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Couleuvre à queue rayée

Elaphe taeniura

Aussi appelée « Beauté bleue », on distingue 8 sous-espèces pour cette couleuvre. La taille de ce serpent varie beaucoup selon la sous-espèce (entre 130 et 250 cm en moyenne). La couleur bleu acier est très attrayante bien qu’elle soit très variable.

Répartition/Habitat : Elle est originaire d’Asie. Son aire de répartition est très vaste sur le continent et varie en fonction de la sous-espèce. On peut trouver ces serpents aussi bien dans les champs cultivés que près des habitations, mais pour la plupart, ils affectionnent plus particulièrement les zones caverneuses ou forestières.

Mœurs : Elles diffèrent pour chaque sous-espèce selon son environnement. Cette couleuvre est diurne mais peut également être active la nuit. Sa période d’hibernation dure de 2 à 4 mois.
C’est un serpent ratier semi-arboricole. Robuste, son allure vive et élancée lui permet de grimper aux arbres, plus ou moins souvent selon son environnement.
Réputé nerveux voire franchement agressif parfois, il peut aussi être très docile. Cette couleuvre est inoffensive pour l’homme.

Alimentation : Pour la plupart des sous-espèces, le menu est essentiellement constitué de rongeurs. Les oiseaux sont également des proies potentielles. Les spécimens vivants dans les milieux plus caverneux se nourrissent des chauves-souris qui les habitent.

Reproduction : La femelle est ovipare. Elle pond environ 15 œufs qui éclosent au bout de 2 mois. La reproduction s’effectue après la période d’hibernation qui varie de 2 à 4 mois.

Menaces/Protection : L’espèce est chassée pour sa chair. En Asie, le serpent constitue un plat assez commun. En effet, cette grande couleuvre est un met très apprécié à Hong Kong ou à Canton. Elle est tuée très fraîche et mangée aussitôt. Mais elle ne s’en trouve pas menacée d’extinction pour autant.

Python birman

Python molurus bivitatus

Le Python Birman est l’un des plus gros serpents au monde, le plus grand spécimen attesté mesurant 5.74 mètres de long. Ce reptile est très populaire en captivité. Il peut mesurer jusqu’à 6 mètres de long et peser 100 kg.

Répartition/Habitat : Il est originaire d’Asie du Sud (Népal, Inde, Bangladesh, Birmanie, Thaïlande, Laos, Cambodge, Viêt Nam, République populaire de Chine, Indonésie).

Il affectionne particulièrement les forêts tropicales humides. On le rencontre dans les jungles de plaine et de moyenne montagne, les régions marécageuses, les rizières et bords de rivières de forêt, mais aussi dans les collines sèches et aux abords des habitations. Ce serpent passe le plus clair de son temps abrité dans une cavité où un trou du sol.

Mœurs : Nocturne, ce python attend la nuit pour sortir chasser. Il est d’un tempérament relativement calme, mordant rarement. C’est aussi un excellent nageur et grimpeur. Il est capable d’effectuer un parcours sans faute pour retourner à son domicile et ce, même après avoir été déplacé sur des dizaines de kilomètres.

Alimentation : C’est un serpent constricteur ovipare. Ce serpent se nourrit de mammifères, oiseaux et reptiles. Il chasse à l’affût, saisit sa proie et pratique une constriction bloquant ainsi la circulation du sang et tuant la proie par asphyxie. L’évolution morphologique du crâne grâce à une articulation, permet à ces grands géants d’avaler des proies de grande taille, allant même jusqu’à avaler un cerf adulte.

Reproduction : Il se reproduit en avril. La femelle pond une trentaine d’oeufs, parfois davantage, puis s’enroule autour d’eux pour maintenir une température stable et les protéger. Elle est capable d’augmenter la température de son corps par contractions musculaires pour couver jusqu’à 100 œufs pendant 2 mois. Les petits mesurent déjà entre 50 et 70 centimètres à la naissance.

Longévité : Le Python Birman peut vivre une dizaine d’années en captivité et jusqu’à près de 30 ans dans la nature.

Menaces/Protection : Cette espèce fait partie de celles présentant un danger et est classée à ce titre en Annexe II de la CITES. Elle nécessite l’obtention d’une capacité pour être détenue en captivité. Elle est « quasi-menacée ».

Basilic vert

Basilicus plumifrons

Le Basilic vert est un saurien  de la famille des Corytophanidae. La taille d’un mâle adulte peut atteindre 80 cm pour un poids de 200 g.

Particularité : « Lézard Jésus-Christ » est le surnom qui lui a été donné en référence à son incroyable capacité à courir sur l’eau pour fuir ses prédateurs. En position bipède (sur ses 2 pattes arrières), il est capable d’atteindre une vitesse maximale de 12 km/h sur 400 mètres de distance sur la surface plane d’un étang. Il possède cette faculté grâce à un corps très léger, mais il s’aide également de sa queue en frappant l’eau de sorte à créer une petite vague pour le maintenir à la surface.

Répartition/Habitat : Il est présent sur toute une partie de l’Amérique Centrale (Honduras, Nicaragua, Costa Rica, Panama, Equateur, Colombie, Venezuela).
Il vit au niveau de la mer jusqu’à 700 m d’altitude dans les forêts tropicales, notamment les territoires qui longent les cours d’eau, rivières et bassins riches en végétation, arbres et broussailles.

Mœurs : Terrestres, les basilics sont des lézards solitaires et territoriaux. Chaque individu possède son territoire qu’il défend âprement, surtout au moment de la reproduction. Ses griffes et sa mâchoire sont très tranchantes.
Très rapide, il se tient souvent dans les arbres et toujours à proximité des cours d’eau et plonge dans les étangs ou les rivières lorsqu’il craint un danger.
Les températures sont les mêmes tout le long de l’année, bien qu’il existe une véritable saison des pluies de juin à octobre. Au cours de la journée, les températures minimales varient de 20 à 22 °C, tandis que les températures maximales varient de 31 à 34 °C. Le Basilic n’aime pas le plein soleil.

Alimentation : Ce reptile est omnivore. Il se nourrit aussi bien de petit mammifères, que d’insectes ou de fruits sucrés. Il peut même se montrer cannibale à l’occasion.

Reproduction : Elle a lieu dès l’âge de 10 mois. Le mâle, comme de nombreux iguanes, s’approche de la femelle en hochant la tête avant l’accouplement. Mais elle n’est pas systématique. Le Basilic vert est l’un des rares iguanes pour lequel on a observé la parthénogénèse, c’est-à-dire une reproduction sans mâle, par division des cellules embryonnaires de la femelle.

Les basilics sont ovipares. Dans son environnement naturel, avant  de pondre, la femelle creuse dans le sol jusqu’à 20 cm à l’aide de ses griffes une petite cavité humide et chaude où elle déposera 10 à 20 œufs. Elle les recouvre ensuite avec des feuilles et de la terre. La ponte se déroule pendant la saison des pluies. En captivité, celle-ci peut avoir lieu tout au long de l’année. Après une incubation de 3 mois, les petits éclosent. Ils déchirent leur coquille à l’aide d’une sorte de dent située sur leur museau. Cette opération est délicate et demande environ 5 heures.
Ils sont autonomes dès leur naissance. Très vifs, ils se dispersent rapidement pour ne pas attirer les prédateurs, les parents étant capables de les dévorer ! Ils se nourrissent d’insectes à partir de 3 à 5 jours.

Menaces/Protection : Cette espèce ne bénéficie d’aucune mesure de protection internationale.

Anolis

Anolis ssp

l’Anolis, unique représentant de la famille des Dactyloidae, est un genre de sauriens. 400 espèces sont répertoriées.

Répartition/Habitat : On le rencontre dans le Sud-Est de l’Amérique du Nord, en Amérique centrale, aux Antilles et dans le nord de l’Amérique du Sud.

Mœurs : Ce sont des lézards diurnes, principalement arboricoles. Ils sont très bons grimpeurs. Territoriaux, les mâles sont dotés d’un fanon gulaire généralement rouge, qu’ils déploient pour impressionner les autres mâles et séduire les femelles.

Alimentation : Ils consomment majoritairement des insectes, bien que plusieurs espèces consomment également des fruits.

Gecko tokay

Gekko gecko

Le Gecko tokay, est une espèce de geckos de la famille des Gekkonidae. Il peut mesurer jusqu’à 35 cm pour les plus grands spécimens.

Répartition/Habitat : Introduite en Floride et à Hawaï aux États-Unis et en Martinique, ce lézard se rencontre aussi dans les forêts humides du continent Asiatique ainsi que dans l’archipel Indo-Australien (Inde, Népal, Bangladesh, Birmanie, Thaïlande, Cambodge, Laos, Vietnam, Malaisie, Chine, Taïwan, Philippines, Indonésie, Timor oriental).
Il n’est pas rare de le voir se promener à proximité des habitations, voire même quelquefois à l’intérieur de celles-ci, où il est considéré comme un porte-bonheur par les indigènes.

Mœurs : C’est un animal nocturne. De tempérament agressif, les mâles sont territoriaux et défendent parfois violemment leur territoire, surtout en période de reproduction. Ils sont alors capables de pousser un cri puissant et caractéristique ressemblant à « Gecko » pendant l’accouplement ou lorsqu’ils se sentent menacés.

Alimentation : Ce gecko est insectivore et carnivore. Il consomme la plupart des arthropodes de taille adaptée, et n’hésite pas à consommer de petits reptiles (dont son espèce) ou mammifères comme des souriceaux ou de petits oiseaux. Tous comme les autres sauriens, il ne se nourrit que de proies vivantes.

Reproduction : La saison des amours dure 4 à 5 mois. Elle commence à la sortie de l’hiver. Les œufs sont en général pondus au pied des branches. Ils incubent durant environ 10 semaines à 29 °C, avec une hygrométrie de 70-80 %.
Les petits sont adultes à l’issue de leur deuxième année.

Longévité : Maintenu dans de bonnes conditions de captivité , il peut aisément vivre 15 voire 20 ans.

Gecko ligné

Geko vittatus

Ce lézard atteint une taille de 25 cm à l’age adulte. Les femelles légèrement plus petites. Il doit son nom à une ligne blanche lui parcourant le corps et formant une fourche au niveau de la tête.

Répartition/Habitat : Le Gecko ligné est originaire du Sud de l’Asie, plus précisément de l’archipel indo-australien, de la Nouvelle Guinée et des îles Salomon. Il vit dans les forêts tropicales, dans les recoins les plus humides.

Mœurs : Plutôt farouche, ce reptile est crépusculaire et nocturne. Arboricole, il est très vif et agile, grimpant sur les arbres et les habitations humaines avec de grandes pattes conçues pour une adhérence maximale. Enfin, il a la capacité de perdre sa queue s’il est en danger. Elle perdra un peu de sa splendeur à chaque nouvelle repousse.

Alimentation : Ce gecko est insectivore. Grillons, blattes et criquets constituent la base de son alimentation. Il est aussi friand d’araignées et papillons.

Reproduction : La période hivernale favorise l’accouplement. A chaque portée, la femelle pond 2 œufs, très fragiles et collés entre eux sur un support vertical. A la naissance, il arrive que les petits soient mangés par les parents.

Longévité : 6 à 10 ans.

Menaces/Protection : Cette espèce n’est pas menacée.

Tortue d’Hermann

Testudo hermanni

La Tortue d’Hermann est le plus vieux vertébré et la seule tortue terrestre de France. on la trouve encore aujourd’hui dans le Var et en Corse.

Répartition : La Tortue d’Hermann habite le contour méditerranéen d’Europe, du Nord de l’Espagne à la Turquie en passant par la France et l’Italie.

Mœurs : L’animal est assez sédentaire et très fidèle à son lieu de vie. Les déplacements s’effectuent au sein d’un domaine vital relativement réduit d’un à plusieurs hectares.
En cas de perturbation de leur habitat, les individus ayant quitté leur domaine vital cherchent à y retourner.

Dotées d’un excellent sens de l’orientation, elles se repèrent parfaitement dans l’espace grâce au champ magnétique terrestre et au soleil, et sans doute grâce à une très bonne olfaction et à la mémoire de leur environnement.

Comme toutes les tortues cette espèce à sang froid doit adapter son métabolisme à la température ambiante afin d’avoir une activité optimale. En période froide, elles cherchent à se protéger du froid. S’il fait trop chaud, elles doivent impérativement se mettre à l’ombre. Ce comportement varie donc selon l’heure de la journée, et selon la saison.

La Tortue d’Hermann est diurne et active pendant 8 à 9 mois (mi-mars jusqu’à mi-novembre). Le reste de l’année est consacré à l’hibernation. Durant cette période, elle entre dans un état léthargique et s’enterre dans le sol, au pied d’un rocher, d’un buisson ou dans une zone boisée en laissant souvent affleurer le sommet de sa carapace, ce qui rend les individus vulnérables aux travaux mécanisés.

Reproduction : Mâles et femelles vivent en solitaire et ne se rencontrent que pour l’accouplement. La parade nuptiale comprend des morsures et des chocs de carapace qui, s’ils ne posent pas de problème dans la nature puisque la femelle peut fuir, peuvent causer de graves blessures à cette dernière en captivité. C’est grâce à cette parade complexe que, comme chez bien d’autres animaux, la femelle peut évaluer les qualités du mâle et refuser l’accouplement s’il ne lui convient pas. La femelle peut s’accoupler avec plusieurs mâles durant une même saison, et elle gardera le sperme intact durant 4-5 ans dans des replis de son appareil reproducteur. Ainsi, même si elle ne s’accouple pas, elle garde le pouvoir de pondre des œufs fécondés.

Le sexe des embryons dépend de la température d’incubation. La température moyenne générant autant de mâles que de femelles est de 31.5 °C. La femelle creuse un trou avec ses pattes de derrière, puis pond des œufs de 35 mm de diamètre et de 16 g de masse. Il y a en moyenne 1 à 5 œufs par ponte. Si la femelle est âgée, elle pourra pondre 2 à 3 fois dans l’année. La proportion des pontes donnant lieu à une naissance est relativement basse, car la prédation des œufs par divers animaux est élevée. La maturation des œufs dure environ 60 à 75 jours, les petits émergeant généralement après les premières pluies d’automne, majoritairement dans la première quinzaine de septembre.

Longévité : L’espérance de vie des tortues dans la nature avoisinerait les 40 ans. En captivité, elles atteignent le plus souvent 60 à 80 ans, mais il arrive que certains spécimens vient jusqu’à 100 ans !

Menaces/Protection : Les menaces de disparition de l’espèce portent à la fois sur son habitat et sur les individus qui composent les quelques populations sauvages relictuelles.

Apalone

Apalone ferox

L’Apalone ferox est une tortue assez imposante qui peut atteindre les 60 cm pour les plus grosses femelles, le mâle étant plus petit. Elle est appelée plus communément « Tortue molle de Floride » en référence à sa carapace assez particulière.

Répartition/Habitat : Cette tortue ne se trouve que dans le Sud-Est des Etats-Unis, le Sud de la Caroline , la Géorgie, la péninsule de Floride et au sud de l’Alabama. Elle vit dans un biotope à climat chaud et sub-tropical. Elle occupe en partie les eaux calmes et stagnantes des rivières, mares, marécages et affectionne tout particulièrement les fonds sableux et vaseux.

Mœurs : C’est une tortue quasi-exclusivement aquatique. En général, elle ne sort de l’eau que pour pondre. Le reste du temps, elle creuse dans les substrats meubles des eaux pour s’enfouir en ne laissant dépasser que sa tête. Elle est capable de rester longtemps en apnée grâce à sa respiration cloacale, pharyngée et cutanée. Cette méthode de camouflage lui permet de chasser sans être vu par les proies comme de se réfugier en cas de danger. En outre, la forme de sa carapace lui permet de se déplacer et nager très vite dans l’eau.
L’Apalone apprécie les bains de soleil sur les berges ou les troncs d’arbre a demi immergés dans l’eau. Cette pratique lui permet de capter les UV essentiels à la bonne formation de sa carapace, ainsi que de réguler son métabolisme.

Alimentation : Opportuniste, le régime de ce reptile carnivore est très varié : escargots, écrevisses, poissons, grenouilles, tortues juvéniles, serpents, etc…

Reproduction : Les femelles pondent 2 à 6 fois par an des portées de 4 à 24 œufs de très petite taille et ayant une coquille assez fine. Certains témoignages parlent de pontes dans les nids d’alligators. Cela permet donc d’assurer une protection efficace contre tout prédateur, car contrairement aux tortues, les alligators surveillent leurs nids.

Longévité : En captivité, elles peuvent vivre jusqu’à 30 ans.

Menaces/Protection : Dans le passé, elle était consommée par les indiens et les colons. L’espèce souffre aujourd’hui des cultures et de l’assèchement des milieux, de la pollution et des écrasements sur les routes. Elle est considérée comme rare dans beaucoup de régions.

Dragon d’eau

Physignatus cocincinus

Connu également sous l’appellation d’Agame aquatique, il fait partie de la famille des agamidés. Le poids moyen d’un dragon d’eau est de 600 g. Les mâles sont souvent plus grands (90 cm).

Particularité : Il est de couleur verte. Celle-ci a la faculté de se transformer et devenir plus foncée ou plus claire suivant son état de santé et le niveau de la température.

Répartition/Habitat : Ce reptile est originaire du Sud-Ouest de l’Asie (Cambodge, Thaïlande, Vietnam, Chine, etc…). Il vit dans les forêts tropicales humides, généralement à proximité d’un plan d’eau.

Mœurs : C’est un lézard diurne et arboricole, particulièrement actif. Il est connu pour être semi-aquatique. On peut le trouver sur les arbres qui surplombent les points d’eau mais aussi à terre ou caché dans les broussailles. S’il est dérangé, il n’hésite pas à plonger. Dans sa zone de répartition, il y a une saison sèche, de novembre à mars, et une saison humide, de mai à septembre. Il a l’avantage de s’adapter facilement et de se reproduire sans difficulté, même en captivité.

Alimentation : Saurien insectivore, en milieu naturel il se nourrit principalement d’insectes et autres invertébrés. Mais il consomme également fruits et légumes, petits mammifères et poissons de façon plus occasionnelle. Une partie du contenu stomacal révèle aussi la présence de matériel végétal. Les vieux individus mangent plus de végétaux que les jeunes (jusqu’à 90 %).

Reproduction : Cet agame est ovipare. La femelle pond, dans un terrier qu’elle a creusé, 10 à 12 œufs qui une fois recouverts incubent durant 2 à 3 mois. Les nouveau-nés sont strictement insectivores.

Longévité : En captivité, il peut vivre en moyenne entre 10 et 15 ans.

Menaces/Protection : Cette espèce est classée en Annexe D du Règlement Européen. Elle est réservée aux espèces qui ne sont pas inscrites à la CITES mais dont l’Union européenne considère que les volumes d’importation justifient une surveillance.

Iguane bleu

Iguana iguana

L’Iguane bleu est le plus grand animal terrestre endémique de Grand Caïman, mesurant 1.5 mètre de la tête à la queue pour un poids de 14 kg.

Répartition/Habitat : Il vit sur l’île de Grand Cayman et fréquente les lieux rocailleux et ensoleillés, les clairières des forêts sèches ou les abords de rivage,

Mœurs : Cet iguane est territorial et agressif. Il occupe les trous dans les rochers et les cavités dans les arbres. Bien qu’il ne soit pas considéré comme arboricole, on l’observe ponctuellement grimpant aux arbres jusqu’à une hauteur de 5 mètre ou plus. Adulte, sa couleur gris foncé lui permet de se camoufler dans les rochers. Celle-ci prend une teinte bleue en présence d’autres iguanes pour signaler sa présence et marquer son territoire.

Alimentation : L’Iguane bleu est uniquement végétarien. Il comprend des plantes, des fruits et des fleurs. Ce régime est occasionnellement complété par des larves d’insectes, des crabes, des petits poissons, des oiseaux morts et des champignons.

Reproduction : Ces iguanes atteignent la maturité sexuelle à l’âge de 3 ou 4 ans. Les accouplements ont lieu de mai à juin. Il sont précédés de mouvements de tête du mâle, qui tourne autour de la femelle et lui attrape la nuque. Il essaie ensuite de contenir la femelle et de passer sa queue sous elle afin de se mettre en position idéale pour la copulation. Celle-ci est rapide et un couple ne s’accouple rarement plus d’une ou deux fois par jour.
La femelle pond entre 1 et 21 œufs entre juin et juillet suivant sa taille et son poids, dans un nid creusé dans le sable, bien exposé au soleil. Une deuxième ponte éventuelle survient en septembre. Plusieurs sites sont visités par la femelle avant qu’elle ne choisisse celui où elle va pondre. La température du nid reste constante à 32°C au cours de la période d’incubation qui dure entre 65 et 90 jours. Les œufs d’iguane bleu sont parmi les plus gros pondus par des lézards.

Longévité : L’Iguane bleu peut vivre jusqu’à 69 ans, ce qui fait de lui l’une des espèces de lézard pouvant vivre le plus longtemps.

Menaces/Protection :  Cette espèce de lézard est en danger critique de disparition. Des fossiles indiquent que les Iguanes bleus était nombreux avant la colonisation européenne, mais on estime que la population est quasiment éteinte aujourd’hui. Leur chasse par les animaux sauvages et indirectement la destruction de leur habitat naturel sont principalement mises en cause. Au moins 5 associations à but non lucratif travaillent avec le gouvernement des îles Caïmans pour assurer la survie des quelques spécimens restants.

Tortue serpentine

Chelydra serpentina

La Tortue Serpentine est une grande espèce aquatique mesurant jusqu’à 60 cm de long pour un poids d’environ 50 kg. Le mâle est plus grand que la femelle et comportant aussi une queue plus longue.

Répartition/Habitat : On rencontre cette tortue au Canada et aux Etats-Unis. Elle a été introduite en Chine, au Japon et à Taïwan. On en trouve aussi occasionnellement en France suite à un lâcher par un propriétaire peu scrupuleux.
La Tortue serpentine est aquatique et passe le plus clair de son temps dans le fond de l’eau et dans les zones comprenant beaucoup de végétaux. Certaines peuvent vivre dans des environnements saumâtres (estuaires, marais, etc…).

Mœurs : Elle est très active la nuit. Pour pouvoir respirer, elle remonte très doucement en ne laissant dépasser de la surface de l’eau que ses yeux et son nez.
Cette tortue, discrète, est considérée comme agressive car elle devient féroce quand on la dérange. Elle peut alors infliger de graves blessures avec sa mâchoire puissante, coupante comme un rasoir. Ce comportement se voulant uniquement défensif lui vaut le surnom de « Tortue hargneuse ».

Alimentation : Le régime alimentaire de ce reptile est très varié car ce dernier est très opportuniste ! Il se nourrit d’invertébrés divers, de poissons et crustacés, d’oiseaux, de petits mammifères, d’amphibiens, de serpents, etc… En outre, les plantes aquatiques représente 30% à 40% de son alimentation.
Elle chasse généralement en surface d’où elle guette les proies qui passent.

Reproduction : Lors de l’accouplement, le mâle peut être très agressif envers la femelle. Celle-ci pondra entre 20 et 40 œufs, en général de mai à septembre. Mais des pontes de plus de 70 œufs ont déjà été observées chez des gros spécimens. L’incubation dure environ 50 jours.

Longévité : L’espérance de vie de cette tortue est estimée à une trentaine d’années dans leur état naturel. En captivité, on relève une moyenne de 45 à 50 ans, car la prédation est nulle.

Menaces/Protection : Elle est pourchassée à cause de sa soi-disant agressivité et fait d’ailleurs partie de la liste des espèces considérées comme dangereuses. A ce titre, elle ne bénéficie d’aucune protection internationale mais les populations restent tout de même très importantes et ne sont pas menacées de disparition.
Sa détention est théoriquement interdite en France et ne peut être détenue que chez les personnes ayant un certificat de capacité.

Tortue à tempes de couleur

Pseudemys scripta scripta / elegans / troosti

Plus communément appelée « Tortue de Floride » bien qu’elle n’en soit pas originaire, ce reptile se distingue de prime abord par la coloration et la forme des bandes situées sur ses tempes, qui diffèrent selon les sous espèces.

Répartition/Habitat : Elle est originaire de l’Est des Etats-Unis, entre les Appalaches et les Rocheuses, et dans le Nord-Est du Mexique. Elle a été introduite dans de nombreux pays. Il s’agit d’une tortue aquatique, vivant normalement en eau douce, dans les lacs, étangs et marécages.

Mœurs : De nature agressive, ce reptile s’isole sur des troncs, pierres émergées ou berges. Elle entre en phase d’hibernation de décembre à février. Enfin, elle est résistante au froid et au gel prolongé ainsi qu’à l’eau salée jusqu’à 10g/l.

Alimentation : La Tortue de Floride est omnivore et opportuniste. Elle se nourrit de petits vertébrés aquatiques et plantes aquatiques. Essentiellement carnivore étant jeune, son régime devient davantage herbivore en vieillissant.

Reproduction : L’accouplement a lieu peu de temps après l’hibernation, entre avril et juillet. Il se traduit par une attitude assez agressive du mâle avant de vraiment passer à l’action. Lors de la parade, le mâle se met devant la femelle, tend ses bras parallèlement à sa tête, et, paumes à l’extérieur. Il fait vibrer ses longues griffes qui effleurent la tête de la désirée. Les pontes ont lieu entre mai et juin. La femelle peut alors déposer de 1 à 3 pontes par an comprenant chacune entre 5 et 22 œufs dans un trou qu’elle aura préalablement creusé à l’aide de ses pattes arrière. Ces derniers sont elliptiques et leur coquille est souple. La durée d’incubation varie de 60 à 80 jours. À la naissance, les jeunes tortues mesurent de 25 mm à 29 mm de longueur, pour un poids allant de 7 à 10 gr.

Longévité : La Tortue de Floride a une espérance de vie évaluée à environ 50 ans.

Menaces/Protection : Les principaux dangers menaçant la Tortue de Floride sont la destruction de ses habitats, la pollution, la circulation routière et sa collecte pour en faire des animaux de compagnie. Désormais considérée comme invasive, son commerce est interdit depuis 1977. Par conséquent, l’espèce n’est pas menacée.

Tortue géographique

Graptemys geographica

Tortue d’eau douce, son nom est dû au motif de sa carapace, qui rappelle les courbes de niveau d’une carte topographique. C’est une tortue de moyenne taille. La femelle est généralement 2 fois plus grosse que le mâle (27 cm – 17 cm max).

Répartition/Habitat : On la rencontre exclusivement au Canada, dans l’Ontario et au Québec.
Elle affectionne particulièrement les vastes étendues d’eau (lacs, rivières, etc…) vaseuses, où l’on trouve de nombreux sites d’exposition au soleil (isolés du rivage : roches, souches émergentes, etc…) et une riche végétation aquatique.

Mœurs : La Tortue géographique est essentiellement aquatique. Les seules incursions sur la terre ferme sont entreprises par les femelles pour aller pondre au printemps. Elles peuvent s’exposer au soleil en groupe, parfois en s’empilant les unes contre les autres, prêtes à plonger à la moindre alerte. C’est une espèce très farouche et plutôt difficile à approcher. Aussitôt qu’elle perçoit une présence humaine, elle n’hésite pas à plonger.

Alimentation : Son régime alimentaire est très varié, mais comprend beaucoup de mollusques, principalement des gastéropodes.

Reproduction : L’accouplement a lieu tant au printemps qu’à l’automne. La femelle pond en juin, de 10 à 16 œufs en moyenne. L’éclosion a lieu à la fin de l’été.

Menaces/Protection : L’ espèce est vulnérable. La régularisation du niveau de l’eau lors de la période de nidification, la modification intensive des rives de même que le dérangement, la prédation et la pollution de son habitat sont les principales menaces qui affectent cette espèce.

Péluse de Schweigger

Pelusios castaneus

On l’appelle aussi tortue à plastron mobile particularité qui lui permet de mieux se protéger des prédateurs

Elle est originaire d’Afrique de l’ouest ; elle a été introduite en Guadeloupe où elle est connue sous le nom de tortue « Molokoï » et elle y est protégée.

Elle dépasse rarement les 20 cm / 30 cm

Comme beaucoup de tortue aquatique elle est carnivore mais elle peut aussi manger en complément des jacinthe et des lentilles d’eau

Très apprécié au Burundi pour sa chair, ce qui entraîne sa disparition dans ce pays, elle est classé à l’annexe 3 de la Convention de Washington qui réglemente le commerce mondial des espèces animales.

 Son espérance de vie est de 15 ans environ en milieu naturel

Couleuvre des blés

Elaphe guttata

Habitat : Originaire des Etats-Unis, le Serpent des blés fréquente une très grande variété d’habitats terrestres, des petits bois près des cours d’eau en passant par les escarpements rocheux. Il est aussi possible de le retrouver dans les terres agricoles ou dans les granges où il trouve des rongeurs à volonté.

Mœurs : Il fait généralement preuve d’un caractère doux et calme, acceptant les manipulations sans montrer le moindre signe d’agressivité.

Néanmoins, comme la plupart des reptiles, les juvéniles sont souvent plus craintifs que les spécimens d’un âge plus avancé. Leur réactions de défenses sont alors plus visibles. En premier lieu, le serpent vibre la queue très rapidement, laissant entendre un bruit similaire à celui du serpent à sonnette. Puis, si le danger persiste, il adopte la position en « S », prêt à mordre. Tout mouvement d’approche risque alors de déclencher l’attaque du serpent.
Il est important de savoir qu’une morsure de Serpent des blés est totalement inoffensive et presque sans douleur. Elle se traduit par de simples petites égratignures très superficielles.

Alimentation : Il préfère les rongeurs, mais il arrive parfois qu’il mange des œufs, des oiseaux, des chauves-souris et des grenouilles.

Reproduction : Vers l’âge de 2 ans, les serpents arrivent à maturité et sont donc près pour l’accouplement. Les femelles pondent jusqu’à 25 œufs dans des végétaux en putréfaction.

Longévité : L’espérance de vie est d’environ 15 ans.

Python royal

Python regius

Habitat : Principalement situé à l’Ouest équatorial du continent Africain. Il fréquente plutôt les savanes humides que les milieux forestiers. Durant la journée, il s’abrite dans des terriers, mais aussi très souvent sous les termitières.

Mœurs : Comme ses congénères, il est solitaire et ne rejoint les autres que pour l’accouplement. Il est nocturne et terrestre. Le Python royal se caractérise par son mode de défense singulier : il se met en boule en protégeant sa tête au centre de ses anneaux, d’où son nom anglais de « Ball Python ».

Alimentation : Il se nourrit principalement de rongeurs qu’il tue par constriction (étouffement). Le Python royal jeûne fréquemment. Un spécimen en bonne santé peut jeûner plusieurs mois sans dommages. Des jeûnes de près d’un an sont assez courants et le record en la matière est de 22 mois.

Reproduction : A la différence des boas et des anacondas, les pythons sont ovipares. Les femelles pondent et couvent de 3 à 8 œufs dans des rochers ou des trous creusés dans le sol. L’incubation dure 2 à 3 mois.

Longévité : En élevage, une longévité de 20 à 30 ans est tout à fait dans la norme.

Boa constrictor

Boa constrictor imperator

Habitat : Il occupe une grande variété de biotopes : des zones semi-arides aussi bien que des forêts pluviales amazoniennes.

Mœurs : Comme ses congénères, il est solitaire et ne rejoint les autres que pour l’accouplement. Il est nocturne et grimpe souvent aux arbres. Le boa n’est pas agressif, il préfère la fuite à la confrontation.

Alimentation : Comme l’Iguane, il se nourrit de gros lézards, mais aussi d’oiseaux, de rats, de mangoustes, d’opossums, d’écureuils, de pacas et même d’ocelots. Comme son nom l’indique, il tue sa proie en l’entourant de son corps jusqu’à l’étouffement. Il peut rester des mois sans manger.

Reproduction : Ce vivipare s’accouple de janvier à avril. Il peut s’accoupler pendant plus d’une heure et la femelle est féconde plusieurs jours. La gestation moyenne dure 4 à 6 mois. La femelle peut avoir jusqu’à 50 serpenteaux.

Longévité : Le boa constricteur est l’un des serpents doté de la plus grande longévité. Des spécimens de plus de 20 ans sont assez fréquents. Son record de longévité est actuellement détenu par un spécimen du Zoo de Philadelphie qui a vécu plus de 40 ans.

Agame barbu

Pogona vitticeps

Habitat: C’est une espèce endémique d’Australie (Centre-Ouest). On le trouve dans les régions boisées arides ou semi-arides et les déserts rocheux.

Alimentation : Il consomme aussi bien des végétaux que des insectes.

Reproduction : Les mâles possèdent des pores fémoraux à l’intérieur des cuisses, ainsi que des renflements hémipéniens à la base de la queue, visibles chez les adultes et subadultes. Ils sont matures vers l’âge de 18 mois. Les mâles deviennent alors très agressifs entre eux. L’accouplement est très rapide : lorsque la femelle montre qu’elle est prête, le mâle utilise sa gueule pour la saisir au cou et l’empêche de bouger en l’entourant de ses pattes avant. La durée de gestation dure environ 1 mois et demi. La femelle pond alors de 10 à 30 œufs oblongs dans un nid peu profond creusé dans le sable. Les petits naîtront de 60 à 80 jours plus tard en fonction de la température d’incubation.

Scinque à langue bleue

Tiliqua scincoides

Ce lézard trapu et lent est l’un des reptiles les plus répandu d’Australie. Adulte , il mesure de 45 à 50 cm.

Particularité : Il exhibe sa langue d’un beau bleu vif et émet un sifflement en cas d’attaque. C’est un moyen de défense efficace car dans la nature, les couleurs vives sont souvent synonymes de danger.

Habitat: Régions semi-désertiques du Sud-Est de l’Australie.

Mœurs : Le Scinque à langue bleue est un lézard terrestre et diurne. Il est en général inoffensif mais il peut cependant mordre bien qu’il n’ait pas de dents.

Alimentation : Il est omnivore, se nourrit de fleurs, de fruits mais aussi d’insectes, de charognes et d’escargots dont il raffole.

Reproduction : La saison des amours débute au printemps. Le mâle défend alors son territoire, les combats entre mâles peuvent être très violents.
L’accouplement a lieu après une brève poursuite à la fin de laquelle le mâle mord sa partenaire derrière la tête. La femelle ovovivipare met au monde entre 10 et 15 petits 4 mois après l’accouplement.
Les jeunes deviennent adultes au bout de 3 ans.

Longévité : Il vit en moyenne 20 ans.

Caméléon casqué du Yémen

Chameleo calypratus

Particularités : Les caméléons sont des lézards qui se distinguent du fait qu’ils ont des yeux qui peuvent bouger indépendamment l’un de l’autre et s’orienter dans de nombreuses directions. Ceci compense le fait qu’ils aient un petit cou.

Réputés pour leur changements de couleur, ce changement de coloration ne se fait pas en fonction du support sur lequel ils se trouvent, mais plutôt en fonction de ce qu’ils ressentent (peur d’un prédateur, attrait pour un partenaire).

Habitat : Yémen, partie limitrophe de l’Arabie saoudite, d’où leur surnom. Ils sont arboricoles.
Leurs doigts sont soudés et ressemblent à des pinces qui leurs permettent de se déplacer facilement dans les arbres ou les buissons. Leur queue est aussi préhensile et sert de cinquième patte.

Mœurs : “Pour vivre heureux , vivons cachés”, telle pourrait être la devise des caméléons. En effet, leur morphologie leur permet de se camoufler facilement dans la végétation. De plus, ils se déplacent de façon saccadée, ressemblant ainsi à des feuilles ballottées par le vent.

Alimentation : Il se nourrit principalement d’insectes qu’il attrape au vol grâce à sa langue collante “protractile”, c’est-à-dire qu’elle jaillit de la gueule pour attraper des insectes. Elle jaillit à la vitesse de 1/25e de seconde et englue les insectes éloignés d’une vingtaine de centimètres.

Gecko leopard

Eublepharis macularius

Adulte, ce reptile atteint aisément 20cm. Il est assez trapu et sa queue est très grasse.

Particularité : Contrairement à la majorité des Geckos, ses paupières sont mobiles et ses doigts ne possèdent pas de lamelles adhésives. Il ne grimpe donc pas, il est terricole.

Habitat : Il est originaire de l’Asie du Sud-Ouest. On le trouve en Afghanistan, dans les milieux arides, semi désertiques et rocheux et dans la partie Nord Occidentale de l’Inde et au Pakistan.

Mœurs : C’est un animal plutôt crépusculaire.

Alimentation : Les Gekkonidés se nourrissent de petits invertébrés et principalement d’insectes. Sa queue lui permet de stocker une importante réserve de graisse pour les périodes où la nourriture se fait rare, ce qui explique son aspect particulier.

Reproduction : Le mâle le plus rapide immobilise la femelle en la mordant au niveau du cou, pour un coït d’environ 10 minutes ou moins.

La femelle cesse en général de s’alimenter pendant 1 à 3 semaines avant la première ponte. Les œufs prennent trop de place dans son ventre, ce qui a pour conséquence de couper son appétit. Les œufs sont pondus par paire toutes les 3 semaines. Au total elle en pond une dizaine. L’incubation dure entre 1 mois et 1 mois et demi. Le sexe du futur gecko sera fonction de la température d’incubation :

  • Entre 26 et 28°C : Majorité de femelles
  • Entre 28 et 30°C : 50% de mâles et femelles
  • Entre 30 et 32° : Majorité de mâles.

Ils s’alimenteront après leur première mue, environ 2 à 3 jours après leur naissance.

Longévité : Environ 20 ans.

Tortue alligator

Macroclemys temminckii

C’est la plus grande tortue d’eau douce du Monde, avec un poids maximal de plus de 100kg. Elle possède une carapace rugueuse.

Habitat : Elle se niche dans le lit des rivières du Sud-Est des Etats-Unis.

Mœurs : Bien qu’elle soit aquatique, ce n’est pas une très bonne nageuse. Elle préfère marcher dans le lit des rivières.

Alimentation : Son régime alimentaire naturel se compose principalement de poissons et de carcasses de poissons morts (généralement jetés à la mer par les pêcheurs), les invertébrés , la charogne et les amphibiens. Mais elle est aussi connue pour manger des serpents et tortues plus petites qu’elle.

Technique de chasse : Elle est toujours à l’affût de la moindre proie. Le jour, cette tortue laisse ses mâchoires ouvertes et agite un petit appendice rose localisé au bout de sa langue. Le poisson se jette alors sur ce qu’il croit être un ver. A l’aide de sa puissante mâchoire, la tortue alligator mord alors violemment le poisson qui a été berné par son leurre.

Reproduction : La maturité est atteinte à l’âge de 12 ans environ. L’accouplement a lieu chaque année au printemps. La femelle construit un nid et pond entre 10 et 50 œufs, environ 2 mois plus tard. Le sexe des bébés dépend de la température à laquelle les œufs sont incubés. Les nids sont généralement creusés à au moins 50 mètres du bord de l’eau pour les empêcher d’être inondés. L’incubation dure 100 à 140 jours, et les nouveau-nés émergent au début de l’automne.

Longévité en captivité :  De 20 à 70 ans.

Tortue de Floride

Pseudemys floridana

C’est une tortue domestique, assez répandue dans les foyers français. Comme vous avez pu le constater dans l’enclos, elles peuvent mesurer jusqu’à 40cm !

Et surtout, si vous souhaitez vous en débarrasser ne les jetez pas dans la Sarthe ! Elles sont carnivores et mangent un grand nombre d’alevins. De plus, elles n’ont pas de prédateurs, d’où un danger pour l’écosystème.

Dimorphisme sexuel : Les mâles sont souvent plus petits que les femelles (parfois de moitié). Ils sont faciles à identifier grâce aux longues griffes de leurs pattes antérieures qu’ils utilisent pour caresser la femelle avant la copulation.

Tortue grecque ou mauresque

Testudo graeca

Cette tortue peut mesurer jusqu’à 35 cm de long.

Répartition/Habitat : On les trouve dans le Sud de l’Espagne, la Turquie, le Moyen-Orient, l’Afrique du nord, l’Afghanistan et l’Est de la Grèce. Elles évoluent dans les régions semi-désertiques, garrigues, forêts clairsemées, zones arides et chaudes.

Mœurs : Diurnes, elles s’exposent au soleil le matin et se protègent à l’ombre le reste de la journée.

Alimentation : Adoptant un régime végétarien, elle se nourrissent de pissenlits, de trèfles et de fruits.

Reproduction : Ovipares, elles pondent entre 2 et 12 œufs par ponte, au rythme de 3 à 4 fois par an.

Longévité : 100 ans environ.

Menaces/Protection: L’importation légale des tortues méditerranéennes s ’est arrêtée en 1984. Sur plus d’un siècle, il a été exercé un véritable pillage de ces tortues. Il est difficile d’estimer des chiffres précis, mais la CITES indique que c’est par dizaines de millions que ces animaux ont été prélevés de leur milieu naturel.

Le taxon Testudo graeca (et toutes ses déclinaisons) est inscrit à l’Annexe II de la Convention de Washington (CITES) comme espèce en voie de disparition dans « Red Book » de l’UICN.

Elle est également déclarée »vulnérable » dans les pays suivants : Albanie, Algérie, Arménie, Azerbaïdjan, Bulgarie, Égypte, France, Géorgie, Grèce, Iran, Irak, Israël, Italie, Jordanie, Liban, Libye, Macédoine, Moldavie, Maroc, Roumanie, Russie, Espagne, Syrie, Tunisie, Turquie, Turkménistan, Ukraine et ex.Yougoslavie. Enfin, elle est inscrite à l’Annexe A du règlement CE n°338/97 de la Communauté Européenne, relatif à la protection des espèces de faune et de flore sauvages par le contrôle de leur commerce.

Tortue sulcata ou à éperons

Geochelone sulcata

La Tortue à éperon est la plus grosse tortue continentale du monde. Elle mesure 75 à 80 cm en longueur et pèse entre 40 et 50 kg pour les femelles, les mâles pouvant atteindre plus de 100 kg.

Répartition : On ne les rencontre qu’à la frange sahélienne de l’Afrique, notamment au Sénégal, en Mauritanie, au Mali, au Tchad et en Ethiopie.

Mœurs : L’été, elle passe les journées chaudes au fond de son terrier (qui peut atteindre 10 mètres de longueur) et s’y réfugie également l’hiver pour se protéger des nuits froides.

Alimentation : Cette tortue s’alimente de végétations diverses. Elle peut rester de longues semaines sans boire ni manger, mais boit en une seule fois l’équivalent de 15% de son poids.

Reproduction : Les accouplements se déroulent toute l’année, mais surtout après les pluies. La femelle pond une vingtaine d’œufs de 45 millimètres de diamètre. L’incubation dans le sol dure environ 80 jours. Les jeunes pèsent 30 grammes à la naissance. Leur croissance est rapide les premières années.

Les rituels d’accouplement sont violents et peuvent causer le décès de certains combattants, lorsqu’ils se retournent sur le dos. Les mâles disposent en effet d’une fourche gulaire puissante permettant de retourner l’adversaire leur donne leur nom.

Longévité : Elles peuvent vivre jusqu’à l’âge de 120 ans.

Menaces/Protection : Par le passé, cette tortue était très commune dans la nature. Mais ce nombre a diminué à cause de la destruction de l’habitat, de la sécheresse, des feux de brousse et du ramassage. Elle a également été consommée, car elle représentait un apport en protéines important en cas de disette.