Archives par mot-clé : carnivores

Mangouste naine

 Helogale parvula

Classe : mammifère – Ordre : carnivore – Famille : Herpestidae

Poids/Taille : 350 – 400g / Corps : 25cm – Queue : Environ 20cm

Habitat : Elle aime les savanes boisés et buissonneuses, forêts clairsemées de d’Afrique Subsaharienne.

Mœurs Les mangoustes naines sont diurnes et grégaires. Elles vivent en bandes à la structure matriarcale, comptant entre 8 et 30 membres. La communication est très vocale et continue, avec un large éventail de gazouillements et de sifflements, tandis qu’elles courent à la recherche de nourriture. Les membres du groupe  utilisent leurs incisives pour se nettoyer mutuellement.

Très organisé et hiérarchisé, le groupe se divise les tâches de façon à ce que les terriers soient toujours sous surveillance, tandis que le reste de la communauté surveille la venue d’éventuels prédateurs.

Alimentation : La Mangouste est essentiellement insectivore (termites, scarabées, larves et autres invertébrés enfouis dans le sol).

Reproduction : La matriarche est la seule femelle qui se reproduit. Le mâle alpha, qui est un rang en-dessous d’elle, passe son temps au sommet de la tanière, une termitière, scrutant le danger pendant que les autres font leur toilette et jouent.

 La femelle alpha met bas 2 à 3 portées par an, les unes à la suite des autres. Ces portées comptent 2 à 6 petits qui sont élevés et allaités par plusieurs individus. La gestation dure environ 2 mois et les jeunes sont sevrés vers 8 semaines. Généralement ils restent dans le groupe. Ce n’est que vers l’âge d’1 ou 2 ans que certains individus partent pour rejoindre d’autres groupes qui sont souvent apparentés à leur famille. Les jeunes mâles parcourent en moyenne 500m avant de trouver un autre groupe alors que les femelles parcourent 2 fois cette distance.

Protection : Cette espèce est non-protégée.

Longévité :  6 ans.

Dingo d’Australie

Canis lupus dingo

Les dingos sont des chiens sauvages de taille moyenne qui n’aboient pas. Ils ont les oreilles dressées, une queue brune à tâches blanches recouverte de poils durs.

Histoire : Les dingos australiens descendent d’un groupe très réduit qui aurait été introduit environ 3000 ans avant J.C. Il s’agissait de chiens domestiques. Ils ont rapidement formé une population sauvage, qui a eu un impact écologique important en causant certainement la disparition de plusieurs espèces de carnivores indigènes (loup marsupial, Sarcophile satanique, etc…).

Répartition : On peut les trouver en Océanie et en Asie et notamment en Australie.

Mœurs : Ils vivent seuls ou en bandes familiales et représentent parfois un vrai fléau pour les éleveurs de bétail. Ils ne courent pas très vite, mais ils sont très endurants et peuvent parcourir de longues distances. Ils poursuivent leur proie jusqu’à ce qu’elle tombe d’épuisement.

Reproduction/Développement : Les dingos sont très prolifiques et peuvent mettre au monde jusqu’à huit petits auxquels ils donnent naissance dans des grottes. Ceux-ci sont ensuite allaités pendant deux mois et restent très longtemps auprès de leurs parents. Ils n’ont pratiquement aucun ennemi naturels. Seuls les plus faibles d’entre eux sont la proie des aigles ou des serpents. Leur seul véritable ennemi est l’homme.

 

Coati roux

Nasua nasua

Le Coati, proche cousin du raton laveur, est doté d’une grande agilité dans les arbres. Son long museau mobile, qui lui a donné son nom, signifie « nez allongé » en langue indienne guanari.

Habitat  : Il occupe les forêts tropicales d’Amérique Latine et d’Amérique du Sud, situées à  2500 mètres d’altitude.

Mœurs : C’est un animal sociable et diurne.

Alimentation : Les coatis consomment des proies variées : petits oiseaux et mammifères, reptiles, scorpions et insectes (dont ils contribuent à la régulation des populations). Omnivores, ils se délectent également de fruits, de baies, de racines ou encore de champignons. Leurs griffes redoutables et leur remarquable odorat sont d’efficaces outils dans la quête de ces divers aliments.

Reproduction : Les femelles s’organisent en groupes excédant rarement 8 individus au sein desquels les mâles, excepté les jeunes, ne sont acceptés qu’en période de reproduction. Celle-ci varie selon les régions et l’abondance de nourriture mais a forcément lieu entre octobre et mars. Après 75 jours de gestation, entre 2 et 8 petits vont naître dans un nid que la mère aura pris soin de construire en hauteur, dans un arbre.

Poids : Entre 3 et 6 kg.

Longévité : 7 à 8 ans dans la nature ; le double en captivité.

Statuts et protection : Classé en Annexe III de la CITES (Convention de Washington) ; classé « LOWER RISK » sur la liste rouge de l’IUCN.

Raton laveur

Procyon lotor

Le Raton laveur est un animal curieux, rusé et solitaire qui a survécu depuis le Miocène, voici 25 millions d’années, grâce à ses facultés d’adaptation à tous les milieux. Les adultes pèsent généralement entre 5 et 12 kg, mais un gros mâle peut peser jusqu’à 28 kg.

Répartition/Habitat : Il vit dans la majeure partie des Etats-Unis, sauf dans les rocheuses. On le trouve aussi dans le Sud du Canada ainsi qu’en Amérique Centrale. Il a été introduit en France et en Allemagne. On le retrouve dans tous les milieux, même dans les villes. La présence de l’homme ne semble pas le déranger.

Particularités : Il vit près des cours d’eau et des lacs, d’où son nom. Il semblerait que le fait de tremper les aliments dans l’eau ne soit pas pour les laver mais pour les attendrir, les ramollir. D’autres pensent que ce comportement est du au fait qu’il ne produirait pas assez de salive ou que ce comportement est lié à la recherche et la capture de proies dans l’eau.

C’est l’un des rares animaux qui semble être capable de se réadapter à la vie sauvage après avoir été apprivoisé.

Mœurs : Le Raton laveur est un plantigrade, c’est à dire qu’il marche sur la plante des pieds. A ce titre, c’est un excellent grimpeur, nageur et il sait creuser efficacement. Il est principalement arboricole mais aussi terrestre. Il est crépusculaire et nocturne , mais devient diurne en captivité. Solitaire, les mâles adultes évitent le contact des autres mâles et signalent leur présence sur un territoire en laissant des marques malodorantes.

Alimentation : C’est un opportuniste. Il s’adapte à presque tous les milieux et consomme toute sorte de nourriture. Il appartient à l’ordre des carnivores, mais est considéré comme omnivore.

En nageant, il pêche poissons, écrevisses, grenouilles et tortues. Sur les berges, il chasse campagnols, souris, rats. En forêt, il se nourrit d’insectes, de vers de terres, d’œufs et d’oisillons qu’il trouvent sur le sol, mais il va aussi les dénicher en grimpant aux arbres. Dans certaines régions, il est considéré comme nuisible car il pille les poulaillers. En ville il fréquente les décharges et renverse souvent les poubelles !

Reproduction : Polygame, le mâle fécondera plusieurs femelles successivement. En revanche, après l’accouplement, la femelle repoussera tous les autres mâles.
La gestation dure environ 63 jours. Dans sa tanière souterraine ou un creux d’arbre, la femelle met bas 3 à 4 petits. Ils naissent aveugles et sans dents. Ils allaitent leur mère durant 3 mois. Ils resteront avec elle le premier hiver. Les femelles reproduiront l’année suivante, alors que les mâles atteindront leur maturité sexuelle vers l’âge de 2 ans.

Statut : Commun (espèce gibier). Il est chassé et piégé en Amérique du Nord pour sa fourrure. Dans de nombreuses régions, il est classé comme nuisible du fait des dégâts qu’il cause à la volaille et aux récoltes. Ils sont aussi vecteurs de la rage dans les Etats du Sud des Etats-Unis. Mais malgré cette mauvaise réputation, les effectifs ne diminuent pas.

Longévité : Le raton laveur peut vivre 12 ou 13 ans en milieu naturel. En captivité, le record de longévité est de 22 ans et demi.

Jaguarondi

Felis yaguarundi

Encore appelé « Eyra » ou « Chat loutre », ce petit félin (moins de 80 cm de long) a une robe noire, marron, grise ou beige. C’est d’ailleurs l’unique félin possédant une robe totalement unie, même à la naissance. Bien qu’il soit classé parmi les félins, son allure rappelle celle des mustélidés (fouine, martre, loutre). Ce félidé a des pattes très courtes (30 à 40 cm de hauteur au garrot) et pèse entre 4 et 9 kg.

Répartition : Il vient d’Amérique Centrale et du Sud.

Mœurs : Généralement solitaire, les jaguarondis peuvent cependant rester en couple pour élever leurs petits, facilitant ainsi leurs chances de survie.

Alimentation : Il se déplace volontiers dans les marécages et chasse souvent le poisson et les grenouilles, mais se nourrit aussi de rongeurs, d’oiseaux, de reptiles et d’invertébrés.

Reproduction : Habituellement, 2 ou 3 chatons naissent au bout de 2 mois et demi de gestation, puis deviendront indépendants vers l’âge d’un an.

Longévité : Le Jaguarondi vit en moyenne 8 ans dans la nature et peut atteindre près de 20 ans en captivité.

Serval

Leptaillurus serval

Répartition/Habitat : Ce félin de taille moyenne, pouvant peser de 9 à 18 kg, est assez commun en Afrique où il vit principalement dans les savanes humides. Comme les servals ont besoin de cours d’eau sur leur territoire, on ne les trouve pas dans les demi-déserts ou les steppes arides. Le Serval est capable d’escalader et de nager, mais il le fait rarement.

Alimentation : Le serval est carnivore. Il se nourrit d’autres mammifères tels que les rongeurs, les lapins, les petites antilopes ou encore d’oiseaux.

Après avoir localisé sa proie, en général au crépuscule et souvent grâce à son ouïe, le Serval bondit avec dextérité. Il fait des sauts de 4 mètres de long et de plus d’un mètre de haut avant de frapper sa victime avec ses pattes antérieurs. Le Serval des zones humides est friand de grenouilles.

Reproduction : 1 à 2 fois par an et suite à une période de gestation d’une dizaine de semaine, la femelle met bas une portée de 2 ou 3 petits. Son croisement avec le chat domestique donne le Savannah.

Menaces/Protection : Les servals sont parfois la proie des léopards. Mais l’homme est bien plus dangereux pour lui. Les servals ont été beaucoup chassés pour leur fourrure. On peut encore les trouver en Afrique de l’Est et de l’Ouest, mais ils ont disparu de la province du Cap en Afrique du Sud et sont de plus en plus rares au Nord du Sahara.

Chien des buissons

Spotheos venaticus

Ce petit canidé pèse de 4 à 6 kg en moyenne. Il ne ressemble à aucun autre canidé sauvage avec son corps robuste supporté par des membres courts et se terminant par une petite queue. Le chien des buissons est adapté à une vie semi-aquatique. Il plonge et nage avec facilité grâce à ses pattes dont les doigts sont reliés par une membrane.

Répartition/Habitat : Il vit en Amérique Centrale et en Amérique du Sud. Il ne s’éloigne jamais des abords des bois.

Mœurs : C’est un animal diurne, très sociable. Il évolue en communauté, dans des groupes d’un dizaine d’individus. Il semble être capable de chasser seul aussi bien qu’en meute. Ils communiquent entre eux par des sortes de geignements haut perchés.

Alimentation : Le Chien des buissons est un carnivore. Il se nourrit principalement de gros rongeurs (capybaras, agoutis, etc…), de lézards et d’oiseaux.

Reproduction : La hiérarchie au sein d’une meute est forte. Seul le couple dominant (appelé Alpha) se reproduit. Le chien des buissons atteint sa maturité sexuelle vers l’âge d’un an. La femelle donne naissance à une portée de 1 à 6 chiots après 67 jours de gestation.

Longévité : Environ 10 ans.

Menaces/Protection : Le chien des buissons n’a qu’un ennemi : l’homme. Il est aujourd’hui fortement menacé par la destruction et la fragmentation de son territoire. Il est d’ailleurs classé comme animal vulnérable par l’IUCN.