Archives par mot-clé : mammifères

lemurien Maki Vari noir et blanc

Varecia variegata

Ce mammifère appartient à la famille des lémuridés. Le contraste et l’asymétrie de sa fourrure noire et blanche lui permet une excellente dissimulation dans les arbres. Très dense, elle le protège également de la pluie. Le contraste entre le blanc et le noir de son pelage. Son poids se situe entre 3 et 5 kg.

Répartition/Habitat : Comme la plupart des lémuriens, cet animal vit exclusivement à Madagascar. On le rencontre dans les forêts tropicales humides de l’île.

Mœurs : Il est très actif la nuit et le matin à l’aube.

Alimentation : Il consomme des feuilles, des fruits, des baies et des insectes.

Reproduction : La gestation dure 5 mois environ. Il peut avoir entre 1 à 6 petits en même temps, qu’il laisse dans un nid au creux d’un arbre, par exemple. Contrairement aux autres lémuriens, il ne transporte pas ses petits.

Menaces/Protection : Cette espèce endémique est menacée par le braconnage, mais surtout par le recul de son habitat forestier. Elle est en danger critique d’extinction.

Capybara Cabiai

Hydrochoerus hydrochaeris

Le Capybara (ou Cabiai) est un mammifère, proche cousin du Cobaye. Pouvant atteindre 1m30 et pesé jusqu’à 65kg, il est le plus gros rongeur du monde.

Particularité : C’est un animal amphibie, c’est à dire qu’il vit aussi bien sur terre que dans l’eau. Il nage très bien.

Alimentation : Herbivore, il se nourrit d’herbes et de plantes aquatiques comme la jacinthe d’eau, par exemple.

Habitat/Environnement : Se plaisant dans les zones humides, Il est très commun dans toute l’Amérique du Sud. Ses prédateurs sont les jaguars et les caïmans.

Reproduction : Le Capybara peut mettre au monde jusqu’à 4 petits par portée.

Longévité : 12 ans.

Menaces et conservation : A l’heure actuelle, l’espèce n’est pas menacée de disparition. Pour garantir sa survie, ce rongeur doit tout de même se protéger de ses prédateurs que sont les jaguars ou encore les caïmans.

Capucin à houppe noire

Cebus apella

Le Capucin à houppe noire (ou brun) est un primate dont le poids varie entre 2.5 et 4kg. Sa taille est de 38 à 43cm et sa queue est aussi longue que le reste de son corps (40cm).

Particularité : Il est reconnaissable de par sa tête ronde, ornée d’une touffe de poils noirs formant une coiffure en balai-brosse.

Habitat et mode de vie : Capable de s’adapter à divers environnements on peut le trouver en plaine, mais il vit principalement dans des zones humides, en forêts ou mangroves d’Amérique du Sud.

Mœurs : C’est un singe social. Il vit en groupe pouvant compter jusqu’à 40 individus dirigés par un mâle dominant. 

Alimentation : Le Capucin se nourrit de fruits et de noix. Très intelligent, il sait utiliser ce que lui offre la nature et se servir de pierres comme outils pour en briser la coque.

Reproduction : En moyenne, une femelle donne naissance à un petit Capucin tous les 2 ans.

Longévité : Un Capucin à tête noire vivant en liberté dans la nature a une espérance de vie moyenne de 20 ans. En captivité, cette dernière peut doubler pour atteindre jusqu’à 40 ans.

Menaces et conservation : Pour l’heure, cette espèce n’est pas menacée de disparition.

Rat de moissons

Micromys minutus

Le rat des moissons est l’un des plus petits rongeurs d’Europe.

Répartition : Il est largement répandu dans toute l’Europe,  sauf en Scandinavie et dans une grande partie de la zone méditerranéenne. Il est présent également en Asie jusqu’en Sibérie, Japon et Corée.

Mœurs : Ce petit mammifère est aussi bien actif de jour comme de nuit. Comme son nom l’indique, il se déplace avec aisance grâce à sa queue préhensile dans les tiges de graminées pour trouver les graines au sommet.

Alimentation : Il se nourrit principalement de graines, de bourgeons, de baies, de fruits, de bulbes et de nouvelles pousses de graminées. Mais une petite partie de leur régime alimentaire est aussi composée d’insectes – en particulier en été – ainsi que de racines et de champignons. Une partie de la nourriture est cachée sous terre pour l’hiver.

Reproduction : La saison des amours du rat des moissons s’étend de mai à octobre et souvent 3 portées naissent dans l’année. Chacune peut compter de 3 à 8 petits, les plus nombreuses en août et septembre. Les petits restent au nid 11 jours et grossissent très vite. La mère sort chercher de la nourriture et revient à intervalles réguliers pour les nourrir et les nettoyer. Elle avale tous leurs excréments pour empêcher que l’odeur n’attire les prédateurs.

A 2 jours, les petits rats peuvent ramper sur le nid et commencent à se toiletter eux-mêmes 4 jours plus tard. A 8 jours, ils voient parfaitement et à 9 jours, les dents percent la gencive. Lorsqu’ils ont 10 jours, la mère réduit sa production de lait et les encourage à manger de petites graines. Prêts à quitter le nid pour la première fois, ils commencent l’exploration de leur monde. Ils sont complètement indépendants à 16 jours et, à ce moment-là, la mère est généralement à nouveau pleine. Elle abandonne alors cette portée et cherche un autre site pour son nouveau nid. Les premiers jeunes restent quelques jours près du nid puis partent à la recherche de leur propre territoire.

Longévité : Le rat des moissons peut atteindre l’âge de 18 mois dans la nature, mais en général 6 mois. En captivité, cette espérance de vie peut atteindre 5 ans.

Protection : Le rat des moissons n’est pas menacé de disparition, mais les populations ont diminué à cause des méthodes modernes de culture : moissonneuses-batteuses, insecticides, brûlis des chaumes, etc…

Muntjac de Chine

Muntiacus muntjak

Classe: Mammifères – Ordre: Artiodactyles – Famille: cervidés

Petit cervidé primitif, il est nerveux et discret. Il est reconnaissable à ses petites défenses acérées qui dépassent. Il pèse entre 15 et 35 kg.

Répartition : Asie, Inde, Népal, Sumatra, Bornéo, Java, Taïwan et Sud de la Chine.

Mœurs : Contrairement à beaucoup de cervidés, il ne vit pas en harde, mais seul ou en couple et quitte rarement son territoire. Il est plutôt actif à l’aube et au crépuscule.

Alimentation : Il est végétarien (feuilles, fruits, champignons, écorces). C’est un ruminant : sa digestion se fait en plusieurs étapes. L’animal mâche rapidement l’herbe qu’il vient de brouter et l’avale. La nourriture arrive dans un premier estomac ou les bactéries extraient un maximum de matières nutritives. Plus tard, la nourriture à moitié digérée revient dans la bouche pour y être à nouveau mâchée. La digestion se termine dans le second estomac.

 Le processus dure 48h – quels sont les avantages à ruminer ?

  • extraire plus de substances nutritives en mâchant 2 fois.
  • « stocker » la nourriture pour la remâcher plus tard à l’abri des prédateurs. Ainsi, le temps passé à brouter est réduit.

Reproduction : Les accouplements ont généralement lieu en janvier et février. Pendant le rut, la femelle délimite un territoire à l’intérieur de celui du mâle. Elle le défend contre ses rivales. Les mâles eux se battent à l’aide de leurs défenses (canines mesurant jusqu’à 6 cm). Lorsqu’un mâle en rut repère une femelle en œstrus, il va émettre un son particulier qui va pousser la femelle à se coucher et à « miauler » en signe de soumission.
Un faon naît au bout de 7 mois et demi que sa mère va allaiter pendant 2 mois. Il deviendra indépendant vers 6 mois.

Longévité : 16 ans en captivité, 10 ans en milieu naturel.

Protection : Ce muntjac est l’une des espèces les plus abondantes du genre muntiacus et les populations semblent stables. En revanche, le muntjac noir et le Tenasserim sont menacés en raison de la destruction du milieu et de la chasse.

Ourson Coquau – Porc-épic d’Amérique

Erethizon dorsatum

 Classe : Mammifère – Ordre : Rongeurs – Famille : Eréthizontidés

C’est le plus gros rongeur américain en taille, après le castor. Il peut peser de 3 à 9 kg. En raison de ses 30000 piquants, il ne craint pas grand-chose.

Particularités : 2 autres signaux d’intimidation visuelle complètent son système de défense ; l’un sonore, l’autre olfactif.

  • Un claquement de dents, comme s’il avait des frissons.
  • La sécrétion d’une odeur d’une âcreté telle qu’elle provoque des larmes, même à quelques mètres de distance. Celle-ci est issue d’une glande située à la base de la queue, dans une région appelée « rosette », où la peau est nue et n’a pas de piquants.

Et bien sûr, si l’intrus n’a toujours pas compris, ses piquants peuvent se détacher facilement de la peau et se planter dans le museau. Outre la douleur, les piquants peuvent lui être fatal en l’empêchant par la suite de se nourrir.

Répartition/Habitat : Il vit sur toute l’étendue du continent depuis le Nord du Mexique jusqu’au Canada et en Alaska. Il se rencontre dans des habitats très divers, depuis la toundra nordique jusqu’au semi-désert mexicain, à l’extrême Sud de son aire de répartition. Il est particulièrement à l’aise dans les forêts mixtes, passant beaucoup de temps à terre sous les conifères, au printemps et en été surtout, préférant rester sur les branches des arbres particulièrement lorsque ceux-ci sont à feuilles caduques.

Mœurs : Ce rongeur est plutôt solitaire et nocturne. C’est un animal arboricole : 4 longues griffes et 1 pouce atrophié sur les pattes avant ; 5 sur les pattes arrières avec des parties palmées lui permettent de grimper facilement, aussi bien sur de larges troncs et étonnamment aussi sur des fines branches. Les palmes et les plantes des pieds sont nues avec une surface bosselée, ce qui lui permet une meilleure adhérence.

Alimentation : Il est principalement herbivore. La nourriture est constituée toute l’année d’écorces. Au printemps et en été, elle se compose d’herbes, de pousses, de brindilles,  de racines, de feuilles, de fleurs, de graines et d’un assortiment d’autres végétaux. Les os et les cornes trouvés sur le sol sont rongés pour leurs apports en minéraux (sel et calcium). Le régime hivernal est constitué surtout d’aiguilles et d’écorces de conifères et de feuillus.

Reproduction : Il se reproduit en général une seule fois par an. L’accouplement a lieu d’octobre à novembre. Après une période de gestation d’environ 210 jours, un petit naît, très rarement deux. Il pèse alors environ 400-500 gr et est sevré après 4-5 mois en moyenne. Ce dernier devient indépendant par la même occasion.

Menaces/Protection : Les porcs-épics d’Amérique sont souvent victimes d’accidents de la route. Il y a peu de temps encore, des primes et le poison étaient utilisés pour réduire leur nombre, mais ce n’est pas une espèce menacée.

Le Douroucouli

Aotus azarae boliviensis

Le Douroucouli ou « singe-chouette » est originaire d’Amérique Centrale et du Sud.

Particularité : C’est le seul véritable singe de nuit. Ses grands yeux jaunes lui donnent une excellente vision nocturne qui lui permet notamment de capturer des insectes.

Mœurs :  Ils vivent en groupe familiaux constitués d’un couple et de leurs jeunes. La femelle n’a qu’un petit à la fois, elle le porte seulement durant la première semaine, puis c’est le mâle qui prendra soin du jeune, ne le rendant à sa mère que pour la tétée.

 Ils sont territoriaux et marquent leur territoire avec des glandes de marquage et en poussant des cris d’avertissement pour les autres groupes. Leur répertoire est d’ailleurs très varié puisque l’on a répertorié plus de 50 vocalises différentes.

Alimentation : Il se nourrit principalement d’insectes, mais également de fruits, d’œufs et de petits animaux.

Tatou à trois bandes

 Tolypeutes matacus

Habitat : Le Tatou à trois bandes est un mammifère d’Amérique du Sud. Il vit dans des habitats très variés, des forêts pluvieuses aux déserts.

Particularités : Sa couleur peut varier du brun à l’ocre. Ses pattes avant munies de longues griffes lui permettent de creuser des galeries et d’éventrer fourmilières et termitières afin de se nourrir. La protection du tatou est assurée par une cuirasse formée de bandes de peau ossifiée. Leur nombre est généralement de trois, mais il peut varier de 2 à 4. Seul le tatou à trois bandes est capable de se rouler en une boule parfaite et de demeurer dans cette position aussi longtemps que le danger persiste. Cela lui permet de résister aux nombreux prédateurs : coyotes, cougars,etc…

Mœurs : Le tatou à 3 bandes vit généralement seul, même s’il peut leur arriver de se regrouper pendant la période froide.

Alimentation : Son odorat particulièrement développé lui permet de trouver de la nourriture en fouillant le sol à l’aide de son museau (insectes, invertébrés, fruits tombés au sol, etc…). Il compense ainsi une vue et ouïe plus laborieuse.

Reproduction Lors de cette période, le mâle, polygame, s’accouple avec plusieurs femelles. La femelle donne naissance à un seul petit qui naît après 4 mois de gestation.

Longévité : Le tatou à trois bandes peut vivre entre 12 et 15 ans dans la nature et jusqu’à 20 ans en captivité.

Pécari à collier

Tayassu tajacu

Le Pécari est un mammifère ressemblant fortement à un sanglier en miniature, dont le poids varie de 14kg à 30kg. Il possède une crinière en forme de collier blanchâtre au niveau du cou, d’où son surnom, et ses dents ne pointent pas vers le haut mais vers le bas.

Habitat : Il occupe les forêts d’Amérique du Sud et le Texas.

Alimentation  : Les Pécaris sont omnivores, mais ils affectionnent les racines, les fruits et les graines. Sur leur aire de répartition, les cactus forment le gros de leur alimentation mais ils mangent aussi des insectes et des petits invertébrés.

Leur groin très sensible leur permet de trouver la nourriture et leurs défenses permettent de creuser le sol et de couper les racines, causant parfois des ravages dans les champs.

Avec leurs 3 alvéoles distinctes (un peu comme chez la vache), leur estomac permet de digérer les aliments riches en cellulose.

Mœurs : Ils sont grégaires et vivent en hardes pouvant compter jusqu’à 50 têtes. Chaque harde étant elle même composée de petits groupes familiaux ou clans d’une quinzaine d’individus, d’âges et de sexes mélangés.

Longévité : 20-25 ans.

Mangouste naine

 Helogale parvula

Classe : mammifère – Ordre : carnivore – Famille : Herpestidae

Poids/Taille : 350 – 400g / Corps : 25cm – Queue : Environ 20cm

Habitat : Elle aime les savanes boisés et buissonneuses, forêts clairsemées de d’Afrique Subsaharienne.

Mœurs Les mangoustes naines sont diurnes et grégaires. Elles vivent en bandes à la structure matriarcale, comptant entre 8 et 30 membres. La communication est très vocale et continue, avec un large éventail de gazouillements et de sifflements, tandis qu’elles courent à la recherche de nourriture. Les membres du groupe  utilisent leurs incisives pour se nettoyer mutuellement.

Très organisé et hiérarchisé, le groupe se divise les tâches de façon à ce que les terriers soient toujours sous surveillance, tandis que le reste de la communauté surveille la venue d’éventuels prédateurs.

Alimentation : La Mangouste est essentiellement insectivore (termites, scarabées, larves et autres invertébrés enfouis dans le sol).

Reproduction : La matriarche est la seule femelle qui se reproduit. Le mâle alpha, qui est un rang en-dessous d’elle, passe son temps au sommet de la tanière, une termitière, scrutant le danger pendant que les autres font leur toilette et jouent.

 La femelle alpha met bas 2 à 3 portées par an, les unes à la suite des autres. Ces portées comptent 2 à 6 petits qui sont élevés et allaités par plusieurs individus. La gestation dure environ 2 mois et les jeunes sont sevrés vers 8 semaines. Généralement ils restent dans le groupe. Ce n’est que vers l’âge d’1 ou 2 ans que certains individus partent pour rejoindre d’autres groupes qui sont souvent apparentés à leur famille. Les jeunes mâles parcourent en moyenne 500m avant de trouver un autre groupe alors que les femelles parcourent 2 fois cette distance.

Protection : Cette espèce est non-protégée.

Longévité :  6 ans.

Dingo d’Australie

Canis lupus dingo

Les dingos sont des chiens sauvages de taille moyenne qui n’aboient pas. Ils ont les oreilles dressées, une queue brune à tâches blanches recouverte de poils durs.

Histoire : Les dingos australiens descendent d’un groupe très réduit qui aurait été introduit environ 3000 ans avant J.C. Il s’agissait de chiens domestiques. Ils ont rapidement formé une population sauvage, qui a eu un impact écologique important en causant certainement la disparition de plusieurs espèces de carnivores indigènes (loup marsupial, Sarcophile satanique, etc…).

Répartition : On peut les trouver en Océanie et en Asie et notamment en Australie.

Mœurs : Ils vivent seuls ou en bandes familiales et représentent parfois un vrai fléau pour les éleveurs de bétail. Ils ne courent pas très vite, mais ils sont très endurants et peuvent parcourir de longues distances. Ils poursuivent leur proie jusqu’à ce qu’elle tombe d’épuisement.

Reproduction/Développement : Les dingos sont très prolifiques et peuvent mettre au monde jusqu’à huit petits auxquels ils donnent naissance dans des grottes. Ceux-ci sont ensuite allaités pendant deux mois et restent très longtemps auprès de leurs parents. Ils n’ont pratiquement aucun ennemi naturels. Seuls les plus faibles d’entre eux sont la proie des aigles ou des serpents. Leur seul véritable ennemi est l’homme.

 

Coati roux

Nasua nasua

Le Coati, proche cousin du raton laveur, est doté d’une grande agilité dans les arbres. Son long museau mobile, qui lui a donné son nom, signifie « nez allongé » en langue indienne guanari.

Habitat  : Il occupe les forêts tropicales d’Amérique Latine et d’Amérique du Sud, situées à  2500 mètres d’altitude.

Mœurs : C’est un animal sociable et diurne.

Alimentation : Les coatis consomment des proies variées : petits oiseaux et mammifères, reptiles, scorpions et insectes (dont ils contribuent à la régulation des populations). Omnivores, ils se délectent également de fruits, de baies, de racines ou encore de champignons. Leurs griffes redoutables et leur remarquable odorat sont d’efficaces outils dans la quête de ces divers aliments.

Reproduction : Les femelles s’organisent en groupes excédant rarement 8 individus au sein desquels les mâles, excepté les jeunes, ne sont acceptés qu’en période de reproduction. Celle-ci varie selon les régions et l’abondance de nourriture mais a forcément lieu entre octobre et mars. Après 75 jours de gestation, entre 2 et 8 petits vont naître dans un nid que la mère aura pris soin de construire en hauteur, dans un arbre.

Poids : Entre 3 et 6 kg.

Longévité : 7 à 8 ans dans la nature ; le double en captivité.

Statuts et protection : Classé en Annexe III de la CITES (Convention de Washington) ; classé « LOWER RISK » sur la liste rouge de l’IUCN.

Raton laveur

Procyon lotor

Le Raton laveur est un animal curieux, rusé et solitaire qui a survécu depuis le Miocène, voici 25 millions d’années, grâce à ses facultés d’adaptation à tous les milieux. Les adultes pèsent généralement entre 5 et 12 kg, mais un gros mâle peut peser jusqu’à 28 kg.

Répartition/Habitat : Il vit dans la majeure partie des Etats-Unis, sauf dans les rocheuses. On le trouve aussi dans le Sud du Canada ainsi qu’en Amérique Centrale. Il a été introduit en France et en Allemagne. On le retrouve dans tous les milieux, même dans les villes. La présence de l’homme ne semble pas le déranger.

Particularités : Il vit près des cours d’eau et des lacs, d’où son nom. Il semblerait que le fait de tremper les aliments dans l’eau ne soit pas pour les laver mais pour les attendrir, les ramollir. D’autres pensent que ce comportement est du au fait qu’il ne produirait pas assez de salive ou que ce comportement est lié à la recherche et la capture de proies dans l’eau.

C’est l’un des rares animaux qui semble être capable de se réadapter à la vie sauvage après avoir été apprivoisé.

Mœurs : Le Raton laveur est un plantigrade, c’est à dire qu’il marche sur la plante des pieds. A ce titre, c’est un excellent grimpeur, nageur et il sait creuser efficacement. Il est principalement arboricole mais aussi terrestre. Il est crépusculaire et nocturne , mais devient diurne en captivité. Solitaire, les mâles adultes évitent le contact des autres mâles et signalent leur présence sur un territoire en laissant des marques malodorantes.

Alimentation : C’est un opportuniste. Il s’adapte à presque tous les milieux et consomme toute sorte de nourriture. Il appartient à l’ordre des carnivores, mais est considéré comme omnivore.

En nageant, il pêche poissons, écrevisses, grenouilles et tortues. Sur les berges, il chasse campagnols, souris, rats. En forêt, il se nourrit d’insectes, de vers de terres, d’œufs et d’oisillons qu’il trouvent sur le sol, mais il va aussi les dénicher en grimpant aux arbres. Dans certaines régions, il est considéré comme nuisible car il pille les poulaillers. En ville il fréquente les décharges et renverse souvent les poubelles !

Reproduction : Polygame, le mâle fécondera plusieurs femelles successivement. En revanche, après l’accouplement, la femelle repoussera tous les autres mâles.
La gestation dure environ 63 jours. Dans sa tanière souterraine ou un creux d’arbre, la femelle met bas 3 à 4 petits. Ils naissent aveugles et sans dents. Ils allaitent leur mère durant 3 mois. Ils resteront avec elle le premier hiver. Les femelles reproduiront l’année suivante, alors que les mâles atteindront leur maturité sexuelle vers l’âge de 2 ans.

Statut : Commun (espèce gibier). Il est chassé et piégé en Amérique du Nord pour sa fourrure. Dans de nombreuses régions, il est classé comme nuisible du fait des dégâts qu’il cause à la volaille et aux récoltes. Ils sont aussi vecteurs de la rage dans les Etats du Sud des Etats-Unis. Mais malgré cette mauvaise réputation, les effectifs ne diminuent pas.

Longévité : Le raton laveur peut vivre 12 ou 13 ans en milieu naturel. En captivité, le record de longévité est de 22 ans et demi.

Les chauves-souris

Roussettes d’Egypte et chauves-souris à nez pointu

Les chauves souris ou chiroptères sont les seuls mammifères capables de voler activement. Avec 900 espèces, elles représentent 1/3 des espèces de mammifères (2ème ordre derrière les rongeurs). La plus grande atteint 40 cm pour 1.10kg et 1.25m d’envergure. La plus petite pèse 2g et mesure 3cm.

Répartition : Elles sont partout sauf en Nouvelle Zélande et dans les régions polaires.

Mœurs : A quelques exceptions près, toutes les chauves-souris sont nocturnes. Cela leur procure différents avantages :

  • Eviter la « concurrence  » avec les oiseaux pour la nourriture.
  • Diminuer le risque de prédateurs.
  • Eviter la chaleur et la déshydratation. La chauve souris y est très sensible du fait de sa grande surface cutanée.

Elles vivent en colonies de plusieurs milliers d’individus composés de petits groupes formés par un seul mâle et d’une dizaine de femelles.

La chauve-souris émet des sons dont elle capte l’écho. La différence entre le son et son écho lui fournit les informations nécessaires à la connaissance parfaite de son environnement (obstacles, proies, etc…) en pleine obscurité. C’est ce que l’on appelle « l’écholocation ». En fonction des espèces, les impulsions sonores sont émises par la bouche ou par les narines.

Alimentation : En fonction des espèces, certaines sont insectivores, frugivores ou omnivores. Les insectivores consomment chaque nuit 30 à 50% de leur poids (pour un humain de 60 kg, cela correspondrait à 20-30 kg de nourriture !).

Contrairement à ce que l’on pourrait penser, seules 3 espèces sont hématophages et lèchent le sang des mammifères, comme le feraient les vampires selon la légende. On ne les rencontre qu’en Amérique du Sud.

Reproduction : Le cycle de reproduction est le même que chez les autres mammifères.
Mais il existe des exceptions : pour les chauves-souris des climats tempérés qui hibernent, l’accouplement a lieu avant l’hibernation. Pendant l’hiver,le sperme est conservé et dès le printemps venu, l’ovule est libérée de l’ovaire et peut être fécondée.
La période de gestation varie de 44 jours à 8 mois. Les femelles donnent naissance à un seul petit qu’elles allaitent. Le petit naît aveugle et nu et ne se séparera définitivement de sa mère que vers 2 mois. Il deviendra adulte aux alentours de 2 ans.

Longévité : En fonction des espèces, la chauve-souris vit de 5 à 20 ans.

Tenrec

Echinops telfairi

Le Tenrec, comme le Hérisson ou la Taupe appartient à l’ordre des insectivores.
Ce sont des mammifères assez primitifs car ils ont peu évolué.
Ils présentent encore des caractéristiques appartenant à leurs ancêtres les plus anciens (petit cerveau avec peu de circonvolutions, un seul appendice rectal et urogénital).

Habitat : Ils habitent les zones semi-désertiques , les forêts d’épineux et sèches des côtes malgaches.

Mœurs : Ils sont nocturnes et semi-arboricoles.
Comme ils mangent des insectes, ils ne peuvent pas stocker de nourriture pour les jours de froid, aussi la température de leur corps peut varier de 30 à 35°C. Ils entrent alors dans un état de torpeur (hibernation) durant 3 à 5 mois. Ils dépensent ainsi moins d’énergie pour maintenir leur température corporelle.
Ils communiquent par le toucher, l’odorat, mais aussi par l’émission de sons qui peuvent aller du pépiement jusqu’au cri aigu, en passant par les grincements de dents.
L’adaptation la plus notable des tenrecs est la transformation de leurs poils en épines qui leur permettent de se protéger à la manière des hérissons. Il devient alors difficile de les avaler ou même de les prendre.

Alimentation : Ils mangent principalement des insectes, des arthropodes (araignées) ou encore des vers dans les nids des oisillons ou des souriceaux, occasionnellement. Ils utilisent souvent leurs pattes pour maintenir leur proie.

Reproduction : Il est difficile de reconnaître les mâles des femelles car les testicules ne sont pas descendus. L’accouplement a lieu au mois d’octobre après les grosses chaleurs de l’été (où ils passent leur temps à dormir). Les femelles émettent alors une odeur caractéristique qui déclenche chez le mâle la sécrétion d’une substance blanchâtre près des yeux. La femelle creuse un terrier dans lequel elle apporte des végétaux. Les mâles restent avec leur partenaire après l’accouplement, mais quelques heures avant la naissance des petits, ils sont chassés du nid.
Les tenrecs ont en général de 2 à 8 petits. Les épines apparaissent au bout de 5 jours, ils ouvrent les yeux vers le 10ème jour et se séparent de leur mère vers 3 mois.

Longévité : Mal connue à l’état sauvage, on l’estime à 5 ans. A l’état captif, ils peuvent vivre jusqu’à 13 ans.

Castor canadien

Castor canadensis 

 Le Castor est le plus gros rongeur d’Amérique du Nord. Il peut peser jusqu’à 32 kg.

Particularités : Il dispose d’adaptations uniques ! Une membrane recouvre son œil et le protége quand il plonge. Sa queue écailleuse lui sert de gouvernail et lui permet de garder son équilibre sur terre lorsqu’il se dresse pour couper un arbre ou transporter des matériaux avec ses pattes avant. Ses pattes postérieures sont palmées et le deuxième orteil de chaque patte est doté de deux griffes superposées servant de peigne pour sa fourrure.

Il cause de gros dégâts dans les plantations d’arbres et abat plus de 200 arbres par an en moyenne. Il peut couper des arbres de plus de 40 cm de diamètre.

Mœurs :  Le castor vit en famille. La femelle n’a qu’une portée de 3 à 4 petits par an au printemps. Après une année passée dans la hutte à apprendre les rudiments de la vie de castor, les petits quittent la colonie pour trouver son territoire.

Longévité : Un castor peut vivre jusqu’à 12 ans dans la nature.

Menaces/Protection : Chassé pour sa fourrure soyeuse il n’est pour autant pas menacé de disparition.

 

 

Lièvre sauteur

Pedetes capensis

Le Lièvre sauteur est un rongeur d’Afrique de la famille des Pedetidés. Ce n’est pas un lagomorphe contrairement au lièvre et au lapin. Il ressemble plutôt à une gerboise géante qui aurait une grande queue touffue.

Adulte, son corps  mesure de 35 à 45 cm de long auquel il faut ajouter une queue de 37 à 48 cm. Ses oreilles font 7 à 9 cm de haut. Il pèse de 3 à 4 kg. Sa fourrure est peu dense et sans sous-poils.

Les pattes arrières ressemblent à celles d’un Kangourou, avec 4 doigts et des griffes. Il a de grands yeux et des oreilles qui se replient pour éviter que de la terre n’y entre lorsqu’il creuse.

Habitat : ll vit dans les plaines sablonneuses et plates d’Afrique.

Mœurs : C’est un animal nocturne et plutôt solitaire. Si le Lièvre sauteur supporte bien la fraîcheur de la nuit, le système de régulation de sa température ne lui permet pas de vivre correctement au delà de 30°C, température à laquelle il entre en hyperthermie.

Durant la journée, il se protège de la chaleur en restant dans de profonds terriers dont il cache l’entrée en repoussant le sable de l’intérieur. La nuit, il sort de son terrier et se déplace sur un rayon de 250m autour de chaque terrier en sautant à la manière d’un Kangourou, se cachant sous terre dès qu’il est effrayé.

Alimentation : Il se nourrit surtout de végétaux, de céréales, et parfois d’insectes.

Reproduction/Développement : Le Lièvre sauteur se reproduit toute l’année. Il ne met au monde qu’un petit par portée, après une gestation de 78 à 82 jours. La femelle a en moyenne 3 portées par an.

Le petit pèse environ 300 g à la naissance. Il naît couvert de poils et ouvre les yeux au bout de 3 jours en moyenne. Il quitte sa mère à l’âge de 7 semaines. Il est capable de se reproduire lorsqu’il atteint 2.5 kg.

Longévité : Il peut vivre jusqu’à 19 ans en captivité.

Menaces/Protection : Le Lièvre sauteur est chassé car il commet des dégâts dans les récoltes. En Afrique du Sud, il représente une importante source de viande. Malgré cette chasse intensive, l’espèce ne semble pas être actuellement menacée de disparition.

Agouti Ponctué

Dasyprocta punctata

Ce petit rongeur proche du cochon d’inde peut peser de 2 à 3 kg. Ses grandes pattes lui permettent de courir rapidement. Il fut utilisé par les indigènes mayas comme animal domestique, mais aussi pour sa chair.

Habitat : Il occupe les forêts des régions humides situées entre le Sud du Mexique, le Paraguay et le Brésil, ainsi qu’aux Antilles.

Mœurs : Il vit dans des terriers et est plutôt diurne. S’il se sent menacé, il peut changer ses habitudes. Il peut vivre seul ou en couple.

Alimentation : Il mange des graines, des fruits et des feuilles.

Il exerce un rôle essentiel dans la forêt : En cachant un grand nombre de graines ou fruits tombés au sol qu’il conserve pour sa consommation future, il permet la dispersion des graines et donc la reproduction des arbres. D’instinct, il les décortique avant de les enterrer. Certaines graines (notamment celles de l’astrocaryum noir) ne germent que lorsqu’elles ont été traitées de la sorte.

Quand on parle de l’importance de la biodiversité, en voilà un exemple probant !

Reproduction: La femelle a en général 1 à 2 portées par an de 1 ou 2 petits. La durée de gestation est de 105 à 120 jours. Les bébés Agoutis naissent les yeux ouverts et sont capables de suivre leur mère dès la naissance. Ils obtiendront leur maturité sexuelle vers l’âge de 6-9 mois.

Menaces/Protection : Il est chassé pour sa chair et pas toujours de façon rationnelle. Ses principaux prédateurs naturels sont les boas, les félins (jaguar, ocelot), les coatis bruns et les rapaces.

Annexe III CITES (Honduras).

Ecureuil du Japon

Sciurus lis

L’écureuil du Japon est d’une couleur allant du gris au brun. Il a une queue touffue et des pinceaux aux oreilles, mais moins prononcés que chez l’écureuil roux.

Répartition : On rencontre cet écureuil uniquement sur les îles de Honshu, Shikoku et Kyushu au Japon.

Menaces/Protection : Récemment les populations du Sud-Ouest de Honshu et Shikoku ont diminué et celles de Kyushu ont disparu. La cause principale semble être la destruction et la fragmentation des forêts dans lesquelles il vit.

En outre, il est de plus en plus apprécié comme animal de compagnie et les prélèvements d’individus pour alimenter le commerce de ces animaux sont peut être en cause dans la diminution de ces populations. Enfin, certains écureuils domestiques sont abandonnés par leurs propriétaires, ce qui a pour conséquence le développement de certaines maladies.

Ecureuil de Corée

Eutamias sibiriacus

Comme tous les rongeurs, qui représentent 40% des espèces de mammifères, l’écureuil de Corée a :

  • Un museau allongé
  • Des oreilles assez longues
  • De longues moustaches
  • Une longue queue

Particularité : Les rongeurs se distinguent des autres mammifères par leurs 4 grosses incisives à croissance permanente. Seule leur surface antérieure est émaillée. Elles sont donc toujours aiguisées grâce à l’usure constante de la face postérieure, composée de dentines plus tendres.

Alimentation : Il se nourrit essentiellement de graines qu’il stocke dans ses bajoues. Comme beaucoup d’écureuils, il camoufle souvent de la nourriture.

Reproduction : Les portées comptent de 3 à 5 petits qui naissent nus et aveugles, après 30 jours de gestation. Il n’y a qu’une nichée par an.

Longévité : De 8 à 12 ans en captivité.

Porc-épic Indien

Hystrix indica

C’est l’un des plus gros rongeurs, il peut peser de 13 à 27 kg.

Habitat : On rencontre des porcs-épics en Afrique et en Asie. Ils habitent dans des cavités sous des rochers ou dans des terriers qu’ils creusent eux-mêmes.

Mœurs : De naturel solitaire, il peut parfois vivre en couple.

Alimentation : Il se nourrit de racines, bulbes et fruits. Doté d’un très mauvaise vue, c’est son odorat qui lui permet de trouver sa nourriture.

Reproduction : La maturité sexuelle est atteinte vers 2 ans. La femelle est en chaleur tous les 35 jours mais ne produit que 2 à 3 portées (de 2 ou 3 petits) par an. La parade amoureuse s’effectue par des léchages mutuels. La gestation dure environ 112 jours. Les petits naissent avec des piquants mous qui durcissent rapidement, seulement quelques heures après la naissance.

Protection : Bien qu’il soit chassé pour sa chair, il n’est pas menacé d’extinction. Ses principaux prédateurs sont les grands félins.

Longévité : 12 à 15 ans dans la nature, beaucoup plus en captivité.

 

Phalanger renard

Trichosurus vulpecula

Répartition/Habitat : Australie et Tasmanie. Introduit en Nouvelle-Zélande, son aire de répartition est particulièrement large. On le rencontre aussi bien en pleine forêt que dans les faubourgs boisés.

Mœurs : Il est nocturne et arboricole. Ses griffes acérées et son pouce opposable lui permettent de grimper avec aisance. Sa queue longue est partiellement préhensile. C’est un animal solitaire qui délimite son territoire en émettant différents sons.

Alimentation : Il est herbivore et se nourrit essentiellement de feuilles (il raffole du gui), de fleurs ou de fruits. A l’occasion il peut se nourrir d’œufs et d’oisillons.  Il est considéré comme un vrai parasite pour les agriculteurs locaux.

Reproduction : C’est un marsupial. Il donne naissance à un seul petit qui restera dans la poche de la femelle pendant environ 4 mois. Les femelles sont capables de se reproduire vers l’âge d’un an tandis que les mâles sont matures vers 2 ans.

Longévité : Le taux de mortalité à l’âge d’un an est d’environ 75%. Ensuite, il retombe à 20%. Il vit environ 7 ans à l’état sauvage.

Wallaby de Bennett

Macropus rufogriseus  

Le Wallaby de Bennett fait partie des 240 espèces de marsupiaux réparties en Amérique et en Australie ainsi que dans les îles environnantes. Sa population est stable. Le corps du wallaby mesure de 40 à 90 cm avec une queue de taille identique. Son poids varie entre 7 et 18 kg.

Particularité : On distingue le Wallaby du Kangourou de par sa taille. Ce dernier est généralement plus grand que son cousin.

 Habitat/Répartition: On le rencontre dans les forêts et prairies de Tasmanie ainsi que sur la côte Sud-Est de l’Australie.

Mœurs : Le Wallaby de Bennett est principalement nocturne à l’état sauvage. Ils sont souvent observés ensemble pour se nourrir. En revanche, ils ne forment pas de groupes sociaux permanents.

 Alimentation : Herbivore, il consomme de l’herbe et des feuillages divers.

Reproduction : Seules les femelles ont une poche appelée le « marsupium ». Le petit, après une gestation de trente jours, remonte de l’utérus jusqu’à la poche où il restera pendant environ 5 mois accroché à une tétine. L’espèce n’étant pas très prolifique en cas de décès prématuré du petit, un embryon de « secours » va prendre le relais et se développer dès l’arrêt de lactation.

Longévité : Environ 15 ans.

Wallaby de Parma

Macropus parma

Le Wallaby de Parma est la plus petite espèce de Kangourou. Son poids varie entre 3.2 et 5.8 kg, soit un dixième du poids du Kangourou roux.

Histoire : On pensait l’espèce éteinte à la fin du XIX siècle. Mais en 1965, une population fut découverte sur l’île de Kawau, puis une autre 2 ans plus tard dans les forêts du New South Wales en Australie.

Fait intéressant, les spécimens de Kawau Island sont plus petits que leurs congénères de Gosford. Il apparaît que la concurrence pour les ressources limitées de nourriture sur l’île a sélectionné les petits individus.

Répartition/Habitat : Il vit au Sud-Est de l’Australie et à été introduit en Nouvelle Zélande. On le trouve dans les forêts humides broussailleuses et forêts plus sèches d’eucalyptus.

Mœurs : Essentiellement nocturne et solitaire, c’est un animal discret.

Menaces/Protection : A l’heure actuelle, bien que la population ne soit pas très importante, elle reste stable et l’espèce n’est plus considérée comme menacée.

Gibbon à mains blanches

Hylobates lar

Le Gibbon à mains blanches, aussi appelé « Gibbon lar », est un primate. C’est une des 11 espèces de Gibbons.

Les gibbons à mains blanches sont des singes au corps svelte, sans queue, à la tête ronde et aux bras particulièrement longs (2.3 à 2.6 fois la longueur du corps). Leur face noire est encadrée de blanc et comme l’indique son nom, les extrémités de ses membres sont blanchâtres. Le reste de son pelage a une couleur qui varie du noir au beige-sable, en passant par le roux. Sa taille est comprise entre 65 et 85 cm, pour un poids de 5 à 8 kg.

Il possède de longs membres musclés ainsi que des mains et des pieds adaptés au balancement de branche en branche. Il se déplace tel un véritable acrobate ! Au sol, le Gibbon à mains blanches marche debout et utilise ses longs bras comme balancier.

Répartition : Il vit dans les forêts tropicales humides de l’Asie du Sud-Est (Thaïlande, péninsule malaise, Bangladesh, île de Sumatra, etc…).

Alimentation : La recherche de nourriture constitue la principale activité de sa journée. Il se nourrit essentiellement de fruits, de feuilles, de bourgeons et de fleurs, mais il peut aussi manger des insectes et de petits oiseaux quand la nourriture vient à manquer.

Mœurs : Les gibbons à mains blanches vivent en petits groupes dirigés par un couple reproducteur. Chaque groupe a son territoire qu’il marque de bon cœur, en chantant !

Les Gibbons forment des couples monogames et sont fidèles à leurs partenaires respectifs. Chaque couple peut avoir un petit tous les 2 à 3 ans, après environ 7 mois de gestation. Le petit est très vulnérable pendant les premiers mois de sa vie. Il est très dépendant des parents et continue à téter sa mère jusqu’à l’âge de 20 mois.

Menaces/Protection : Les gibbons sont malheureusement menacés d’extinction. C’est un des singes les plus exploités par l’homme. Outre la destruction de son territoire (déforestation), le principal danger vient de son exploitation par les trafiquants d’animaux qui n’hésitent pas à tuer 10 adultes pour pouvoir s’emparer d’un jeune. Ce jeune sera ensuite vendu pour une centaine d’euros à des indigènes ou à des occidentaux.

Lémurien Maki Catta

Lemur catta

Reconnaissables à leur coloration noire et blanche, on pourrait penser que ces animaux sont facilement repérables. Il n’en est rien ! Les rayons du soleil qui pénètrent les forêts malgaches y dessinent des traits d’ombre et de lumière dans lesquels le camouflage des makis s’avère particulièrement efficace. Ils pèsent 3 kg.

Particularités : Sur la face interne de ses poignets,  le Maki Catta possède des glandes qui lui permettent de laisser son odeur sur tout ce qu’il touche et marquer ainsi son territoire.

Habitat  : Ils vivent dans des zones désertiques du Sud-Est de Madagascar.

Mœurs : Ils vivent en petits groupes de 15/20 individus, le nombre de mâles étant toujours supérieur à celui des femelles. Ils sont diurnes et adorent prendre des bains de soleil.

Lors de rivalités, leur grande queue annelée sert d’intimidation. Enduite de leur odeur, ils l’agitent au dessus de leur tête en direction du rival pour lui envoyer un signal olfactif.

Alimentation : Ils consomment des figues sauvages et des fruits de tous les cactées qui composent leur habitat. Leurs dents acérées permettent de déchirer l’écorce pour en récupérer le fruit.

Reproduction : Les femelles portent 2 petits qui naîtront au bout de 6 mois de gestation. Ils seront élevés par le groupe et pourront à leur tour se reproduire vers l’âge de 2ans.

Menaces/Protection : Classée Annexe I de la Convention de Washington, cette espèce est placée sur la liste rouge de l’IUCN. La destruction de son habitat naturel tend à faire disparaître ce lémurien de ses derniers refuges.

Longévité : 20 ans.

Maki Vari roux

Varecia rubra

Le Vari roux est un primate lémuriforme de la famille d0s0e Lemuridae. Longtemps considéré comme une sous-espèce du Vari noir et blanc, il est aujourd’hui une espèce à part entière et est plus gros que son cousin, pesant de 4 à 6 kg.

Répartition/Habitat : Son aire de répartition est restreinte à la péninsule de Masoala sur la côte est de Madagascar au sud de Sambava. Il vit dans les forêts tropicales humides.

Mœurs :  Ce lémurien est diurne. Il est l’un des plus bruyants de sa famille. A la moindre alerte, il se met à pousser des cris impressionnants pour prévenir l’ensemble de ses congénères d’un éventuel danger. L’organisation sociale des maki vari roux varie en fonction de l’habitat et de la disponibilité des ressources alimentaires. En saison humide, les fruits sont nombreux et ils se rassemblent en larges groupes. Durant la saison sèche, la nourriture se fait plus rare et les groupes se dispersent. 

Mais généralement, ces primates vivent en groupes relativement importants, dominés par les femelles. Cette organisation matriarcale se constate aussi bien lors des repas que lors de la reproduction. Passant leur journée dans les grands arbres à la recherche de nourriture, ils passent la nuit blottis les uns contre les autres sur une branche.

Alimentation : Ils mangent essentiellement des fruits.

Reproduction : La femelle peut donner vie jusqu’à 6 petits en une seule et même portée. La gestation dure 3 mois. A la naissance, elle construit alors un nid de feuilles pour couver ses jeunes dans leurs premières semaines. Ils peuvent la suivre dans tous ses déplacements au bout d’un mois et demi.

Longévité : 20 ans.

Menaces et conservation : Cette espèce est en menace critique d’extinction car son aire de répartition est vraiment très réduite.
La chasse et la déforestation pourraient venir rapidement à bout de la maigre population restante. Dans les zoos, elle fait l’objet d’un programme européen d’élevage. Cette espèce est incluse depuis 2012 dans la liste des 25 espèces de primates les plus menacées au monde.