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Choucador à ailes vertes

lamprotornis choloropterus

Aussi appelé « Merle métallique de Swainson », le Choucador à ailes vertes est un oiseau rare appartenant à la famille des passereaux.

Particularité : Ce merle est dit « Métallique » du fait de son plumage irisé. Ce dernier change de couleur en fonction de l’angle de vue ou de l’éclairage ! On le distingue aussi grâce à son œil orangé.

Habitat : Il vit dans les forêts tropicales et savanes boisées, du centre jusqu’au Sud de l’Afrique.

Mœurs et alimentation : Il évolue en bandes à la recherches d’essaims d’insectes, mais mange aussi des fruits.

 

 

 

Rat de moissons

Micromys minutus

Le rat des moissons est l’un des plus petits rongeurs d’Europe.

Répartition : Il est largement répandu dans toute l’Europe,  sauf en Scandinavie et dans une grande partie de la zone méditerranéenne. Il est présent également en Asie jusqu’en Sibérie, Japon et Corée.

Mœurs : Ce petit mammifère est aussi bien actif de jour comme de nuit. Comme son nom l’indique, il se déplace avec aisance grâce à sa queue préhensile dans les tiges de graminées pour trouver les graines au sommet.

Alimentation : Il se nourrit principalement de graines, de bourgeons, de baies, de fruits, de bulbes et de nouvelles pousses de graminées. Mais une petite partie de leur régime alimentaire est aussi composée d’insectes – en particulier en été – ainsi que de racines et de champignons. Une partie de la nourriture est cachée sous terre pour l’hiver.

Reproduction : La saison des amours du rat des moissons s’étend de mai à octobre et souvent 3 portées naissent dans l’année. Chacune peut compter de 3 à 8 petits, les plus nombreuses en août et septembre. Les petits restent au nid 11 jours et grossissent très vite. La mère sort chercher de la nourriture et revient à intervalles réguliers pour les nourrir et les nettoyer. Elle avale tous leurs excréments pour empêcher que l’odeur n’attire les prédateurs.

A 2 jours, les petits rats peuvent ramper sur le nid et commencent à se toiletter eux-mêmes 4 jours plus tard. A 8 jours, ils voient parfaitement et à 9 jours, les dents percent la gencive. Lorsqu’ils ont 10 jours, la mère réduit sa production de lait et les encourage à manger de petites graines. Prêts à quitter le nid pour la première fois, ils commencent l’exploration de leur monde. Ils sont complètement indépendants à 16 jours et, à ce moment-là, la mère est généralement à nouveau pleine. Elle abandonne alors cette portée et cherche un autre site pour son nouveau nid. Les premiers jeunes restent quelques jours près du nid puis partent à la recherche de leur propre territoire.

Longévité : Le rat des moissons peut atteindre l’âge de 18 mois dans la nature, mais en général 6 mois. En captivité, cette espérance de vie peut atteindre 5 ans.

Protection : Le rat des moissons n’est pas menacé de disparition, mais les populations ont diminué à cause des méthodes modernes de culture : moissonneuses-batteuses, insecticides, brûlis des chaumes, etc…

Muntjac de Chine

Muntiacus muntjak

Classe: Mammifères – Ordre: Artiodactyles – Famille: cervidés

Petit cervidé primitif, il est nerveux et discret. Il est reconnaissable à ses petites défenses acérées qui dépassent. Il pèse entre 15 et 35 kg.

Répartition : Asie, Inde, Népal, Sumatra, Bornéo, Java, Taïwan et Sud de la Chine.

Mœurs : Contrairement à beaucoup de cervidés, il ne vit pas en harde, mais seul ou en couple et quitte rarement son territoire. Il est plutôt actif à l’aube et au crépuscule.

Alimentation : Il est végétarien (feuilles, fruits, champignons, écorces). C’est un ruminant : sa digestion se fait en plusieurs étapes. L’animal mâche rapidement l’herbe qu’il vient de brouter et l’avale. La nourriture arrive dans un premier estomac ou les bactéries extraient un maximum de matières nutritives. Plus tard, la nourriture à moitié digérée revient dans la bouche pour y être à nouveau mâchée. La digestion se termine dans le second estomac.

 Le processus dure 48h – quels sont les avantages à ruminer ?

  • extraire plus de substances nutritives en mâchant 2 fois.
  • « stocker » la nourriture pour la remâcher plus tard à l’abri des prédateurs. Ainsi, le temps passé à brouter est réduit.

Reproduction : Les accouplements ont généralement lieu en janvier et février. Pendant le rut, la femelle délimite un territoire à l’intérieur de celui du mâle. Elle le défend contre ses rivales. Les mâles eux se battent à l’aide de leurs défenses (canines mesurant jusqu’à 6 cm). Lorsqu’un mâle en rut repère une femelle en œstrus, il va émettre un son particulier qui va pousser la femelle à se coucher et à « miauler » en signe de soumission.
Un faon naît au bout de 7 mois et demi que sa mère va allaiter pendant 2 mois. Il deviendra indépendant vers 6 mois.

Longévité : 16 ans en captivité, 10 ans en milieu naturel.

Protection : Ce muntjac est l’une des espèces les plus abondantes du genre muntiacus et les populations semblent stables. En revanche, le muntjac noir et le Tenasserim sont menacés en raison de la destruction du milieu et de la chasse.

Ourson Coquau – Porc-épic d’Amérique

Erethizon dorsatum

 Classe : Mammifère – Ordre : Rongeurs – Famille : Eréthizontidés

C’est le plus gros rongeur américain en taille, après le castor. Il peut peser de 3 à 9 kg. En raison de ses 30000 piquants, il ne craint pas grand-chose.

Particularités : 2 autres signaux d’intimidation visuelle complètent son système de défense ; l’un sonore, l’autre olfactif.

  • Un claquement de dents, comme s’il avait des frissons.
  • La sécrétion d’une odeur d’une âcreté telle qu’elle provoque des larmes, même à quelques mètres de distance. Celle-ci est issue d’une glande située à la base de la queue, dans une région appelée « rosette », où la peau est nue et n’a pas de piquants.

Et bien sûr, si l’intrus n’a toujours pas compris, ses piquants peuvent se détacher facilement de la peau et se planter dans le museau. Outre la douleur, les piquants peuvent lui être fatal en l’empêchant par la suite de se nourrir.

Répartition/Habitat : Il vit sur toute l’étendue du continent depuis le Nord du Mexique jusqu’au Canada et en Alaska. Il se rencontre dans des habitats très divers, depuis la toundra nordique jusqu’au semi-désert mexicain, à l’extrême Sud de son aire de répartition. Il est particulièrement à l’aise dans les forêts mixtes, passant beaucoup de temps à terre sous les conifères, au printemps et en été surtout, préférant rester sur les branches des arbres particulièrement lorsque ceux-ci sont à feuilles caduques.

Mœurs : Ce rongeur est plutôt solitaire et nocturne. C’est un animal arboricole : 4 longues griffes et 1 pouce atrophié sur les pattes avant ; 5 sur les pattes arrières avec des parties palmées lui permettent de grimper facilement, aussi bien sur de larges troncs et étonnamment aussi sur des fines branches. Les palmes et les plantes des pieds sont nues avec une surface bosselée, ce qui lui permet une meilleure adhérence.

Alimentation : Il est principalement herbivore. La nourriture est constituée toute l’année d’écorces. Au printemps et en été, elle se compose d’herbes, de pousses, de brindilles,  de racines, de feuilles, de fleurs, de graines et d’un assortiment d’autres végétaux. Les os et les cornes trouvés sur le sol sont rongés pour leurs apports en minéraux (sel et calcium). Le régime hivernal est constitué surtout d’aiguilles et d’écorces de conifères et de feuillus.

Reproduction : Il se reproduit en général une seule fois par an. L’accouplement a lieu d’octobre à novembre. Après une période de gestation d’environ 210 jours, un petit naît, très rarement deux. Il pèse alors environ 400-500 gr et est sevré après 4-5 mois en moyenne. Ce dernier devient indépendant par la même occasion.

Menaces/Protection : Les porcs-épics d’Amérique sont souvent victimes d’accidents de la route. Il y a peu de temps encore, des primes et le poison étaient utilisés pour réduire leur nombre, mais ce n’est pas une espèce menacée.

Musophage violacé – Touraco violet

Musophaga violacea

Le plumage entièrement violet de cette espèce la distingue des autres oiseaux africains. Le haut de sa tête est rouge foncé tandis que son bec est orangé. Il possède aussi une sorte de casque frontal jaune.

Particularité : Ses couleurs sont produites par un pigment spécial. Lorsqu’il pleut, il peut perdre toutes ses couleurs et devenir marron.

Habitat et Mode de vie : Il vit dans les forêts tropicales de l’Ouest africain. Particulièrement adapté à la vie arboricole, le Touraco violet vole peu et se déplace plutôt en courant sur les branches ou en sautant d’arbre en arbre. Se sentant menacé, il peut s’envoler très rapidement ou rester figé, le rendant alors très difficile à discerner.

Mœurs : Il vit en couple ou en solitaire, mais il arrive que des petits groupes se forment lorsque la nourriture est abondante autour de grands arbres fruitiers, par exemple. Ces oiseaux délimitent leur territoire par de puissants cris qui avertissent les intrus.

Alimentation : Frugivore.

Reproduction : Les nids ressemblent à ceux des pigeons et sont construits à partir de brindilles. Les deux parents couvent durant une vingtaine de jours et s’occupent des 2/3 petits. Ces derniers se développent très vite et quittent le nid au bout de 3 semaines.

Longévité : 10 ans.

Menaces et conservation : En raison d’une grande répartition et d’une grosse population sauvage, l’espèce n’est pas menacée à l’heure actuelle, mais la déforestation grandissante pourrait devenir problématique.

Pigeon vert ou Colombar waalia

Treron waalia

Ces pigeons sont majoritairement verts, avec différentes nuances et des teintes violacées. Cette espèce se démarque des autres par son bas ventre jaune poussin.

Mode de vie : Cette espèce, qui se nourrit pratiquement que de fruits, passe la plupart de son temps dans les arbres.

Mœurs : Ils vivent en petits groupes et lorsqu’ils s’attaquent à un figuier, de nombreux fruits tombent par terre, certains par inadvertance, d’autres parce qu’ils sont jugés pas assez murs. D’autres espèces viennent donc se nourrir près de ces arbres.

Habitat : Ils vivent dans les vallées boisées ou les petites forêts du niveau de la mer, jusqu’à 2000m d’altitude en Afrique et au Moyen Orient.

Reproduction : Les couples se forment en début d’année et restent unis jusqu’à la fin de la saison de reproduction. Les nids sont des plateformes de brindilles posées sur une grosse branche. Les deux parents couvent les 2 petits œufs blancs pendant 20 jours. Le soin des jeunes est aussi assuré par le mâle et la femelle. Les petits quittent le nid à 2 semaines.

Menaces et conservation : Très répandue et avec une grande population sur une grande partie de l’aire de distribution, cette espèce n’est pas menacée.

Longévité : 10 ans.

Kookabura – Martin chasseur

Dacelo gigas

Avec ses 42 cm, c’est le plus grand des martins-chasseurs pour un poids allant de 350 à 480g.

Habitat : Cet oiseau de l’Est australien, récemment introduit dans le Sud-Ouest et en Tasmanie, fréquente prioritairement les lisières des forêts et les clairières, paysages dégagés et suffisamment ouverts pour la pratique de la chasse. Mais on peut également l’observer dans les savanes arborées et à proximité des agglomérations.

Mœurs : Il vit en groupes familiaux. L’éducation des jeunes est parfois spéciale. Les oisillons peuvent être pris en charge par le couple seul mais dans certaines circonstances, les parents sont assistés par un comité éducatif constitué de 3 à 6 oiseaux âgés d’un à deux ans, provenant vraisemblablement de couvées précédentes et qui aident le couple à élever ses petits.

Alimentation : Tout ce qui possède une taille adaptée à sa prédation est susceptible de finir dans son bec ou sous ses pattes : insectes, crabes et poissons, vers et escargots, oisillons, araignées, grenouilles, petits rongeurs, lézards etc… Les proies les plus petites sont avalées entières.

Par contre, les proies de plus grande taille sont préalablement tuées en étant martelées contre le sol ou une branche d’arbre. Les proies peuvent être capturées, soit à terre, soit sur la végétation, soit dans l’eau. La capture est toujours précédée d’une période d’observation au cours de laquelle l’oiseau, à l’affût sur un perchoir, épie ses proies potentielles.

Reproduction : La période de nidification intervient entre septembre et décembre (saisons inversées dans l’hémisphère Sud). Le couple reste uni pendant toute la durée de sa vie. Le nid est placé dans un arbre creux. La femelle pond de 2 à 4 œufs couvés par les deux parents.

Il est très connu en Australie pour ses appels rauques qu’il lance le bec à demi fermé pointé vers le ciel et la queue redressée.

Touraco vert

Touraco persa bufoni

les Touracos et les effets d’optique…

Les Touracos sont originaires d’Afrique où ils vivent principalement dans les forêts et savanes. Ils volent assez médiocrement, préférant courir et sauter d’arbre en arbre. Ce mode de déplacement est favorisé par des pattes semi-zygodactyles.

Ce sont les seuls VRAIS oiseaux VERTS, c’est à dire qu’ils possèdent un pigment vert nommé « touracoverdine », d’où leur nom.

Sinon, quand vous voyez un oiseau vert, il est en réalité jaune (lipochrome-pigment jaune). Le bleu prismatique de la structure de la plume elle-même, nous donne une vision verte de l’oiseau.

Les couleurs nous jouent des tours !

Ils se nourrissent essentiellement de fruits mais aussi de feuilles, fleurs et bourgeons. Au moment de la reproduction et de l’élevage des jeunes , ils ne dédaignent pas les insectes.

A admirer en vol : le rouge de leurs ailes, bien spécifique aux Touracos, résulte d’un pigment spécial typique à ces espèces appelé « touracine ».

Pigeon de Guinée ou Pigeon roussard

Columba guinea

Habitat/Mode de vie : On rencontre ce pigeon du Sud du Sahara jusqu’au Sud de l’Afrique. Il affectionne les milieux ouverts, y compris les villes. On les aperçoit le plus souvent en couple. Ils peuvent nicher toute l’année et fabriquent un nid constitué de brindilles, d’herbes sèches et de radicelles.

Alimentation : Ils se nourrissent de fruits et de graines.

Ponte : La femelle pond généralement deux œufs couvés durant 15 à 16 jours par les deux parents.

Oie céreopse

Cereopsis novaehollandiae

Oie australienne, la céreopse est facilement reconnaissable à son plumage gris et son bec de couleur jaune-vert fluorescent.

Elle fut presque totalement exterminée au siècle dernier par la chasse et l’introduction des renards roux d’Europe. Grâce à des mesures de protection, elle a pu recoloniser une grande partie de son ancienne aire de répartition et est aujourd’hui à l’abri de l’extinction. Autre particularité de cette oie attachante et très peu farouche : elle a une réelle aversion pour l’eau. D’ailleurs, l’accouplement s’effectue au sol, ce qui est très rare chez les oies.

A ne pas manquer, le grognement de cochon : son typique émis par la femelle !

Oie-cereopse

Achatine

Achatina fulica

Les Achatines sont de gros escargots terrestres qui peuvent atteindre 20cm de longueur de coquille et peser près de 1 kg. La moyenne reste quand même aux alentours des 7 à 12 cm de long pour un poids approximatif de 220 grammes.

Habitat : On le trouve principalement à l’Ouest équatorial du continent Africain.
Il fréquente davantage les savanes humides que les milieux forestiers. Durant la journée, il s’abrite dans des terriers, mais aussi très souvent sous les termitières.

Alimentation : L’ Achatine se nourrit de végétaux et de débris organiques qui seront morcelés par une langue râpeuse (radula).

Reproduction : Hermaphrodite (échange de spermatozoïdes), l’accouplement se déroule en saison chaude. Ovipare, l’Achatine pond la tête dans la terre et émet jusqu’à 200 œufs. L’incubation dure de 2 à 3 semaines et les jeunes possèdent déjà une petite coquille translucide (développement directe sans stade larvaire ou métamorphose).

Longévité : 5 ans en moyenne.

Crapaud sonneur oriental

Bombina orientalis

Répartition/Habitat : Ce petit crapaud est originaire d’Asie Orientale. Il vit dans des zones tempérées et hiberne durant l’hiver

Mœurs : Cet amphibien est diurne. Lorsqu’il est dérangé ou agressé , il s’arc-boute sur son dos et présente sa face ventrale à son assaillant, tandis qu’il rapproche ses membres de son corps.

L’agresseur est alors averti par le rouge du ventre (d’où son surnom « sonneur à ventre rouge ») que s’il va plus loin, il risque d’avoir des problèmes. Et c’est ce qui ne manque pas d’arriver si l’agression continue : les sonneurs produisent alors un produit laiteux, toxique, qui suinte à travers certains pores de la peau, qui a un goût âcre et putride et qui a pour effet de faire gonfler les muqueuses. Nul besoin de dire qu’un chien ou un serpent qui a essayé de manger une fois un crapaud, apprend vite à reconnaître et à éviter leurs couleurs vives.

Cette toxine semble assez active : 1 mg injecté à une souris suffirait à la tuer en 15 minutes. Pas de crainte démesurée à avoir ; le sonneur oriental ne peut injecter sa toxine. Mais mieux vaut éviter de la toucher avec une main portant des plaies ou de se frotter les yeux après en avoir pris un en main.

Alimentation : Il se nourrit d’insectes et d’invertébrés.

Longévité : 10 à 14 ans mais certains rapports vont bien au delà : 20 ans en captivité.

Caméléon casqué du Yémen

Chameleo calypratus

Particularités : Les caméléons sont des lézards qui se distinguent du fait qu’ils ont des yeux qui peuvent bouger indépendamment l’un de l’autre et s’orienter dans de nombreuses directions. Ceci compense le fait qu’ils aient un petit cou.

Réputés pour leur changements de couleur, ce changement de coloration ne se fait pas en fonction du support sur lequel ils se trouvent, mais plutôt en fonction de ce qu’ils ressentent (peur d’un prédateur, attrait pour un partenaire).

Habitat : Yémen, partie limitrophe de l’Arabie saoudite, d’où leur surnom. Ils sont arboricoles.
Leurs doigts sont soudés et ressemblent à des pinces qui leurs permettent de se déplacer facilement dans les arbres ou les buissons. Leur queue est aussi préhensile et sert de cinquième patte.

Mœurs : “Pour vivre heureux , vivons cachés”, telle pourrait être la devise des caméléons. En effet, leur morphologie leur permet de se camoufler facilement dans la végétation. De plus, ils se déplacent de façon saccadée, ressemblant ainsi à des feuilles ballottées par le vent.

Alimentation : Il se nourrit principalement d’insectes qu’il attrape au vol grâce à sa langue collante “protractile”, c’est-à-dire qu’elle jaillit de la gueule pour attraper des insectes. Elle jaillit à la vitesse de 1/25e de seconde et englue les insectes éloignés d’une vingtaine de centimètres.

Gecko leopard

Eublepharis macularius

Adulte, ce reptile atteint aisément 20cm. Il est assez trapu et sa queue est très grasse.

Particularité : Contrairement à la majorité des Geckos, ses paupières sont mobiles et ses doigts ne possèdent pas de lamelles adhésives. Il ne grimpe donc pas, il est terricole.

Habitat : Il est originaire de l’Asie du Sud-Ouest. On le trouve en Afghanistan, dans les milieux arides, semi désertiques et rocheux et dans la partie Nord Occidentale de l’Inde et au Pakistan.

Mœurs : C’est un animal plutôt crépusculaire.

Alimentation : Les Gekkonidés se nourrissent de petits invertébrés et principalement d’insectes. Sa queue lui permet de stocker une importante réserve de graisse pour les périodes où la nourriture se fait rare, ce qui explique son aspect particulier.

Reproduction : Le mâle le plus rapide immobilise la femelle en la mordant au niveau du cou, pour un coït d’environ 10 minutes ou moins.

La femelle cesse en général de s’alimenter pendant 1 à 3 semaines avant la première ponte. Les œufs prennent trop de place dans son ventre, ce qui a pour conséquence de couper son appétit. Les œufs sont pondus par paire toutes les 3 semaines. Au total elle en pond une dizaine. L’incubation dure entre 1 mois et 1 mois et demi. Le sexe du futur gecko sera fonction de la température d’incubation :

  • Entre 26 et 28°C : Majorité de femelles
  • Entre 28 et 30°C : 50% de mâles et femelles
  • Entre 30 et 32° : Majorité de mâles.

Ils s’alimenteront après leur première mue, environ 2 à 3 jours après leur naissance.

Longévité : Environ 20 ans.

Tatou à trois bandes

 Tolypeutes matacus

Habitat : Le Tatou à trois bandes est un mammifère d’Amérique du Sud. Il vit dans des habitats très variés, des forêts pluvieuses aux déserts.

Particularités : Sa couleur peut varier du brun à l’ocre. Ses pattes avant munies de longues griffes lui permettent de creuser des galeries et d’éventrer fourmilières et termitières afin de se nourrir. La protection du tatou est assurée par une cuirasse formée de bandes de peau ossifiée. Leur nombre est généralement de trois, mais il peut varier de 2 à 4. Seul le tatou à trois bandes est capable de se rouler en une boule parfaite et de demeurer dans cette position aussi longtemps que le danger persiste. Cela lui permet de résister aux nombreux prédateurs : coyotes, cougars,etc…

Mœurs : Le tatou à 3 bandes vit généralement seul, même s’il peut leur arriver de se regrouper pendant la période froide.

Alimentation : Son odorat particulièrement développé lui permet de trouver de la nourriture en fouillant le sol à l’aide de son museau (insectes, invertébrés, fruits tombés au sol, etc…). Il compense ainsi une vue et ouïe plus laborieuse.

Reproduction Lors de cette période, le mâle, polygame, s’accouple avec plusieurs femelles. La femelle donne naissance à un seul petit qui naît après 4 mois de gestation.

Longévité : Le tatou à trois bandes peut vivre entre 12 et 15 ans dans la nature et jusqu’à 20 ans en captivité.

Pécari à collier

Tayassu tajacu

Le Pécari est un mammifère ressemblant fortement à un sanglier en miniature, dont le poids varie de 14kg à 30kg. Il possède une crinière en forme de collier blanchâtre au niveau du cou, d’où son surnom, et ses dents ne pointent pas vers le haut mais vers le bas.

Habitat : Il occupe les forêts d’Amérique du Sud et le Texas.

Alimentation  : Les Pécaris sont omnivores, mais ils affectionnent les racines, les fruits et les graines. Sur leur aire de répartition, les cactus forment le gros de leur alimentation mais ils mangent aussi des insectes et des petits invertébrés.

Leur groin très sensible leur permet de trouver la nourriture et leurs défenses permettent de creuser le sol et de couper les racines, causant parfois des ravages dans les champs.

Avec leurs 3 alvéoles distinctes (un peu comme chez la vache), leur estomac permet de digérer les aliments riches en cellulose.

Mœurs : Ils sont grégaires et vivent en hardes pouvant compter jusqu’à 50 têtes. Chaque harde étant elle même composée de petits groupes familiaux ou clans d’une quinzaine d’individus, d’âges et de sexes mélangés.

Longévité : 20-25 ans.

Dingo d’Australie

Canis lupus dingo

Les dingos sont des chiens sauvages de taille moyenne qui n’aboient pas. Ils ont les oreilles dressées, une queue brune à tâches blanches recouverte de poils durs.

Histoire : Les dingos australiens descendent d’un groupe très réduit qui aurait été introduit environ 3000 ans avant J.C. Il s’agissait de chiens domestiques. Ils ont rapidement formé une population sauvage, qui a eu un impact écologique important en causant certainement la disparition de plusieurs espèces de carnivores indigènes (loup marsupial, Sarcophile satanique, etc…).

Répartition : On peut les trouver en Océanie et en Asie et notamment en Australie.

Mœurs : Ils vivent seuls ou en bandes familiales et représentent parfois un vrai fléau pour les éleveurs de bétail. Ils ne courent pas très vite, mais ils sont très endurants et peuvent parcourir de longues distances. Ils poursuivent leur proie jusqu’à ce qu’elle tombe d’épuisement.

Reproduction/Développement : Les dingos sont très prolifiques et peuvent mettre au monde jusqu’à huit petits auxquels ils donnent naissance dans des grottes. Ceux-ci sont ensuite allaités pendant deux mois et restent très longtemps auprès de leurs parents. Ils n’ont pratiquement aucun ennemi naturels. Seuls les plus faibles d’entre eux sont la proie des aigles ou des serpents. Leur seul véritable ennemi est l’homme.

 

Dendrobates

Habitat : Ces petites grenouilles habitent les forêts tropicales de l’Amérique Centrale et du Sud.

Alimentation : Elles se nourrissent surtout d’insectes.

Particularité : Elles sont très colorées. Ceci indique qu’elles sont toxiques !
Dans le monde animal, des couleurs voyantes constituent un signe d’avertissement pour les prédateurs.
Les indigènes d’Amérique du Sud enduisaient les pointes de leurs flèches avec le poison sécrété par la peau de ces petits amphibiens.
L’action neurotoxique du poison peut ainsi paralyser la victime d’une flèche préparée de cette manière.

Tenrec

Echinops telfairi

Le Tenrec, comme le Hérisson ou la Taupe appartient à l’ordre des insectivores.
Ce sont des mammifères assez primitifs car ils ont peu évolué.
Ils présentent encore des caractéristiques appartenant à leurs ancêtres les plus anciens (petit cerveau avec peu de circonvolutions, un seul appendice rectal et urogénital).

Habitat : Ils habitent les zones semi-désertiques , les forêts d’épineux et sèches des côtes malgaches.

Mœurs : Ils sont nocturnes et semi-arboricoles.
Comme ils mangent des insectes, ils ne peuvent pas stocker de nourriture pour les jours de froid, aussi la température de leur corps peut varier de 30 à 35°C. Ils entrent alors dans un état de torpeur (hibernation) durant 3 à 5 mois. Ils dépensent ainsi moins d’énergie pour maintenir leur température corporelle.
Ils communiquent par le toucher, l’odorat, mais aussi par l’émission de sons qui peuvent aller du pépiement jusqu’au cri aigu, en passant par les grincements de dents.
L’adaptation la plus notable des tenrecs est la transformation de leurs poils en épines qui leur permettent de se protéger à la manière des hérissons. Il devient alors difficile de les avaler ou même de les prendre.

Alimentation : Ils mangent principalement des insectes, des arthropodes (araignées) ou encore des vers dans les nids des oisillons ou des souriceaux, occasionnellement. Ils utilisent souvent leurs pattes pour maintenir leur proie.

Reproduction : Il est difficile de reconnaître les mâles des femelles car les testicules ne sont pas descendus. L’accouplement a lieu au mois d’octobre après les grosses chaleurs de l’été (où ils passent leur temps à dormir). Les femelles émettent alors une odeur caractéristique qui déclenche chez le mâle la sécrétion d’une substance blanchâtre près des yeux. La femelle creuse un terrier dans lequel elle apporte des végétaux. Les mâles restent avec leur partenaire après l’accouplement, mais quelques heures avant la naissance des petits, ils sont chassés du nid.
Les tenrecs ont en général de 2 à 8 petits. Les épines apparaissent au bout de 5 jours, ils ouvrent les yeux vers le 10ème jour et se séparent de leur mère vers 3 mois.

Longévité : Mal connue à l’état sauvage, on l’estime à 5 ans. A l’état captif, ils peuvent vivre jusqu’à 13 ans.

Castor canadien

Castor canadensis 

 Le Castor est le plus gros rongeur d’Amérique du Nord. Il peut peser jusqu’à 32 kg.

Particularités : Il dispose d’adaptations uniques ! Une membrane recouvre son œil et le protége quand il plonge. Sa queue écailleuse lui sert de gouvernail et lui permet de garder son équilibre sur terre lorsqu’il se dresse pour couper un arbre ou transporter des matériaux avec ses pattes avant. Ses pattes postérieures sont palmées et le deuxième orteil de chaque patte est doté de deux griffes superposées servant de peigne pour sa fourrure.

Il cause de gros dégâts dans les plantations d’arbres et abat plus de 200 arbres par an en moyenne. Il peut couper des arbres de plus de 40 cm de diamètre.

Mœurs :  Le castor vit en famille. La femelle n’a qu’une portée de 3 à 4 petits par an au printemps. Après une année passée dans la hutte à apprendre les rudiments de la vie de castor, les petits quittent la colonie pour trouver son territoire.

Longévité : Un castor peut vivre jusqu’à 12 ans dans la nature.

Menaces/Protection : Chassé pour sa fourrure soyeuse il n’est pour autant pas menacé de disparition.

 

 

Lièvre sauteur

Pedetes capensis

Le Lièvre sauteur est un rongeur d’Afrique de la famille des Pedetidés. Ce n’est pas un lagomorphe contrairement au lièvre et au lapin. Il ressemble plutôt à une gerboise géante qui aurait une grande queue touffue.

Adulte, son corps  mesure de 35 à 45 cm de long auquel il faut ajouter une queue de 37 à 48 cm. Ses oreilles font 7 à 9 cm de haut. Il pèse de 3 à 4 kg. Sa fourrure est peu dense et sans sous-poils.

Les pattes arrières ressemblent à celles d’un Kangourou, avec 4 doigts et des griffes. Il a de grands yeux et des oreilles qui se replient pour éviter que de la terre n’y entre lorsqu’il creuse.

Habitat : ll vit dans les plaines sablonneuses et plates d’Afrique.

Mœurs : C’est un animal nocturne et plutôt solitaire. Si le Lièvre sauteur supporte bien la fraîcheur de la nuit, le système de régulation de sa température ne lui permet pas de vivre correctement au delà de 30°C, température à laquelle il entre en hyperthermie.

Durant la journée, il se protège de la chaleur en restant dans de profonds terriers dont il cache l’entrée en repoussant le sable de l’intérieur. La nuit, il sort de son terrier et se déplace sur un rayon de 250m autour de chaque terrier en sautant à la manière d’un Kangourou, se cachant sous terre dès qu’il est effrayé.

Alimentation : Il se nourrit surtout de végétaux, de céréales, et parfois d’insectes.

Reproduction/Développement : Le Lièvre sauteur se reproduit toute l’année. Il ne met au monde qu’un petit par portée, après une gestation de 78 à 82 jours. La femelle a en moyenne 3 portées par an.

Le petit pèse environ 300 g à la naissance. Il naît couvert de poils et ouvre les yeux au bout de 3 jours en moyenne. Il quitte sa mère à l’âge de 7 semaines. Il est capable de se reproduire lorsqu’il atteint 2.5 kg.

Longévité : Il peut vivre jusqu’à 19 ans en captivité.

Menaces/Protection : Le Lièvre sauteur est chassé car il commet des dégâts dans les récoltes. En Afrique du Sud, il représente une importante source de viande. Malgré cette chasse intensive, l’espèce ne semble pas être actuellement menacée de disparition.

Agouti Ponctué

Dasyprocta punctata

Ce petit rongeur proche du cochon d’inde peut peser de 2 à 3 kg. Ses grandes pattes lui permettent de courir rapidement. Il fut utilisé par les indigènes mayas comme animal domestique, mais aussi pour sa chair.

Habitat : Il occupe les forêts des régions humides situées entre le Sud du Mexique, le Paraguay et le Brésil, ainsi qu’aux Antilles.

Mœurs : Il vit dans des terriers et est plutôt diurne. S’il se sent menacé, il peut changer ses habitudes. Il peut vivre seul ou en couple.

Alimentation : Il mange des graines, des fruits et des feuilles.

Il exerce un rôle essentiel dans la forêt : En cachant un grand nombre de graines ou fruits tombés au sol qu’il conserve pour sa consommation future, il permet la dispersion des graines et donc la reproduction des arbres. D’instinct, il les décortique avant de les enterrer. Certaines graines (notamment celles de l’astrocaryum noir) ne germent que lorsqu’elles ont été traitées de la sorte.

Quand on parle de l’importance de la biodiversité, en voilà un exemple probant !

Reproduction: La femelle a en général 1 à 2 portées par an de 1 ou 2 petits. La durée de gestation est de 105 à 120 jours. Les bébés Agoutis naissent les yeux ouverts et sont capables de suivre leur mère dès la naissance. Ils obtiendront leur maturité sexuelle vers l’âge de 6-9 mois.

Menaces/Protection : Il est chassé pour sa chair et pas toujours de façon rationnelle. Ses principaux prédateurs naturels sont les boas, les félins (jaguar, ocelot), les coatis bruns et les rapaces.

Annexe III CITES (Honduras).

Ecureuil du Japon

Sciurus lis

L’écureuil du Japon est d’une couleur allant du gris au brun. Il a une queue touffue et des pinceaux aux oreilles, mais moins prononcés que chez l’écureuil roux.

Répartition : On rencontre cet écureuil uniquement sur les îles de Honshu, Shikoku et Kyushu au Japon.

Menaces/Protection : Récemment les populations du Sud-Ouest de Honshu et Shikoku ont diminué et celles de Kyushu ont disparu. La cause principale semble être la destruction et la fragmentation des forêts dans lesquelles il vit.

En outre, il est de plus en plus apprécié comme animal de compagnie et les prélèvements d’individus pour alimenter le commerce de ces animaux sont peut être en cause dans la diminution de ces populations. Enfin, certains écureuils domestiques sont abandonnés par leurs propriétaires, ce qui a pour conséquence le développement de certaines maladies.

Ecureuil de Corée

Eutamias sibiriacus

Comme tous les rongeurs, qui représentent 40% des espèces de mammifères, l’écureuil de Corée a :

  • Un museau allongé
  • Des oreilles assez longues
  • De longues moustaches
  • Une longue queue

Particularité : Les rongeurs se distinguent des autres mammifères par leurs 4 grosses incisives à croissance permanente. Seule leur surface antérieure est émaillée. Elles sont donc toujours aiguisées grâce à l’usure constante de la face postérieure, composée de dentines plus tendres.

Alimentation : Il se nourrit essentiellement de graines qu’il stocke dans ses bajoues. Comme beaucoup d’écureuils, il camoufle souvent de la nourriture.

Reproduction : Les portées comptent de 3 à 5 petits qui naissent nus et aveugles, après 30 jours de gestation. Il n’y a qu’une nichée par an.

Longévité : De 8 à 12 ans en captivité.

Phalanger renard

Trichosurus vulpecula

Répartition/Habitat : Australie et Tasmanie. Introduit en Nouvelle-Zélande, son aire de répartition est particulièrement large. On le rencontre aussi bien en pleine forêt que dans les faubourgs boisés.

Mœurs : Il est nocturne et arboricole. Ses griffes acérées et son pouce opposable lui permettent de grimper avec aisance. Sa queue longue est partiellement préhensile. C’est un animal solitaire qui délimite son territoire en émettant différents sons.

Alimentation : Il est herbivore et se nourrit essentiellement de feuilles (il raffole du gui), de fleurs ou de fruits. A l’occasion il peut se nourrir d’œufs et d’oisillons.  Il est considéré comme un vrai parasite pour les agriculteurs locaux.

Reproduction : C’est un marsupial. Il donne naissance à un seul petit qui restera dans la poche de la femelle pendant environ 4 mois. Les femelles sont capables de se reproduire vers l’âge d’un an tandis que les mâles sont matures vers 2 ans.

Longévité : Le taux de mortalité à l’âge d’un an est d’environ 75%. Ensuite, il retombe à 20%. Il vit environ 7 ans à l’état sauvage.

Jaguarondi

Felis yaguarundi

Encore appelé « Eyra » ou « Chat loutre », ce petit félin (moins de 80 cm de long) a une robe noire, marron, grise ou beige. C’est d’ailleurs l’unique félin possédant une robe totalement unie, même à la naissance. Bien qu’il soit classé parmi les félins, son allure rappelle celle des mustélidés (fouine, martre, loutre). Ce félidé a des pattes très courtes (30 à 40 cm de hauteur au garrot) et pèse entre 4 et 9 kg.

Répartition : Il vient d’Amérique Centrale et du Sud.

Mœurs : Généralement solitaire, les jaguarondis peuvent cependant rester en couple pour élever leurs petits, facilitant ainsi leurs chances de survie.

Alimentation : Il se déplace volontiers dans les marécages et chasse souvent le poisson et les grenouilles, mais se nourrit aussi de rongeurs, d’oiseaux, de reptiles et d’invertébrés.

Reproduction : Habituellement, 2 ou 3 chatons naissent au bout de 2 mois et demi de gestation, puis deviendront indépendants vers l’âge d’un an.

Longévité : Le Jaguarondi vit en moyenne 8 ans dans la nature et peut atteindre près de 20 ans en captivité.

Tatou velu

Chaetophractus villosus

Ce petit mammifère a l’air tout droit sorti de la Préhistoire avec sa carapace constituée de plaques osseuses reliées entre elles et couvertes par de la peau. Certaines espèces de Tatou se mettent en
boule lorsqu’ils se sentent menacés. Généralement, ils mesurent entre 22 et 40 cm pour un poids de 1 à 3 kg.

Particularité : Ces animaux sont souvent atteints d’une maladie semblable à la peste et les laboratoires utilisent l’animal pour leurs études sur cette maladie.

Mœurs : Il est plutôt nocturne en été et diurne en hiver. Il nage aussi très bien et peut même marcher au fond de l’eau. Lorsqu’il a besoin de flotter, il utilise ses intestins comme bouée en les remplissant d’air.

Les tatous sont des animaux paisibles et aucunement agressifs. Le Tatou velu ne peut pas se mettre en boule pour se défendre comme les autres tatous car sur les 18 bandes qu’ils possèdent, 11 sont soudées entre elles. En revanche, pour se protéger, il est capable de s’enterrer en quelques secondes grâce à ses puissantes griffes et malgré ses courtes pattes, il peut courir très vite.

Alimentation : Les tatous possèdent des dents mais elles ne sont pas recouvertes d’émail et n’ont pas de racine. Elles sont donc fragiles. Aussi ils se nourrissent d’aliments plutôt mous : vers, chenilles, insectes. Ils utilisent leurs griffes pour éventrer les nids des insectes (fourmilières, termitières) et leur longue langue pour en extraire les occupants. Ils se nourrissent aussi de fruits et parfois de petits rongeurs.

Reproduction : Un seul ovule est fertilisé (mais le développement de l’embryon ne se fait pas immédiatement), la gestation dure de 60 à 75 jours. Les 2 jeunes tatous sont absolument identiques car issus du même œuf et le cordon ombilical de chacun est relié au même placenta. Comme tous les mammifères, le tatou allaite ses petits.

Kéa

 Nestor notabilis

Le Kea est un perroquet originaire des régions montagneuses de Nouvelle Zélande. Ce perroquet est étonnant à plus d’un titre. Il s’agit d’une espèce terrestre. Il passe donc l’essentiel de son temps au sol. Habitant des montagnes, il ne craint pas le froid.

Particularités : Son bec allongé pour un perroquet lui permet de déterrer des bulbes sous la terre. Il est aussi le seul perroquet omnivore puisqu’il apprécie aussi la viande et même les charognes, notamment les carcasses de moutons. Malheureusement ce comportement a failli causer sa perte car ils ont été détruits en grand nombre par des éleveurs de moutons par superstition.

Le Kéa est également l’un des oiseaux les plus « intelligents » qui soit. Certains tests de QI le place au même niveau que les grands singes.