Archives de catégorie : autres oiseaux

Kookabura – Martin chasseur

Dacelo gigas

Avec ses 42 cm, c’est le plus grand des martins-chasseurs pour un poids allant de 350 à 480g.

Habitat : Cet oiseau de l’Est australien, récemment introduit dans le Sud-Ouest et en Tasmanie, fréquente prioritairement les lisières des forêts et les clairières, paysages dégagés et suffisamment ouverts pour la pratique de la chasse. Mais on peut également l’observer dans les savanes arborées et à proximité des agglomérations.

Mœurs : Il vit en groupes familiaux. L’éducation des jeunes est parfois spéciale. Les oisillons peuvent être pris en charge par le couple seul mais dans certaines circonstances, les parents sont assistés par un comité éducatif constitué de 3 à 6 oiseaux âgés d’un à deux ans, provenant vraisemblablement de couvées précédentes et qui aident le couple à élever ses petits.

Alimentation : Tout ce qui possède une taille adaptée à sa prédation est susceptible de finir dans son bec ou sous ses pattes : insectes, crabes et poissons, vers et escargots, oisillons, araignées, grenouilles, petits rongeurs, lézards etc… Les proies les plus petites sont avalées entières.

Par contre, les proies de plus grande taille sont préalablement tuées en étant martelées contre le sol ou une branche d’arbre. Les proies peuvent être capturées, soit à terre, soit sur la végétation, soit dans l’eau. La capture est toujours précédée d’une période d’observation au cours de laquelle l’oiseau, à l’affût sur un perchoir, épie ses proies potentielles.

Reproduction : La période de nidification intervient entre septembre et décembre (saisons inversées dans l’hémisphère Sud). Le couple reste uni pendant toute la durée de sa vie. Le nid est placé dans un arbre creux. La femelle pond de 2 à 4 œufs couvés par les deux parents.

Il est très connu en Australie pour ses appels rauques qu’il lance le bec à demi fermé pointé vers le ciel et la queue redressée.

Touraco vert

Touraco persa bufoni

les Touracos et les effets d’optique…

Les Touracos sont originaires d’Afrique où ils vivent principalement dans les forêts et savanes. Ils volent assez médiocrement, préférant courir et sauter d’arbre en arbre. Ce mode de déplacement est favorisé par des pattes semi-zygodactyles.

Ce sont les seuls VRAIS oiseaux VERTS, c’est à dire qu’ils possèdent un pigment vert nommé « touracoverdine », d’où leur nom.

Sinon, quand vous voyez un oiseau vert, il est en réalité jaune (lipochrome-pigment jaune). Le bleu prismatique de la structure de la plume elle-même, nous donne une vision verte de l’oiseau.

Les couleurs nous jouent des tours !

Ils se nourrissent essentiellement de fruits mais aussi de feuilles, fleurs et bourgeons. Au moment de la reproduction et de l’élevage des jeunes , ils ne dédaignent pas les insectes.

A admirer en vol : le rouge de leurs ailes, bien spécifique aux Touracos, résulte d’un pigment spécial typique à ces espèces appelé « touracine ».

Vautour à capuchon

Neophron monachus

Vautour est le nom que l’on donne à 2 groupes de rapaces charognards :

  • Les “Accipitridae” ou vautours de l’ancien Monde (Afrique, Europe, Asie), tels que les vautours Percnoptère, Moine, Gypaète barbu.
  • Les “Cathartidae” ou vautours du nouveau Monde (Amériques), tels que les condors et le vautour pape.

Particularités : Le vautour est connu pour sa tête dénudée. Elle lui permet de chercher loin à l’intérieur des dépouilles la viande dont il se nourrit. Contrairement aux oiseaux de proie tel que les aigles, leurs pattes ne sont pas très puissantes, car elles ne servent pas à capturer les proies mais plutôt à se déplacer au sol.

Alimentation : Pas d’inquiétude pour les autres oiseaux, les vautours sont charognards ! C’est à dire qu’ils se nourrissent de cadavres !

Cormoran africain

Phalacrocorax lucidus

Le Cormoran est un oiseau aquatique. Il est existe 36 espèces.

Particularité : Le plumage du Cormoran est partiellement perméable, du fait que les 3/4 de la surface de sa plume (la partie la plus externe) ne comportent pas de crochets sur les barbules, rendant celles-ci libres et perméables. Cette propriété lui permet de dépenser moins d’énergie pour plonger. En effet, moins d’air se trouve dans son plumage le rendant ainsi plus lourd pour une meilleure pénétration dans l’eau.

Le Cormoran se positionne régulièrement avec les ailes déployées quand il sort de l’eau. Ce n’est pas pour faire sécher ses plumes, mais pour favoriser sa digestion après un plongeon en eau froide.

 

Pélican Blanc

Pelecanus onocrotalus

Répartition : Il existe 7 espèces de pélicans à travers le monde. Le Pélican blanc est surtout répandu en Europe du Sud-Est, en Asie orientale et en Afrique. Oiseau migrateur, il va passer l’hiver en Afrique ou en Inde.

Particularité : Il est l’un des plus lourds oiseaux à voler. Ses ailes, qui atteignent 3.5m d’envergure, le classent parmi les grands voiliers.

Le Pélican blanc est parfois de couleur rosâtre. Ceci est dû à la sécrétion de la glande uropygienne qui imperméabilise son plumage.

Alimentation : La consommation moyenne de poissons est de 900g à 1.2 kg/jour mais les pélicans ne dédaignent pas les petits oiseaux et les déchets. La contenance de la poche gulaire atteint 12L. En cas de forte chaleur, cette poche a une fonction thermorégulatrice (comme les oreilles des éléphants).