, très sociable. Il évolue en communauté, dans des groupes d’un dizaine d’individus. Il semble être capable de chasser seul aussi bien qu’en meute. Ils communiquent entre eux par des sortes de geignements haut perchés.

Alimentation : Le Chien des buissons est un carnivore. Il se nourrit principalement de gros rongeurs (capybaras, agoutis, etc…), de lézards et d’oiseaux.

Reproduction : La hiérarchie au sein d’une meute est forte. Seul le couple dominant (appelé Alpha) se reproduit. Le chien des buissons atteint sa maturité sexuelle vers l’âge d’un an. La femelle donne naissance à une portée de 1 à 6 chiots après 67 jours de gestation.

Longévité : Environ 10 ans.

Menaces/Protection : Le chien des buissons n’a qu’un ennemi : l’homme. Il est aujourd’hui fortement menacé par la destruction et la fragmentation de son territoire. Il est d’ailleurs classé comme animal vulnérable par l’IUCN.

Chat de Geoffroy

 Le chat de Geoffroy possède une très belle robe dorée et tachetée.

Répartition : Il vit dans la partie Sud de l’Amérique du Sud ; de la Bolivie à la Patagonie. Ce petit félin a un habitat varié. On le trouve aussi bien près des côtes qu’à 3500 mètres d’altitude. Il privilégie le plus souvent les régions boisées.

Mœurs : Ce sont des animaux principalement nocturnes. Ils passent la majeure partie de leur vie dans les arbres, y dorment et s’y reproduisent.

Alimentation : Ils chassent des oiseaux, des reptiles et des petits mammifères.

Reproduction  : La maturité sexuelle est atteinte à 18 mois chez les femelles et 24 mois chez les mâles. La femelle met au monde 1 à 3 petits par portée, après 72 jours de gestation.

Longévité : Ces félins peuvent vivre de 14 à 15 ans en moyenne dans la nature et jusqu’à 20 ans en captivité.

Menaces/Protection : La beauté de son pelage fait malheureusement de lui le petit félin le plus largement chassé et tué pour le commerce de fourrure.