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lemurien Maki Vari noir et blanc

Varecia variegata

Ce mammifère appartient à la famille des lémuridés. Le contraste et l’asymétrie de sa fourrure noire et blanche lui permet une excellente dissimulation dans les arbres. Très dense, elle le protège également de la pluie. Le contraste entre le blanc et le noir de son pelage. Son poids se situe entre 3 et 5 kg.

Répartition/Habitat : Comme la plupart des lémuriens, cet animal vit exclusivement à Madagascar. On le rencontre dans les forêts tropicales humides de l’île.

Mœurs : Il est très actif la nuit et le matin à l’aube.

Alimentation : Il consomme des feuilles, des fruits, des baies et des insectes.

Reproduction : La gestation dure 5 mois environ. Il peut avoir entre 1 à 6 petits en même temps, qu’il laisse dans un nid au creux d’un arbre, par exemple. Contrairement aux autres lémuriens, il ne transporte pas ses petits.

Menaces/Protection : Cette espèce endémique est menacée par le braconnage, mais surtout par le recul de son habitat forestier. Elle est en danger critique d’extinction.

Capucin à houppe noire

Cebus apella

Le Capucin à houppe noire (ou brun) est un primate dont le poids varie entre 2.5 et 4kg. Sa taille est de 38 à 43cm et sa queue est aussi longue que le reste de son corps (40cm).

Particularité : Il est reconnaissable de par sa tête ronde, ornée d’une touffe de poils noirs formant une coiffure en balai-brosse.

Habitat et mode de vie : Capable de s’adapter à divers environnements on peut le trouver en plaine, mais il vit principalement dans des zones humides, en forêts ou mangroves d’Amérique du Sud.

Mœurs : C’est un singe social. Il vit en groupe pouvant compter jusqu’à 40 individus dirigés par un mâle dominant. 

Alimentation : Le Capucin se nourrit de fruits et de noix. Très intelligent, il sait utiliser ce que lui offre la nature et se servir de pierres comme outils pour en briser la coque.

Reproduction : En moyenne, une femelle donne naissance à un petit Capucin tous les 2 ans.

Longévité : Un Capucin à tête noire vivant en liberté dans la nature a une espérance de vie moyenne de 20 ans. En captivité, cette dernière peut doubler pour atteindre jusqu’à 40 ans.

Menaces et conservation : Pour l’heure, cette espèce n’est pas menacée de disparition.

Le Douroucouli

Aotus azarae boliviensis

Le Douroucouli ou « singe-chouette » est originaire d’Amérique Centrale et du Sud.

Particularité : C’est le seul véritable singe de nuit. Ses grands yeux jaunes lui donnent une excellente vision nocturne qui lui permet notamment de capturer des insectes.

Mœurs :  Ils vivent en groupe familiaux constitués d’un couple et de leurs jeunes. La femelle n’a qu’un petit à la fois, elle le porte seulement durant la première semaine, puis c’est le mâle qui prendra soin du jeune, ne le rendant à sa mère que pour la tétée.

 Ils sont territoriaux et marquent leur territoire avec des glandes de marquage et en poussant des cris d’avertissement pour les autres groupes. Leur répertoire est d’ailleurs très varié puisque l’on a répertorié plus de 50 vocalises différentes.

Alimentation : Il se nourrit principalement d’insectes, mais également de fruits, d’œufs et de petits animaux.

Gibbon à mains blanches

Hylobates lar

Le Gibbon à mains blanches, aussi appelé « Gibbon lar », est un primate. C’est une des 11 espèces de Gibbons.

Les gibbons à mains blanches sont des singes au corps svelte, sans queue, à la tête ronde et aux bras particulièrement longs (2.3 à 2.6 fois la longueur du corps). Leur face noire est encadrée de blanc et comme l’indique son nom, les extrémités de ses membres sont blanchâtres. Le reste de son pelage a une couleur qui varie du noir au beige-sable, en passant par le roux. Sa taille est comprise entre 65 et 85 cm, pour un poids de 5 à 8 kg.

Il possède de longs membres musclés ainsi que des mains et des pieds adaptés au balancement de branche en branche. Il se déplace tel un véritable acrobate ! Au sol, le Gibbon à mains blanches marche debout et utilise ses longs bras comme balancier.

Répartition : Il vit dans les forêts tropicales humides de l’Asie du Sud-Est (Thaïlande, péninsule malaise, Bangladesh, île de Sumatra, etc…).

Alimentation : La recherche de nourriture constitue la principale activité de sa journée. Il se nourrit essentiellement de fruits, de feuilles, de bourgeons et de fleurs, mais il peut aussi manger des insectes et de petits oiseaux quand la nourriture vient à manquer.

Mœurs : Les gibbons à mains blanches vivent en petits groupes dirigés par un couple reproducteur. Chaque groupe a son territoire qu’il marque de bon cœur, en chantant !

Les Gibbons forment des couples monogames et sont fidèles à leurs partenaires respectifs. Chaque couple peut avoir un petit tous les 2 à 3 ans, après environ 7 mois de gestation. Le petit est très vulnérable pendant les premiers mois de sa vie. Il est très dépendant des parents et continue à téter sa mère jusqu’à l’âge de 20 mois.

Menaces/Protection : Les gibbons sont malheureusement menacés d’extinction. C’est un des singes les plus exploités par l’homme. Outre la destruction de son territoire (déforestation), le principal danger vient de son exploitation par les trafiquants d’animaux qui n’hésitent pas à tuer 10 adultes pour pouvoir s’emparer d’un jeune. Ce jeune sera ensuite vendu pour une centaine d’euros à des indigènes ou à des occidentaux.

Lémurien Maki Catta

Lemur catta

Reconnaissables à leur coloration noire et blanche, on pourrait penser que ces animaux sont facilement repérables. Il n’en est rien ! Les rayons du soleil qui pénètrent les forêts malgaches y dessinent des traits d’ombre et de lumière dans lesquels le camouflage des makis s’avère particulièrement efficace. Ils pèsent 3 kg.

Particularités : Sur la face interne de ses poignets,  le Maki Catta possède des glandes qui lui permettent de laisser son odeur sur tout ce qu’il touche et marquer ainsi son territoire.

Habitat  : Ils vivent dans des zones désertiques du Sud-Est de Madagascar.

Mœurs : Ils vivent en petits groupes de 15/20 individus, le nombre de mâles étant toujours supérieur à celui des femelles. Ils sont diurnes et adorent prendre des bains de soleil.

Lors de rivalités, leur grande queue annelée sert d’intimidation. Enduite de leur odeur, ils l’agitent au dessus de leur tête en direction du rival pour lui envoyer un signal olfactif.

Alimentation : Ils consomment des figues sauvages et des fruits de tous les cactées qui composent leur habitat. Leurs dents acérées permettent de déchirer l’écorce pour en récupérer le fruit.

Reproduction : Les femelles portent 2 petits qui naîtront au bout de 6 mois de gestation. Ils seront élevés par le groupe et pourront à leur tour se reproduire vers l’âge de 2ans.

Menaces/Protection : Classée Annexe I de la Convention de Washington, cette espèce est placée sur la liste rouge de l’IUCN. La destruction de son habitat naturel tend à faire disparaître ce lémurien de ses derniers refuges.

Longévité : 20 ans.

Maki Vari roux

Varecia rubra

Le Vari roux est un primate lémuriforme de la famille d0s0e Lemuridae. Longtemps considéré comme une sous-espèce du Vari noir et blanc, il est aujourd’hui une espèce à part entière et est plus gros que son cousin, pesant de 4 à 6 kg.

Répartition/Habitat : Son aire de répartition est restreinte à la péninsule de Masoala sur la côte est de Madagascar au sud de Sambava. Il vit dans les forêts tropicales humides.

Mœurs :  Ce lémurien est diurne. Il est l’un des plus bruyants de sa famille. A la moindre alerte, il se met à pousser des cris impressionnants pour prévenir l’ensemble de ses congénères d’un éventuel danger. L’organisation sociale des maki vari roux varie en fonction de l’habitat et de la disponibilité des ressources alimentaires. En saison humide, les fruits sont nombreux et ils se rassemblent en larges groupes. Durant la saison sèche, la nourriture se fait plus rare et les groupes se dispersent. 

Mais généralement, ces primates vivent en groupes relativement importants, dominés par les femelles. Cette organisation matriarcale se constate aussi bien lors des repas que lors de la reproduction. Passant leur journée dans les grands arbres à la recherche de nourriture, ils passent la nuit blottis les uns contre les autres sur une branche.

Alimentation : Ils mangent essentiellement des fruits.

Reproduction : La femelle peut donner vie jusqu’à 6 petits en une seule et même portée. La gestation dure 3 mois. A la naissance, elle construit alors un nid de feuilles pour couver ses jeunes dans leurs premières semaines. Ils peuvent la suivre dans tous ses déplacements au bout d’un mois et demi.

Longévité : 20 ans.

Menaces et conservation : Cette espèce est en menace critique d’extinction car son aire de répartition est vraiment très réduite.
La chasse et la déforestation pourraient venir rapidement à bout de la maigre population restante. Dans les zoos, elle fait l’objet d’un programme européen d’élevage. Cette espèce est incluse depuis 2012 dans la liste des 25 espèces de primates les plus menacées au monde.

Tamarin Pinché

Saguinus oedipus

Habitat : Il se cache dans les forêts tropicales humides du Nord-Ouest de la Colombie.

Alimentation : Frugivore – insectivore- exsudativore. Il consomme 40% de végétaux (fruits, noix, nectar), 40% d’invertébrés (insectes, araignées et escargots) et des vertébrés (oiseaux, jeunes lézards et petites grenouilles). Les oiseaux, dont il mange aussi les oeufs, sont mordus à la tête et débarrassés de leur bec avant d’être dévorés. Enfin, il suce la sève mais ne creuse pas de plaies dans les arbres pour la faire couler.

Mœurs : Ils vivent en petits groupes.

Reproduction/Développement : Une seule femelle se reproduit (rarement deux), qui peut s’être accouplée avec divers mâles. Ses filles ne se reproduisent pas et ne produisent même pas d’ovulation. Placées hors du groupe natal et exposées à des mâles étrangers, elles perdent instantanément cette inhibition reproductrice.

Assez souvent, un seul couple se reproduit. Une fille fécondée peut être expulsée du groupe par sa mère avant la mise bas.

Les deux sexes « migrent », « transfèrent » dans des groupes voisins à tout âge, les adultes plus fréquemment que les jeunes et les enfants. Les mâles immigrants entrent plus facilement dans un groupe suite à la mort du mâle résident.

Durant l’accouplement, le mâle agrippe les flancs de sa partenaire. L’intervalle moyen entre chaque naissance est de 8 mois. La femelle met bas pour la première fois autour de 33 mois. Après environ 5 mois de gestation, 2 faux jumeaux viennent au monde. Ils pèsent chacun 15 à 20% du poids maternel. La portée unique représente 34% des cas et les triplés 2%. On observe un pic de naissances en avril-mai (en captivité), avec presque deux fois plus de mâles que de femelles !

Les bébés ouvrent les yeux au troisième jour et peuvent marcher à 3 semaines. La mère ne prend ses jumeaux que pour l’allaitement et en laisse la charge au père lorsqu’elle part en quête de nourriture, à partir du dixième jour en moyenne. Ils prennent leur premier aliment solide à 5-6 semaines (en captivité), donné le plus souvent par un mâle adulte. Frères et sœurs portent aussi les jeunes sur leurs dos et les nourrissent.

Les petits restent sur le dos parental jusqu’à 6-7 semaines, acquièrent leur indépendance à 2 mois et demi, mais partagent encore la nourriture avec leurs parents. Entre 7 et 9 mois, ils arrêtent de dormir sur le dos de leurs parents.

On a observé que l’augmentation de la taille du groupe va de pair avec l’accroissement du taux de survie des petits : 40% seulement des bébés survivent s’ils ont 3 soigneurs, alors que presque tous survivent dans un groupe d’au moins 5 individus. En captivité, on a observé qu’une jeune mère n’ayant jamais été assistante ne parvient jamais à faire survivre son premier enfant.

Longévité : 13/14 ans.

Menaces/Protection : Cette espèce est vulnérable.