Tortue serpentine

Chelydra serpentina

La Tortue Serpentine est une grande espèce aquatique mesurant jusqu’à 60 cm de long pour un poids d’environ 50 kg. Le mâle est plus grand que la femelle et comportant aussi une queue plus longue.

Répartition/Habitat : On rencontre cette tortue au Canada et aux Etats-Unis. Elle a été introduite en Chine, au Japon et à Taïwan. On en trouve aussi occasionnellement en France suite à un lâcher par un propriétaire peu scrupuleux.
La Tortue serpentine est aquatique et passe le plus clair de son temps dans le fond de l’eau et dans les zones comprenant beaucoup de végétaux. Certaines peuvent vivre dans des environnements saumâtres (estuaires, marais, etc…).

Mœurs : Elle est très active la nuit. Pour pouvoir respirer, elle remonte très doucement en ne laissant dépasser de la surface de l’eau que ses yeux et son nez.
Cette tortue, discrète, est considérée comme agressive car elle devient féroce quand on la dérange. Elle peut alors infliger de graves blessures avec sa mâchoire puissante, coupante comme un rasoir. Ce comportement se voulant uniquement défensif lui vaut le surnom de « Tortue hargneuse ».

Alimentation : Le régime alimentaire de ce reptile est très varié car ce dernier est très opportuniste ! Il se nourrit d’invertébrés divers, de poissons et crustacés, d’oiseaux, de petits mammifères, d’amphibiens, de serpents, etc… En outre, les plantes aquatiques représente 30% à 40% de son alimentation.
Elle chasse généralement en surface d’où elle guette les proies qui passent.

Reproduction : Lors de l’accouplement, le mâle peut être très agressif envers la femelle. Celle-ci pondra entre 20 et 40 œufs, en général de mai à septembre. Mais des pontes de plus de 70 œufs ont déjà été observées chez des gros spécimens. L’incubation dure environ 50 jours.

Longévité : L’espérance de vie de cette tortue est estimée à une trentaine d’années dans leur état naturel. En captivité, on relève une moyenne de 45 à 50 ans, car la prédation est nulle.

Menaces/Protection : Elle est pourchassée à cause de sa soi-disant agressivité et fait d’ailleurs partie de la liste des espèces considérées comme dangereuses. A ce titre, elle ne bénéficie d’aucune protection internationale mais les populations restent tout de même très importantes et ne sont pas menacées de disparition.
Sa détention est théoriquement interdite en France et ne peut être détenue que chez les personnes ayant un certificat de capacité.