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Perruche de Bourke rose

Neophema bourkii

La Perruche de Bourke est une espèce monotypique. Elle n’a pas de sous-espèces.

Répartition/Habitat : Les perruches de Bourke sont endémiques du continent australien.  Elles fréquentent les régions les plus arides situées à l’intérieur des terres. Elles marquent une grande préférence pour les zones éparses de mulgas mais elles ne dédaignent pas les boisements d’eucalyptus. On peut aussi les observer dans les parcelles qui longent les cours d’eau et dans les boisements de Callitris qui sont des conifères appartenant à la famille des cyprès.

Mœurs : Ces perruches sont nomadiques et légèrement crépusculaires. elles s’installent sur un territoire et y demeurent un certain nombre d’années avant d’en disparaître complètement. Ces oiseaux peuvent être très grégaires notamment durant les périodes de sécheresse où ils peuvent se rassembler par milliers autour des trous d’eau et des sources. Pendant la période estivale, on continue à les voir en matinée et en soirée autour des mares. En hiver, les perruches viennent se désaltérer toute la journée en compagnie de pigeons. A proximité des lieux où l’on peut boire, de grands groupes volent rapidement en poussant des cris tranquilles et en faisant siffler leurs ailes

Toutefois, elles passent occasionnellement inaperçues, car elles sont capables de se reposer ou de se nourrir à terre, en couple ou en petits groupes. Elles restent tranquillement sur le sol ou elles se cachent dans les bois morts qui leur servent de camouflage. Elles sont plus actives au coucher du soleil.

Alimentation : Les perruches de Bourke sont presque exclusivement végétariennes. Elles consomment des graines d’herbes, spécialement celles qui sont dispersées par le vent. Elles ingurgitent aussi des mauvaises herbes qui sont cueillies à terre et dans les buissons. Ces perruches apprécient aussi les jeunes pousses fraîches et les graines d’Acacia ou de Bassia qui sont des petits arbustes annuels appartenant à la catégorie des chénopodes.

Reproduction/Nidification : Elles se reproduisent généralement du mois d’août au mois de décembre, mais la saison peut varier en fonction de la chute des pluies ou des différentes précipitations. Les parades de cet oiseau sont toutes semblables à celles des autres espèces du genre. Le mâle se tient dressé avec les ailes et la queue déployées.

Le nid est situé dans une cavité naturelle d’arbre, entre 1 et 3 mètres au-dessus du sol. La ponte comprend de 3 à 6 œufs qui sont couvés pendant au moins 18 jours. Il y a souvent 2 nichées dans la saison. La femelle quitte un seule fois le nid dans la journée pour être ravitaillée par le mâle. Ce dernier monte une garde vigilante, patrouillant bruyamment aux abords de l’édifice pour dissuader les intrus. A leur naissance, les poussins ont un duvet blanc, sont nidicoles et séjournent au nid pendant au minimum 4 semaines. Ils continuent à dépendre de leur parents jusqu’à 1 semaine après l’envol.

Menaces/Protection : La population mondiale est supérieure à 50 000 individus. Dans la partie occidentale de son aire, les effectifs sont sans doute en pleine croissance à cause du développement de l’agriculture et de l’installation de nouvelles zones irriguées. La raison de son développement peut également être trouvée dans la diminution de l’élevage des moutons et le remplacement des zones salines par des prairies. L’espèce est classée comme préoccupation mineure.

Lophophore resplendissant

Lophophorus impejanus

Répartition/Habitat : On trouve le lophophore dans l’Est de l’Afghanistan, Le Nord-Ouest du Pakistan,  la chaîne de l’Himalaya, en Inde et dans le Nord-Est de l’Assam.

Au Pakistan, on trouve les lophophores resplendissants dans les régions montagneuses à une altitude variant de 2400 à 3600m. Ailleurs dans l’Himalaya, ils vivent sur les flancs escarpés proches de la limite des arbres, mais aussi dans de nombreuses vallées, y compris celles plantées de bouleaux. Fréquentant un habitat assez similaire mais moins spécifique que celui du Tragopan de Hastings, il entreprend tout comme lui, mais à un degré moindre, une migration annuelle vers les vallées de basse altitude. Les 2 espèces occupent le même territoire forestier et peuvent être observées dans les mêmes zones tout au long de l’année. Leur cohabitation est pacifique.

Mœurs : Malgré les rigueurs du climat en montagne, le Lophophore resplendissant est sédentaire. C’est un oiseau quelque peu grégaire, mais les liens au sein de la bande semblent être assez lâches et n’avoir de véritable consistance qu’en hiver lorsque les troupes évoluent sur un territoire restreint. On observe dès lors des compagnies de 20 à 30 individus effectuant leur quête dans les forêts de chênes. Durant cette période un mâle peut faire association avec plusieurs femelles et leurs poussins. Toutefois, la plupart du temps, il fait équipe avec 3 ou 4 mâles pendant la période de non-reproduction. En automne, les femelles errent seules sur les pentes escarpées en compagnie de leur poussins.

Certains ornithologistes distinguent 3 cris chez le Lophophore resplendissant, chacun correspondant à une fonction bien déterminée : un cri d’alarme, un cri territorial et un cri d’anxiété émis par le mâle afin de solliciter ses congénères si une éventuelle situation de danger se présente.

Alimentation : Les insectes terrestres et tubercules constituent les éléments principaux de l’alimentation du Lophophore resplendissant. Cependant son régime spécifique peut varier considérablement en fonction des régions. Partout où la neige ne recouvre pas le sol, les oiseaux passent une grande partie de leur temps à creuser avec leurs becs, cherchant apparemment des tubercules, racines et insectes souterrains. En automne, ils ingurgitent surtout des larves d’insectes qu’ils délogent sous les feuilles pourrissantes et à d’autres moments de l’année, ils se repaissent de racines, feuilles, jeunes pousses d’arbustes et d’herbes ainsi que de glands, graines et baies.

La manière de se nourrir du lophophore est très caractéristique. Il creuse d’abord un petit trou avec ses pieds, continue à piocher la terre avec son bec en forme de pelle et poursuit son excavation en profondeur jusqu’à ce qu’il rencontre une touffe d’herbe ou de bambou. La dernière opération consiste à mettre à nu les racines. Les lophophores cherchent leur nourriture en petits groupes mais ne se disputent jamais pour consommer les ressources mises à jour de cette manière.

Reproduction/Nidification : En Inde, la saison de nidification dure de la fin avril à la fin juin. Au Nord-Est de l’Afghanistan et au Tibet, elle s’étale d’évidence d’avril à juillet, bien qu’on ne possède aucun rapport concret de nid dans cette région. Pendant la reproduction, l’éventail des altitudes occupées est assez large : de 2400 mètres en Inde -rarement au dessous de 2000 – et jusqu’à 4500 mètres au cours de la même saison. Les nids sont placés invariablement en régions boisées, dans des forêts pourvues de grands arbres mais avec des sous-bois clairsemés. Le nid est un simple grattage situé fréquemment sous un buisson, une roche ou dans la cavité d’un grand arbre. Il est souvent nu, bien que les feuilles amoncelées dans la cavité puissent non-intentionnellement constituer une garniture.

Dans la nature, les pontes de 4 ou 5 oeufs constituent la norme, bien que les couvées de 3 oeufs soient également courantes. Il n’y a pas de certitudes à ce sujet, mais il est probable que le mâle ne prenne aucune part à l’incubation des oeufs et à l’éducation des jeunes. L’incubation dure entre 26 et 29 jours. On sait qu’en captivité, les femelles entreprennent une ponte de remplacement en cas d’échec de la première couvée. On a peu de renseignements sur les premiers temps de la vie des poussins. On sait simplement qu’ils sont nourris principalement de petits invertébrés pendant les premières semaines et que leur croissance est assez rapide.

Bernache naine du Canada

Branta canadensis minima

Aussi appelée « Bernache de Hutchins », cet oiseau est considéré depuis 2004 comme une espèce à part entière. Il était auparavant classé comme une sous-espèce de Bernache du Canada (Branta canadensis).

Elle est de couleur légèrement plus sombre que la grande Bernache du Canada, mais sa taille est proche de celle de la Bernache nonette (environ 60 cm de hauteur pour plus d’un mètre pour sa cousine) et un poids de l’ordre de 1.4 à 1.5 kg.

Habitat/Répartition : Elle fréquente tout type de zones humides (étangs, lacs, prairies partiellement inondées, etc…).  Elle se rencontre à l’état sauvage dans la Toundra des côtes Ouest de l’Alaska, des Iles Aléoutiennes et du grand Nord canadien. Elle passe l’hiver principalement le long de la côte pacifique des Etats-Unis et du Nord du Mexique.
Mœurs : Très robuste, cette espèce est capable de s’adapter à une grande variété de climats différents. Son caractère calme lui permet de vivre en compagnie d’autres espèces sans difficultés. C’est un oiseau migrateur qui adopte le vol en V, typique des oies.

Alimentation : Elle se nourrit dans le milieu naturel principalement de végétation (herbes, plantes aquatiques, etc…) et de graines variées.

Reproduction/Nidification : Cette espèce se reproduit dès la seconde année. La femelle construit son nid au sol avec de la végétation, souvent près de l’eau (elle affectionne les îlots) et y dépose 5 à 7 œufs qu’elle couve durant 25-26 jours. Le mâle reste à proximité et monte la garde. La femelle ne quitte le nid que pour s’alimenter. Les bernaches sont d’excellents parents mais dans la nature, il y aura rarement plus de 50% de jeunes qui atteindront l’âge de 6-7 semaines, âge à partir duquel ils sont capables de voler.

Menaces/Protection : La Bernache naine du Canada n’est pas une espèce protégée. Sa détention, sa vente sont libres en Europe y compris en France. Sa population sauvage reste limitée et est proche de 160 000 individus. La prédation dans le milieu naturel des contrées nordiques est importante, principalement sur les œufs et les oisillons ( renards, ours, goélands, labbes, corbeaux, etc…).

Ara rouge

Ara macao

Répartition/HabitatLe Ara rouge est endémique de l’Amérique Centrale et du Nord de l’Amérique du Sud. (Mexique,Nicaragua, Costa Rica, Panama, Colombie, etc…). La partie principale de son aire se situe sur le continent sud-américain, couvrant toute l’Amazonie (Venezuela, Guyanes, Equateur, Pérou, Bolivie, Brésil, etc…). Le Ara rouge est un oiseau des régions basses. On le trouve généralement en dessous de 500 mètres d’altitude, même s’il lui arrive parfois de grimper jusqu’à 1000 mètres.

Il est très tolérant en matière d’habitats. Ainsi, on le trouve dans de nombreux types de zones boisées. En Amérique Centrale, il fréquente plutôt les forêts d’arbres à feuilles caduques et les boisements clairsemés, y compris les lisières montagneuses des parcelles de pins. Dans cette partie de son territoire, il cède volontiers la place au Ara de Buffon dans les habitats humides. En Amazonie et dans les Guyanes, il fréquente les forêts qui ne sont pas envahies par les eaux, laissant les zones inondables aux aras bleus. Il s’installe également dans les forêts-galeries qui bordent les cours d’eau, dans les pâtures et sur les terres agricoles où il reste quelques lambeaux de forêt résiduelle.

Mœurs : Le Ara rouge est un oiseau bruyant et assez facile à observer. Il est grégaire, ce qui permet de le rencontrer en couple, en petit groupe familial ou en bande pouvant compter habituellement jusqu’à une vingtaine d’individus. Néanmoins, de plus grands rassemblements peuvent être attirés par l’abondance de ressources alimentaires sur les terrains argileux ou les berges en terre. Ce perroquet est familier quand il n’est pas importuné. Pourtant, d’ordinaire, il est assez prudent et s’élève dans les airs avec un cri perçant quand on le dérange. Tôt le matin et tard le soir, il vole de façon spectaculaire entre son lieu de repos et son site de nourrissage. Les couples appariés volent toujours de concert, leurs ailes se touchant presque.

Le Ara rouge est arboricole . Il se nourrit et se repose à l’étage supérieur ou à la cime des grands arbres. Son vol est direct, ses battements d’ailes réguliers mais ils manquent d’amplitude. Cette espèce est sédentaire, ce qui ne l’empêche pas d’accomplir de courtes migrations lorsque la nourriture commence à manquer.

Alimentation : Les aras rouges sont exclusivement végétariens. Ils se nourrissent de fruits, de noix de palmiers et de graines. En Amérique Centrale, ils se nourrissent dans les pins, écrasant les cônes et faisant tomber une pluie d’écailles au pied des troncs. Quand la nourriture est abondante, ils partagent leur butin avec d’autres espèces de perroquets.

Reproduction/Nidification : La saison de reproduction est variable selon les régions. Elle se déroule en mars au Mexique, en avril au Nicaragua, d’octobre à avril au Costa Rica. Elle a lieu en mars en Guyane Française, d’octobre à mars dans le centre du Brésil et de novembre à avril au Pérou. Le nid est placé dans une large cavité naturelle, entre 7 et 40 mètres au-dessus du sol. Au Pérou, le couple choisit habituellement un palmier, mais il doit laisser les tecks brésiliens et autres bois durs aux aras chloroptères qui les dominent. La ponte comprend 1 à 4 œufs qui sont incubés entre 24 et 28 jours. Les oisillons séjournent au nid pendant environ 14 semaines.

Longévité : Son espérance de vie atteint 80 ans en moyenne.

Menaces/Protection : En Amérique Centrale, l’espèce a subi un déclin dramatique en raison de la déforestation, de la modification sévère de son habitat et de sa commercialisation comme oiseau de cage. En Amérique du Sud, le Ara rouge est localement commun mais on le trouve en très petit nombre, à proximité des agglomérations ou des regroupements humains. Dans bien des régions, elle est devenue rare et dans d’autres lieux elle a tout simplement disparu. Cependant, compte-tenu de la vaste superficie de son aire de distribution, l’espèce est toutefois classée comme ne présentant pas de problème majeur.

Ara militaire

Ara militaris

Très semblable au Ara de Buffon, le Ara militaire est plus petit en taille et plus foncé en plumage.

Répartition/Habitat : Le Ara militaire se trouve depuis l’Ouest du Mexique jusqu’en Bolivie, mais aussi au Nord-Ouest de l’Argentine et à l’Ouest du Venezuela.

Il vit principalement dans les zones montagneuses tempérées et semi-arides et dans les forêts tropicales près de l’eau. Il est visible de 600 à 2600 mètres d’altitude. Il se déplace saisonnièrement vers les plaines, et fréquente alors les forêts humides et zones boisées épineuses.

Mœurs : Ce perroquet vit en couple ou en groupes familiaux. Il vagabonde localement dans beaucoup de régions. Il est souvent vu en bandes d’une quarantaine d’oiseaux aux dortoirs communs quand ils s’installent pour la nuit dans les grands arbres ou sur les façades des falaises. Quand il se repose à la mi-journée, il se perche sur des arbres morts exposés et au sommet des branches. Pour se déplacer dans les arbres, son bec crochu est comme une « troisième main » qui lui permet de grimper facilement grâce à ses doigts et son bec. Il est très bruyant – notamment en vol, avec des battements lents et peu profonds, pouvant atteindre une vitesse de 55 km à l’heure – et se fait remarquer à l’aube et au crépuscule, pendant ses trajets entre le dortoir et sa zone de nourrissage. Pendant ces vols, les 2 partenaires d’un couple volent ensemble, l’un près de l’autre.

Alimentation : Le Ara militaire se nourrit de graines, noix, fruits et baies  dans les palmiers et ficus. Cette espèce arboricole consomme d’autres sortes de matières végétales haut dans les arbres et la canopée. Il est capable de casser et d’ouvrir des fruits aux coques très dures, grâce à son bec robuste.
L’ara militaire, comme d’autres Psittacidés, visite les amoncellements d’argile le long des rives des cours d’eau. Ces oiseaux se rassemblent à ces endroits afin de lécher cette argile qui a le pouvoir de les désintoxiquer des poisons contenus dans les végétaux qu’ils consomment. Enfin, ils effectuent quelques déplacements saisonniers pour trouver des fruits bien particuliers.
Reproduction/Nidification : La saison de reproduction a lieu de janvier à mars, mais elle peut varier selon l’endroit. Les partenaires sont monogames et restent ensemble pour la vie. Ils effectuent des acrobaties aériennes pendant les parades nuptiales.
Le Ara militaire nidifie dans des cavités, habituellement un trou au sommet d’un arbre, mais aussi sur les façades des falaises dans les canyons où le nid peut être établi dans des fissures ou des crevasses rocheuses, à environ 200 mètres au-dessus du sol.
La femelle dépose 2 à 3 œufs blancs. L’incubation dure entre 28 et 30 jours, assurée par la femelle. Le mâle la nourrit en dehors du nid pendant cette période, elle et ses poussins.
Les jeunes quittent le nid au bout de 12 semaines après la naissance.
Longévité : Il peut vivre jusqu’à 60 ans.
Menaces/Protection : Le Ara militaire est commun localement dans certaines zones retirées, mais son nombre diminue. Cette espèce est menacée et sensible à la perte de son habitat à cause de l’éclaircissage des terres et de la déforestation pour le bétail et l’agriculture. Le piégeage pour le commerce illégal et l’usage de ses plumes colorées en tant qu’ornements sont des faits importants qui accentuent son déclin. L’espèce est considérée vulnérable.

Perruche ondulée

Melopsittacus undultatus

Découverte en 1805, elle est aujourd’hui devenue l’oiseau en captivité le plus connu et populaire au monde. Rien qu’en France, 100000 perruches sont vendues chaque année.

Particularité : C’est une espèce monotypique. Elle n’a pas de sous-espèce.

Répartition/Habitat : Les perruches ondulées sont endémiques de l’Australie. Leur distribution très vaste couvre la totalité du continent, excepté les côtes orientales et la péninsule du cap York.

Elles fréquentent une grande variété d’habitats ouverts, y compris les forêts clairsemées, les savanes et les prairies légèrement boisées. Elles apprécient également les terres cultivées, les formations végétales qui poussent le long des rivières, les broussailles sèches et les plaines dégagées. Elles pénètrent dans les zones désertiques pourvues de mulga (Acacias). Bien qu’ils soient capables de survivre de nombreux jours sans eau, ces oiseaux ne sont jamais très éloignés d’une source ou d’un point d’eau.

Mœurs : Dans les régions où la production de fruits est régulière et d’autres où elle est stable pendant des périodes très étendues, les mouvements sont assez facilement prévisibles. Dans l’extrême Sud, les vagabondages n’existent qu’en cas de sécheresse prolongée et les errants réintègrent leur territoire aux premières pluies et les recolonisent dès que le niveau hydrographique est revenu à la normale.

Alimentation : Les perruches ondulées sont végétariennes. Elles consomment des herbes et les graines de chénopodes qui sont saisies à terre ou à une faible hauteur au-dessus du sol. Les plantes varient en catégories et en proportion selon les régions et les époques. Dans l’intérieur de l’Australie de l’Est, ces oiseaux se nourrissent exclusivement de graines trouvées à terre, alors que plus au centre du continent, un plus grand échantillonnage de plantes peut être sélectionné. Dans le premier cas, la taille des graines ne dépasse guère les 2 mm de diamètre et dans le second, plus de 40 variétés sont impliquées. Occasionnellement, les perruches pénètrent dans les cultures et en s’en prennent aux fruits mûrissants.

Nidification : Elles nichent de juin à septembre dans le nord de leur aire. Elles se reproduisent d’août à janvier dans le sud. Elles peuvent installer leur nid à n’importe quel moment de l’année après que soient tombées des pluies substantielles. Elles mettent en place des secondes couvées dès que les conditions sont favorables.
Les perruches ondulées nichent souvent de façon coloniale. Le nid est installé dans une cavité naturelle d’arbre, dans une souche, un poteau de clôture ou une grosse branche tombée. La femelle y dépose 4 à 6 œufs dont l’incubation dure environ 18 jours. Les poussins restent sur leur lieu de naissance pendant plus de 30 jours avant de s’envoler.

Longévité : 15 ans.

Menaces/Protection : Cette espèce n’est pas du tout menacée. Elle est même abondante, et dans certains endroits où les ressources sont bonnes, des bandes innombrables obscurcissent le ciel et le poids des individus qui perchent provoque la cassure des branches de 4 centimètres de diamètre. Les populations subissent des fluctuations considérables en fonction des conditions climatiques. Le bétail qui vit dans les exploitations fermières du centre de l’Australie ont bénéficié de nouvelles installations qui leur ont fourni de nouvelles provisions en eau. Ces nouveaux moyens ont profité aussi aux oiseaux. Du coup, les effectifs des perruches sont en constante augmentation.

Choucador à ailes vertes

lamprotornis choloropterus

Aussi appelé « Merle métallique de Swainson », le Choucador à ailes vertes est un oiseau rare appartenant à la famille des passereaux.

Particularité : Ce merle est dit « Métallique » du fait de son plumage irisé. Ce dernier change de couleur en fonction de l’angle de vue ou de l’éclairage ! On le distingue aussi grâce à son œil orangé.

Habitat : Il vit dans les forêts tropicales et savanes boisées, du centre jusqu’au Sud de l’Afrique.

Mœurs et alimentation : Il évolue en bandes à la recherches d’essaims d’insectes, mais mange aussi des fruits.

 

 

 

La volière australienne

Une centaine de perruches ondulées multicolores, des diamants mandarins mais aussi des perruches omnicolores peuplent cette volière.
En fonction des horaires et de l’affluence quelques-unes ou beaucoup d’entre elles viendront se poser sur vos mains pour récupérer les graines (fournies à l’accueil* – il est strictement interdit d’apporter de la nourriture – cf. règlement à l’entrée du parc).

Un réel moment d’émotion pour tous les âges ! 

Volière perruches
*nous ne vendons pas ces graines, en revanche nous en donnons 1 seule fois de façon à ce que tout le monde puisse profiter de cette proximité.

 

Musophage violacé – Touraco violet

Musophaga violacea

Le plumage entièrement violet de cette espèce la distingue des autres oiseaux africains. Le haut de sa tête est rouge foncé tandis que son bec est orangé. Il possède aussi une sorte de casque frontal jaune.

Particularité : Ses couleurs sont produites par un pigment spécial. Lorsqu’il pleut, il peut perdre toutes ses couleurs et devenir marron.

Habitat et Mode de vie : Il vit dans les forêts tropicales de l’Ouest africain. Particulièrement adapté à la vie arboricole, le Touraco violet vole peu et se déplace plutôt en courant sur les branches ou en sautant d’arbre en arbre. Se sentant menacé, il peut s’envoler très rapidement ou rester figé, le rendant alors très difficile à discerner.

Mœurs : Il vit en couple ou en solitaire, mais il arrive que des petits groupes se forment lorsque la nourriture est abondante autour de grands arbres fruitiers, par exemple. Ces oiseaux délimitent leur territoire par de puissants cris qui avertissent les intrus.

Alimentation : Frugivore.

Reproduction : Les nids ressemblent à ceux des pigeons et sont construits à partir de brindilles. Les deux parents couvent durant une vingtaine de jours et s’occupent des 2/3 petits. Ces derniers se développent très vite et quittent le nid au bout de 3 semaines.

Longévité : 10 ans.

Menaces et conservation : En raison d’une grande répartition et d’une grosse population sauvage, l’espèce n’est pas menacée à l’heure actuelle, mais la déforestation grandissante pourrait devenir problématique.

Pigeon vert ou Colombar waalia

Treron waalia

Ces pigeons sont majoritairement verts, avec différentes nuances et des teintes violacées. Cette espèce se démarque des autres par son bas ventre jaune poussin.

Mode de vie : Cette espèce, qui se nourrit pratiquement que de fruits, passe la plupart de son temps dans les arbres.

Mœurs : Ils vivent en petits groupes et lorsqu’ils s’attaquent à un figuier, de nombreux fruits tombent par terre, certains par inadvertance, d’autres parce qu’ils sont jugés pas assez murs. D’autres espèces viennent donc se nourrir près de ces arbres.

Habitat : Ils vivent dans les vallées boisées ou les petites forêts du niveau de la mer, jusqu’à 2000m d’altitude en Afrique et au Moyen Orient.

Reproduction : Les couples se forment en début d’année et restent unis jusqu’à la fin de la saison de reproduction. Les nids sont des plateformes de brindilles posées sur une grosse branche. Les deux parents couvent les 2 petits œufs blancs pendant 20 jours. Le soin des jeunes est aussi assuré par le mâle et la femelle. Les petits quittent le nid à 2 semaines.

Menaces et conservation : Très répandue et avec une grande population sur une grande partie de l’aire de distribution, cette espèce n’est pas menacée.

Longévité : 10 ans.

Kookabura – Martin chasseur

Dacelo gigas

Avec ses 42 cm, c’est le plus grand des martins-chasseurs pour un poids allant de 350 à 480g.

Habitat : Cet oiseau de l’Est australien, récemment introduit dans le Sud-Ouest et en Tasmanie, fréquente prioritairement les lisières des forêts et les clairières, paysages dégagés et suffisamment ouverts pour la pratique de la chasse. Mais on peut également l’observer dans les savanes arborées et à proximité des agglomérations.

Mœurs : Il vit en groupes familiaux. L’éducation des jeunes est parfois spéciale. Les oisillons peuvent être pris en charge par le couple seul mais dans certaines circonstances, les parents sont assistés par un comité éducatif constitué de 3 à 6 oiseaux âgés d’un à deux ans, provenant vraisemblablement de couvées précédentes et qui aident le couple à élever ses petits.

Alimentation : Tout ce qui possède une taille adaptée à sa prédation est susceptible de finir dans son bec ou sous ses pattes : insectes, crabes et poissons, vers et escargots, oisillons, araignées, grenouilles, petits rongeurs, lézards etc… Les proies les plus petites sont avalées entières.

Par contre, les proies de plus grande taille sont préalablement tuées en étant martelées contre le sol ou une branche d’arbre. Les proies peuvent être capturées, soit à terre, soit sur la végétation, soit dans l’eau. La capture est toujours précédée d’une période d’observation au cours de laquelle l’oiseau, à l’affût sur un perchoir, épie ses proies potentielles.

Reproduction : La période de nidification intervient entre septembre et décembre (saisons inversées dans l’hémisphère Sud). Le couple reste uni pendant toute la durée de sa vie. Le nid est placé dans un arbre creux. La femelle pond de 2 à 4 œufs couvés par les deux parents.

Il est très connu en Australie pour ses appels rauques qu’il lance le bec à demi fermé pointé vers le ciel et la queue redressée.

Touraco vert

Touraco persa bufoni

les Touracos et les effets d’optique…

Les Touracos sont originaires d’Afrique où ils vivent principalement dans les forêts et savanes. Ils volent assez médiocrement, préférant courir et sauter d’arbre en arbre. Ce mode de déplacement est favorisé par des pattes semi-zygodactyles.

Ce sont les seuls VRAIS oiseaux VERTS, c’est à dire qu’ils possèdent un pigment vert nommé « touracoverdine », d’où leur nom.

Sinon, quand vous voyez un oiseau vert, il est en réalité jaune (lipochrome-pigment jaune). Le bleu prismatique de la structure de la plume elle-même, nous donne une vision verte de l’oiseau.

Les couleurs nous jouent des tours !

Ils se nourrissent essentiellement de fruits mais aussi de feuilles, fleurs et bourgeons. Au moment de la reproduction et de l’élevage des jeunes , ils ne dédaignent pas les insectes.

A admirer en vol : le rouge de leurs ailes, bien spécifique aux Touracos, résulte d’un pigment spécial typique à ces espèces appelé « touracine ».

Amazones

Amazona aestiva et amazona tucumana

Les amazones sont des perroquets de taille moyenne, répandus en Amérique latine et en Amérique du Sud. Elles sont aussi appelées « Les perroquets du Nouveau Monde » car elles furent apportées en Europe par Christophe Colomb.

Elles sont très prisées comme oiseaux de compagnie depuis cette époque, du fait de leur tempérament affectueux et de leur talent d’imitateur.

Hôtes des forêts, elles ne volent cependant pas très bien du fait de leur morphologie trapue, mais elles grimpent à merveille. Leur plumage est à dominante verte, mais il existe une large palette de couleurs pour la tête.

Comme beaucoup de perroquets, elles nichent dans des creux d’arbres et ont une espérance de vie relativement longue, d’environ 40 ans.

Perruche de Patagonie

Cyanoliseus patagonus 

Répartition : Amérique du Sud (Argentine, Chili, Uruguay).

Habitat : Zones rocheuses des Andes.

Mœurs : Elles sont appelées “Le perroquet qui creuse des talus” par les argentins car elles creusent de véritables terriers (jusqu’à 3 mètres de profondeur), dans les falaises ou les talus calcaires pour y faire leur nid. Ces perruches sont très sociables. Elles vivent en niche, en colonies.

Nourriture : Graines et fruits.

Dimorphisme sexuel : Aucun dimorphisme, le sexage se fait par ADN ou endoscopie.

Reproduction : La ponte est de 2 ou 3 œufs et l’incubation dure environ 25 jours. Les petits sortent du nid vers 2 mois, mais les parents continuent à leur donner la becquée pendant encore un mois.

Statut de protection : Annexe II convention de Washington.

 

Ara Chloroptère

Ara chloroptera

Ces perroquets forment des couples fidèles, en sachant que leur espérance de vie est d’environ 60 ans.

Comme la plupart des oiseaux présents au parc, ils sont nés en France. Aussi, il peuvent passer tout l’hiver dehors sans problème.

A l’aide de leurs pattes zygodactyles (2 doigts devant, 2 doigts derrière) et de leur bec puissant, ils peuvent ouvrir les noix les plus dures.

L’habitat naturel des Chloroptères couvre l’Amérique centrale, la Bolivie et le Paraguay. Les indiens les appellent “les journaliers” car ils ont un emploi du temps très précis :

  • A l’aube : lever avec toilette et lissage des plumes. Envol vers les lieux de nourrissage en bandes bruyantes ; puis piqué rapide et atterrissage pour arracher du bec une poignée de terre (apport de sels minéraux) et enfin, envol vers le sommet des arbres.
  • Toute la journée : courtes périodes de nourrissage et ils se consacrent à leur activité favorite : la sieste !
  • Au déclin du soleil : retour précipité et bruyant vers les arbres dortoirs.

Ara ararauna

Les Aras vivent dans les régions tropicales du continent américain. Ils sont d’ailleurs protégés en France par l’arrêté de Guyane.

Ils se distinguent des autres perroquets de par une longue queue effilée, un bec très puissant et une zone blanche de peau nue sur les joues. Cette peau s’injecte de sang et devient rougeâtre si l’oiseau est énervé ou contrarié.

Ils se nourrissent de fruits, de noix, de baies et de jeunes pousses.

Comme tous les perroquets, ils gaspillent beaucoup. Un coup de bec dans un fruit, un fragment est prélevé et le reste finit par terre !

Les aras sont curieux de nature et deviennent vite familiers. Les jeunes s’apprivoisent facilement et apprennent à imiter divers sons et mots.

Perroquet gris du Gabon

Psittacus erithacus

Origine : Afrique occidentale et centrale, Sierra Léone, Kenya, Tanzanie et Angola.

Longeur / poids : 32 cm – 600 grammes

Nid : Creux d’arbres, surtout dans les mangroves des régions côtières.

Ponte : 4 oeufs en général.

Incubation : Un peu plus d’un mois, à la charge seule de la femelle.

Alimentation : Graines, toutes sortes de fruits, noix etc…

Très bon imitateur, il n’imite pas que la voix humaine, il sait aussi siffler, miauler, aboyer. Sa mémoire lui permet de retenir des phrases longues et compliquées et de les répéter sans erreur.

Des oiseaux ventriloques ?

Le larynx de l’homme et ses cordes vocales sont situées dans la partie supérieure de la trachée. Le passage de l’air sur les cordes les fait vibrer et les sons produits sont modifiés pour former des paroles ou autres sons, en modifiant la position de la langue et des dents ainsi que la forme des joues et des lèvres.

Chez les oiseaux, l’organe phonateur (syrinx) est constitué par deux membranes tendues à la base de la trachée, tout au fond de la gorge. le syrinx est commandé par une dizaine de petits muscles destinés à modifier les sons. C’est pourquoi un oiseau peut chanter le bec fermé, ce qui arrive souvent et le perroquet peut parler le bec clos ou presque. Un ventriloque fait un peu la même chose.

Perruche omnicolore

Platycercus eximius

Répartition : Sud de l’Australie et Tasmanie.

Habitat : Quoique originaire de la savane, on peut la rencontrer dans les régions cultivées ainsi que dans les parcs des grandes villes.

Mœurs : Elle vit en couple mais celles-ci se regroupent pendant l’hiver et la saison de reproduction pour atteindre parfois des centaines d’individus.

Nourriture : Elle mange les graines et les fleurs, raffole des baies de piracantha et d’aubépine, ou encore du nectar. Enfin, elle cherche aussi les graminées sur le sol.

Dimorphisme sexuel : La femelle a la tête et la poitrine moins rouge que le mâle. Elle a une bande sous-alaire blanche. Il arrive que des femelles soient très colorées. On les différencie également par la largeur de la base du bec et de la tête.

Reproduction : Elle niche dans les troncs creux et trous des souches, en général pas très haut, au dessus du niveau du sol. La ponte réunit 4 à 9 œufs blancs que la femelle couve pendant environ 21 jours. Les petits quitteront le nid à l’âge de 4 semaines. Ils acquièrent leur plumage adulte entre l’âge de dix et dix huit mois.

Statut de protection : Annexe II convention de Washington.

Cacatoes huppe jaune

Cacatua galerita triton

Particularité : Ils sont reconnaissables à leur huppe qu’ils dressent lors des parades amoureuses ou pour intimider un ennemi.Leur bec est très puissant et leur cri perçant.

Habitat : Les Cacatoès sont originaires d’Australie, d’Indonésie et des îles environnantes (Célèbes, Moluques etc…).

Alimentation : Ils se nourrissent de graines, de bourgeons et de fruits.

Mœurs : La compatibilité est très importante pour former un couple, sinon les mâles ont tendance à malmener (parfois jusqu’à la mort) leur partenaire. Si le couple est formé, ils sont fidèles à vie en sachant qu’ils vivent environ 40 ans. La ponte est composée de 2 à 3 œufs couvés par les deux parents pendant 24 à 25 jours. La croissance des jeunes est lente puisque ils restent au nid jusqu’à deux mois et demi.

Pigeon de Guinée ou Pigeon roussard

Columba guinea

Habitat/Mode de vie : On rencontre ce pigeon du Sud du Sahara jusqu’au Sud de l’Afrique. Il affectionne les milieux ouverts, y compris les villes. On les aperçoit le plus souvent en couple. Ils peuvent nicher toute l’année et fabriquent un nid constitué de brindilles, d’herbes sèches et de radicelles.

Alimentation : Ils se nourrissent de fruits et de graines.

Ponte : La femelle pond généralement deux œufs couvés durant 15 à 16 jours par les deux parents.

Colombe lophote

Ocyphaps lophotes

Environnement/Habitat : Elle est largement répandue sur le continent australien, à l’exception des zones tropicales du Nord. Elle habite les prairies, les régions broussailleuses, les bois, mais aussi les jardins, les champs, les terrains de sport, etc… Son aire de répartition s’est accrue avec la mise en culture de nouvelles régions.

Alimentation : Elle se nourrit exclusivement de graines (granivore).

Reproduction : Elle se reproduit toute l’année, mais surtout en saison chaude (d’août à mars). La femelle pond 2 œufs dans un nid situé généralement au sommet d’un arbre, mais parfois dans un buisson et quelquefois sur le sol.

Grue couronnée grise

Balearica regulorum

Cette grue mesure environ 90 cm pour un poids de 3 à 4 kg.

Habitat : Originaire d’Afrique, la grue couronnée grise vit dans les prairies situées à proximité des points d’eau.

Alimentation : Elle est omnivore : substances végétales, pousses de riz de soja ou de maïs, vers de terre, petits invertébrés, grenouilles, insectes. Elle est à ce titre très appréciée au Soudan lors des invasions de criquets. En revanche, elle fait d’énormes dégâts dans les cultures de coton qu’elle piétine pour faire sortir les insectes.

Reproduction : Les couples sont fidèles. Les parades amoureuses ressemblent à de vrais ballets. Elles peuvent effectuer des sauts de plus de 2m tout en laissant leurs pattes pendre sous elles.

Ponte : 2 à 3 œufs couvés par les deux parents.

Longévité : 40 à 50 ans.

Grue demoiselle de Numidie

Anthropoïdes virgo

Fine et gracieuse, la Demoiselle de Numidie est la plus petite des grues.

Particularité : Les grues sont réputées pour leurs appels sonores (on dit qu’elles craquettent), leurs danses nuptiales, leur monogamie et leur façon très attentionnée de s’occuper de leurs petits.

Environnement/Habitat : Elle vit dans les steppes d’Europe Orientale et d’Asie. Comme ce sont des étendues dégagées où il est impossible de se cacher, elle mue graduellement ses plumes pour garder sa faculté de voler et donc d’échapper à un prédateur. Elle hiverne en Afrique et dans le Sud de l’Asie.

Menaces et conservation : Sur 15 espèces de grues, 7 sont en voie de disparition. La destruction des milieux humides en est la principale cause, la chasse pour les races nordiques et les pesticides en Afrique contribuent aussi à leurs déclins.

Paon bleu

Pavo cristatus

D’après les fresques, statues et mosaïques indiennes on estime que cet oiseau est connu depuis plus de 3000 ans. Il appartient à la famille des faisans.

Origine/Habitat : Le paon est bien connu des parcs et jardins. Il est originaire d’Inde.

Particularité : Il a très vite traversé les frontières et a été domestiqué par de nombreux peuples pour sa beauté mais aussi pour la qualité de sa chair.

Mœurs : Il a coutume de se percher pour dormir. Et il faut en général plusieurs poules pour un mâle.

Alimentation : Il se nourrit essentiellement au sol mais vole très bien sur de courtes distances.

Reproduction : Lors de la parade amoureuse, le mâle fait entendre son célèbre “Léon” et déploie sa traîne en forme de roue qui comprend quelques 130 à 150 plumes. En juillet/août les mâles perdent leur traîne, c’est ce que l’on appelle la mue.

Faisan swinhoé

Lophura swinhoe

Découvert en 1862, par le naturaliste anglais Swinhoe, alors consul à Formose, ce faisan vit uniquement sur cette île. Sa biologie, à l’état sauvage, reste mal connue.

Habitat/Mode de vie : Il évolue principalement en forêts denses à une altitude inférieure à 2500 mètres. Cependant, il fréquente aussi pour se nourrir les paysages ouverts tels que les chemins forestiers et les lisières de bois.

En raison d’une déforestation assez importante à basse et moyenne altitude, les populations trouvent aussi des conditions idéales aux alentours de 1000m, mais restent sous la menace d’une éventuelle atteinte à leur habitat.

Le faisan de Swinhoe est actif à l’aube et en fin de journée, surtout par temps de brouillard, lorsque la visibilité est basse.

Mœurs : Il n’est pas très sociable. Hors saison de reproduction, ils déambule seul. D’avril à septembre, il se promène en groupes restreints, soit avec des poules et leurs poussins, soit avec des bandes réduites de jeunes.

Lorsque les ressources sont abondantes, la recherche de nourriture s’effectue en groupes. Si les individus sont trop proches les uns des autres, ils se donnent des coups de pattes pour s’inciter mutuellement à garder leurs distances.

Alimentation : L’examen de son estomac a permis de déterminer son régime. Il est constitué principalement de graines d’herbacées, de fleurs, de mousses, de fruits et dans un moindre pourcentage, d’insectes tels que les termites, les papillons et les sauterelles.

Ponte et développement : La femelle pond 3 à 6 œufs dont l’incubation dure entre 25 et 28 jours. Au bout de 2 à 3 jours, les poussins sont capables de s’aventurer hors du nid par leurs propres moyens. Les jeunes sont très semblables aux femelles. Il faut attendre la fin de l’hiver pour que les jeunes mâles commencent à revêtir leur parure d’adulte.

Faisan lady Amherst

Chrysolophus amhertiae

Les chinois l’appelle ‘Seng-ky’ c’est à dire « poule des bourgeons », car il adore les massifs de bambous sauvages dont il en mange les bourgeons.

En 1869, 6 oiseaux furent envoyés au jardin zoologique d’Anvers. Le jardin d’acclimatation de Paris reçut un mâle. Enfin, en 1930, 12 spécimens furent envoyés au parc de Clères, appartenant à Jean Delacour, en Normandie.

Particularité : Il doit son nom à Lady Sarah, comtesse d’Hamerst, épouse du gouverneur anglais de Cochinchine de l’époque, Lord Amherst. Elle fut fascinée par la beauté de ce faisan. La diversité de ses couleurs lui ont valu le surnom de “faisan diamant” ou encore “faisan fleuri.”

Habitat/Mode de vie : Il vit à une altitude élevée, entre 3000 et 4000m. Il ne redoute ni le froid ni la neige. Originaire des régions rudes, ce faisan s’est adapté sans problème à nos régions.